Récit d’accouchement

Je n’ai pas publié depuis des mois.  Chaque billet commencé a été abandonné.  Le temps m’a manqué, mais aussi la motivation.  Non pas que je me désintéresse de ce blogue, de mes lecteurs ou de la puériculture, mais plutôt que j’ai ressenti une grande envie d’intimité, le besoin de me recentrer sur l’intérieur :  ma petite famille, mes amis proches, … mon ventre.

Mon ventre dans lequel la vie nous a fait la surprise de grandir à nouveau.  Je dis  »surprise » car cette grossesse n’était ni planifiée ni même réellement voulue.  Le Hobbit et moi avons juste été un peu trop insouciants et passionnés un soir et voilà que notre famille  »terminée » ne l’était plus.  Pour moi, le choix s’est fait instinctivement :  j’allais garder ce bébé.  Je l’aimais déjà, malgré la fatigue et les nausées incessantes, accablantes.  Pour mon homme, le désir de l’accueillir est venu plus progressivement.

Je l’ai su le 11 décembre dernier.  Ça n’a pas été le grand moment de joie que ça aurait pu être.  Je m’étais faite depuis quelques mois à l’idée de n’avoir pas de troisième enfant (mon Hobbit n’en voulait plus) et je m’étais lancée dans plusieurs projets personnels et professionnels que cette grossesse allait m’amener à laisser en suspens.  La difficile décision de fermer temporairement mon service de garde s’est d’ailleurs imposée au début des vacances des Fêtes.  Je ne me sentais pas la force d’offrir la même qualité de service en raison de ce début de grossesse difficile, le plus pénible des trois.  Moi qui n’avais pas connu les nausées les deux premières fois, j’étais maintenant servie, incapable de m’alimenter, survivant de jus de légumes et de compote de pomme.

J’ai dû attendre la 17e semaine de grossesse avant d’être soulagée (et pas complètement) de ces nausées.  C’est là qu’enfin je suis sortie de ce désagréable engourdissement de mes sens et de mes émotions.  J’ai pu me réjouir vraiment à l’idée de cette vie qui grandissait en moi.  J’ai passé l’essentiel des mois suivants à me caresser la bedaine et à la regarder grossir.  À parler à mon bébé de cette joie un peu amère qu’elle nous apportait.  Nous avons aussi préparé nos deux grandes filles à la venue de leur petite sœur.  L’été est arrivé et, avec lui, le besoin de faire le nid.  Laver de minuscules pyjamas et des bonnets encore plus petits, ressortir le berceau, préparer ma valise pour le grand jour…  les filles m’ont aidée à tout cela avec plaisir et dévouement.

Ma grossesse est arrivée à terme, nous nous sentions prêts, matériellement et psychologiquement, à accueillir le petit trésor et il ne restait plus qu’à attendre… quand la canicule s’est abattue sur moi.  Après quelques mois d’un relatif bien-être physique, voilà que ma grossesse redevenait fort pénible.  Enflée, dormant mal et peu motivée à cuisiner par cette chaleur, je me suis souvent sentie une mauvaise mère pour mes grandes filles qui, pourtant, étaient fort compréhensives.  J’ai eu vraiment hâte que cela finisse.

Pour cette grossesse-ci, pour la première fois, j’ai eu la chance de bénéficier d’un suivi par une sage-femme plutôt qu’un médecin.  Je ferai (bientôt, j’espère) un billet complet sur les différences entre les suivis de ces deux professionnels et ma très nette préférence pour l’accompagnement par une sage-femme.  Je tenais seulement à souligner à ce sujet que malgré mon envie que cette grossesse ne s’éternise pas, j’ai été heureuse qu’on ne tente pas de provoquer la naissance de ma fille et qu’on la laisse dépasser le terme sans m’inquiéter, qu’on lui accorde le droit de choisir le moment de sa naissance.  Sa naissance qui a été l’événement heureux et fort en émotions que l’on désire toutes vivre enceintes et que je souhaite donc raconter.  Parce que mes deux premiers accouchements, surtout celui de ma Fée, ont été différents et moins satisfaisants et que je les ai racontés en détails, mais qu’il est important de faire voir aussi que donner la vie peut être absolument une belle aventure.

J’avais rendez-vous avec la sage-femme ce vendredi-là, le 21 août, à 15h30, pour discuter d’un éventuel recours à des méthodes naturelles de déclenchement et avoir une prescription pour une échographie parce que ma grossesse en était à 41 semaines et 1 jour.  Mon Hobbit était parti travailler à Montréal pour la semaine et j’avais oscillé tous ces derniers jours entre ma hâte d’être délivrée et ma crainte que bébé naisse en l’absence de son père.  Il est rentré à la maison à 15h et j’ai perdu les eaux à son arrivée.  Mais c’était d’abord une très petite quantité et, dans la précipitation de mon départ retardé (je l’attendais pour prendre le relais auprès de nos filles), je n’ai pas compris que c’était cela, croyant bêtement à une fuite urinaire.

Je suis donc allée seule à mon rendez-vous avec la sage-femme et les contractions ont commencé dans l’auto, sur l’autoroute.  Les premières n’étaient pas très fortes et plutôt espacées (10-12 minutes).  Quand, à mon arrivée à la Maison des naissances, je lui ai montré mon leggings détrempé, ma sage-femme m’a, bien sûr, gardée avec elle et fait choisir une chambre de naissance.  J’ai prévenu mon Hobbit qui, après être allé reconduire les filles chez ma sœur comme convenu, est venu me rejoindre vers 18h.  Les contractions se sont aussitôt intensifiées et rapprochées.  Je n’ai jamais regardé l’heure ni chronométré, mais je n’avais le temps que de faire quelques pas entre la fin de l’une et le début de la suivante.  La sage-femme m’a fait la réflexion très juste que cette enfant avait attendu son père pour venir au monde, et par deux fois.

Un peu après 19h, j’ai demandé à aller dans le bain parce que ça devenait difficile à supporter, vu l’impossibilité de me reposer entre les contractions, et j’y suis restée jusqu’à la fin puisque le reflexe de poussée m’y a surprise.  Dans l’eau bien chaude, j’ai mis quelques contractions à trouver une position confortable pour accueillir la douleur et la laisser travailler, mais la pénombre et la présence calme de ma sage-femme et de son élève, leurs attentions (cette serviette froide sur mon front), toute cette belle ambiance qu’elles ont créée m’invitait à rester centrée positivement sur les sensations que je vivais et à garder mon calme et une belle confiance dans la capacité de mon corps à guider mon bébé vers la sortie.

Notre petite Fleur est donc née dans l’eau, ce qui n’était pas du tout prévu.  Si la première poussée (involontaire) m’a ébranlée et presque fait peur, les trois ou quatre suivantes ont permis la sortie facile de la tête.  Puis j’ai vécu une contraction sans poussée.  Nous avions convenu, ma sage-femme et moi, que pour minimiser le risque de déchirure, je laisserais mon corps faire le travail sans aucune poussée volontaire, en autant que l’état du bébé le permettrait.  C’était étrange pour moi de savoir que la tête était née mais que mon bébé n’avait pas encore pris son premier souffle, étant entièrement immergée, mais une dernière contraction avec poussée a permis la naissance des épaules à 20h22.  Un cri vigoureux et bébé était sur ma poitrine, me racontant à sa façon sa vision de sa naissance.  Je me souviens avoir pleuré alors.  Elle était si petite, si vigoureuse, toute enduite de vernix.

Après l’expulsion du placenta, nous sommes allées nous blottir ensemble dans le grand lit double, ma petite Fleur et moi, pour une première tétée.  J’ai tenté le breastcrawling, mais elle n’a pas réussi à boire dans cette position, alors j’ai fini par m’adosser à des oreillers et lui donner le sein en madone, qu’elle a tout de suite bien pris et longuement.  Mon Hobbit, assis tout à côté de moi, m’aidait à me servir à même un énorme plateau de fruits frais, accompagnés de noix et d’une boisson de soya, une petite attention pour nouvelle maman qui réchauffe le cœur en même temps qu’elle redonne de l’énergie.

Cette nuit-là a été éprouvante, malgré le confort du lit, la petite pleurant beaucoup, voulant le sein sans interruption.  Son besoin de succion se révélait immense et sa soif de contact plus encore.  Sa seconde nuit (à la maison, celle-là) a d’ailleurs été difficile aussi mais, ensuite, est venue la montée laiteuse et les nuits sont devenues étonnamment faciles et calmes tant que je la gardais assez près de moi pour qu’elle puisse me toucher.  Nous avons entrevu dès le premier matin que notre Fleur avait une belle confiance en la vie et en nous, une aura paisible.

Fleur

Nous avons été de retour à la maison dès le lendemain de la naissance, en fin d’après-midi.  Mais nous avons choisi de passer une autre nuit à trois, dans notre petit cocon de nouveaux parents désireux d’apprivoiser leur bébé tout neuf.  C’est donc le surlendemain de sa naissance que notre Fleur a fait la connaissance de ses deux grandes sœurs, dans mon lit.  Un moment très émouvant pour moi.  Elles se sont montrées attentives, douces et curieuses, la frôlant des doigts et des lèvres.

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Mon seul regret de granole, concernant ce magnifique accouchement bref et intense, tout naturel et presque parfait, a été de me résoudre à accepter une injection d’ocytocine après m’être allongée dans le lit parce que mon utérus avait cessé trop rapidement de contracter et qu’une légère hémorragie était à craindre.  Rien pour gâcher ma félicité.

Dans quelques jours, ma petite Fleur aura 3 mois.  À la naissance, elle pesait 7 lbs 4 onces et mesurait 50 cm.  Elle a déjà bien grandi et changé, cela passe si vite !

Je n’ai aucun motif de me plaindre :  elle est jusqu’à maintenant un bébé plutôt facile, qui pleure très peu et a une excellente santé.  L’allaitement va très bien et elle m’a fait sa première nuit de 8 heures consécutives à l’âge de trois semaines.  Elle ne fait bien entendu pas toutes ses nuits, mais elle ne se réveille le plus souvent qu’une fois ou deux et se rendort aussitôt sa faim assouvie.

Je me remets donc bien de cet accouchement et je n’ai plus de raison de vous négliger, sauf peut-être cette envie légitime de profiter de chaque précieux petit moment avec bébé.  À bientôt !

Mon panier de produits naturels

Dans mon tout premier article, je suggérais aux mamans que l’un des plus beaux cadeaux qu’elles pouvaient se faire à elles-mêmes et à leur bébé naissant (ou offrir à une amie sur le point d’accoucher), c’était un panier de produits de soins naturels.

On croit souvent à tort, par naïveté peut-être, que parce qu’un produit est en vente libre et qu’il est plutôt populaire, c’est qu’il est sans danger pour la santé.  Or, c’est malheureusement faux.  Les produits destinés aux bébés et aux jeunes enfants sont infestés d’ingrédients chimiques, de perturbateurs endocriniens, de colorants artificiels, de parfums, bref de tout un tas de composés indésirables dont les effets négatifs sur la santé sont incontestables et encore sous-estimés par nos autorités.

Ainsi, je vais tenter ici de vous faire une liste, bien entendu non exhaustive, de produits de soin standards aux effets délétères sur la santé que vous pouvez remplacer par des homonymes naturels, souvent biologiques.  Je vais me donner le droit de citer des marques, celles que j’ai essayées ou que j’utilise régulièrement, mais je le fais à titre d’exemples seulement :  il y a d’autres marques qui proposent d’autres produits, parfois encore plus sains et plus efficaces que ceux que je nommerai. Loin de souhaiter faire la publicité de marques en particulier (même si je ne pourrais cacher à personne que j’ai mes chouchous), ce que j’espère ici est de vous convaincre d’explorer les listes d’ingrédients et de chercher systématiquement à remplacer les produits de soins standards par d’autres, qui représentent des choix plus éco-responsables, plus naturels, bref un meilleur départ dans la vie pour votre bébé.

Les ingrédients dont on ne veut pas

La Fondation David Suzuki a établi une liste de 12 produits qu’on ne devrait pas accepter de retrouver dans nos cosmétiques¹.  Celle-ci est une base fiable pour choisir quand on lit la liste des ingrédients.  Je la reprends ici, en y ajoutant quelques perturbateurs endocriniens qui ne s’y retrouvent pas mais sont pointés du doigt par le Réseau québécois des femmes en environnement².  En plus d’être mauvais pour votre santé et encore plus pour celle des bébés, ces ingrédients sont généralement nocifs pour les poissons et la faune.

1.  BHA et BHT :  perturateurs endocriniens et cancérigènes

2.  P-PHENYLENEDIAMINE (et colorants identifiés CI à 5 chiffres) :  métaux lourds toxiques et cancérigène

3.  DEA (cocamide et lauramide) :  se combinent avec d’autres ingrédients pour devenir cancérigènes

4.  Phtalates (comme le phtalate de dibutyle) :  perturbateurs endocriniens

5.  Formaldéhyde (Quaternium-15, DMDM HYDANTOIN, DIAZOLIDINYL UREA, IMIDAZOLIDINYL UREA et Méthénamine) :  cancérigène

6.  Parabènes :  perturbateurs endocriniens

7.  Parfums chimiques :  allergies, asthme, cancers, intoxication neuronale

8.  PEG :  potentiels cancérigènes, toxiques sur peau abimée

9.  Petrolatum (gelée de pétrole) :  contient des impuretés cancérigènes

10.  Siloxanes (…siloxanes ou …cone) :  perturbateurs endocriniens

11.  Sodium Laureth Sulfate :  potentiellement cancérigène

12.  Triclosan :  perturbateur endocrinien, suspecté d’encourager les super-bactéries résistantes aux antibiotiques

13.  Résorcinol :  perturbateur endocrinien

14.  Oxybenzone (benzophenone-3) :  perturbateur endocrinien

*15.  Propylène glycol :  la toxicité du propylène glycol est un grand sujet de débat contemporain.  Elle n’est pas reconnue, mais la prudence reste de mise, surtout dans le cas de produits destinés aux bébés.

Le top du top

Ce qu’il y a de mieux, comme dans bien des choses, c’est de faire soi-même à la maison à partir d’ingrédients de base.  On peut trouver sur le net des recettes pour à peu près n’importe quel produit d’hygiène personnelle, d’entretien ménager ou cosmétique.  Ça revient généralement bien moins cher que d’acheter tout fait, on contrôle vraiment les ingrédients et on apprend beaucoup.  Mais il faut trouver le temps et l’énergie de s’y mettre.  Et quand on est néophyte, difficile de choisir une recette, de savoir ce qui va nous convenir, ce qui est réellement sain, de faire confiance à son créateur.  J’aime faire mes produits, j’aime aussi en acheter qui sont tout faits.

Les produits de base pour bébés et bambins

Nettoyant corporel pour bébé (savon ou gel nettoyant)
La peau de bébé sent naturellement bon.  Elle est si douce, en plus, que ce serait quasiment péché que de la dessécher ou de la parfumer.  Pourtant, c’est exactement ce que font les produits les plus couramment utilisés, comme ceux de Johnson&Johnson ou de Dove.  Sans compter que leurs ingrédients chimiques et leurs parfums peuvent engendrer de réels problèmes de peau chroniques : démangeaisons, eczéma…
Il n’est pas nécessaire de baigner bébé tous les jours et encore moins de le savonner quotidiennement, mais lorsque nous le lavons, choisissons un nettoyant corporel tel que le Douce Mousse, le Druide ou le Boo Bamboo.  C’est aussi une bonne idée de laisser d’abord bébé jouer dans l’eau, puis de le savonner en dernier lieu, avant de le rincer et de le sortir, pour qu’il ne macère pas dans le savon.

Shampoing pour bébé (sans larmes)
Un shampoing par semaine (et même moins) suffit amplement à l’hygiène d’un bébé ou d’un jeune enfant.  Souvent, le chapeau (champignon sous forme de croûtes jaunâtres) est provoqué par une utilisation trop fréquente de shampoing et un rinçage insuffisant combiné à l’emploi d’un produit trop chimique et agressant.  Les trois marques citées précédemment, Attitude et Live clean offrent des shampoing mieux adaptés au cuir chevelu de nos petits anges.

Crème hydratante
Tout particulièrement en hiver, la peau de bébé a tendance à s’assécher après le bain ou un passage à l’extérieur.  Or, comme la crème hydratante reste sur la peau pendant plusieurs heures, il est encore plus capital que pour les produits de nettoyage (qu’au moins on rince) de choisir une crème de qualité, sans produits chimiques ni perturbateurs endocriniens.  L’idéal, c’est tout simplement un beurre de karité, pur ou mélangé (à de l’huile de noix de coco ou de l’huile d’avocat, par exemple) pour obtenir une crème faite maison.  Mes marques chouchous pour bébé offrent aussi des crèmes hydratantes efficaces.

Pommade contre l’érythème fessier
La peau sensible des fesses de bébé peut être irritée à force d’être confinée dans une couche, particulièrement lorsque bébé perce des dents (l’urine, parfois, est alors plus acide).  Choisir des couches lavables pourra épargner une bonne part de ces soucis, car les parfums et substances absorbantes des couches jetables sont durs sur la peau.  Mais couches lavables ou jetables, certains bébés auront besoin qu’on leur chouchoute le postérieur.  Les pommades à base de zinc sont les plus fréquemment recommandées.  Cependant, il faut bien assécher la peau du bébé avant de les appliquer puisqu’elles peuvent emprisonner l’humidité sur la peau et empirer le problème au lieu de soulager.  En outre, la majorité des pommades à base de zinc (celles qui sont blanches) ne conviennent pas pour les utilisatrices de couches lavables, car elles abiment ces couches en les rendant imperméables.  En couche lavable ou jetable, ma préférée a été la pommade de Douce mousse, mais j’aimais bien aussi celle de la marque Souris verte.

Démêlant pour les cheveux
J’ai des filles.  L’une a le cheveu fin et plus qu’abondant, l’autre a des frisettes rebelles.  Plutôt que de faire de la guerre du peigne un sport hebdomadaire, j’ai opté pour l’usage d’un démêlant après les shampoings (et au réveil de certaines nuits plus agitées).  Pas question pour moi, bien sûr, d’appliquer l’un de ces shampoings avec revitalisant, comme le très populaire L’Oréal kids.  Et j’ai trouvé un démêlant à vaporiser qui, en plus de faciliter grandement le démêlage, laisse les cheveux soyeux, doux et brillants, mais sains et vigoureux.  C’est le démêlant de la marque Hiboo, et ses nourrissantes huiles essentielles.

Dentifrice
Dès que la première dent de bébé fera son apparition, on vous recommandera chaudement de la nettoyer à l’aide d’une débarbouillette humide, puis d’habituer bébé à une brosse à dents à poils souples et à un dentifrice dit « d’entraînement », sans fluor, tant qu’il ne sait pas cracher.  Or, vous serez peut-être un peu choqué(e), comme moi, d’apprendre que ces dentifrices, celui de la marque Orajel, par exemple, sont bourrés de sucre.  N’est-ce pas là une joyeuse ironie que de se protéger de la carie avec un produit sucré ?  D’autres ingrédients qu’on y trouve parfois font carrément sourciller :  triclosan, lauryl sulfate de sodium, blanchissants synthétiques…  Comme les tout-petits avalent presque systématiquement leur dentifrice, moins il contient de produits chimiques, mieux je me sens !  Mes filles adorent le dentifrice Druide à la banane, qui (en plus d’être sans fluor) protège les dents grâce à la silice de bambou qu’il renferme.  Elles ne détestent pas non plus le dentifrice Green beaver  à l’orange fruitée, l’un de ceux que j’utilise en alternance pour moi-même.

Baume à lèvres
Comme les enfants tendent à manger leur baume à lèvres, les produits à base de pétrole ou de silicone me paraissent à éviter à tout prix, et c’est le cas de presque toutes les grandes marques…  De plus, le baume à lèvres est un de ces produits très faciles à bricoler soi-même à la maison (je m’inspire des recettes d’AntigoneXXI, celle du baume Chocolat me fait craquer), tellement que c’est presque un crime d’en acheter du tout-fait.  Tout de même, je suis tellement charmée par les baumes à lèvres de la marque Eos que je ne peux y résister… et mes filles les adorent aussi !

Crème solaire
J’ai écrit un billet complet sur le sujet de la crème solaire, que vous pouvez trouver ici.  Même en version naturelle, la crème solaire me paraît un produit à utiliser sur nos enfants et nous-mêmes avec une grande modération.  Je suis encore à la recherche d’un produit dont je serais réellement satisfaite.

Insectifuge
Je préfère éviter le DEET autant que possible, pour les enfants, et même pour moi.  Sans compter que les autres ingrédients contenus dans les insectifuges en vente libre ne m’inspirent pas grande confiance non plus.  La marque Druide produit de bons insectifuges efficaces à base de citronnelle.

Déodorant
Ne vous inquiétez pas, loin de moi l’idée de mettre du déodorant aux bébés et jeunes enfants !  Si j’en parle ici, c’est qu’on oublie trop souvent ces produits auxquels on expose indirectement nos enfants en les utilisant sur nous-mêmes ou dans l’entretien de notre domicile, de la vaisselle et de leurs jouets.  Pour moi, toute femme enceinte ou qui allaite devrait porter attention aux produits d’hygiène qu’elle choisit pour elle-même, ne serait-ce que pour protéger son bébé.  C’est le cas pour le nettoyant corporel, le shampoing, la crème hydratante, le dentifrice, le maquillage et les produits capillaires.  Pour ma part, j’adore les produits Attitude pour mes cheveux, Druide pour ma peau, Green Beaver pour mes dents et je ne me maquille que très rarement, donc j’avoue n’y rien connaître en ce domaine !
Mais j’en reviens au déodorant.  Les antisudoriphiques et déodorants sont soupçonnés d’être largement impliqués dans l’épidémie de cancer du sein, notamment en raison de leur teneur en aluminium.  La farouche défenderesse de l’allaitement que je suis ne peut que se sentir interpellée.  Pourtant, j’ai mis du temps à faire le saut.  J’avais peur de puer, bien sûr, que le déodorant tout naturel soit bien moins efficace que mon antisudoriphique superpuissant.  Et bien, j’ai été idiote.  La transition n’a duré qu’une grosse semaine.  Une semaine pendant laquelle je n’étais pas à l’aise, me sentais un peu humide et passais mon temps à me renifler discrètement l’aisselle.  Maintenant, je ne reviendrais plus en arrière.  J’alterne entre quelques déodorants, car je les trouve plus efficaces ainsi.  Mon préféré de tous est celui de la marque Lafes à l’huile essentielle de Tea tree.  Il ne laisse aucun résidu, sent bon à l’application et me garde des odeurs désagréables de transpiration même après une intense pratique de danse qui m’a laissée en sueur des cheveux aux orteils.

Savon à vaisselle
Même si c’est un produit qu’on ne destine pas spécifiquement au bébé, son usage quotidien dans la cuisine a un réel impact sur la santé de nos petits, ne serait-ce qu’à cause des résidus qui restent nécessairement sur les verres, gobelets et autres ustensiles.

Savon à lessive
Quand je fais le lavage, j’évite d’utiliser tout assouplissant, que je remplace par quelques gouttes de vinaigre.  C’est efficace, économique et antibactérien, en plus de protéger les couleurs.  À part le vinaigre, je n’emploie que du savon.  Aucun détachant, rien.  Je choisis souvent celui du Costco, de la marque Bio-Vert, mais il est encore plus écologique d’opter pour des produits concentrés (voire solides) à diluer.

Produits d’entretien ménager pour les planchers, la salle de bain, les jouets et les surfaces
Les recettes maison sont à la fois très efficaces et économiques.  Encore une fois, le vinaigre et l’huile essentielle de Tea tree sont à préconiser dans des recettes simples à base d’eau.  Je ne suis pas une désinfecteuse, je considère qu’un nettoyage normal est bien suffisant dans une maison et que la désinfection systématique des jouets et des surfaces nuit au système immunitaire des enfants.  Cependant, après un épisode de gastro et avant de rouvrir ma garderie, je trouve important de procéder à une petite désinfection de la salle de jeux, de la salle à manger et de la salle de bain.  Alors, c’est la marque Attitude qui a ma préférence pour tous les produits d’entretien, incluant le désinfectant, parce que j’aime la fraîche odeur de propreté non chimique de leurs produits.

Références

¹ http://www.davidsuzuki.org/fr/champs-dintervention/sante/enjeux-et-recherche/substances-toxiques/les-12-ingredients-a-eviter-dans-les-produits-de-beaute/

²  http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/pe/IMG/pdf/Sabotage-hormonal-2009.pdf

Mangez-vous équilibré ?

Le billet d’aujourd’hui se veut bref et ludique.

Quand j’ai eu ma première fille, j’ai décidé que nous allions manger sainement.  (Oui, on s’en fait des promesses après un haut-le-coeur de femme enceinte, attablée dans un resto de rapide-manger…)
Je ne mangeais déjà pas trop mal en général (merci maman pour les bonnes habitudes !), mais je souhaitais faire un pas de plus.  Au fil de ces 5 années, j’en ai finalement fait plusieurs (dont quelques uns à reculons…).  Et si notre alimentation est toujours loin d’être parfaite, je suis plus en harmonie avec ce que je mets dans nos assiettes maintenant.

Choisir des aliments sains, pour moi, ce n’était pas la partie difficile.  Varier non plus.
Équilibrer l’assiette est un défi plus constant.

Alors voilà pourquoi je vous propose le petit test suivant.  Vous le faites pour vous, avec sincérité, en vous demandant si c’est généralement comme ça que sont proportionnés vos repas.  Et je vous donne la bonne réponse tout de suite.  Même pas besoin d’attendre !

Si les aliments protéinés (viandes et substituts, incluant les produits laitiers) sont en rose,
les féculents (pain, pâtes, pommes de terre, riz, …) en jaune,
et les légumes en vert,
quelle est l’assiette bien proportionnée pour un dîner ou un souper ?

1 tiersféculentslégumesrond
Facile ? Bon.

Je ne vous fais pas languir.  Mais promettez-moi de vérifier honnêtement le contenu de votre assiette…

Alors, non, on ne devrait pas servir les 3 groupes en portions égales (image 1).
Ni servir une petite portion de viande et 2 portions égales de légumes et de féculents (image 4).

L’assiette bien équilibrée est divisée selon le modèle ½ + ¼ + ¼.
Et quel groupe alimentaire est le grand gagnant dont on devrait à chaque repas manger 2 fois plus que les autres ?  Les légumes, bien sûr !

C’est donc l’assiette de l’image 3 qui est bien équilibrée.

Mais je suis sûre que vous le saviez…

Puisque je vous ai demandé l’honnêteté, je commence.  Ma tendance naturelle est à l’assiette en 3 portions égales.  Mais je me soigne.  J’arrive de plus en plus souvent au résultat optimal.  À défaut de mes enfants, ce sont mes intestins qui me disent merci !

Sur ce, bonne cuisine ce soir !

L’enfant de la gardienne est une petite terreur

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, ça fait un an et demi que j’ai rangé mon chapeau de maman à la maison pour endosser celui de gardienne. Je continue de m’occuper au quotidien de mes deux amours (qui viennent respectivement d’avoir 5 et 3 ans, ça ne me rajeunit pas!), mais je prends maintenant aussi soin toute la journée de la plus jeune de mes nièces (2 ans et demi) et de trois autres enfants âgés de 17 mois, 2 ans et demi et 3 ans.

Alors voilà, ça me fait des journées (et des soirées) très occupées ! Mais ce n’est pas de ça, ni de la transition entre ces deux moments de ma vie, ni de tout ce que ces 18 derniers mois m’ont appris sur l’impact de la garderie dans la vie des enfants, ni de la meilleure façon de procéder à l’intégration d’un enfant dans un milieu de garde, ni de rien de tous ces sujets (qui m’interpellent tout de même drôlement) dont je souhaitais vous parler aujourd’hui.

Non, j’avais envie d’y aller léger en abordant la grande question des petites pestes. Ou pourquoi l’enfant de la gardienne est si souvent « le petit monstre », celui qui tyrannise les amis, celui qui pique des crises ou dit des gros mots, celui qui tape et mord les amis (et sa mère), celui qui crache sur le repas (au sens figuré, mais au sens propre ça s’est vu aussi), bref le mauvais exemple, le leader négatif, l’enfant le moins agréable du groupe.

C’est pas vrai ?  Ça doit bien être comme ça chez vous aussi, à la garderie que fréquente votre petit ange ? Tous les enfants sont désagréables à l’occasion, tous les enfants demandent beaucoup d’attention les premières semaines, mais avec le temps la RSG établit une dynamique de groupe et les problèmes s’estompent. Si un enfant, vraiment, a un comportement détestable, elle peut rompre le contrat et ne plus le reprendre pour préserver l’harmonie dans le groupe (ouf, je n’ai jamais eu à le vivre!). Mais son enfant à elle, la RSG ne peut pas le mettre à la porte de son service de garde…

Je me souviens, quand le fils de mon amie a commencé la garderie, qu’elle me racontait qu’elle avait une gardienne en or, un beau milieu avec un chouette groupe d’amis, presque le paradis, sauf LE FILS DE LA GARDIENNE (dit sur un ton de film d’horreur). Ce petit garnement dont elle n’avait qu’une hâte, qu’il entre à la maternelle et qu’enfin il ne puisse plus influencer (je crois qu’elle avait employé le mot « corrompre ») son adorable fils à elle.

Quand j’ai ouvert mon service de garde, je m’attendais à ce que ma petite Frimousse me donne parfois du fil à retordre. Elle a été un bébé exigeant dès le début et elle avait 19 mois à l’ouverture, ce qui n’est pas nécessairement l’âge le plus facile. Mais je ne m’y attendais peut-être pas à ce point-là. Et surtout, je n’envisageais pas les petites tempêtes que j’allais déclencher chez ma jusque-là sereine Fée.

Je vous fais fi des détails, mais disons que parfois j’ai eu honte. Une terrible honte de mes (désormais) terribles filles, qui ont poussé, tiré les cheveux… mais surtout qui me désobéissaient, me défiaient, s’attaquaient physiquement à moi. Puis honte d’avoir eu honte d’elles, bien sûr, dans un joyeux cycle de culpabilité typiquement maternelle… Je me sentais comme le cordonnier mal chaussé, qui prétend éduquer les enfants des autres mais n’y arrive même pas avec sa propre progéniture.

Mais est-ce bien un problème de cordonnier mal chaussé ?

Je ne le crois pas, sinon j’aurais mieux fait de fermer boutique. En fait, il y a quelques explications simples qui peuvent éclairer ces comportements.

– L’enfant qui se fait garder arrive dans un univers de jouets nouveaux. C’est fantastique pour lui ! Tous ses jouets à la maison, et plein d’autres à la garderie ! Tandis que l’enfant de la gardienne doit désormais partager les jouets qui étaient auparavant seulement à lui. Pareil pour l’espace, souvent même pour ce lieu intime qu’est sa chambre.

– L’enfant qui se fait garder a besoin d’apprendre à connaître la RSG, lui faire confiance, s’attacher à elle. Ça demande du temps en contact`rapproché, de s’apprivoiser ainsi. Pour sa part, l’enfant de la gardienne doit désormais partager sa maman, accepter qu’elle prenne, porte, berce et câline d’autres enfants.

Bref, l’enfant de la gardienne peut vivre d’incroyables frustrations devant cette violation de son espace, cette monopolisation de ses jouets, mais surtout une jalousie intense face à cet accaparement de sa maman, qui jusque là n’était qu’à lui.

D’ailleurs, c’était le mot de ma Frimousse : « Ma maman à moi. Pas ta maman. »

Ainsi, si l’enfant qui se fait garder vit ses drames (séparation d’avec sa maman, et toute l’anxiété ou l’ennui qui viennent avec, lieu inconnu, etc.), l’enfant de la gardienne a beau être le choyé, le privilégié qui passe toute ses journées avec sa maman, dans sa maison, et fait la sieste dans son lit, il vit ses drames à lui aussi. Des petits drames quotidiens qui ressemblent à s’y méprendre à ceux que doit vivre le jeune enfant qui accueille un bébé frère ou un bébé sœur.

Mais il y a autre chose. J’ai longtemps cherché en vain à m’expliquer ce sentiment que j’avais que les agissements de mes filles ne demandaient pas une interprétation négative. J’ai fouillé Le bébé et l’eau du bain – Comment la garderie change la vie de vos enfants du Dr Jean-François Chicoine et de l’éditorialiste (féministe) Nathalie Collard, ma référence incontournable dès que la garderie est concernée. Un petit bijou de réflexion sur la place des enfants dans notre société. Mais, malheureusement pour moi, c’est un livre qui parle des enfants qui se font garder, pas de ceux de la gardienne.

Ce n’est pas surprenant, en fait. Au Québec, ce sont 70% des enfants d’âge préscolaire qui fréquentent un service de garde. Des enfants qui restent, quel très faible pourcentage vit cette réalité qui est devenue celle de mes enfants ? Je crois qu’il n’y a aucune statistique sur cette question, comme il n’y a pas vraiment d’ouvrage qui l’aborde de front. Parce qu’il s’agit d’une petite minorité, qu’on estime chanceuse de surcroît.

C’est en relisant Au cœur des émotions de l’enfant (Filliozat) pour une tout autre raison que j’ai finalement mis le doigt sur ce qui me chicotait depuis des mois. Je suis tombée sur ça :

« Adorable à la crèche, infernal à la maison ?
Il accumule toute la journée des tensions qu’il ne s’autorise pas à libérer avec des étrangers. Il vous les réserve parce qu’il sait que vous serez un bon contenant. Vous continuez de l’aimer même s’il est grognon. » (p. 272)

Ça a été le déclic dans ma tête. Les comportements de mes filles qui m’ont le plus laissée sous le choc étaient leurs manifestations agressives à mon égard et leurs crises de larmes ou bouderies. Je m’attendais à ce que la vie en communauté nécessite des adaptations pour elles, qu’elles se disputent avec les amis, trouvent difficile de partager (même au point de mordre)… mais je n’avais pas anticipé que leur relation avec moi allait, elle aussi, être différente en présence des autres enfants.

En lisant ce petit paragraphe de Filliozat le mois dernier, j’ai réalisé que cet écart entre ce que se permettent mes filles à mon égard (répliquer, me taper, critiquer ma nourriture, etc.) et ce que se permettent les autres (au pire, m’ignorer) n’était ni le fruit d’un quelconque défaut de caractère de leur part (ça, je l’ai toujours su) ni le résultat d’une mauvais éducation que je leur donnais (quel soulagement!).

La révélation !

En fait, si mes filles sont parfois de petites terreurs, c’est qu’elles sont bien avec moi, c’est qu’elles savent qu’elles peuvent exprimer leurs frustrations sans perdre mon amour. C’est que, comme tous les enfants qui ont développé un attachement sécurisé, elles pressentent et ressentent que l’amour de leurs parents est inconditionnel. Et que par conséquent, elles n’ont pas à être parfaites et à réprimer leurs émotions négatives pour conserver cet amour.

Les enfants que je garde peuvent avoir développé un attachement pour moi (je l’espère !), mais celui-ci ne sera jamais aussi primaire que l’amour parental. On pourrait dire que les enfants, en leur fort intérieur, sentent que l’amour des autres adultes demeure plus conditionnel que l’amour parental, et qu’ils ne peuvent donc pas s’abandonner sans retenue et risquer de ne plus mériter cet amour (Le Bébé et l’eau du bain, p. 188-191). Au cours d’une journée passée chez moi, ces petits amours dont je prends soin peuvent accumuler un certain nombre de frustrations sans se plaindre, quitte à exploser le soir en présence réconfortante de maman et papa, comme le décrit si bien Filliozat dans l’extrait que j’ai cité. Mes filles, elles, n’attendent tout simplement pas, puisque je suis toujours là.

Alors, il arrive que mes filles soient de vrais petits démons et c’est tant mieux pour notre relation !

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Références citées :
Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l’enfant, Éditions J-C Lattès, 1999, 312 p.
Dr Jean-François Chicoine et Nathalie Collard, Le Bébé et l’eau du bain – Comment la garderie change la vie de vos enfants, Éditions Québec Amérique inc., 2006, 513 p.

Ma Frimousse est sevrée

Elle aura 3 ans dans quelques jours. Déjà !

C’est mon bébé, mon tout petit bébé d’amour.  Mais, je dois l’admettre, elle n’a plus rien d’un bébé… sauf peut-être ce pouce qu’elle affectionne encore de téter lorsqu’elle est fatiguée, triste ou contrariée.

Le 3 septembre dernier, elle a pris sa dernière tétée.

Bien sûr, je ne savais pas alors qu’il s’agissait de la toute dernière.

Je pressentais cette possibilité ce matin-là, vu les circonstances.  Mais j’avais déjà eu cette impression quelques fois au cours de l’été.  Qui s’était avérée fausse, finalement.  Ce n’est qu’à postériori, en voyant passer les jours sans retour au sein, que j’ai pu savoir que cette fois-ci, c’était réellement terminé.

Ma Frimousse s’est sevrée.  Je ne l’ai pas sevrée.  Ou si peu.

Depuis Noël 2013, elle ne prenait plus qu’une seule tétée par jour, le matin au réveil.  Et depuis la fin du printemps, il lui arrivait de plus en plus fréquemment de sauter une journée, beaucoup plus rarement deux.  Quand je sortais du lit avant son réveil et qu’elle me trouvait déjà debout et tout habillée ou quand sa soeur l’entraînait dans la cuisine dès leur lever pour déjeuner, par exemple.  Il y a des matins où elle tétait vigoureusement et plutôt longtemps (3 ou 4 minutes à chaque sein).  D’autres, où elle prenait une gorgée vite fait, demandait l’autre sein, buvait peu et se mettait à me chatouiller, à me poser des questions commençant par pourquoi et à rigoler.  Il y a des matins où elle semblait si peu avoir besoin encore de l’allaitement que je me disais que cela allait se terminer tout de suite et d’autres où elle me donnait l’impression que, si je ne me décidais pas à y mettre le holà, ça durerait encore des années.  Il y a des matins où j’avais vraiment envie qu’elle tète, ou j’étais même déçue si elle ne le voulait pas.  Et d’autres où j’espérais qu’elle ne demande pas, où même, parfois, je repoussais les draps pour sortir du lit dès que je l’entendais trottiner vers ma chambre car j’aurais pu lui refuser le sein pour la première fois.  Mais alors elle  ne demandait pas, peut-être parce qu’elle sentait que ça ne me tentait pas.  La relation était devenue plus importante pour nous que l’aliment, dont j’étais bien conscience qu’elle consommait peu.

Ce matin du 3 septembre, quand elle a demandé le sein et est venue se blottir contre ma poitrine, j’ai eu un moment de surprise, presque d’affolement.  Elle n’avait pas bu la veille, j’en était certaine.  Ni le jour d’avant, je m’en suis souvenu.  Et le jour d’avant, avait-elle bu ?  Je ne m’en rappelais pas et c’est ce qui me troublait.  Tout me disait depuis quelques semaines que le sevrage approchait.  J’anticipais ce moment avec un mélange de sentiments complexe.  Si elle n’avait pas bu ce matin du 3 septembre-là, je n’aurais jamais su avec certitude quel jour elle avait pris sa dernière tétée.  Le 29 ou le 30 août ?  Dans les faits, quelle importance avait la date précise ?  Aucune.  Ce qui me dérangeait, c’était de n’avoir aucun souvenir de cette tétée, qu’elle n’ait pas été spéciale et marquante.

Avant de déjeuner, ce matin-là, j’ai ouvert mon calendrier, regardé la date, puis inscrit dans la case du 3 septembre « Dernière tétée d’Éloane ? »  Elle n’a bu ni le lendemain, ni le jour suivant.  Alors, sur un bout de papier que j’ai collé dans mon calendrier, j’ai noté, pendant que je m’en souvenais encore bien :  « Une belle tétée au lit, de celles que j’aime :  plutôt longue, calme, avec des caresses, des regards pétillants, et suivi d’un câlin tout tendre ».  Au cas où…

Une fois, c’était 8 ou 9 jours après cette dernière tétée, elle a demandé du lait de maman.  J’ai hésité.  Je lui ai dit :  « Quand je vais avoir fini de me démêler les cheveux. »  Elle a souri.  Elle semblait ravie, ou peut-être soulagée, que je ne lui répondes pas non.  D’avoir encore cette possibilité en poche.  J’ai débroussaillé la tignasse, puis je ne lui ai pas offert.  Et elle ne l’a pas redemandé.

Deux semaines plus tard, j’ai hachuré le point d’interrogation sur mon calendrier.  Cette tétée avait été la dernière et, comme j’en gardais un agréable souvenir, c’était bien ainsi.  Il n’y aurait plus de retour en arrière.  J’étais maintenant prête à refuser au besoin.  Mais je n’ai pas eu à le faire, du moins jusqu’ici.

Parfois, ma Frimousse touche mes seins, s’y colle le visage.  Alors, elle me raconte qu’elle buvait du lait là (elle pointe), mais qu’elle n’en boit plus parce qu’elle est « une graaaaaaaaande fille ».  Elle raconte qu’elle a des seins elle aussi, me les montre.  L’autre jour, elle m’a demandé si j’avais encore du lait dans mes seins.  Je ne savais pas.  J’ai dit non.  Que j’en aurais à nouveau seulement s’il y avait un nouveau bébé qui naissait de mon ventre.  Mais j’ai vérifié et, en fait, je lui ai menti sans le savoir.  J’ai encore du lait, 50 jours plus tard.  Je ne l’aurais pas cru.

 

Quel est le problème avec les vaccins ?

ou

Pourquoi autant de questionnements, de débats et de disputes autour des vaccins ?

Les promoteurs de la vaccination, les médecins, les infirmières, les pharmaciens vous diront avec fierté que les vaccins sont sécuritaires et efficaces, qu’ils sont un outil de prévention miraculeux dont on serait fou de se priver, qu’ils sauvent chaque année des milliers de vie, qu’ils ont éradiqué nombre de maladies et évité autant d’épidémies mortelles, bref qu’ils sont l’avancée médicale par excellence du 20e siècle.

Pourquoi donc, si tel est le cas, de plus en plus de parents s’opposent à la vaccination de leurs bébés et jeunes enfants ?  Sont-ils des irresponsables et des anarchistes ?  Qui sont ces parents et qu’est-ce qui les motive ? Il serait bien bête de croire que c’est parce que les parents sont trop sensibles et redoutent la douleur et les pleurs qui peuvent suivre l’injection qu’ils s’opposent à la vaccination.  Je considère que tout simplement cela participe d’un mouvement global de conscientisation à l’égard de notre responsabilité sur notre propre santé et celle de notre famille, une prise de conscience aussi du rôle de parent, qui est de prendre les meilleures décisions possibles pour assurer le développement optimal de son enfant dans toutes les sphères :  santé, intelligence, développement social, moteur, affectif, etc.

Il n’y a aucune obligation vaccinale au Canada.  Il est donc de la responsabilité des parents, comme pour chaque acte médical qu’ils choisissent pour leurs enfants, de s’interroger et de s’informer.  La vaccination ne devrait pas être une action automatique et irréfléchie.  C’est une décision trop importante pour cela. Je souhaite avec ce billet participer à l’information et à la réflexion des parents pour qu’ils puissent prendre la meilleure décision possible, celle avec laquelle ils auront l’esprit en paix, que ce soit de faire vacciner ou de ne pas faire vacciner leurs enfants.

Un peu d’histoire

À la fin du 18e siècle (1796), un Anglais du nom de Jenner a constaté que les fermiers qui ont déjà contracté une maladie bénigne (la vaccine, d’où le nom du procédé ensuite inventé) ne sont jamais la proie de la terriblement contagieuse et mortelle variole.  Il tente une expérience sur un jeune garçon, en lui inoculant d’abord la vaccine cultivée sur le bras d’une fermière atteinte, puis en inoculant à ce garçon la variole¹.  L’expérience est encourageante :  le garçon ne développe pas la variole.  Jenner décide alors de combattre la variole en inoculant ainsi la vaccine à toute la population qui voudra bien le payer pour ce faire.  Cependant, sans tenter aucune expérimentation en ce sens, ses collaborateurs et lui changent d’idée en cours de route et décident d’inoculer la variole elle-même, sous une forme atténuée, plutôt que la vaccine.  Le prétexte donné est que ces maladies sont d’une « même famille » (ce qui n’est pas faux) ;  or la motivation principale était probablement financière.  Cette toute première vaccination massive obtient des résultats mitigés.

Le principe de la vaccination inventé par Jenner est novateur :  pour la première fois, un médecin préconise la prévention plutôt que la guérison.  En cela, c’est une grande avancée de la médecine pour laquelle nous lui sommes tous redevables.  Toutefois, comme on peut le constater, l’idée que l’on peut prévenir une maladie en en inoculant une forme atténuée ne repose sur rien :  au départ, le constat était, rappelons-le, que l’on peut éviter la redoutable variole en contractant une maladie similaire mais beaucoup moins effrayante : la vaccine.  C’est comme si aujourd’hui l’on apprenait que l’on pouvait se prémunir contre toute forme de cancer en attrapant tel virus particulier du rhume :  tout le monde se précipiterait pour être contaminé par le rhume en question !

Une centaine d’années plus tard (1885), Louis Pasteur met au point un vaccin contre la rage.  C’est le second vaccin proposé à l’homme puisqu’il n’existe alors que le vaccin antivariolique (celui de Jenner) et deux vaccins pour les animaux (la clavelée, maladie du mouton, et la péripneumonie bovine).  L’expérimentation qui a permis à Pasteur de déclarer ce vaccin efficace est hautement contestable :  réalisée sur un seul individu (comme celle de Jenner), elle a consisté à le vacciner après la morsure d’un chien présumé enragé et à le déclarer guéri parce qu’il n’avait pas contracté la rage.  Or, rien ne prouve que le chien était enragé.  Tout de même, comme ce vaccin, encore aujourd’hui, n’est administré qu’après une morsure suspecte et donc à une clientèle restreinte et bien ciblée, et comme on l’a beaucoup amélioré depuis l’époque de Pasteur (où il a provoqué plus souvent la maladie qu’il ne l’a évitée parce qu’entre autres, mal atténué), on peut le considérer comme une belle avancée médicale.

Au 20e siècle, apparaissent les grands laboratoires de recherche pharmaceutique (l’Institut Pasteur en France, GSK au Canada, etc.).  Ces entreprises privées (dont le but premier est toujours le profit) ont à coeur de multiplier les vaccins mis en marché.  Et ils ont l’excellente intuition de s’attaquer à toutes ces maladies mortelles et effrayantes qui déciment les populations :  diphtérie, polio, etc.  Les parents de jeunes enfants deviennent une clientèle idéale :  soucieux de protéger leur progéniture, ils sont à l’affut de traitements préventifs, complètement séduits par la vaccination.  L’on commence donc rapidement à s’attaquer avec les vaccins aux maladies dites de la petite enfance (rougeole, oreillons, coqueluche, etc.).  On déclare publiquement que les vaccins ont permis de contrôler ou de faire disparaître nombre de ces maladies, ce que la population croit puisque les morts attribuables à ces maladies sont beaucoup moins fréquentes de nos jours qu’au début du siècle dernier. Or, d’autres facteurs pourraient entrer en ligne de compte dans la disparition des maladies et de la mortalité associée :  qualité de l’eau potable (puits artésiens et réseau d’aqueduc, plutôt que puits de surface), grandes avancées en matière d’hygiène élémentaire (lavage au savon des mains, désinfection des surfaces, des instruments chirurgicaux et des ustensiles de cuisine), augmentation générale de la richesse et de l’accès à la nourriture bien conservée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (fruits en hiver, réfrigérateurs et congélateur dans les maisons, par exemple), accès rapide en cas de maladie à des soins médicaux et des traitements de pointe (respirateur, antibiotiques).  Il paraît évident que l’ensemble de ces facteurs a permis la régression de la mortalité infantile et que le rôle de la vaccination dans ce combat, si rôle il y a, est secondaire.  À ce sujet, les courbes de régression des maladies laissent peu de place au doute :  les maladies étaient toutes en fort déclin avant même l’apparition du vaccin qui, au mieux, a accéléré ce déclin déjà assuré².  Dans certains cas, les vaccinations ont même entraîné temporairement la recrudescence de la maladie en raison d’erreurs de conception (le cas du vaccin anti-polio est pour cela tristement célèbre) ou de lots défectueux.

Aujourd’hui, le calendrier vaccinal recommandé par les autorités comporte chez nous des immunisations contre 15 maladies différentes avant l’âge de 10 ans.  Il représente un total de 18 injections (ou prises orales) en dix ans, dont la très grande majorité au cours des 18 premiers mois de vie, certaines de ces injections regroupant plus de 5 virus distincts. Cela fait beaucoup, beaucoup de vaccins.  Encore trop peu aux dires de l’industrie pharmaceutique, qui cherche à développer et vendre sans cesse de nouveaux vaccins.  Mais beaucoup trop aux yeux de parents comme moi, qui s’inquiètent qu’on n’étudie pas plus les effets potentiels de cette multiplication phénoménale (quand je suis née, il y avait trois fois moins de vaccins), cette multiplication exponentielle ces dernières années de la pratique vaccinale qui, on l’oublie, est très jeune dans l’histoire de l’humanité.

Un tour d’horizon du calendrier vaccinal

Partons pour l’instant du principe selon lequel les vaccins inclus dans le calendrier vaccinal sont sécuritaires, et généralement efficaces.  Sont-ils pour autant nécessaires ?  Sont-ils même souhaitables, TOUS souhaitables ? Peut-on tout de suite, sans condamner le principe de la vaccination tout entier, s’interroger sur la pertinence de certains vaccins particuliers dans notre contexte particulier de Nord-Américains ?  Peut-on s’interroger sur la pertinence d’une vaccination massive la première année de vie d’un bébé ?  Peut-on questionner la validité d’un calendrier unique, qui ne tient pas compte de l’unicité de chaque individu (bébé allaité ou non, né en bonne santé ou non, fréquentant la garderie ou non, etc.) ?

À l’âge de deux mois (avec des rappels à 4 et 6 mois, puis à 12 ou 18 mois), on recommande pour bébé 2 injections et un vaccin oral :  DCaT-Polio-Hib, conjugué pneumocoque et rotavirus. 

Les maladies concernées sont :

D pour Diphtérie
La diphtérie est une maladie contagieuse grave d’origine bactérienne, aujourd’hui disparue en Amérique du Nord.  Le vaccin ne prévient pas l’infection³.  Il s’attaque plutôt à une toxine produite par la bactérie lorsqu’elle se trouve dans les voies respiratoires du malade et qui est la cause des complications graves. Ainsi, l’on peut être certains que si plus personne au Québec n’a la diphtérie, ça n’a rien à voir avec la vaccination puisque celle-ci n’empêche pas la propagation de la maladie, seulement ses conséquences les plus fâcheuses.  Or, il n’y a plus de diphtérie au Québec :  cette maladie s’est éradiquée d’elle-même, comme avant elle le choléra et la peste (pour laquelle il n’existe pourtant aucun vaccin). Le vaccin contre la diphtérie peut donc être qualifié de totalement inutile.  À moins que vous ne voyagiez dans un pays où cette maladie continue de faire des ravages.  Dans ce cas, c’est un vaccin tout à fait indiqué.

Ca pour Coqueluche
La coqueluche est une maladie bactérienne très contagieuse et d’une longue durée (plus d’un mois), mais généralement bénigne (même si les symptômes de détresse respiratoires peuvent faire peur), sauf dans le cas des nourrissons de moins de 4 mois, chez qui elle risque d’être plus grave. L’ancien vaccin était considéré très efficace mais avait des effets secondaires graves et fréquents.  Il a été retiré du marché et remplacé par un vaccin inactivé (dit acellulaire), dont l’efficacité semble beaucoup moindre et qui fait actuellement l’objet d’une controverse parce que les bébés récemment vaccinés pourraient développer une forme asymptomatique de la coqueluche et être contagieux sans le savoir (4).  Cela expliquerait pourquoi il y a récemment tant de cas de coqueluche chez les bébés à risque (moins de 4 mois), ce qui ne se voyait pas avant la vaccination, quand la maladie touchait surtout les jeunes enfants. C’est un cas de vaccination pour laquelle la réponse est complexe, la maladie cessant justement de représenter un réel danger au moment où la deuxième dose (et donc le début d’une réelle protection) est administrée.  On vaccinerait ainsi son enfant non pas pour le protéger, lui, mais uniquement dans le but de protéger les autres.  C’est un pensez-y bien qui dépend entre autres de la fréquence à laquelle nous fréquentons avec notre enfant des mères de bébés plus jeunes…  mais aussi de cette incertitude concernant le caractère contagieux des nouveau-vaccinés, qui pourrait changer la donne.

T pour Tétanos
Le tétanos n’est pas une maladie contagieuse.  C’est cependant une maladie grave, qui a un taux de mortalité d’environ 30% (la majorité de ces morts étant toutefois des nourrissons du tiers-monde dont le cordon ombilical a été coupé avec un instrument souillé à la naissance).  Cette maladie est due à un bacille, qui se trouve surtout dans la terre ou dans les excréments, et qui contamine l’humain par le biais d’une blessure (le plus souvent profonde, et causée par un objet rouillé) ou d’une morsure animale, pour ensuite sécréter une toxine.  Comme dans le cas de la diphtérie, c’est contre cette toxine qu’est prévu le vaccin, et non contre le bacille lui-même. Dans ces conditions, et parce que cette maladie, bien que rare, existe encore aujourd’hui chez nous, la vaccination semble une excellente protection.  Cependant, il faut savoir que c’est un vaccin qui a des effets secondaires importants connus et que ces effets secondaires tendent à proliférer et à s’aggraver avec la multiplication des rappels.  En outre, le tétanos n’est pas une maladie immunisante, c’est-à-dire que l’attraper et en guérir ne protège pas d’une nouvelle infection dans le futur.  Or, si la maladie elle-même n’immunise pas, plusieurs se demandent à juste titre comment le vaccin y parvient (5).  En fait, il est hautement improbable que le vaccin antitétanique offre la moindre protection, justement parce que cette maladie ne répond pas du tout au profil de maladie évitable par la vaccination. Ainsi, cette vaccination peut être jugée farfelue et inutile.  Cependant, étant donné la gravité de la maladie, certains parents ne pourront se résoudre à vivre avec ce risque.  Il est alors conseillé de retarder la première vaccination à l’âge des premiers pas (en moyenne 14 mois), puisqu’une infection par le tétanos dans notre pays est à peu près impossible tant que bébé ne se déplace pas par lui-même.  Retarder la première vaccination après l’âge d’un an présente cet autre avantage de diminuer le nombre d’injection nécessaires à l’immunisation, ce qui est particulièrement profitable dans le cas précis de ce vaccin.

Polio pour Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie virale bénigne ressemblant à une gastro-entérite qui, dans environ 1% des cas, se présente sous une forme dramatique, par une paralysie du système respiratoire (elle est alors mortelle) ou une paralysie (permanente) des membres inférieurs.  Heureusement, la poliomyélite est une maladie éradiquée dans le monde occidental. Le vaccin contre la poliomyélite est totalement inutile pour un bébé québécois.  Cependant, vu la gravité que peut prendre la maladie, le vaccin est tout à fait indiqué si l’on voyage dans un pays où la poliomyélite continue de sévir.  Dans ce cas, il faut s’assurer de choisir le vaccin injectable.  En effet, le vaccin buvable (donc vivant) vous rend contagieux, susceptible de transmettre la polio autour de vous, voire de la contracter.

Hib pour Haemophilus influenza de type B
Ce vaccin est donné dans le but de protéger contre la méningite.  Il protège contre une forme bactérienne de la méningite, responsable de 1% de tous les cas de méningites bactériennes et virales combinées.   La méningite est une maladie potentiellement mortelle et foudroyante.  Elle fait peur. Ainsi, ce vaccin est bienvenu, peu importe qu’il passe à côté de 99% des risques :  la moindre protection contre la méningite fait du bien.  Cependant, il est intéressant de savoir que ce vaccin nécessite 4 injections lorsqu’on suit le calendrier, mais deux injections si l’on commence à 4 mois et une seule si on attend que bébé ait 15 mois ou plus.  Et comme l’allaitement est un facteur de protection important contre la méningite bactérienne, si l’on veut limiter le nombre d’injections et qu’on allaite, qu’en plus bébé ne va pas encore à la garderie, il ne serait pas nécessairement préjudiciable de reporter la première immunisation.  Ça devient ici une décision personnelle basée sur notre tolérance aux risques :  ceux de la maladie, ceux de la vaccination (nous en reparlerons).

Conjugué pneumocoque
Les pneumocoques (il en existe près de 90 différents) sont des bactéries responsables de nombreuses affections bénignes telles que les otites, les pneumonies et les sinusites, ainsi que de maladies graves comme des méningites et des septicémies.  Le hic avec les pneumocoques, c’est que les maladies qu’ils causent (autant graves que bénignes) se traitent avec des antibiotiques et qu’ils deviennent de plus en plus résistants à ce traitement. Le vaccin protège contre 10 (Synflorix) ou 13 (Prevnar) des souches de pneumocoques les plus fréquentes chez les jeunes enfants (6).  On peut le qualifier de protection souhaitable étant donné la gravité de maladies comme la méningite et la septicémie.  C’est d’autant plus vrai dans le cas d’enfants qui ont un système immunitaire déficient ou d’adulte qui ont subi une ablation de la rate (organe qui a un effet protecteur).

Rotavirus
Les rotavirus comptent parmi les virus responsables de la gastro-entérite.  Cette maladie très fréquente et hautement contagieuse est généralement bénigne, sauf dans le cas des nourrissons, dont l’état doit être surveillé de près pour éviter une déshydratation grave due aux vomissements et à la diarrhée. Le vaccin protégeant contre les rotavirus est tout nouveau dans le calendrier vaccinal (inscrit depuis 2011 seulement, ce vaccin n’étant sur le marché que depuis 2008).  C’est un vaccin oral, vivant, ce qui soulève quelques inquiétudes, notamment parce que les selles du bébé nouvellement vacciné contiennent le virus pendant une dizaine de jours, et qu’il risque par conséquent de contaminer les membres de sa famille lors des changements de couche et des bains. Vu la banalité de la gastro-entérite et la faible protection que ce vaccin offre (il y a tant d’autres virus en cause), vu par comparaison, les risques associés à un vaccin vivant (surtout chez un jeune bébé), le vaccin contre les rotavirus peut être qualifié d’indésirable.

À l’âge de 12 mois, le calendrier vaccinal comporte 2 nouveaux vaccins (RRO-Var et Méningocoque), en plus d’un rappel, ce qui fait un total de 3 injections, combinant des immunisations contre 6 maladies différentes.

Méningocoque
La méningite à méningocoque est une maladie grave mais rare, qui touche principalement les enfants de moins de 5 ans et les adolescents.  Le vaccin protège contre les méningocoques de type C, qui représentent environ le tiers des méningites dans les pays occidentaux (les deux autres tiers étant attribuables au type B). Malheureusement, c’est un virus capable de mutation et, si la vaccination systématique fait baisser la prévalence du type C, elle fait augmenter d’autant la prévalence du type B, laissant le nombre de méningites identique.  En tenant compte de ces faits, mais aussi des effets secondaires de ce vaccin, on peut considérer que la vaccination systématique est inutile.  Cependant, une vaccination ciblée lors de l’éclosion d’une épidémie dans un milieu donné (une école, un quartier, une ville, une région) est une mesure de protection intéressante.

R pour Rougeole
La rougeole est une maladie bénigne chez l’enfant.  Les risques de complications graves ou de décès sont presque nuls en Occident puisqu’ils sont le résultat de carences importantes (en vitamine A, notamment) chez le malade, de manque de soins médicaux ou d’un système immunitaire affaibli par une autre maladie grave, comme la tuberculose. Comme il s’agit d’un vaccin vivant (toujours plus risqué, pouvant rendre le nouveau-vacciné contagieux) et d’une maladie bénigne, la vaccination s’avère indésirable avant l’adolescence, où elle pourra être bénéfique dans le cas où la maladie n’aurait pas encore été contractée.

R pour Rubéole
La rubéole est une maladie plus que bénigne, qui passe même souvent inaperçue (un petit mal de gorge et c’est tout).  La seule exception, c’est le cas de la femme enceinte, les trois premiers mois de sa grossesse, car cela peut alors entraîner des malformations chez son fœtus. La vaccination des garçons est tout simplement injustifiable, surtout qu’il s’agit d’un vaccin vivant.  Pour protéger les fœtus, il peut néanmoins être indiqué de vacciner les filles.  Mais attendre l’éclosion de la puberté (avant laquelle il n’y aura pas de grossesse) serait plus adéquat.

O pour Oreillons
Cette maladie bénigne peut être carrément asymptomatique.  Il y a un risque de complication sous la forme d’une méningite virale, qui n’est en rien dangereuse (contrairement à la méningite bactérienne) et ne nécessite pas d’autre traitement que des antidouleurs.  Il y a aussi un risque d’inflammation des testicules ou des ovaires pouvant mener à une certaine infertilité.  Ce risque n’est pas à prendre à la légère, mais il est rarissime chez les enfants (ce sont les adolescents et les adultes qui sont concernés). La vaccination des enfants contre les oreillons ne se justifie aucunement.  Juste avant la puberté, cependant, pour protéger contre la stérilité, le vaccin devient envisageable.

Var pour Varicelle
La varicelle est la plus contagieuse de toutes les maladies de la petite enfance.  Elle est toujours bénigne chez les enfants, sauf chez des sujets sous immunodépresseurs ou affectés par une maladie grave (cancer, etc.), quelquefois chez de très jeunes bébés (et des fœtus dans le ventre de leur mère). Le très récent vaccin contre la varicelle (vivant) est celui qui traîne le plus de matériel génétique résiduel, d’où des risques accrus de problèmes tels que des mutations.  En outre, ce vaccin risque de déplacer la maladie chez les adultes et les adolescents, chez qui les complications sont beaucoup plus fréquentes que chez les enfants, comme cela a été le cas pour les autres maladies de la petite enfance, comme la rougeole.  En tenant compte de ce fait, on peut qualifier ce vaccin d‘indésirable, au moins avant le début de l’adolescence, pendant laquelle il devient envisageable.

Entre 6 et 23 mois, à l’automne, le calendrier vaccinal propose aussi un vaccin contre l’influenza (la grippe).

Influenza
Ce vaccin a probablement pour but de protéger les nouveau-nés et les personnes âgées et affaiblies par la maladie puisque la grippe (influenza) est le reste du temps une maladie désagréable et pénible, mais bénigne.  C’est aussi une maladie relativement rare, trop souvent confondue avec le rhume, contre lequel le vaccin n’offre aucune protection. S’il y a un vaccin injustifiable et inutile, c’est bien celui-là, surtout que les virus sont en perpétuelle mutation et que l’efficacité du vaccin est de ce fait discutable, mais généralement faible.

En 4e année du primaire (9 ans), 2 autres vaccins sont recommandés :  un contre l’hépatite B, l’autre contre le VPH.  Le vaccin contre l’hépatite B est parfois même suggéré pour les nourrissons.

Hépatite B
Les hépatites sont des inflammations du foie causées par un virus, généralement bénignes.  Les complications sont un peu plus fréquentes avec l’hépatite B, mais cette maladie est plus facile à prévenir parce qu’elle se transmet par le sang (partage de seringue, personnel médical) ou par contact sexuel. Vacciner systématiquement contre l’hépatite B est une aberration.  Une vaccination ciblée pour les groupes à risques (toxicomanes, par exemple) peut se justifier, malgré les risques associés à ce vaccin, qu’il importe de ne pas négliger puisqu’ils sont nombreux et importants.

VPH
Le papillomavirus cause des condylomes et autres lésions aux organes génitaux, qui sont presque toujours indolores et guérissent d’eux-mêmes dans la majorité des cas.  C’est une infection banale, qui peut être évitée par de la prévention sur les rapports sexuels et les ITSS. Le vaccin a été conçu dans l’espoir de prévenir le cancer du col de l’utérus, pour lequel le papillomavirus est le principal responsable.  Cependant, une vaccination massive est injustifiable, du fait que le dépistage du cancer du col de l’utérus est facile grâce au PAP test et que le vaccin pourrait encourager chez les adolescents des pratiques sexuelles à risque en leur donnant une fausse impression de protection.

Alors, c’est quoi le problème avec les vaccins ?

Il ne s’agit en fait pas d’un, mais de plusieurs problèmes. Le premier étant la quantité.  Il y a assurément trop de vaccins, trop vite dans la vie des enfants.  C’est pourquoi il importe, même si l’on est favorable à la vaccination comme moyen de prévention, de s’interroger sur la pertinence de chaque vaccin dans notre contexte général de Nord-Américain, mais aussi selon l’état de santé et le parcours particuliers de l’individu qu’est notre enfant. vaccination Ceux et celles qui décident que la vaccination est une option de prévention intéressante peuvent ainsi se référer au tableau suivant (synthèse de la partie précédente) pour s’aider à décider quels vaccins donner, et quand. tableau vaccins Le souci, cependant, c’est que le personnel médical refuse très souvent les vaccinations à la carte, que de plus en plus fréquemment aussi il n’existe plus de version simple du vaccin, mais seulement les combinaisons nommées précédemment, ce qui impose aux parents le tout ou rien.

Le deuxième problème concerne la perte de confiance de plusieurs parents (dont moi) dans l’intégrité des laboratoires pharmaceutiques.  J’en ai parlé au début de mon billet, le principe même sur lequel repose la vaccination tout entière n’a jamais vraiment été étudié et l’idée selon laquelle la régression de nombreuses maladies doit être attribuée aux vaccins est fort discutable. En outre, l’histoire des vaccins est parsemée partout d’erreurs, de contaminations, de doutes, qui peuvent discréditer encore plus la façon dont les laboratoires pharmaceutiques conçoivent les vaccins, puis testent leur efficacité et leur innocuité.  Le cas de la grippe A H1N1 est à cet effet des plus troublant (7).  Il faut en outre garder en mémoire que les études cliniques ne peuvent pas porter sur des jeunes enfants ou des femmes enceintes pour des raisons éthiques.  Les premières cohortes d’enfants et de femmes enceintes vaccinés après l’étude clinique se désignent ainsi sans bien s’en rendre compte comme cobayes volontaires pour compléter l’étude clinique.  Comment savoir, en effet, qu’un poupon de 2 mois ne réagira pas totalement différemment à un vaccin jusque-là uniquement testé sur des adultes en bonne santé ?  Avant de faire donner à votre enfant un vaccin récemment mis sur le marché (rotavirus, varicelle, VPH…), demandez-vous si cela vous tente qu’il serve gratuitement de cobaye.  Moi, non.

Je ne trouve pas qu’il soit pertinent ici d’étudier en détails les théories du complot, nombreuses concernant les vaccins.  Cependant, évoquer sous forme de questionnement des événements de l’histoire récente et des coïncidences fâcheuses m’apparaît nécessaire.  Ainsi, nous devrions tous savoir que les vaccins sont généralement des virus cultivés sur des oeufs (embryons de poule) ou sur des organes animaux, notamment des reins de singes ou des foetus de veaux.  Ces organes et embryons peuvent malheureusement être infectés par des virus que nous ne connaissons pas encore et que, par conséquent, nous ne détectons pas.  Injectés à l’homme en même temps que le vaccin, ces virus pourraient muter ou causer des affections inédites.  C’est un risque qui est pris à chaque fois et qui devrait toujours être mesuré en fonction de la gravité et de la prévalence de la maladie contre laquelle le vaccin protégera.  C’est un risque qui a été trop souvent sous-évalué jusqu’ici, et certains vont affirmer, par exemple, que le sida est la résultante de la contamination du vaccin de la polio par un virus présent sur les reins des singes sur lesquels il a été cultivé.  Ainsi, la coïncidence entre l’apparition du sida en Afrique et la campagne de vaccination massive contre la polio quelques temps auparavant pourrait dans les faits relever davantage du lien de cause à effet (plausible, cette hypothèse parmi bien d’autres reste à ce jour à vérifier (8)).

De la même façon, on a de plus en plus souvent l’impression que les compagnies pharmaceutiques nous cachent quelque chose, qu’elles manquent de transparence, notamment en ce qui concerne la prévalence et la gravité des effets secondaires des vaccins.   Il y a tout simplement trop de « fâcheuses coïncidences » que les médecins balaient du revers de la main sans vouloir les étudier comme pouvant être un effet secondaire du vaccin et qui ne sont donc jamais recensées.  Dans Vaccins – Dre maman en a assez !, Monique Morin (9) regroupe les témoignages de trop nombreuses familles qui se disent victimes des vaccins :  complications, séquelles, morts troublantes…  à tort ou à raison, ces gens ont l’impression que les vaccins ont joué un rôle négatif dans leur santé ou celle de leur enfant.  Ces gens ont surtout en commun d’avoir vu leurs soupçons niés sans qu’aucune preuve du contraire ne leur soit fournie en retour :  c’est l’Omertà, la loi du silence.  Questionner l’innocuité d’un vaccin est un acte interdit :  vous serez niais ou vous serez fou, mais vous ne pouvez pas avoir raison (10).  Il est fort probable que l’autisme et les autres TED n’aient rien à voir avec la vaccination, que la déclaration des symptômes dans les mois, les semaines et même les jours suivant l’injection tienne du malheureux concours de circonstances.  Mais le fait que tant et tant de parents ces dernières décennies soulèvent et questionnent ce « hasard » entre multiplication des vaccins et multiplication des cas d’autisme devrait suffire à rehausser le niveau de vigilance, et ce n’est pas du tout le cas.  La présence d’aluminium et de mercure (des neurotoxiques reconnus) dans certains vaccins destinés aux bébés est aussi questionnée.  Les fabricants prétendent que les doses sont infimes et donc sans danger, mais doit-on leur faire confiance sur parole ?  N’ont-ils pas l’obligation de prouver ce fait… surtout que tant de gens en doutent et que la multiplication récente des doses (3 fois plus en ce moment qu’il y a 30 ans) change quand même la quantité totale à laquelle on expose les enfants, qui est beaucoup plus élevée que celle tolérée dans les aliments ?  (11) (12)  Il en va de même pour la mort subite du nourrisson, pour laquelle il est terrifiant de constater qu’elle suit une courbe de risque différente chez les enfants vaccinés ou non vaccinés, surexposant les nourrissons vaccinés à 2 et 4 mois (13).  Pourquoi personne n’étudie sérieusement ce phénomène inquiétant ?

Enfin, le troisième et dernier problème que je vais évoquer est peut-être celui qui a le plus de poids dans ma décision personnelle concernant les vaccins.  Ce problème attaque la pertinence de la vaccination à la base puisqu’il concerne le fonctionnement du système immunitaire.  En effet, le premier vaccin a été pensé à une époque où l’on ne connaissait rien du système immunitaire et il me semble de plus en plus que ce que l’on apprend sur la façon dont ce dernier se défend discrédite totalement la manière de procéder à la majorité des vaccinations, soit par injection. Le virus atténué est envoyé dans le muscle à l’aide d’une aiguille.  Or, est-ce de cette façon que les virus nous attaquent ?  Absolument pas.  Quelques uns d’entre eux vont pénétrer par les oreilles (infections ORL), les yeux (conjonctivite), la peau (verrue)…  mais la plupart d’entre eux vont entrer par notre bouche pour nous attaquer de l’intérieur, de façon centralisée.  Il n’est donc pas étonnant que 80% de notre système immunitaire se retrouve dans nos intestins, foyer de la grande majorité de nos combats contre la maladie.  Ce n’est que lorsque notre système immunitaire échoue à neutraliser le virus ou la bactérie ennemi que nous tombons malades et ressentons les symptômes particuliers associés à cette pathologie.  Nous, adultes, sommes donc le plus souvent temporairement des porteurs sains :  contagieux, mais non malades.  Le combat en lui-même, même lorsque nous en sortons finalement victorieux, peut occasionner de la fatigue et d’autres malaises mineurs temporaires.  Les enfants, eux, font leurs premières armes :  ils perdent davantage de combats parce que leur système immunitaire est moins bien entraîné et reconnaît moins d’ennemis (connaître l’ennemi, c’est connaître ses points faibles). Notre corps est ainsi fait pour se prémunir contre les virus et les bactéries qui s’en prennent à ses orifices pour l’attaquer et le pénétrer.  Aide-t-on réellement au développement du système immunitaire en lui faisant combattre des virus qui n’empruntent pas la voie normale d’invasion ?  Stimule-t-on ainsi les premières lignes de défense, celles de la peau, des poils et des muqueuses, qui devraient détecter la présence de l’ennemi et tirer la sonnette d’alarme ?
Renforce-t-on ainsi la présence de petits soldats vigilants dans l’intestin, là où se jouera éventuellement le vrai combat ?  Ou perturbons-nous plutôt ce beau mécanisme ?  Ne le rend-on pas paresseux et inattentif, notre système de défense, en lui indiquant d’attendre que le virus soit déjà dans le sang avant d’entreprendre la bataille… alors que son rôle est justement d’empêcher par tous les moyens (fièvre, diarrhée…) que cela se produise ?  Détraquons-nous la machine en lui faisant croire que les attaques viennent de partout à l’intérieur, qu’elles arrivent sans crier gare ?

Je n’ai pas la formation pour prétendre avec la moindre certitude que les cancers ou les maladies auto-immunes, comme le syndrome de Guillain-Barré ou la sclérose en plaques, peuvent être provoqués par la vaccination massive, mais je m’interroge.  Pourquoi de plus en plus d’individus nés sains voient-ils soudain leur système immunitaire se détraquer et détruire leurs propres organes ?  Pourquoi autant de cancers et chez des individus de plus en plus jeunes, des enfants même (14) (15) ?  Et cela sans parler des allergies, si fréquentes et si invalidantes de nos jours.  Pourquoi le corps perçoit-il de plus en plus souvent des aliments sains comme des agresseurs ?  Est-on absolument certain que le fait de stimuler un système immunitaire situé en grande majorité dans les intestins par des injections (qui nécessairement le contournent) est un acte sans conséquences alors même que l’on en apprend sans cesse sur l’importance d’une saine flore intestinale et sur les liens qu’elle entretient avec le cerveau (problèmes neurologiques, autisme, maladie mentale) ?

Personnellement, je vois mal comment la vaccination peut stimuler l’immunité.  Parce que l’immunité, c’est justement lorsque le corps fait bien son travail et empêche que le virus parvienne jusqu’au sang et se répande partout dans l’organisme.  Lorsque cela se produit, le corps a déjà perdu.  À ce sujet, la science récente semble bien confirmer mes intuitions (16).  C’est en amont que l’invasion peut être empêchée, c’est en amont que se joue l’immunité. C’est donc en amont que j’essaie de travailler :  nourriture saine, eau de qualité, contact régulier avec la nature, exercice, produits d’hygiène corporelle et d’entretien ménager naturels…  C’est ma vision personnelle de la prévention.

Alors pour l’instant, mes filles n’ont reçu absolument aucun vaccin.  Comme moi avant elles, d’ailleurs, et je m’en porte si bien !  Elles n’ont jamais été vaccinées parce que je n’en vois pas la nécessité et parce que je doute de l’innocuité des cocktails contenus dans ces seringues.  Cela ne m’empêche pas d’envisager de faire administrer éventuellement certains vaccins à mes filles :  Je me laisse le temps de la réflexion jusqu’à leur adolescence pour la rubéole et les autres maladies de la petite enfance.  Et je me laisse une porte ouverte en cas d’épidémie quand elles iront à l’école ou dans le cas où nous irions faire en famille un tour en Afrique…

Pour conclure, j’aimerais bien que notre gouvernement investisse son budget « prévention » de façon un peu plus diligente.  Pourquoi mettre tous les œufs dans le même panier ? Quand je vois la médiocrité des sommes investies dans l’aide à l’allaitement, par exemple, je ne peux que sentir un malaise en pensant par comparaison à toutes ces sommes astronomiques prélevées sur nos impôts et qui servent à payer pour les nourrissons des vaccins dont l’efficacité n’a jamais été prouvée ni sur l’espérance de vie, ni sur la santé globale de la population (17).

Sources

¹ Dr. Louis de Brouwer, Vaccination :  erreur médicale du siècle, Louise Courteau éditrice, 1997, 271 p.
² http://www.sylviesimonrevelations.com/article-la-disparition-des-maladies-infectieuses-n-est-pas-due-aux-vaccins-119159716.html
et ici :  http://reseauinternational.net/la-disparition-des-maladies-infectieuses-nest-pas-due-aux-vaccins/
³ Groupe médical de réflexion sur les vaccins, Qui aime bien, vaccine peu !, éditions Jouvence, 2007 (revue en 2009), p. 25 à 27.
(4)  http://www.nytimes.com/2013/11/26/health/study-finds-vaccinated-baboons-can-still-carry-whooping-cough.html?smid=fb-share&_r=0
(5)  http://www.chirosystem.com/FPDF/tetanos.pdf et
http://reseauinternational.net/tetanos-mirage-vaccination/
(6)  http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/vaccination/index.php?aid=56
(7)  http://quebec.huffingtonpost.ca/yanick-barrette/h1n1-cinq-ans-plus-tard_b_5473096.html
(8)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_du_virus_de_l%27immunod%C3%A9ficience_humaine
(9)  Monique Morin, Vaccins, docteure maman en a assez !, Covivia, octobre 2006.
(10) http://www.santenatureinnovation.com/danger-vaccin-enfants-vaccination-dangereuse/
(11)  http://fawkes-news.blogspot.ca/2014/02/le-cdc-americain-dissimule-les-donnees.html#more
(12)  http://www.autisme.qc.ca/documentation/publications-thematiques/sante-et-services-sociaux/vaccination/mercure-et-vaccins.html
(13)  http://www.initiativecitoyenne.be/article-les-vaccins-grande-cause-de-mort-subite-du-nourrisson-113202220.html
et
https://liesidotorg.wordpress.com/2011/05/09/mortalite-infantile-elevee-dans-les-pays-qui-vaccinent-le-plus/
(14)  https://www.dropbox.com/s/7ncbve7w3vlsr8s/VACCIN%20DE%20LA%20ROUGEOLE%20-%20%20chronique%20d%E2%80%99une%20catastrophe%20annonc%C3%A9e.pdf?dl=0
(15) http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2015/05/scientifiquement-prouve-les-vaccins-sont-a-l-origine-de-la-plupart-des-maladies-auto-immunes.html
( 16)  http://healthimpactnews.com/2013/vaccines-reduce-newborns-disease-immunity-study/
(17)  http://vaccineimpact.com/2015/dr-andrew-moulden-every-vaccine-produces-microvascular-damage/

Après le cododo vient…

le cododo ??

Le cododo !!

Heu ?!

C’est une blague ?

Beaucoup de parents refusent de dormir avec leur nouveau-né parce qu’ils ont peur de lui donner une mauvaise habitude.  Qu’on devra ensuite casser.  Ou une habitude tout court.  Dont il faudra bien se défaire un jour ou l’autre.  Et bien sûr, ça ne sera pas facile, ça ne se passera pas sans drames, sans larmes…  Parce qu’on ne veut pas que bébé dorme encore entre ses parents à l’adolescence, n’est-ce pas ?  Et parce que c’est ce qui risque d’arriver, bien entendu, si on commence ????

En fait, je trouve qu’on anticipe beaucoup ici.  Qu’on panique carrément !  Qu’on se crée des problèmes qui n’existent pas et qu’on se casse la tête pour rien.  Vraiment pour rien.

Le cododo est vital pour le nouveau-né comme l’est l’allaitement.  Le bébé peut se passer du cododo, certes, mais non sans risques.  J’en ai déjà parlé ici et , je ne m’étendrai pas sur ce sujet des risques.  Et c’est vrai pour des durées similaires à celles de l’allaitement.  Donc, on peut dire que le cododo est indispensable jusqu’à 4 à 6 mois, nettement préférable jusqu’à 12 à 24 mois… et toujours bon au-delà de deux ans pour l’ensemble de la petite enfance, tant que cela convient aux deux parties :  le bébé et ses parents.  Ses deux parents, je dois le préciser.

De la même façon qu’il n’y a pas lieu de priver votre nouveau-né de l’allaitement sous prétexte qu’il faudra bien le sevrer du sein un jour, il est ridicule de refuser le cododo au bébé sous prétexte qu’il devra éventuellement dormir ailleurs que dans la chambre parentale.  Ces raisonnements sont le résultat d’une logique absurde.

De la même façon que l’enfant est programmé biologiquement pour se sevrer un jour du sein, il est prévu dans son développement un moment où il ne ressentira plus le besoin, ni même le désir, de dormir si près de ses parents.

Mais comment ça se passe, concrètement, au bout de quelques mois ?

Il est intéressant de constater que les parents et les experts qui s’opposent au cododo présentent le plus souvent un argument tel que celui-ci :

Bébé va dormir 6-12-20 mois entre ses parents et puis, hop, du jour au lendemain, il va accepter sans se plaindre, sans pleurer, d’aller se coucher tout seul, dans son lit, dans sa chambre… je n’y crois pas une miette !

Hé bien, rassurez-vous, moi non plus, je ne crois pas à cela !  Il y a probablement un ou deux spécimens de ce type d’enfant, mais ça n’a rien à voir avec l’expérience de la très grande majorité.  C’est vraiment mal connaître les familles qui cododotent que d’envisager les choses ainsi.

En fait, le cododo est une méthode évolutive :  la façon de le pratiquer change au fur et à mesure pour s’ajuster aux fluctuants besoins du bébé et de ses parents.

Les premiers mois, ça ressemble à l’une de ces quatre options :
chambre_lit_bebe_de_cododo_sans_barriereCododocododo4Moïse

Les deux façons de faire de gauche sont recommandées pour prévenir tout risque tout en répondant parfaitement aux besoins du bébé.  La troisième méthode correspond à celle que j’ai pratiquée très vite malgré tout, parce qu’on s’y sentait plus à l’aise, personnellement, et qu’on faisait attention côté couvertures, etc., mais que je ne pourrais recommander pour des raisons de sécurité.  Finalement, celle de droite répond moins aux besoins de régulation du bébé et de repos de la mère, mais peut satisfaire certaines familles qui hésitent entre ça et envoyer bébé dans sa propre chambre.

(Une petite parenthèse, en passant, sur cette idée très répandue en psycho-pop selon laquelle un bébé qui dort entre ou près de ses parents est mauvais pour le couple, pour l’intimité.  Nous ne sommes jamais sentis si proches, si unis, mon Hobbit et moi, que pendant ces moments où nos corps formaient un coeur autour de la chair de notre chair.  Nous ne nous sentions pas séparés par notre bébé ; nos pieds, parfois nos genoux se frôlaient et nos doigts s’effleuraient lorsque nous caressions ses petites mains et son bedon rond; nous avions l’impression que bébé nous reliait l’un à l’autre.  C’était comme la constatation sans cesse répétée de ce que notre amour pouvait engendrer de plus parfait et ça le nourrissait.  Ce sont probablement les plus beaux moments de tendresse que nous avons partagés, lui et moi.  Il est vrai qu’avec bébé entre nous, il n’y avait à peu près pas de sexe au lit et assez peu de sexe en général, mais il n’y en aurait pas eu davantage si bébé avait dormi dans sa chambre :  il y en aurait assurément eu encore moins parce que nous aurions été encore plus fatigués.  Par contre, il y avait de la tendresse comme jamais et, passé les premières semaines, de la sensualité à profusion.  Avoir un bébé est une épreuve pour le corps de la femme, qui le change à jamais (prise de poids, vergetures, varices), beaucoup dans le cas du mien, et apprivoiser ce nouveau corps, le laisser guérir parfois (épisiotomie, césarienne), représente un obstacle au sexe beaucoup plus grand que le cododo, … sans parler de la fatigue, de la tension inhérente à la confrontation des valeurs qui vient souvent avec le fait d’élever un enfant, des hormones post-partum, etc.)

Bref, tout cela pour dire que l’on va pratiquer le cododo selon l’une de ces quatre façons pendant un certain temps.  Cela ira de quelques semaines à plus d’un an, selon l’intensité des besoins nocturnes du bébé et le niveau d’aisance des parents.

Puis, viendra un jour où on ressentira le besoin ou l’envie de faire autrement.  La coupure nette, telle que décrite plus haut, est certainement celle qui a le moins de chances d’aboutir à un résultat satisfaisant.  Généralement, les raisons de ce changement désiré seront :
– Un bébé qui bouge trop et risque de tomber du lit.
– Une famille trop à l’étroit parce que bébé a bien grandi et grossi ou dort en étoile ou parce que la mère vit une nouvelle grossesse ou a mis au monde un nouveau bébé avec lequel elle souhaite dormir.
– Un moïse ou lit de cododo devenu trop étroit.
– Un bébé qui ne s’éveille plus la nuit et qu’on croit prêt à plus d’indépendance.
– Un désir d’intimité croissant entre les parents ou de refaire du lit le lieu privilégié des ébats.

Et selon la raison qui motive le désir de changement, plusieurs solutions vont être envisageables :
– installer une ou des barrière(s) sur le lit parental, comme s’il s’agissait d’un lit pour tout-petit.
– enlever le lit et n’en garder que le matelas posé à même le sol, de façon à réduire le risque de blessure en cas de chute.
– transformer le lit de cododo en moïse en fermant le 4e côté pour l’installer plus loin dans la chambre.
– installer bébé sur un matelas simple posé directement au sol (parfois avec une barrière), annexé au lit des parents ou légèrement en retrait dans la chambre.
– faire une chambre au bébé pour qu’il y dorme au moins une partie de la nuit (en soirée quand les parents ne sont pas encore couchés, par exemple), quitte à ce qu’il vienne les rejoindre pour le reste de la nuit lorsqu’il s’éveillera.

Donc, dans les faits, on a rarement un bébé qui a toujours dormi entre ses deux parents qui se retrouve du jour au lendemain seul dans sa chambre pour toute la nuit.  En général, la distance se prend tranquillement.  Bébé continuera d’abord de dormir dans la même chambre, mais dans un lit à lui.  Ou dormira une partie de la nuit dans sa chambre et une autre partie de la nuit dans celle de ses parents.

En outre, ce n’est pas parce que les parents vont faire dormir bébé dans son propre lit ou sa propre chambre qu’ils vont soudainement et du même coup décider de cesser de l’accompagner dans le sommeil.  S’ils le font encore au moment de la transition, mieux vaut qu’ils continuent encore pour un temps à bercer, porter, fredonner une berceuse, s’allonger à côté de bébé, l’allaiter… jusqu’à ce que bébé tombe dans les bras de Morphée, comme ils l’ont toujours fait.  Nullement nécessaire de le priver de tout d’un coup.  Comme pour l’allaitement (encore !), un sevrage en douceur a plus de chance de succès.  Et c’est encore plus vrai pour le bambin qui doit vivre d’autres changements importants (naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur, entrée en garderie, déménagement…) dans le même laps de temps.

Dans tous les cas, l’enfant préfère se faire présenter la nouvelle option de sommeil comme un plus, un cadeau, un privilège qu’on lui offre parce qu’il grandit.  Il aura besoin de temps pour s’habituer, parfois d’encouragements, parfois d’un objet de réconfort (toutou, doudou), parfois d’un retour momentané en arrière, et ce même si c’est lui qui, au départ, avait manifesté le désir du nouvel arrangement de sommeil.

Enfin, rien n’oblige à ce que le cododo cesse alors qu’il s’agit encore d’un bébé.  Certaines familles y trouvent tellement leur compte qu’elles pratiquent la chambre familiale pendant quelques années.  Parfois, le bébé de la famille dort dans le lit de ses parents tandis qu’un frère et une soeur dorment chacun sur un matelas près de ce lit.  Ainsi, dans certaines familles, les enfants vont tous quitter la chambre parentale en même temps, quand le benjamin s’y sentira prêt.  La transition est plus facile si deux enfants (ou plus) la vivent ensemble.

Ce qui m’amène à la question tout aussi sensible du partage de chambre entre enfants d’une fratrie, ce qui n’est après tout qu’une autre forme de cododo, dont sont exclus, cette fois, les parents.

Et si le partage de chambre était ce qu’il y a de mieux pour les enfants ?

Je déplore le fait qu’on parte du principe que c’est parce qu’on n’a pas d’autres choix qu’on décide de mettre deux enfants ou plus dans la même chambre.

Chez nous, il y a 3 chambres au rez-de-chaussée.  Si nous avions voulu que nos deux filles aient chacune sa chambre, cela aurait été simplissime.  Mais mon Hobbit et moi trouvons que c’est mieux pour les filles d’être ensemble.  La 3e chambre est donc la salle de jeux des enfants et aussi, accessoirement, mon lieu de travail (puisque j’ai une garderie en milieu familial) .  Mon Hobbit et moi partageons une chambre, nos filles partagent l’autre.  Ça nous semble tellement logique :  nous aimons dormir ensemble, lui et moi, tout adultes et matures que nous sommes.  Pourquoi pour leur part nos enfants aimeraient-elles mieux dormir seules ?

Je trouve que c’est un beau cadeau que nous leur faisons, dans la continuité du cododo que nous nous sommes offert pendant plus d’un an avec chacune.  Il est clair que le fait que notre Frimousse soit allée rejoindre sa grande soeur a permis qu’elle se sente prête à quitter notre chambre plus tôt que si elle avait dû se retrouver seule.  Dans ce cas, à 2 ans et demi, elle serait probablement encore avec nous parce qu’il n’était pas question de lui forcer la main pour qu’elle accepter de partir.  Elle l’a fait avec le sourire, sentant là un privilège de grande fille.  La présence de sa soeur aînée la rassure.  Et étonnamment, la présence de sa petite soeur réconforte aussi notre « grande » Fée.

Et si elles se chamaillent un peu, parfois, elles développent surtout une belle complicité.  J’ai remarqué à quel point le respect de l’autre est une qualité que le partage de chambre favorise :  quand ma jolie Fée dit à sa petite soeur turbulente de se calmer parce qu’elle « est fatiguée et a besoin de dormir tout de suite » (oui, oui, ma fille de 4 ans dit ça régulièrement), il est rare que ma terrible Frimousse n’essaie pas réellement de garder le silence.  La plupart du temps, elle prend un toutou dans ses bras et le câline, puis elle trouve son pouce et le tète 2 ou 3 minutes avant de sombrer dans le sommeil.  Lorsqu’elle n’arrive pas à se calmer, elle m’appelle et me demande de la bercer, de m’allonger avec elle ou de la coucher dans mon lit.

Nous connaissons tous de ces gens qui sont incapables de dormir paisiblement et profondément à côté de leur conjoint.  Qui ont besoin d’un lit king, d’un matelas de l’espace où on ne sent pas l’autre bouger, de bouchons, du silence total ou d’un disque de bruits blancs, d’un masque sur les yeux, etc.  juste pour réussir à trouver un sommeil de mauvaise qualité, sans cesse interrompu, en compagnie de l’être aimé.  Des personnes qui vont utiliser régulièrement la chambre d’amis pour aller faire le plein d’énergie le temps de quelques vraies nuits de sommeil.  Bref, des gens qui ne savent pas dormir avec l’autre.  Des gens qui se sentent systématiquement  »dérangés » par la présence physique de l’autre.

N’est-ce pas d’une grande tristesse, ces adultes qui n’aiment pas dormir à côté de leur partenaire, qui trouvent insupportable de dormir en compagnie de leur propre nourrisson ?  Ne favorise-t-on pas justement ce problème en choisissant de privilégier le sommeil en solitaire dès le plus jeune âge (dès la naissance même) pour nos enfants ?

Dormir avec un autre, c’est un apprentissage.  C’est apprendre, inconsciemment, à ne pas se laisser réveiller par la respiration de l’autre, ses mouvements, ses réveils (quand l’autre lève la tête de l’oreiller pour regarder l’heure), etc.  Et un apprentissage demande nécessairement de la pratique.  Il est plus facile aussi de créer une habitude dès le départ que de la changer en cours de route, après des années qui l’ont solidement ancrée.

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Je ne crois sincèrement pas que les enfants dorment moins bien à côté de leurs frères et soeurs.  Je crois au contraire qu’il est dans leur nature profonde de mammifères de se sentir bien en présence de ceux qu’ils aiment.  De se sentir en sécurité.  Je crois même qu’un enfant qui a du mal à dormir en compagnie de sa fratrie a intérêt à être confronté à ce problème et à y trouver des solutions (avec l’aide de ses parents) parce qu’il vaut mieux pour lui l’apprendre tôt (enfant) que tard (en dormant dans le même lit qu’un amoureux pour la première fois).

Car après tout, n’est-ce pas ce que nous souhaitons pour nos enfants :  que devenus adultes, ils trouvent l’amour et vivent une vie heureuse en compagnie de l’être aimé ?  Qu’à leur tour, ils connaissent la joie d’être parents et de sentir le petit corps en total abandon de leur bébé de quelques jours assoupi contre le leur ?

Le partage de chambre a tout lieu d’être apprécié sincèrement par les enfants jusqu’à cette délicate période de l’adolescence, où la recherche de l’intimité et une volonté nouvelle d’indépendance pourront amener le désir d’une chambre à soi, rien qu’à soi.  Mais pendant les 10, 11 ou 12 premières années de leur vie, les enfants aiment partager leur espace de sommeil.

Alors, pour répondre à l’interrogation initiale, non, ce n’est pas une blague !  Après le cododo avec leurs parents pendant la ou les première(s) année(s) de leur vie, les enfants peuvent profiter pendant plusieurs années d’un autre type de cododo, celui de la fratrie.  Cela leur permettra fort probablement d’apprécier plus tard, au lieu de le redouter, le retour au sommeil partagé avec un être aimé.