Le fruit pourri est rarement sur la branche…

 

À toutes les mères qui allaitent à la demande, portent leur bébé, le gardent dans leurs bras, dorment avec lui, répondent rapidement à ses pleurs, etc.  bref, à toutes celles qui pratiquent un maternage que l’on qualifie présentement de proximal, on brandit régulièrement cette menace :  « Attention!, tu le gâtes trop, tu vas le pourrir ».

Personnellement, ce type de commentaire me fait sortir les crocs, comme la louve, la lionne de mère que je suis (et non pas une bête poule).

Étudions un peu la chose :  Quel est le sens premier de ces deux verbes, en dehors de cette définition plutôt nouvelle de « trop choyer » (gâter) et de « gâter à l’excès » (pourrir) ?

Gâter :  gâcher, corrompre, abîmer, gaspiller
Pourrir :  dégrader, décomposer, se détériorer

Prenons une pomme.  Est-ce dans l’arbre, bien accrochée à la branche nourricière ou plutôt sur le sol, séparée physiquement de l’arbre, qu’elle a le plus de risques de se gâter, de pourrir ?

Il me semble que la réponse ne fait aucun doute.

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