Sommes-nous des végétaliens qui s’ignorent ?

mangefleurDernièrement, je suis tombée sur un article assez troublant dont le titre dit tout :  L’homme est Herbivore, la preuve par 16.  Dans celui-ci, l’auteur décrit 16 caractéristiques physiologiques de l’être humain qui le rapprochent des animaux herbivores et le distingue à la fois des carnivores … et des omnivores.  Ce qui, avouons-le, a de quoi étonner puisque nous apprenons dès l’école primaire que nous appartenons aux omnivores…

Si tel était le cas (je n’ai pas vérifié la véracité de chacune de ces 16 affirmations, étant très peu calée en biologie), cela signifierait que le seul régime alimentaire qui conviendrait réellement à l’être humain serait le végétarisme… ou plutôt, en fait, le végétalisme.

Un petit mot sur la différence entre ces deux termes si semblables dont je retranscris les définitions pour être certaine que nous parlions des mêmes choses :

Végétarisme« Régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourt). »  (Larousse)

Végétalisme« Régime alimentaire excluant tout aliment d’origine animale. » (Larousse)

Bref,  même si une conscience du sort des animaux d’élevage et un fort intérêt pour leur santé unissent les végétariens et les végétaliens, concrètement, leur régime alimentaire quotidien diffère énormément.  La grande différence entre le végétarien et le végétalien, c’est que le premier s’oppose à tuer des animaux pour s’en nourrir, tandis que le second décide de ne rien manger qui soit issu du monde animal :  ni viande (incluant bien entendu volaille, poisson, fruits de mer), ni produits laitiers, ni oeufs, ni miel.

Ainsi, seul le végétalien est un herbivore.  Le végétarien demeure, quant à lui, un omnivore.

Donc, si nous sommes physiologiquement des herbivores, nous serions tous plus en santé si nous étions strictement végétaliens puisque nous sommes conçus pour l’être.

En effet, un animal physiologiquement herbivore ne se portera jamais bien si on l’alimente avec des chairs animales.  Comme ces vaches nourries de farines animales qui ont développé assez rapidement des déficiences neurologiques graves :  la maladie de la vache folle…  tout le monde s’en souvient.  Pourquoi donc en serait-il autrement pour l’être humain ?

Je trouve les arguments physiologiques intéressants parce qu’ils nous sortent du discours habituel sur les vertus éthiques (souffrance animale) et environnementales du végétalisme.  Je les trouve aussi plutôt convaincants (dans la mesure où je fais confiance à l’auteur et à la qualité de ses sources).

Tout de même, je m’interroge.  Si nous sommes faits pour être végétaliens, comment se fait-il qu’un tel régime alimentaire soit constamment accusé d’entraîner presque automatiquement quelques carences* qui ne peuvent être évitées que par la prise de suppléments alimentaires (ou par des pirouettes alimentaires qui me paraissent incroyables, surtout avec de jeunes enfants) ?

Je comprends qu’au 21e siècle, il soit tout à fait possible d’être végétalien et en excellente santé grâce à la qualité des suppléments alimentaires que nous pouvons facilement nous procurer.  Mais dire qu’un tel régime est dans notre nature me semble paradoxal.  Il n’y a rien de naturel au fait de se supplémenter.

Est-ce parce que Mutien (l’auteur de l’article) est dans l’erreur ?  Ou est-ce seulement que notre régime alimentaire actuel nous a tellement dénaturés, fait oublier, que nous ne connaissons plus les aliments qui nous nourriraient vraiment ?

Qu’en pensez-vous ?  Plus sain, le végétarisme ?  (j’en suis certaine, quant à moi, même si la viande me manquerait si je m’y mettais sérieusement)  Encore plus sain, le végétalisme ?  C’est une impression qui m’effleure de plus en plus souvent.  Surtout peut-être depuis que j’ai perdu 14 livres sans plus d’efforts en réduisant ma consommation de produits laitiers…  Surtout depuis que je redécouvre les noix et les graines, et leur beurre.

Pourquoi alors ne trouve-t-on dans toute l’histoire de l’humanité aucune société entièrement et exclusivement végétalienne ?  Serait-ce seulement qu’il est dans notre nature humaine de vouloir contrer notre nature humaine ?

Pour la santé de mes enfants, j’ai envie de me poser sérieusement la question.  J’ai envie de leur offrir autant que possible l’habitude de ne manger que ce qui est vraiment bon pour elles.  J’ai envie de tenter le changement.

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*  Je ne parle pas ici de ces carences que les médecins et certains nutritionnistes nous brandissent tels des épouvantails si nous osons exprimer le désir d’élever notre enfant dans le végétarisme, ou pire! le végétalisme :  je sais que l’on ne manquera ni de fer, ni de calcium, par exemple, dans un régime végétalien bien mené.  Je sais aussi que la vitamine D n’est qu’ajoutée au lait, qu’on peut l’ajouter ailleurs (ce que je fais en hiver) et surtout prendre un peu de soleil pour la synthétiser soi-même.  Je parle plutôt de certaines vitamines du groupe B qui semblent ardues à ingérer en quantité suffisante dans une alimentation végétalienne.

Sources

Pour lire l’intégralité de l’article « L’homme est Herbivore, la preuve par 16 » :  http://mutien.com/site_officiel/?p=6333
Sur le même sujet :  http://www.unjoursansviande.be/sommesnousbiologiquement.html

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