Pour en finir avec la perfection de la mère de Caillou

Je viens de lire un article* dans lequel l’auteure, Nancy Doyon (coach familiale), cite les parents de Caillou comme modèle de « parents parfaits ».  Son article tente ensuite de décrire de vrais parents parfaits, qui sont plutôt à l’opposé des parents de Caillou, finalement.  Or, ce n’est pas le contenu de son texte dont j’ai envie de traiter ici parce qu’en fait je suis loin d’être d’accord avec les théories de cette femme qui s’attaque aux seuls aspects des parents de Caillou qui m’apparaissent positifs (leur patience, leur dévouement, leur disponibilité).

Mais cela n’est pas la première fois que j’entends dire que les parents de Caillou sont parfaits, trop parfaits, insupportablement parfaits.  Qu’ils sont des modèles impossibles à imiter, impossibles à égaler.  Et donc que les mères qui tenteront d’êtres aussi « bonnes » que celle de Caillou risqueront le découragement, la déception, la dépression. Bref, que ce sont des personnages culpabilisants parce qu’on est incapable d’être aussi génial qu’eux !

Même sur le site de la maison d’édition, il y a une section intitulée « pourquoi les parents de Caillou sont-ils si parfaits? ».  C’est tout dire.

Sauf que moi, les parents de Caillou, je suis loin de les trouver parfaits !  Au contraire, je les trouve horriblement mauvais à bien des égards !  En fait, ils m’insupportent tout particulièrement !

Mes filles ont reçu 4 livres de Caillou en cadeau.  Elles aiment beaucoup, passionnément ces livres, grâce à la simplicité de leurs histoires, du vocabulaire utilisé, et aux vives couleurs.  Mais moi, je les déteste !  Tous sauf un, La cachette secrète, une jolie histoire à propos de laquelle je n’ai rien à redire (je dois d’ailleurs spécifier que Caillou y est gardé par son grand-père et que ses parents sont absents de l’histoire…)

Bref, je déteste les livres de Caillou.   À cause d’eux, j’ai dû donner des explications à n’en plus finir sur des sujets déplaisants.  Parce que ces fichus livres m’ont obligée à faire découvrir à mes filles des façons de prendre soin des enfants qu’elles ignoraient et qu’elles auraient pu continuer d’ignorer.  Sans le vouloir, je les ai exposées à une parentalité, une maternité nulles !

Vous avez regardé les dessins animés, lu les bouquins… et vous ne comprenez pas du tout de quoi je veux parler ?  Vous trouvez que les parents de Caillou sont globalement de bons parents, de bons modèles ?

Lisez la suite de ce petit texte et nous verrons si c’est toujours le cas.

Je vais baser mon argumentation sur ce que je connais de Caillou, soit les 3 horribles bouquins de mes filles.  Vous pourrez me dire que c’est un échantillonnage assez petit, mais lorsque vous aurez vu le nombre de défauts que je trouve aux parents dans ces 3 livres seulement, vous admettrez que même si c’était là leurs seules et uniques imperfections, ils seraient quand même bien loin de se mériter la palme des meilleurs parents, bien loin de la perfection qu’on leur attribue !

Le livre des parents qui vont regretter leur méthode éducationnelle :  Caillou range ses jouets :

En gros, dans cet adorable bouquin, Caillou a laissé traîner ses bébelles partout dans la maison et autour.  Rien de bien surprenant chez un bambin d’environ 4 ans.  On pourrait déjà reprocher aux parents de Caillou de n’avoir pas fait un peu de prévention et de ne pas lui avoir enseigné à se ramasser au fur et à mesure.  Mais c’est là faute mineure et ils se reprennent au moins en lui demandant de ramasser ses affaires lui-même plutôt qu’en le faisant à sa place.  Un point pour eux !  Mais c’est là qu’après cette petite fleur, je m’élance pour le pot…

Échec parental numéro 1 :  Comment les parents de Caillou l’encouragent-ils à ranger ses jouets ?  En lui promettant une récompense !  Il n’aura pas sa récompense tant qu’il n’aura pas ramassé tous ses jouets.  Ouf, ça commence mal.  Voilà un joli cercle vicieux.  Voilà comment on crée un enfant-roi, paresseux, qui ne lèvera pas le petit doigt sans une bonne carotte bien alléchante pendue devant ses yeux.

Échec parental numéro 2 :  La teneur de la récompense.  Caillou aura droit à un énorme bol de mousse au chocolat.  Oh la la !  Récompenser avec de la nourriture, vraiment ?  On le sait, c’est une excellente façon de créer un rapport malsain avec la nourriture.  C’est le premier pas vers le contenant de 2L de crème glacée pour guérir une peine d’amour.  Je ne suis pas convaincue par la méthode punition/récompense, mais au moins, la base, c’est de choisir une récompense comme une activité plaisante avec papa, une promenade avec maman, bref d’offrir sa présence et son temps en récompense, pas des biens matériels.  Encore moins des aliments.

Échec parental numéro 3 :  Bébé gavé d’aliments sucrés.  Quand Caillou entre dans la cuisine, sa petite sœur, dans sa chaise haute parce qu’elle est un grand bébé, est en train de se gaver du contenu d’un immense bol de mousse au chocolat.  Sincèrement, je prône une alimentation de qualité où des aliments aussi peu nutritifs et aussi sucrés, artificiels n’ont pas leur place, surtout avec des bébés.  Et quand on en offre, la modération a toujours meilleur goût.  Surtout qu’on ne parle pas ici d’un aliment offert à l’occasion d’une célébration quelconque ni même en dessert, mais d’un goûter tout ordinaire de l’après-midi.  Bou !

Le livre juste un peu poche :  Caillou – Le bain :

Je ne m’étendrai pas trop longuement sur les erreurs commises par les parents de Caillou dans ce livre.  D’ailleurs, dès la page couverture, n’importe quel observateur un peu éveillé pourra repérer deux comportements fautifs.

Échec parental numéro 4 :  Le gaspillage d’eau.  Qui dit bain dit plaisir de l’enfant.  Heureusement, car sinon le temps serait long avec un acte qui sera à recommencer tous les 2 ou 3 soirs, voire tous les soirs.  Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille céder à tous les caprices de l’enfant, surtout quand ces caprices se font au détriment de l’environnement…  La baignoire de Caillou déborde.  C’est trop d’eau.  C’est un gaspillage éhonté !  Un enfant peut et devrait être sensibilisé très tôt à la protection des ressources naturelles au quotidien.

Échec parental numéro 5 :  La mousse.  La peau des bébés et des jeunes enfants est très sensible.  Il est du devoir du parent de la protéger en utilisant des produits pour le bain naturels et en évitant un assèchement inutile, inévitable si on ajoute à l’eau du bain des produits moussants.  Un enfant ne connaît que ce qu’on lui montre.  Si on ne met jamais de mousse dans son bain, il n’en réclamera pas (à moins qu’on lui montre un maudit bouquin avec des images de bains remplis de bulles…)   Mais les parents de Caillou se foutent probablement de la santé de la peau de leur fils…

Le pire de tous les livres :  Caillou – La petite sœur :

La première page de ce livre où Caillou devient grand frère annonce quelque chose de bien.  Mais cela se gâte dès la troisième page, celle où les parents de Caillou reviennent de l’hôpital avec le nouveau-né.  On peut alors lire ces phrases :
« Caillou est très surpris.  Sa sœur n’est pas capable de marcher.  Elle ne peut pas manger toute seule.  La sœur de Caillou ne sait pas parler.  C’est un bébé. »

Échec parental numéro 6 :  Les parents de Caillou ne l’ont pas préparé ou l’ont très mal préparé à la venue de sa petite sœur.  Ils ont oublié de lui expliquer ce qu’est un bébé, les soins que cela demande, l’idée qu’il va grandir, changer, se développer, mais qu’il naît petit et dépendant.   S’ils lui avaient montré des photos de lui bébé, expliqué à quoi servent les différents accessoires qu’on utilise avec un bébé (petit bain, coussin d’allaitement, porte-bébé, etc.), il aurait été moins désagréablement « surpris », c’est-à-dire déçu, lui qui semblait s’attendre à un petit compagnon de jeux.

Page suivante :  « … tout le monde dit que le bébé est mignon.  Tout le monde oublie Caillou. »

Échec parental numéro 7 :  Les parents de Caillou et leurs visiteurs lui accordent moins d’attention qu’à l’habitude, fascinés qu’ils sont par le bébé.  Pour alimenter la jalousie envers le nouveau-né, il n’y a rien de mieux !  Dans les premiers temps, s’il est vrai que maman est accaparée par le bébé, elle doit quand même garder une main libre à l’occasion pour câliner son grand, qu’elle l’implique dans la vie du nouveau-né.  Il faut aussi que papa s’implique auprès de l’enfant pour qu’il ne se sente pas rejeté, oublié.  C’est enfin le rôle des parents de rappeler aux visiteurs qu’en plus du bébé tout neuf, ils ont un grand enfant qui doit être rassuré sur leur amour par des marques d’attention.

Page 6 :  « Caillou veut être petit, comme Mousseline.  Caillou fait pipi dans son lit.  Caillou demande à sa maman de le bercer.  Caillou veut boire au biberon. »  Texte joyeusement accompagné d’une photo de Caillou assis sur les genoux de sa maman tout sourire alors qu’il boit au biberon.

Échec parental numéro 8 :  Absence d’allaitement.  Mousseline est nourrie au biberon.  Sinon, Caillou aurait demandé le sein, pas le biberon.  Il n’y a rien de bien là-dedans, déjà.  C’est juste un mauvais exemple à montrer aux enfants, qui rappelons-le, apprennent par imitation et reproduisent les comportements qu’ils voient le plus souvent autour d’eux, à la télé et dans les livres.  C’est juste une illustration de mauvais goût dans un livre destiné aux petits de 2 ans et plus.

Enfin, la dernière page de ce chef-d’œuvre de la littérature pour tout-petits, la plus navrante de toutes :
« La sœur de Caillou pleure.  Elle a perdu son biberon.  Elle n’arrive pas à le retrouver.  Caillou prend le biberon et le donne à Mousseline.  Elle arrête de pleurer. »

Échec parental numéro 9 :  Les parents de Caillou ne sont pas là pour répondre aux pleurs de leur petit bébé.  C’est déjà d’une grande tristesse puisque l’on sait que la confiance en soi et la capacité de faire confiance aux autres sont toutes deux influencées négativement dans leur développement chez un nourrisson qui vit des délais d’attente, dont la réponse des parents à ses pleurs n’est ni rapide ni constante.

Échec parental numéro 10 :  Mais comment un petit bébé comme Mousseline a pu « perdre » son biberon ???  Soit le livre implique un saut formidable dans le temps entre la page précédente (où Mousseline est lavée dans le petit bain de plastique) et celle-ci, où elle serait en âge de tenir un biberon, soit (et son aspect physique sur le dessin m’oblige à préférer cette interprétation) les parents de Caillou nourrissent leur bébé naissant « à la couverte », c’est-à-dire en lui coinçant le biberon contre la bouche et en l’abandonnant à son sort le temps de vaquer à d’autres occupations.  Pour moi, c’est un comportement tout à fait inacceptable !  Nourrir à la couverte devrait être considéré comme un acte de maltraitance, rien de moins !  Déjà, je suis choquée, outrée qu’on parle de perfection maternelle pour une femme qui n’allaite pas son bébé… mais ne pas lui donner le biberon affectueusement, dans les bras, les yeux rivés sur son petit visage, bref ne pas donner d’amour à son bébé pendant chaque boire, c’est la goutte qui fait déborder le vase !

La mère de Caillou n’est pas du tout un modèle à suivre.

La mère de Caillou n’est pas une mère parfaite.

La mère de Caillou est une mère indigne !  C’est dit, bon !

*  Si cela vous intéresse, voici le lien pour cet article de Nancy Doyon à la qualité plus que douteuse :  http://www.mamanpourlavie.com/vivre-en-famille/etre-parent/5887-le-mythe-de-la-maman-de-caillou.thtml?page=2

** http://www.editions-chouette.com/tout-sur-caillou/les-questions-les-plus-courantes/pourquoi-les-parents-de-caillou-sont-ils-si-parfai

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11 avis sur « Pour en finir avec la perfection de la mère de Caillou »

  1. bonjour, bien vu pour les « défauts des parents » et tant mieux qu’ils ne soient pas parfaits… en revanche, le fait que le bébé ne prenne pas le sein est-il vraiment un problème ??? d’après vous toutes les femmes devraient allaiter, donc ? pour ma part, je pense que le choix doit être laissé à chaque mère… la relation au bébé est-elle réellement plus bénéfique au bébé au sein qu’au bébé au biberon ? rien n’est moins sûr… en revanche, je suis d’accord avec le fait qu’il vaille mieux un lait maternel qu’un lait maternisé… cependant, pour des tas de raisons, bien des mères ne font pas ce choix et votre propos peut être vécu comme culpabilisant pour ces mères… dommage…

    • Je ne pense que le fait de voir une mère allaiter son bébé dans un livre destiné à ses enfants fera culpabiliser une mère qui donne le biberon. Si c’était le cas, c’est qu’elle n’assume pas son choix. Personnellement, je suis convaincue que la relation est plus intime au sein qu’au biberon. Pour avoir fait les deux, j’ai vu une énorme différence, même quand le biberon est donné affectueusement dans les bras. Et il y a plusieurs textes qui abondent en ce sens (vous pouvez visiter l’excellent blogue à saveur scientifique « Allaitement : bonheur et raison », si ce sujet vous intéresse). L’allaitement, ce n’est pas que du lait.
      Je pense que les livres pour enfants participent de leur vision du monde, de la construction de leurs valeurs. En ce sens, il aurait été beaucoup plus bénéfique que la mère de Caillou allaite Mousseline, car cela aurait contribué à normaliser l’allaitement aux yeux des petits qui le lisent. Et donc encouragé l’allaitement pour la prochaine génération. Au lieu de cela, on normalise le biberon, c’est franchement dommage quand on a la chance de travailler avec des personnages dessinés qui ne risquent pas d’avoir des gerçures ou des problèmes de pudeur 😉

      • Je me demande comment vous ferez pour expliquer à vos progénitures comment la reine des neiges fait pour fabriquer un palais de glace juste par la pensée, alors qu’en vrai c’est impossible, et aussi comment le nez de Pinocchio s’allonge quand il ment, quoique ce sera peut être plus facile pour vous d’expliquer le mensonge à vos enfants… *Louisette

      • C’est la différence entre un livre qui représente la « vraie » vie (un univers bien réaliste, comme celui de Caillou) et un film fantaisiste, où règne la magie. Ma fille fait bien, très bien la différence entre les deux. Même le film Mary Poppins n’a pas amené d’ambiguïté pour elle, malgré son cadre réaliste : elle a reconnu l’invraisemblance et la magie.
        L’imaginaire, au sens d’un monde différent du nôtre, est un sujet à débat entre mamans proximales. J’en ai parlé dans mon billet sur le parentage de proximité. Pour certaines, faire croire au Père Noël, évoquer la magie, parler de dragon ou de licorne, c’est mal, c’est mentir à son enfant.
        Personnellement, je n’y crois pas. Peut-être parce que je suis une littéraire de formation. J’aime les livres ! Je les aime surtout pour ces univers autres et captivants qu’ils nous proposent. J’ai été gorgée de contes de fée dans mon enfance et j’en garde un excellent souvenir. Pouvoir respirer sous l’eau comme une sirène, devoir me méfier des vilaines sorcières, fuir un géant en chevauchant une licorne : ça alimentait mes jeux. Je ne crois pas faire de mal à mes enfants en leur ouvrant toutes grandes les portes de ces mondes fantastiques… C’est mon opinion de littéraire : si on en exclut toute magie, on assassine un peu l’enfance.

  2. Pour faire suite aux commentaires précédants, si on demandait aux bébés quel est leur choix, ils choisiraient d’emblée l’allaitement. Dès sa naissance, le nourrisson cherche le mammelon et il est même capable de l’attraper avec sa bouche de lui-même, en rampant sur le ventre de sa mère. Parce qu’il est programmé pour téter au sein. Le non-allaitement, en plus de nuire à la santé des bébés, est une nuisance environnementale. La culture du biberon fait en sorte que de nombreuses mères qui veulent allaiter n’obtiennent pas un support adéquat, même (et surtout!) de la part des professionnels de la santé, et que ces mères sont souvent discriminées dans leur droit d’allaiter là où leur bébé en a besoin. Il serait donc plus que temps que les personnages d’histoires pour enfants commencent à être de meilleurs modèles, surtout pour aider à (re)normaliser l’allaitement. Parce que l’allaitement est la norme biologique chez les mammifères. Si des mères se sentent culpabiliées, c’est qu’elles ne sont pas à l’aise avec leur choix, ou qu’elles n’ont pas fait la paix avec leur échec. Tout le monde serait d’accord avec le fait qu’il serait innacceptable de voir la maman de Caillou fumer des cigarettes, ou encore de voir son papa prendre une bière au déjeuner. Parce que ce ne serait pas un bon modèle. Alors pourquoi ne pas avoir le droit d’être dérangé de voir un bébé nourri artificiellement, d’autant plus que ce mode d’alimentation est néfaste pour sa santé et l’environnement et qu’il encourage la sur-exploitation cruelle des vaches laitières? Mais bon, on voit bien que Caillou et sa famille n’ont pas été créés pour véhiculer de bonnes valeurs!

    • Il me semble que l’allaitement demeure un choix, et non une obligation! Je suis d’accord sur le fait que les vertus de l’allaitement sont grandes, et les bienfaits ne sont plus à prouver, mais de là à proclamer que le non allaitement nuit à la santé des bébés, c’est un peu fort! Certaines mamans choisissent de ne pas allaiter, et certaines ne peuvent tout simplement pas, elles n’en sont pas des mères indignes pour autant! Elles se sont déjà assez culpabiliser comme ça, notamment par les professionnels de la santé, dont les infirmières du CLSC qui font les suivis post nataux (je ne sais pas à quels professionnels vous avez faites affaire, mais je suis étonnée puisque la pression pour que les mères allaitent est extrêmement forte), sans que tout le monde s’y mettent aussi!
      J’ai allaité un mois…jusqu’à ce que ma fille soit malade: elle est en effet allergique à la protéine de lait de vache, protéine de lait de chèvre, soya, gluten, et les médecins m’ont conseillé d’éliminer également toutes les légumineuses de mon régime alimentaire…j’ai donc cessé d’allaiter, et elle a un lait spécial pour les allergies croisées…et croyez moi je me suis proposée un paquet de régimes très restrictifs afin de pouvoir poursuivre l’allaitement, et j’ai refusé (étant déjà extrêmement maigre avec régime hypercalorique, je savais que je perdrais encore plus de poids en suivant ces restrictions, et que je serais malade, ce qui n’est pas une bonne chose avec un bébé à la maison), et je suis très à l’aise avec ma décision! J’adore ma fille plus que tout et je suis une bonne mère, mais si j’ai choisi le biberon: ça lui a permis d’enfin manger à sa faim sans souffrir ! À chacun son choix!

      • L’allaitement étant la norme pour le bébé humain, il est vrai de dire que tout lait qui répond moins bien à ses besoins que le lait de sa mère nuit à sa santé. C’est simplement un fait, pas une critique de l’autre maman.
        L’allaitement n’est un choix que dans la mesure où on accepte dans notre société que les besoins et même les désirs des adultes passent avant les besoins primaires des bébés. Autrement, on reconnaît d’emblée que l’allaitement est un droit fondamental du bébé qui vient de naître, qui en tant qu’être humain a effectivement des droits.
        Cela dit, renoncer à l’allaitement dans certaines circonstances particulières trop difficiles n’a pas grand-chose à voir avec le fait de choisir de ne pas allaiter. C’est comme donner un antibiotique : on sait que cela détruit la flore intestinale et que donc cela risque de nuire à la digestion et à l’immunité. Mais guérir le problème de santé répond aussi à un besoin du bébé et l’on fait alors un choix entre deux maux. Cela ne fait pas de la maman une mère indigne. Mais je rappelle qu’il s’agit là en quelque sorte davantage d’un non-choix que d’un choix.

      • Pour ce qui est de l’allaitement possible seulement avec des régimes d’éviction, cela dépend en fait surtout de l’alimentation de base de la maman et de sa capacité d’adaptation. Cela reste possible même en cas de polyallergie, la plupart du temps. Personnellement, je ne consomme régulièrement ni produits laitiers, ni soya déjà. Il me faudrait faire un effort pour le gluten, mais je suis déjà habituée à varier beaucoup les produits céréaliers et à en manger peu. Je ne m’ennuierais réellement que des légumineuses et c’est un sacrifice que je serais prête à faire. Les œufs, ça, ça serait horrible pour moi, j’en mange beaucoup.
        Il ne faut pas oublier non plus que ce bébé polyallergique devra un jour manger avec sa famille et qu’il faudra alors voir à quel point toute la famille devra modifier son alimentation de toute façon…

  3. Le coup du bain moussant m a fait bien rire! Ma fille de deux1/2 ans n en avait jamais entendu parler, et la bim on lit t choupi prend son bain et tchoupi évidemment ne prend que des bains moussant, ça n a pas manqué : »maman tu fais de la mousse de bain pour moi? » allez j ai craqué j essaie de lui mettre du savon assez doux(weleda) m enfin bon Mam’zelle voudrait la mousse a chaque fois maintenant, merci qui? Merci tchoupi !!!

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