Le deuil de l’allaitement

Il y a quelques temps, j’ai vu à Canal Vie un reportage très touchant sur la fausse couche (Fausse couche, vrai deuil).  Ce que j’en ai retenu de plus important, c’est que les femmes qui faisaient une fausse couche avaient souvent beaucoup de mal à faire leur deuil de ce bébé perdu parce que, justement, on ne reconnaissait pas qu’elles avaient perdu un enfant.  C’était « juste un fœtus ».  Et pas le bébé dont elles s’étaient mises à rêver ou qu’elles avaient espéré longtemps.  Juste un fœtus.  Pas la chambre déjà préparée et qui restait vide.  Pas les rêves envolés.

En acceptant de leur dire que la perte qu’elles avaient vécue était vraie, effectivement terrible et qu’elles avaient le droit d’être tristes, d’avoir du mal à s’en remettre, au lieu de leur lâcher :  « vous êtes encore jeunes, vous en ferez un autre » ou autre phrase de circonstance qui minimise la perte, on leur permet enfin de faire petit à petit leur deuil.  Parce qu’il faut d’abord pleurer.  Vivre sa peine à fond, sans gêne.  Qu’on ne se libère qu’ensuite.

De ce que je constate, les femmes qui doivent faire le deuil de l’allaitement vivent exactement la même chose.  Pour les consoler, on minimise leur perte par des phrases telles que « ton bébé va grandir normalement même avec de la préparation », « je n’ai pas été allaité et je suis en bonne santé », « mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein donné à contrecœur », etc.  Bref, ce qu’on leur dit, c’est qu’elles n’ont pas de raison d’être tristes d’avoir raté leur allaitement parce que donner un biberon, c’est bien aussi.  Ce qu’on leur dit, c’est que l’allaitement, ce n’est pas vraiment important, que ça ne change pas grand-chose.  Ce qu’on leur dit, c’est que leur peine n’est pas justifiée et qu’elles ne devraient pas la vivre.  Ce qu’on leur dit, c’est qu’elles ont tort de ressentir ce qu’elles ressentent.  Et, par conséquent, elles n’arrivent pas à faire le deuil de leur allaitement.

Ces femmes accusent souvent les « pressions pro-allaitement » ou la « stigmatisation du biberon » d’être à l’origine de leur douleur et de leur difficulté à passer par-dessus cet échec de leur allaitement.

Personnellement, je crois qu’au contraire, dans une société où tout le monde admettrait que donner le sein est la seule façon normale et souhaitable de nourrir un bébé, on comprendrait et on accepterait mieux la peine des quelques femmes qui devraient renoncer à l’allaitement (ou à l’allaitement exclusif).  Dans une société où toutes les femmes essaieraient vraiment d’allaiter leur enfant, on compatirait à la peine des femmes qui ne le peuvent pas.  Et donc en les aidant à verbaliser, à exprimer leur déception face à cet échec, on leur permettrait de faire le premier pas vers la guérison de leur peine.

Parce qu’après tout, pourquoi existe-t-il une stigmatisation du biberon ?  À cause de pauvres femmes qui n’ont pas eu la chance d’allaiter ?  Non.  À cause de ces femmes qui ne veulent pas allaiter.  Ces femmes qui ont décidé avant même la naissance de leur enfant qu’elles n’allaient pas lui faire ce don de soi, qu’elles préféraient penser à leurs besoins de femmes et de mères qu’aux besoins de leur nouveau-né.  Si certaines allaitantes ressentent un malaise face à une mère qui donne le biberon, c’est qu’elles ont peur de se trouver en face d’une telle mère égocentrée.  Une mère trop différente de leur conception de la maternité pour qu’elles puissent espérer un dialogue.  Ou parce qu’elles craignent que la peine réelle qu’elles-mêmes ressentent pour cet enfant qui n’a pas le plaisir de vivre l’allaitement ne soit pas partagée par les parents de l’enfant eux-mêmes.

Oui, l’allaitement est important.  Oui, l’allaitement est l’un des éléments-clé de l’attachement.  Oui, les bébés allaités deviennent des enfants et des adultes en meilleure santé que ceux nourris artificiellement.  Oui, les bébés allaités sont en moyenne un peu plus intelligents et meilleurs à l’école.  Oui, ils risquent moins l’obésité et le lot d’ennuis qui viennent avec elle.  Oui, ils souffrent moins souvent de problèmes de santé mentale.  Oui, l’allaitement est l’un de ces aspects de la maternité dont on se souvient longtemps.

Oui, donc, si l’allaitement ne marche pas, si ça ne marche pas longtemps ou si ça ne marche qu’à moitié, vous avez le droit d’être déçue, fâchée, frustrée, triste.  Vous avez le droit de pleurer.  Votre peine est justifiée.  C’est toute une expérience dont vous serez privée, dont sera privé votre bébé.

Pourquoi vous mentir ?  Pourquoi tenter de vous faire croire que ça ne fait pas vraiment de différence, que ce n’est pas grave ?  Vous le sentez, vous le savez, au fond de vous, dans vos tripes de nouvelle maman, que vous avez perdu une chose importante.  Comme ces femmes qui font une fausse couche sentent profondément qu’elles ont perdu plus que « juste un fœtus ».

Donnez-vous le droit d’avoir de la peine.  De l’exprimer.  Aussi longtemps et aussi fort que nécessaire.  Et ainsi, donnez-vous le droit de passer éventuellement, et seulement ensuite, à autre chose.

Peu importe la raison pour laquelle votre allaitement n’a pas fonctionné :  problème hormonal de votre part, opération aux seins, césarienne, prématurité du bébé, mauvaise succion ou frein de langue, mauvais conseils, manque de préparation, etc.  L’important, ce n’est pas de chercher un coupable.  Ça ne changera plus rien, il n’est pas possible de revenir en arrière.  Ce qui importe, c’est de réussir à faire ce deuil pour vous permettre de profiter entièrement, pleinement de votre maternité.  Pour vous permettre aussi que la prochaine fois, vous ayez à nouveau le goût d’essayer l’allaitement et la confiance que vous pouvez réussir.

Pour que vous ne deveniez pas l’une de ces frustrées de l’allaitement qui le dénigrent pour ne pas avoir à avouer qu’elles auraient préféré que ça marche.  Des femmes comme on en voit malheureusement trop sur les forums à se vanter que finalement elles préfèrent biberonner ou que leur enfant est en si bonne santé malgré tout, comme si elles essayaient de se convaincre elles-mêmes.

Les pro-allaitantes ne sont pas vos pires ennemies, mais vos meilleures alliées.  Personne ne comprend mieux qu’elles l’ampleur de votre perte.  Personne ne compatit davantage à votre peine.  Et surtout pas, en aucun cas, ces femmes qui ont choisi de donner le biberon.

Personne, peut-être, ne pourra comprendre pourquoi je perçois la fin de mon premier allaitement comme un échec.  Après tout, il a duré 13 mois.  Mais moi, je sais ce que nous avons perdu ma petite Fée et moi à l’époque.  Je le sais parce que ce bonheur, je le vis maintenant tous les soirs et tous les matins avec ma Frimousse.  Aujourd’hui, je vis enfin cette peine sereinement, comme je m’ennuie tendrement de ma grand-mère décédée il y a 15 ans sans être déchirée par le souvenir de son départ.  J’ai enfin fait mon deuil.

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21 avis sur « Le deuil de l’allaitement »

  1. c’est dingue,comme ton article me touche. Car je viens de vivre une expérience dingue il y a une heure à peine. J’ai arrêté d’allaiter il y a 18 mois et je rentre d’un voyage en train ou j’ai vu une maman allaiter… je n’ai pas pu m’empêcher de retenir mes larmes… Je crois que la maman l’a vu… TU auras peut etre la chance de revivre cette expérience…pas moi, et là c’est le vrai deuil !

    • Merci, je me sens moins seule avec mes « démons intérieurs ». Tu as raison, mon deuxième allaitement m’aide beaucoup à faire le deuil de cette deuxième année d’allaitement que je n’ai pas pu vivre la première fois. Mais quand il sera terminé, ce deuxième et dernier, je suis certaine que je ressentirai aussi ce pincement, cette nostalgie devant une maman qui allaite…

      • profite à fond alors ! ce que tu fais déjà , je n’en doute pas…
        C’est rigolo, je pense que mon petit loup percevait que j’etais triste que cela s’arrête ..le jour de la fête des mères (2 mois après le sevrage définitif) il avait manifesté l’envie d’une dernière petite tétée…j’avais trouvé cela adorable.

  2. Alors voilà je pleure! 2 bébé et deux affreux gâchis d’allaitement… Mon mari et tout le monde me prend pour une tarée d’avoir autant de chagrin par rapport à ça. Moi-même je m’en veux… merci de m’autoriser cette peine et d’y mettre des mots. C’est effectivement comme le deuil de mon père (pas avec la même violence quand-même) ; cette conscience de perte, de tout ce qui aurait pu être et finalement n’aura pas été ou ne sera pas. Merci.

  3. Chère Zalah,

    J’ai eu la chance d’allaiter 2 ans et demi. Je n’en tire aucune gloire, ni aucune honte. Je l’ai fait sans y réfléchir, parceque l’humain est fait pour ça et que mon fils et moi y avons trouvé notre compte tout simplement. Je n’avais pas prévu de durée minimum, je me suis qu’on verrais bien où ça se termine.
    Je ne connais pas les raisons t’ont fait mettre un terme prématuré à ton allaitement, je ne me permettrais donc pas de juger du bien fondé ou pas de ta peine (qui peut se targuer d’avoir ce droit de toute façon?)
    J’ai bien compris ce parallèle que tu fais entre le deuil d’un enfant à venir et celui de l’allaitement, il ne me choque pas bien au contraire. Il en va de même pour beaucoup de choses.
    Les gens, parfois pourtant pétris de bonnes intentions veulent te faire voir la lumière plutôt que la souffrance, en dénigrant ta douleur. (Ce n’est pas si grave, il y a pire, tout va bien maintenant et c’est ce qui compte etc…) Je le trouve juste. Une douleur est une douleur, un deuil est un deuil quelqu’en soit l’origine.
    Cependant, en tant que maman allaitante longue durée je me permet de dire ce que je ressens en lisant certains de tes propos: Je me trompe peut-être mais je te sens en colère.
    Quand je te lis, j’ai l’impression que tu as besoin de dénigrer les autres, les biberonnantes, pour que ton mal-être de l’époque (et peut-être encore actuel) soit plus légitime.
    Tu aurais pu faire un magnifique billet sur le deuil de l’allaitement qui aurait fait prendre conscience aux gens combien la minimisation des épreuves que l’on vit est injuste, mais tu transforme ton article en tribune contre les biberonnantes.
    Qu’elles aient choisi le bib c’est leur droit le plus légitime. Quelqu’en soit leur raison.
    Ce faisant, tu creuses un peu plus le fossé entre deux camps qui ne devraient pas êtres.
    Bib ou sein quelle importance? Tu fais le choix du meilleur ou pas, comme tu fais celui du meilleur produit alimentaire en magasin, de la meilleure robe ou de la meilleure voiture.
    Tu prend le meilleur en fonction de tes besoins et de tes moyens.
    Certaines vont se concentrer sur le meilleur lait (sachant que l’autre n’est pas néfaste), d’autres sur le meilleur lit, les meilleurs jeux ou autre.
    Certaines choisissent de biberonner parceque c’est plus simple pour elles, parceque ça ne les dérange pas, parcequ’elles n’ont pas le choix etc. Que sait on de leurs raisons profondes? De quel droit les juge t’on comme d’autres nous jugent? Ce qui est valable pour l’une est valable pour l’autre, ne penses tu pas?
    Je te soutiens dans ta douleur, ta déception, ton deuil, tu as toute ma sympathie pour ce que tu as eu à surmonter, mais je tenais à te signaler que tu as soulevé beaucoup d’indignation sur FB par certains de tes propos, obtenant par là même l’inverse de l’effet escompté.
    Certaines personnes ont oublié le sujet principal de ton billet (et c’est bien dommage) pour focaliser sur ta position anti-bib, ressentie comme un dénigrement en vue de faire valoir ton deuil (pourtant légitime).
    Je pense sincèrement que si tu ne faisais pas le procès des pro-bib, tu obtiendrais beaucoup plus de sympathie, de compassion et de compréhension.
    Et parceque je n’aime pas qu’on dénigre sans donner un droit de réponse, voici le lien qui m’a permis de découvrir ton billet:

    • Thémis,
      Merci de me prévenir des commentaires négatifs qu’a suscité mon texte, c’est un geste élégant de votre part. Cependant, je n’irai pas lire parce que les gué-guerres et les discussions stériles ne m’intéressent plus. J’ai assez donné pour savoir que peu importe ce que nous disons, quand les autres sont convaincues que nous avons voulu être méchante, elles cherchent la bête noire. Je n’ai plus de temps à consacrer à ces gens-là. Si une femme a vraiment envie de me donner son opinion, qu’elle le fasse ici et nous nous répondrons alors de façon civilisée tant qu’elle le restera.

      J’ai longtemps ressenti une colère mélangée de mépris. Non pas envers les femmes qui donnent le biberon, mais envers le monde médical qui fait la promotion de l’allaitement d’un côté et met tout en œuvre de l’autre côté pour le faire cesser à la moindre broutille-prétexte. Mais ce sentiment coléreux s’est estompé au même rythme que ma douleur. Aujourd’hui, il est plutôt le souvenir d’une colère. Je n’oublie pas comment on nous a traitées ma fille et moi, mais je ne le ressens plus.

      Peut-être mon texte sera-t-il mieux compris de vous si je le mets brièvement en contexte. J’essaie ici. Avant de bloguer, j’étais déjà active sur un forum. Quand ma fille s’est sevrée graduellement malgré tous mes efforts (et c’est en effet un bon sujet pour un prochain texte), j’ai écrit sur un fil de discussion intitulé « le deuil de l’allaitement et la stigmatisation du biberon ». C’était en 2010. On m’a répondu bien méchamment. J’étais fragile, triste. Et on m’a dit des choses atroces. On m’a jetée à terre quand je n’étais qu’à genoux. J’ai retiré ce témoignage, cessé de fréquenter le forum pendant quelques mois. Lorsque j’y suis revenue, c’était sous un nouveau pseudo. J’ai lu souvent les témoignages dans le fil de discussion sur le deuil de l’allaitement, un sujet qui continuait de me toucher, mais jamais je n’ai trouvé le courage de répondre parce que je savais justement comment certaines femmes peuvent être hargneuses. Je trouvais que ce qu’on disait à ces femmes qui cherchaient du réconfort était tellement à côté de la plaque… Ce texte est ma réponse à tous les témoignages que j’ai lus et qui m’ont touchée. Une réponse qui n’a pas à faire l’unanimité, mais que comprendront d’autres femmes qui ont vécu la fin de leur allaitement comme moi.

      Ce texte est un témoignage de ma douleur, mais il est aussi, probablement surtout, une critique de cette attitude qui tend à minimiser la souffrance d’autrui lorsqu’on ne la comprend pas. Peu importe l’origine et l’ampleur de cette souffrance. Les femmes qui ont choisi de ne pas allaiter ne peuvent pas comprendre la peine de celle qui le voulait mais ne le peut pas. Tout simplement parce qu’elles sont sincères lorsqu’elles disent que « sein ou biberon, ça ne change rien », mais que ça ne correspond pas à notre vécu. Personnellement, je remarquais que ça changeait quelque chose, je voyais ce que je perdais, ce que ma fille perdait. Me dire le contraire me faisait seulement sentir incomprise. Et seule. Je voulais passer par-dessus ma tristesse. Je voulais d’autres enfants, je voulais allaiter à nouveau et avoir du plaisir à le faire. J’avais besoin de faire disparaître ce sentiment d’échec. Pas de me faire rabaisser et juger.

      Enfin, et c’est hors-sujet, je l’admets, je ne suis pas d’accord avec une petite parenthèse que vous avez faite, disant que si le lait maternel est le meilleur, l’autre n’est pas néfaste. Je prépare justement un billet sur les préparations lactées et les ravages qu’elles ont fait et continuent de faire, dans le tiers-monde (comme tout le monde le sait), mais aussi chez nous. Dans cette perspective, vous comprendrez pourquoi je ne partage pas ce point de vue.

  4. Bonjour, j’ai découvert le lien de ce texte sur un site (bebe.ch) et c’est avec attention que je l’ai lu, puisque ayant eu un début d’allaitement difficile, j’ai dû brutalement le stopper au bout d’un mois, suite à une opération en urgence de la poitrine. Pour des risques de récidive j’ai dû renoncer 4 jours plus tard à tirer également mon lait. Votre titre a donc fait tout de suite échos à la douleur que j’ai vécu, puisque pour moi, allaiter était un souhait très fort et que cela m’a conduite à négliger ma santé et à y laisser un bout de sein.
    Seulement voilà, à la lecture de votre texte, j’ai été plusieurs fois horrifiée. Je suis d’accord avec vous que ce deuil doit être reconnue, même si la comparaison avec la fausse couche m’a choqué un brin, c’est effectivement un deuil fort à faire et qui devrait être reconnu et qui mérite écoute et respect. J’ai une amie qui après 3 fausses couches à 2-3 mois, a perdu son bébé à 8mois de grossesse et a dû faire le deuil de l’allaitement au bébé suivant qui parce que grand prématuré, les conditions ne l’ont pas permis. Je ne suis pas sûre qu’elle compare les 2 choses. Son deuil de l’allaitement a été moins douloureux face au bonheur d’avoir un enfant qui survive et sorte vivant à 7 mois. Mais c’est une autre discussion.
    Ce qui me fait mal et m’énerve dans votre texte, c’est que vous opposé biberon ou lait artifiel, au lait maternel. Vous dites que celles qui choisissent de ne pas allaiter (pour x raison qui leur appartiennent) sont égocentrées, égoïstes etc. Bref, de « mauvaises mères ». Qu’elles sont incapables de comprendre la douleur d’un allaitement avorté, pas mis en place, ou qui prend fin au bout d’un certain temps. Je vous avoue que cela me sidère.
    Dans ma situation, je me suis retrouvée face à des professionnels qui ne comprenaient pas toujours ma douleur. Mais contrairement à votre texte, c’est du côté des « allaitantes » que je n’ai pas eu d’écoute. Ce sont les allaitantes qui me disaient que ce n’était pas grave et qui après coup, à chaque fois, tout en sachant ma situation et ma douleur, faisait comme votre texte le met si bien en avant, me rabâchaient tout ce que je n’offrais pas à mon bébé. Qu’elles me sortent des vérités sorties d’on-ne-sait-où sur les bienfaits de l’allaitement. Quel rapport entre l’intelligence et l’allaitement ? Vous parlez même de problèmes de santé mentale!! Mais qu’en est-il de l’hérédité, de la génétique, de la pollution, de l’alimentation? des bons ou mauvais traitements qu’auront à subir ces futurs adultes? De l’aide qu’ils recevront pour leur devoir, de la stimulation de l’entourage etc. Ne pensez-vous pas que l’allaitement n’est pas juste une pierre entre autre à la construction de l’être humain, et non pas la seule pierre?
    Je ne considère pas que je suis une mauvaise mère parce que je n’ai allaité qu’un mois. Je ne considère pas que celles qui font le choix de ne pas allaiter soient des mauvaises mères et que leur bébé partent avec de moins bonnes chances dans la vie. Je ne considère pas que de donner son lait ou pas, c’est être égoïste ou altruiste. Parfois c’est même le contraire, et c’est ce que l’on pourrait penser en vous lisant par moment. Vous allaitez pour vous ou pour votre bébé?
    Oui le lien peut-être magique, mais ce n’est pas non plus toujours le cas quand on allaite. Pourquoi le nier et culpabiliser plus fortement celles qui ne le font pas?
    Du côté des non allaitantes, j’ai trouvé une écoute, j’ai été respectée et jamais jugée sur le fait que je voulais si fortement allaiter (ni sur celui d’avoir persévéré au delà du raisonnable, d’avoir enduré la souffrance physique et mis ma santé en danger). Oui elles m’ont fait voir les aspects positifs à ne pas allaiter, car il y en a (la création du lien entre le père et le bébé autour des repas, ce jeux de regard entre un enfant et sa mère…) Et oui, tout ne s’arrête pas là, et heureusement. Oui il faut exprimer sa douleur et être entendue, sinon on n’avance plus et la relation avec son petit peut en pâtir. On peut créer un lien aussi fort avec son bébé sans passer par le sein. On peut être une bonne mère et donner le meilleur à son enfant, même avec du lait artificiel. J’insiste vraiment là-dessus, car je suis pleinement en désacord avec votre texte sur ce point.
    Pour ma part, le lien avec mon bébé a démarré après un mois de cauchemars d’allaitement « raté ». Mais il m’a fallut arrivé à presqu’une année pour pouvoir en parler sans pleurer, et me dire que j’avais tout échoué. Et pouvoir me dire aussi que pour le prochain, j’essaierais, et si ça ne marche pas, ou si ma santé est à nouveau en danger, et bien je passera le coeur serein au biberon. En aucun cas, je ne laisserai une mère qui allaite me dire que je ne donne pas le meilleur ou que je suis égoïste et elle une sainte. Voilà. Chacune vit son deuil de l’allaitement comme elle le ressent. Mais non, nous n’avons pas toutes la même opinion, la preuve entre vous et moi. Alors sans doute est-il de même de celles qui ne font pas ce choix.

    • Il serait absurde de croire que je cherche à mettre sur un pied d’égalité toutes les douleurs et tous les deuils. Certaines douleurs sont naturellement plus intenses et les deuils qui viennent avec, plus difficiles à faire. Il m’a fallu plus de 10 ans pour vraiment faire le deuil de ma grand-mère (accepter de n’avoir pas pu lui dire au revoir, de ne pas lui avoir davantage témoigné mon amour), mais seulement 1 an pour faire le deuil de ma deuxième année d’allaitement perdue. Or, contrairement à vous, je ne tiens pas à hiérarchiser les différentes expériences de deuil. Ma mère a fait 2 fausses couches en 2 semaines (elle attendait des triplets, en a perdu 2). Pour elle, cette expérience semble n’avoir pas été traumatisante, ce que je comprends vu les circonstances (elle était déjà mère, elle attendait encore un bébé, elle n’a su qu’après les fausses couches qu’elle était enceinte…). Par contre, elle a très mal vécu le sevrage de mon plus jeune frère, à 6 mois environ, parce qu’elle nous avait tous allaités plus de 9 mois et qu’elle avait l’impression d’être injuste, de donner moins à cet enfant, de devoir compenser. Doit-on la juger frivole ou égoïste d’avoir accepté moins facilement la fin d’un allaitement (long pour son époque, qui plus est) que la perte de deux fœtus ? Chaque expérience est différente. L’exemple de ma mère n’est qu’un exemple, justement. C’est le ressenti de la personne, sa douleur, qui devraient être pris en considération, non leur origine.
      Pour ce qui est du lien d’attachement entre la mère et l’enfant, je crois profondément qu’il est le résultat de l’amalgame de tout un ensemble de soins aimants. L’allaitement est l’une des grandes pierres de cet édifice, mais ne constitue pas à lui seul le bâtiment, bien entendu. C’est pourquoi ce blog parle aussi d’autres sujets qui me tiennent grandement à cœur, tels que le sommeil du bébé, le portage, les soins du bébé, la communication, qui sont tous des occasions de construire le lien d’attachement, tous des grandes pierres dans l’édifice de l’amour maternel. Avez-vous lu ne serait-ce qu’un seul de mes autres textes, ceux sur le sommeil, par exemple ? Si vous vous fiez à un seul article, portant sur un seul sujet pointu, pour juger la pensée d’une personne et ses valeurs, vous risquez de vous méprendre. Je ne parlerai pas d’aide aux devoirs ni d’alimentation saine dans un article traitant du deuil de l’allaitement. Je ne parlerai d’ailleurs pas d’aide aux devoirs tout de suite étant donné que mon aînée n’a pas 4 ans et que l’école ne commence qu’à 6 ans. Mais j’en parlerai probablement en temps et lieu puisque cela m’interpelle en tant qu’universitaire, qu’ex-enseignante, en tant que passionnée de lecture et de langue française. Mais je parle déjà d’alimentation saine ailleurs sur ce blog parce que la santé de mes filles me préoccupe, parce que cela fait partie des aspects de mon maternage au quotidien.
      Enfin, c’est bien mal comprendre cet article que de croire que je vous considère comme une mauvaise mère d’avoir mis fin « prématurément » à votre allaitement. Déjà, il y a un monde de différence, pour moi, entre une mère qui décide de ne pas essayer de donner le meilleur à son enfant et une mère qui essaie mais ne le peut pas. Celle qui ne le peut pas n’est assurément pas une mauvaise mère à cause de cela. Nous ne pouvons exiger de nous-mêmes la perfection. Nous ne devons pas nous flageller de nos limites. Alors, au contraire, mon premier jugement sur vous en tant que mère est positif : vous teniez à l’allaitement, vous souhaitiez cela pour votre bébé (puisque je ne connais rien d’autre de vous).
      Nous devons porter notre regard sur ce que nous faisons de bien, sur les moyens que nous avons mis en œuvre pour compenser nos limites aussi. Justement, je mentionne qu’il faut sortir de la recherche des coupables, de la culpabilité qui vient trop souvent avec (« si je m’étais mieux préparée, si je n’avais pas écouté untel », etc.). C’est dans cette optique que je suggère de se concentrer plutôt sur les raisons de la douleur (qu’est-ce qui me fait tant de peine dans cette situation, pourquoi suis-je si mal dans ce qui m’arrive ?) parce que cela permet enfin d’exprimer la douleur et de s’en purger. Les exemples de bienfaits de l’allaitement que j’ai cités n’étaient donc pas là pour vous faire culpabiliser de donner de la préparation lactée contre votre gré (à quoi bon cette cruauté?), mais pour témoigner de ce que j’ai vécu. Peut-être ces exemples, celui de l’intelligence entre autres, étaient mal choisis parce que ce sont des avantages parfois controversés, des sujets sensibles, mais ce sont des avantages auxquels je crois, des bienfaits auxquels j’avais de la peine de renoncer. C’est moi, c’est mon expérience de deuil. La vôtre est différente, bien entendu.
      Enfin, pour terminer ce trop long commentaire sur une note plus légère, vous m’avez semblée décontenancée par le lien entre allaitement et santé mentale. C’est un sujet intéressant, sur lequel je vous invite à lire un excellent article d’une autre blogueuse : http://allaiterbonheuretraison.wordpress.com/2012/07/20/allaitement-long-et-developpement-psychologique-de-lenfant/ Peut-être ensuite ne trouverez-vous plus si bête cette petite allusion que j’ai faite !

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  6. je suis venu ici avec un lien d »un forum où je veani voir si des femmes commes moi ressentais de la frustration de ne pas avoir allaité longtemp et d’avoir fait le choix de donner le biberon
    J’ai deux filles une allaité 2 semaine et l’autre 8 jours. 1ere fois tout allais bien prise de poix pas de soucis particulié mais moi je n’allais pas bien…2ème fois une minuscule petit bout qui se met à perdre du poid en flêche au bout du 3ème jour.accouchement sans péridurale, un bonheur, un peau à peau magique le sein de suite, un bien être total mais elle perd du poid on m’impose un complément j’attend encore un peu et là elle part en néonat, déshidratation et on ne me demande rien je la retrouve perfusé et on lui a donné ce qu’on appelle un gavage!!..Et là et là lisez bien ça car c’est ça qui me met en colère : si je n’avais pas prit en compte une « pro allaitement » sur un forum que je fréquente depuis ma première fille crachant sur l’hopital, crachant sur les compléments, je n’aurai pas dit non, je n’aurait pas eu de doutes elle aurait peut être pris des forces et moi j’aurai repris avec séreinité tout ça.. Non j’ai dit non car je sentais peser ces jugement sur les compléments!!!! ma fille est tombée à 2 kg et franchement sa santé passait avant dit, m’en dirait t’on dans certains pays on se pose pas autant de questions… Oui mais il y a plus de morts de nouveau nés….enfin voilà je ne juge personne…Mais il faut arréter. je voulais allaiter, j’étais bien je ressentais ce lien magique mais pendant ces 4 jours de néotat séparé de ma fille avec ces compléments je me sentais déjà jugée négativement par tous ces discours…je tirai le colostrum pour cette montée de lait en sentant les body de ma fille en regardant lesphotos…en pleurant…j’arrivai dans le box je lui donnais mon lait, puis le complément car quand je la mettai au sein elle se battait en cherchant du lait qu’il n’y avait plus le peu que j’avais tiré.. Donc oui avec le recul je ne m’y prenait pas parfaitement mais je me revois avant qu’elle parte en néonat et je regrette parfois d’avoir entendu un « pro »de je sais pas quoi qui ne sais pas ce que c’est d’avoir un bébé de 2kg et qui crache sur les complément car sans ce discours de merde j’aurai prit ça plus sereinement et sans culpabiliser……et à dire qu’un enfant est moins gros, plus intelligent je me marre car il y a deux jour au parc j’ai croisé une maman fumant une cigarette..en discutant elle me dit allaiter…Mais on va ou là!!!!!Alors bon voilà il y a de tout partout…Ma fille de 6 ans est un fil de fer qui pète le feu qui est très peu malade et qui a prit pendant 10 moi un lait qui prend au corps pour les bébé non rassasiés!!! et ce qui est important c’est ce qu’il mangent par la suite aussi…DOnc il faudrait arreter de juger les femmes qui donnent le biberon car c’est à cause ce ces pro allaitement fermées comme des huître qu’on arrive pas à faire le deuil et qu’on pleure au fond de nous en voyant une femme allaiter car cela cré un fossé, enfin pour moi de supériorité et moi de….je n »y suis pas arrivé voilà

    • Il y a beaucoup de colère dans votre message et je la comprends.
      Mais je crois que des « pro-allaitement » qui vous jugent mais ne savent pas vous aider à réussir votre allaitement par des conseils concrets ne sont pas des pro-allaitement en fait. Ce sont juste des emmerdeuses. Je veux dire par là que justement mon billet dénonce ce mépris des femmes qui n’ont pas réussi à allaiter. Ne pas réussir est déjà tellement difficile en soi qu’on n’a pas besoin de se faire regarder de travers en plus. Par aucune mère, qu’importe qu’elle ait vaincu toutes les difficultés et allaité son bébé avec une fente labiale jusqu’au sevrage naturel à 3 ans et un quart. Si elle est fermée comme une huître à la détresse des autres, elle comprend bien mal les messages que la vie lui envoie… Et surtout, la maman qui fait le deuil de son allaitement n’a pas à être jugée par les médecins et les infirmières qui disent supporter et encourager l’allaitement, mais qui posent d’autre part des tonnes de gestes qui nuisent à son bon départ, comme cela semble avoir été le cas pour vous. Pour moi, ces deux attitudes sont incompatibles.

      Et puis, je vous trouve bien prompte sur le jugement, malheureusement : voyez-vous, on recommande bien sûr aux mères de pas fumer. Mais si elles fument, l’allaitement est reconnu comme facteur de protection pour leur bébé exposé à la fumée secondaire. Elles sont donc encouragées (encore plus que les autres, si l’on peut s’exprimer ainsi) à allaiter. Bref, ce n’est pas n’importe quoi, et c’est un pas dans la bonne direction, quoique vous en pensiez. Ne faites pas aux autres ce que vous reprochez que l’on vous a fait : elle n’a pas réussi à cesser son tabagisme, elle sait que la cigarette fait du mal à son bébé… elle est déjà assez punie de son échec, non ?

      Enfin, je ne me sens nullement supérieure lorsque je donne le sein à ma fille de 2 ans et demi. Je suis juste consciente de la chance immense que j’ai de partager ces moments-là avec elle. Peut-être que ça me paraît sur le visage, mais ça n’a rien de la provocation; je vis seulement mon moment.
      Je me suis parfois sentie inférieur à des mères qui allaitaient leur bambin lorsque ma première s’est sevrée. Je sais aujourd’hui que ce sentiment m’appartenait entièrement. C’était moi qui me sentais inférieure. Et nullement elles qui me montraient leur supériorité.

  7. Je te trouve quand même très dure et très juge dans cette phrase : « Ces femmes qui ont décidé avant même la naissance de leur enfant qu’elles n’allaient pas lui faire ce don de soi, qu’elles préféraient penser à leurs besoins de femmes et de mères qu’aux besoins de leur nouveau-né. Si certaines allaitantes ressentent un malaise face à une mère qui donne le biberon, c’est qu’elles ont peur de se trouver en face d’une telle mère égocentrée.  » Je pense qu’il y a bien d’autres raisons qui peuvent pousser une mère à ne pas allaiter … certaines ont du mal avec le contact physique, une pudeur excessive qui les angoisse à l’idée de devoir allaiter en public … simplement ça ne leur vient pas à l’idée parce que personne n’a allaité dans leur entourage … Bref, des tas d’histoires diverses et personnelles empêchent d’allaiter. Et si les mères qui allaitent n’ont pas à être jugées et stigmatisées, celles qui ne le font pas non plus ! Les femmes ont le choix, on peut déplorer leur choix et en même temps juger de cette façon à mon sens est contreproductif et nous expose à recevoir le même genre de jugement, ne penses-tu pas ? Dire qu’une mère qui refuse d’allaiter est égocentrée, ça me semble un peu court, un raccourci un peu grossier. Mis à part ça, je suis tout à fait de ton avis sur le sujet du deuil de l’allaitement.

    • Pour moi, une mère qui a vécu des abus sexuels, qui éprouve une pudeur maladive, … et qui pour cela n’allaite pas, ce n’est pas une mère qui choisit de ne pas allaiter, c’est une mère qui ne peut pas allaiter, au même titre que celle qui a des problèmes hormonaux qui empêchent la lactation ou un bébé avec une fente palatine qui ne peut téter correctement. Je ne juge pas davantage les problèmes psychologiques que les problèmes physiques.
      Cela dit, je suis peut-être dure avec ces femmes qui choisissent réellement de ne pas allaiter, celles qui le peuvent physiquement et psychologiquement mais ne veulent pas le faire, mais je m’assume. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un raccourci grossier parce qu’une femme qui choisit de ne pas allaiter va systématiquement mettre de côté le besoin et (j’ose dire) le droit très légitimes de son bébé au seul aliment qui lui permettra un développement et une santé optimaux. Qu’est-ce donc, sauf de l’égocentrisme, que de prendre une décision en se basant uniquement sur ses propres besoins et envies, en excluant ceux de l’autre, en l’occurrence un bébé à naître ?
      Bien sûr, on pourrait plaider que certaines de ces mères n’ont pas l’information nécessaire pour comprendre qu’elles font là un choix qui va à l’encontre des besoins de base de leur bébé. Cependant, même les médecins des régions les plus reculées ici prônent maintenant plutôt bien l’allaitement et en vantent correctement les mérites auprès des femmes enceintes. Donc, si le suivi des femmes allaitantes laisse encore grandement à désirer (d’où ces si nombreux échecs et deuils), il reste que la promotion de l’allaitement est assez efficace pour dire que peu de femmes accouchent si mal informées, du moins ici.
      Oui, les femmes ont le choix. Mais lorsque le choix qu’elles font va à l’encontre de la santé de l’enfant, on se permet généralement de juger : c’est le cas si une femme fume ou consomme de la drogue durant sa grossesse, si une femme frappe son enfant, etc. L’absence d’allaitement portant autant préjudice à la santé de l’enfant que ces autres actes, je me demande sincèrement quelle pudeur nous empêche de faire de même. Et là, je ne parle pas d’agresser verbalement telle mère de notre entourage qui a déjà fait son choix, ces actes de stigmatisation individuelle relevant pour moi de la méchanceté et desservant la cause; je parle simplement de la liberté de discourir sur le sujet et de revendiquer un meilleur suivi pré-accouchement de ces femmes qui oublient leur bébé dans leurs projets de maternité et, probablement, ne s’en rendent pas totalement compte, de recentrer leur vision sur l’Autre.

  8. Au Canada la promotion de l’allaitement est peut être efficace. Je ne pense pas que cela soit pareil ici en Belgique. Ici, dans l’inconscient collectif, le lait artificiel, c’est pareil que le lait maternel et surtout c’est pour les femmes modernes qui veulent tout partager à égalité avec le papa et qui sont pressées de retourner travailler ! Car les femmes qui allaitent en travaillant sont aussi rares, et ne parlons même d’allaiter un enfant de plus de 6 mois … Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que le lait maternel est de ce qu’il y a de mieux pour l’enfant, de là à dire que le lait artificiel est aussi mauvais qu’une mère qui fume ou se drogue, là je suis désolée, mais il me semble que tu vas trop loin. Les problèmes que risque un enfant avec la drogue ou la cigarette sont bien plus sérieux qu’un possible surpoids, une immunité plus lente à se mettre en place et un cerveau pas tout à fait à 100% de ses capacités !
    Peu importe les comportements destructeurs, je pense que juger les gens est toujours un mauvais plan. On peut juger des comportements, des pratiques, des habitudes, des idées .. mais une personne ne se résume jamais à l’aspect qu’on voudrait juger, et ce qui amène les gens à défaillir est toujours très complexe, c’est le fruit d’une histoire individuelle, nous avons tous nos faiblesses, nos blessures … alors nous sommes qui pour juger ?
    Merci pour cet échange !

    • Vous avez dit avec beaucoup de justesse : « On peut juger des comportements, des pratiques, des habitudes, des idées .. mais une personne ne se résume jamais à l’aspect qu’on voudrait juger ».
      Vous avez raison, il aurait été plus mature, et plus fidèle à la personne que je suis en « vrai » d’utiliser les expressions « décision égocentrée », « choix égocentrique ». Cela reflète plus fidèlement ce que je pense puisque la mère peut en effet être très centrée sur d’autres besoins de son bébé. Mais bon, je ne suis pas parfaite, et ce billet non plus.

    • Pour ce qui est des risques liés à la préparation lactée, tout de même, ils vont bien au-delà des trois ou quatre que vous avez énumérés (mais vous le savez probablement et ça ne change rien au fond, vous avez raison). Ils sont au nombre de 17 ou 18 pour le bébé et d’une huitaine pour la maman, d’après les plus récentes sources que j’ai consultées. Pour moi, ils sont aussi graves que ceux liés au tabagisme, c’est seulement que nous les remarquons moins parce qu’ils nous semblent être la « normalité ».

  9. Merci pour cette article. Mon fils de 3 mois ne veut plus prendre au sein depuis 2 jours,sûrement que je n’ai plus suffisamment de lait. Je ressent un tristesse profonde et immense, je commençais à en vouloir à moi et à mon fils . Personne autour de moi ne comprend ma douleur, aucune femme de mon entourage n’a allaité… Je me sens moins coupable grâce à cet article.

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