Mille et une raison d’allaiter : 17 de mes préférées

Votre bébé va naître sous peu et vous n’êtes toujours pas convaincue de vouloir l’allaiter ?
Vous avez envie d’allaiter votre bébé, mais votre tendre chéri manifeste quelques réticences ?
Votre meilleure amie vous a raconté des histoires d’horreur à propos de l’allaitement et vous mourrez de peur à l’idée d’essayer ?
Vous avez allaité, adoré, et vous trouvez triste que votre sœur/amie/cousine/collègue se prépare à se priver de cette expérience unique ?

Voilà une liste de bonnes et d’excellentes raisons de nourrir son bébé au sein préparée tout spécialement pour vous :

1.  Le plaisir d’allaiter :  Cela devrait être la raison derrière la décision d’allaiter.  Car, avant tout, il est agréable de donner le sein à son bébé.  Et là, malgré quelques moments magiques (la première tétée, la première tétée qui se passe vraiment bien…), je ne parle absolument pas des premières semaines d’allaitement.  On s’entend que celles-là sont difficiles pour une majorité de femmes et carrément une pénible épreuve pour un certain nombre (dont j’ai été, par deux fois!).  Mais la persévérance est récompensée dès le deuxième mois, parfois avant, au plus tard un peu après, par ces tétées inoubliables qu’on pourrait qualifier de moments de pur bonheur (je le jure, la nostalgie me prend juste au souvenir des sourires de mi-tétée du quatrième mois, mon préféré peut-être).

2.  La beauté de l’acte :  Les peintres, les sculpteurs et les photographes du monde entier sont charmés par la qualité purement esthétique du geste.  Voir sa femme allaiter son bébé en le regardant tendrement émeut l’homme le plus fier.  Les mamans et les femmes enceintes se laissent attendrir par une jolie photo d’allaitement publiée sur Facebook… bref, une femme qui donne le sein à son bébé, c’est beau à voir.

3.  L’écologie :  L’allaitement n’entraîne aucune pollution due au transport, à la transformation du produit, aux contenants souvent non recyclables.  Bref, l’allaitement est propre, environnementalement neutre.  Si votre conscience écologique vous incite à recycler, à faire du compost, à consommer intelligemment, l’allaitement est le seul mode de nutrition infantile qui corresponde à vos valeurs.

4.  La gratuité :  Théoriquement, l’allaitement ne coûte rien.  Bien sûr, la plupart des femmes achètent des soutien-gorge, des compresses, des chandails et robes d’allaitement.  Cependant, ces achats ne sont de réelles dépenses d’allaitement que s’il est de courte durée.  Pour la femme qui allaite un an ou deux, cela s’appelle seulement renouveler sa garde-robe, ce qu’elle ferait de toute façon.  La préparation lactée, elle, coûte environ 200$ par mois, soit une dépense totale d’environ 2400$ pour un bébé qui n’a pas de problèmes particuliers.  Sans parler des biberons, tétines, sacs, chauffe-biberon, etc. que ça implique d’acheter et de renouveler aussi.

5.  L’accessibilité du lait :  Quand bébé manifeste sa faim, le lait est toujours prêt :  facilement et rapidement accessible, à la bonne température, en quantité suffisante.  Vous pouvez allaiter assise, couchée, debout, dehors, dans une file d’attente, au magasin, partout.  Le bébé nourri au biberon, lui, devra attendre qu’on lui prépare son biberon, qu’on le réchauffe.  Il va s’impatienter, pleurer, s’épuiser.  Dans une voiture immobilisée dans une tempête de neige, la mère qui biberonne n’aura pas nécessairement la préparation pour subvenir aux besoins de son bébé, mais celle qui allaite n’aura pas à se soucier de sa faim, elle aura toujours du lait prêt pour le nourrir et le rassurer.

6.  L’économie de temps :  Alors que biberonner implique au quotidien une dépense de temps considérable liée à la préparation des biberons, mais aussi à leur nettoyage et leur stérilisation, ainsi qu’à l’achat de la préparation (recherche de bas prix, choix de la marque) et des accessoires de remplacement (tétines usées, etc.), puis à la préparation du sac à couche avant chaque sortie (nombre de biberons à emporter, besoin de Ice pack pour la conservation), l’allaitement ne prend que le temps de la tétée.  Il n’implique aucune préparation, aucune planification, aucun nettoyage particulier.  Il laisse tout le temps à la maman d’être avec son bébé et de se reposer entre, et même pendant, les tétées.

7.  Le calmant naturel :  L’action de téter, le contact avec la peau maternelle et son odeur, la proximité du cœur maternel qui bat à un rythme familier depuis la grossesse, tout cela contribue à calmer, apaiser un bébé agité.  Mais ce n’est pas tout.  Des chercheurs ont récemment découvert que l’une des protéines contenues dans le lait maternel agit comme somnifère naturel.  Alors une bonne tétée, et au dodo bébé !  Magique, non ?

8.  Le calmant pour la maman aussi :  Pendant l’allaitement, l’hypophyse de la mère libère de la prolactine, une hormone qui active la fabrication du lait au niveau des cellules glandulaires.  Le fait intéressant est que cette hormone est aussi responsable de la sensation de plénitude et de bien-être qui suit l’orgasme.  C’est pourquoi les mères qui allaitent ont généralement moins de difficulté à se rendormir rapidement après les boires de nuit que celles qui biberonnent.  Elles sont zen, tout naturellement récompensées de leur don de soi.

9.  La contraception :  Allaiter est une méthode de contraception moyennement efficace.  Cependant, en respectant un certains nombres de règles plutôt simples, on peut transformer l’allaitement en la méthode contraceptive naturelle la plus fiable, avec un taux d’efficacité de 98% pendant les six premiers mois :  allaitement à la demande (boires aux 4h le jour, 6h la nuit; minimum 6 boires en 24h), aucune supplémentation (exclusif), pas de retour des règles depuis les lochies.  L’efficacité de la méthode est encore mieux assurée en cas de cododo et de portage.  Si la fiabilité diminue après le sixième mois, cela demeure pour plusieurs femmes une contraception intéressante (à jumeler avec d’autres méthodes, peut-être) puisque l’allaitement long donne en moyenne un retour de règles après 14 mois.  Il est bien de savoir aussi que malgré le retour des règles (donc de l’ovulation), la fertilité de la mère demeure moindre durant la durée de l’allaitement parce que la glaire est moins favorable à l’implantation de l’ovule dans l’utérus.

10.  Le bon exemple :  Quand une enfant voit une femme allaiter, inconsciemment, elle enregistre la façon de tenir le bébé, les gestes à poser, bref elle met en banque des souvenirs qui l’aideront à mettre son bébé au sein naturellement lorsqu’elle deviendra ensuite mère.  En outre, plus les enfants voient de femmes allaiter, plus elles seront portées à le faire à leur tour.  Et à réussir.  Être un bon exemple pour la prochaine génération, c’est gratifiant !

11.  La mâchoire :  La succion au sein, contrairement à celle au biberon, demande la contribution de tous les muscles de la langue, des joues, des lèvres et des mâchoires.  Cette gymnastique quotidienne contribue au développement optimal de la mâchoire.  En effet, la très grande majorité des bébés naissent avec un menton en retrait et il n’y a que par la tétée au sein qu’ils vont peu à peu remodeler correctement leur profil.  Ainsi, avec une mâchoire bien développée, leurs chances d’avoir une dentition bien droite sont augmentées d’autant.  Et des mâchoires alignées, ce n’est pas seulement une question esthétique.  Ça aide à la digestion et à la qualité du sommeil.

12.  Le laxatif :  Le colostrum (premier lait) est un laxatif naturel qui aide le bébé à éliminer ses premières selles, épaisses et noires, nommées méconium, alors que la préparation risque de constiper le nouveau-né. Or, il est important, surtout pour réduire les risques de jaunisse, que le bébé élimine rapidement ses premières selles.

13.  La régularité :  Le problème de constipation est récurrent chez beaucoup de bébés nourris à la préparation lactée et entraîne la nécessité de donner de l’eau quotidiennement ou d’utiliser des suppositoires à la glycérine pour éviter d’autres problèmes de santé, tels que les fissures anales, par exemple.  Le bébé allaité, lui, à condition qu’il reçoive suffisamment de lait maternel, n’est presque jamais constipé.  S’il le devient, il suffit généralement de l’allaiter un peu plus souvent et le problème est réglé.  D’ailleurs, l’absence de selles quotidiennes chez le bébé allaité sans autres symptômes n’est pas un problème puisqu’il peut passer jusqu’à 15 jours sans en faire.  C’est alors qu’il utilise tout ce qu’il boit pour sa croissance.  Il est important de noter que ce n’est pas le cas d’un bébé nourri à la formule, qui doit faire au moins une selle par jour.

14.  L’odeur des couches :  C’est peut-être l’avantage de l’allaitement le plus trivial :  l’odeur des selles.  Chez le bébé exclusivement allaité, les selles ont une odeur discrète, pas trop désagréable.  Ce n’est pas le cas des selles du bébé biberonné, qui ont une odeur épouvantable.  Un avantage bête, certes, mais qui n’est pas à négliger si l’on veut que papa s’implique dans les soins d’hygiène !

15.  L’odeur du bébé :  La peau du bébé allaité a une odeur délicieuse, qui donne envie de le goûter.  Ses régurgitations ne sentent presque rien, si bien qu’il conserve généralement une odeur agréable longtemps entre les bains.  Le bébé biberonné qui régurgite n’a pas cette chance :  il sent rapidement le suri.  D’ailleurs sa peau a une odeur différente, pas désagréable, mais pas aussi séduisante.

16.  Les anticorps :  L’allaitement procure au bébé une protection incroyable contre les « vilains microbes », et ce, tant qu’il dure.  C’est la vaccination naturelle par excellence, qui protège votre bébé tout neuf de maladies contagieuses trop rudes pour sa première année de vie, comme la varicelle et la coqueluche.  L’allaitement plus long présente aussi un avantage de ce point de vue parce que les anticorps se modifient et se multiplient après le douzième mois, comme pour dire qu’il est temps que bébé entre en relation avec des étrangers et qu’on va le protéger un peu pour que cette expérience soit harmonieuse.  Donc, on ne sèvre surtout pas bébé qui entre en garderie.  Au contraire, ses tétées du matin et du soir sont un petit trésor à préserver.

17.  Le cerveau :  Le lait maternel contient de grandes quantités de gras polyinsaturés dont on a découvert au cours des dernières décennies l’importance sur le développement optimal du cerveau.  Les fabricants de laits artificiels infantiles ont bien tenté d’ajouter ces gras polyinsaturés à leur produit, mais le résultat reste décevant :  aux tests de QI et dans leurs résultats scolaires, les enfants allaités continuent de mieux performer en moyenne.  C’est probablement que ces gras n’agissent pas seuls… ou que l’origine végétale de ceux qui sont ajoutés aux préparation réduit leur absorptivité par l’organisme.  La certitude, c’est qu’aucun autre lait que celui des femmes n’est adapté au développement supérieur du cerveau humain.

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À suivre…

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