Le sommeil de bébé

« Bébé fait-il ses nuits ? » C’est une question incontournable que se fera poser tout nouveau parent assez rapidement. Mais que signifie l’expression « faire ses nuits », en fait ?

Dans la théorie, « faire ses nuits » signifie dormir au moins 5h d’affilée entre 23h et 5h. Dans les faits, les gens qui posent cette question veulent plutôt demander si bébé fait « nos nuits » d’adulte, c’est-à-dire s’il dort au moins 7 ou 8 heures d’affilée la nuit.  Beaucoup veulent même savoir par cette question si bébé fait des « nuits d’enfant », c’est-à-dire s’il dort en continu entre 10 et 12 heures par nuit, soit de 19-20h à 6-7h environ, question de donner un répit aux parents (du temps en amoureux) en soirée, et la possibilité de dormir la nuit. On peut donc constater qu’il existe un grand écart entre ce qui est exprimé par les spécialistes du sommeil et ce qui est attendu par les parents.

Or, dans la théorie, vers 3 ou 4 mois (et même à 2 mois), le bébé est capable de faire ses nuits et prêt à le faire. Il ne tient qu’aux parents de lui en donner l’occasion par de saines habitudes et une routine rassurante.  Bien sûr, on parle ici de 5 ou 6 heures de sommeil continu, rappelons-le, mais ce n’est pas ce qu’en comprennent un grand nombre de parents, qui s’attendent à ce que leur bébé dorme sans interruption 7-8h, voire 10-12h, à cet âge.  Cet écart entre les attentes et la réalité devient une grande source de stress et de frustration potentiels.  Soit le bébé risque d’être qualifié de « difficile », de « capricieux », soit les parents vivront une grande culpabilité et un sentiment d’incompétence devant leur échec à faire dormir leur bébé correctement.  Dans les deux cas, il y a malaise.

Il me semble par conséquent important de faire un tour d’horizon de ce qu’est le sommeil d’un bébé, de ce qui est normal et représente une attente saine des parents… et bien sûr de ce que nous pouvons faire pour que bébé et parents dorment en harmonie.

Une question de cycles : le sommeil du bébé, très différent de celui de l’adulte

Voyons d’abord le sommeil de l’adulte, le nôtre, qui nous servira de point de référence pour explorer ensuite celui du bébé.  L’adulte* a besoin de dormir environ 8-9h par période de 24h, dont la quasi-totalité (7-8h) en continu durant la nuit, le reste (si nécessaire) étant consommé sous forme de sieste.  Le sommeil se découpe en cycles qui, chez l’adulte, ont une durée d’environ 90 minutes chacun.  Une bonne nuit de sommeil permet donc à l’adulte d’enchaîner 5 ou 6 cycles de sommeil complets.  Entre ces cycles, celui qui dort passe parfois par une courte période nommée « sommeil transitionnel », un état proche de la veille qui dure de quelques seconde à un maximum d’une dizaine de minutes.  C’est pendant ce sommeil transitionnel que vous pouvez regarder votre réveil, constater qu’il vous reste de délicieuses heures de repos devant vous et vous rendormir aussitôt (quoique vous n’étiez pas vraiment éveillé).

Le sommeil proprement dit se divise en deux types.  Le premier, le sommeil lent, est souvent appelé sommeil profond.  Il se caractérise par une immobilité des yeux sous les paupières, et une tranquillité du corps en général.  Le second, le sommeil actif, est souvent appelé sommeil paradoxal ou sommeil léger.  Il se caractérise par des mouvements oculaires rapides sous les paupières.  C’est la phase de sommeil pendant laquelle se produisent les rêves.

Quand un adulte s’endort, il entre d’abord en sommeil lent.  Ce premier sommeil lent dure entre 90 et 110 minutes et lui permet de passer par 4 phases de plus en plus profondes (de plus en plus reposantes).  Le premier cycle de sommeil est complété par un 10 minutes de sommeil actif.  Ensuite débute un deuxième cycle.  Le sommeil lent prédomine donc fortement au début de la nuit, mais à chaque cycle, la proportion de sommeil actif augmente.  Dans le dernier cycle de sommeil, les sommeils lent et actif ont une durée à peu près égale, le sommeil actif pouvant durer jusqu’à 60 minutes.  Au total, au cours d’une nuit, l’adulte passe 80% de son temps en sommeil lent et 20% en sommeil actif.

Le sommeil du bébé, lui, est vraiment différent.  D’abord, le bébé naissant n’a pas d’organisation circadienne, c’est-à-dire qu’il ne fait pas la différence entre jour et nuit.  Il ne va acquérir cette capacité que plus tard, vers 3 ou 4 mois.  La majorité des nouveau-nés vont même avoir leur plus longue période d’éveil en soirée, au moment où leurs parents commencent à avoir envie de se mettre au lit, parce que justement ils se sont habitués pendant leur vie intra-utérine à s’éveiller quand maman se couchait (puisque lorsqu’elle marchait et bougeait, il était bercé, endormi, et donc porté à dormir le jour et s’éveiller le soir).

Ensuite, même si le bébé a besoin de plus de sommeil quotidien que l’adulte (16 à 18h pour un nouveau-né, 13 à 15h jusqu’à 18 mois, environ 12h pendant le reste de l’enfance), les cycles de sommeil du bébé sont franchement plus courts que ceux des adultes :  ils ne durent que 50 minutes en moyenne.  Cela tient en partie au fait que les besoins du bébé en sommeil actif sont beaucoup plus élevés.  En effet, des cycles plus courts permettent au bébé de passer 50% de son temps de sommeil en sommeil actif.  La multiplication des moments passés en sommeil actif est essentielle au développement du cerveau complexe du bébé humain (j’en ai parlé ici).  Cependant, chaque passage du sommeil lent au sommeil actif est un moment fragile où le risque de réveil est plus grand.

Enfin (et c’est en partie la cause du point précédent), l’endormissement du bébé est différent de celui de l’adulte.  Ainsi, au lieu de sombrer directement dans le sommeil lent, le bébé passe d’abord par une phase de sommeil actif d’une vingtaine de minutes, qui est suivie d’une dizaine de minutes en sommeil transitionnel.  Ce n’est qu’ensuite que le bébé entre en sommeil lent.  C’est pourquoi les bébés se réveillent très facilement (au moindre bruit, au moindre mouvement) durant la première demi-heure de sommeil et que certains bébés semblent impossibles à déposer.  À trois ou quatre mois, quelques bébés commencent à entrer directement en sommeil lent, comme les adultes.  La majorité des autres ne le fera que (bien) plus tard, à des âges très variés.

Une journée typique

Les parents (moi la première) sont avides de ces points de repères qui permettent de vérifier que bébé est « normal », c’est-à-dire qu’il agit comme la moyenne des bébés de son âge.  Voici donc des routines typiques par tranches d’âge, qui ne sont bien sûr données qu’à titre d’exemple et ne doivent en aucun cas devenir des routines à imposer à votre bébé :

0-3 mois :  Bébé se réveille pour boire.  Parfois, il se rendort au sein.  Parfois (surtout en fin d’après-midi et en soirée et de plus en plus souvent à mesure qu’il vieillit), il a ensuite une période d’éveil plus ou moins longue.  Si elle est plutôt longue, il pourra avoir envie de boire à nouveau pour retrouver le sommeil.  Il boira entre 10 et 15 fois par période de 24h, et s’éveillera donc environ 11 fois par jour, par exemple à 1h, 4h, 7h, 9h, 11h, 13h, 16h, 18h, 19h30, 20h30 et 22h.  Ses plus longues périodes de sommeil continu dureront donc entre 2 et 3 heures.

3 à 6-7 mois :  Bébé a un horaire à 3 siestes, dont voici un exemple :
6h  :  Boire du petit matin, retombe ensuite dans le sommeil pour terminer sa nuit
8h  :  Boire du matin
10h :  Sieste de l’avant-midi, d’une durée d’environ 50 minutes
11h :  Boire du dîner
13h : Boire, puis sieste de l’après-midi, d’une durée d’environ 2h30
16h :  Boire
18h :  Boire, puis sieste de soirée, d’une durée d’environ 50 minutes
20h30 :  Boire du dodo, puis première partie de la nuit, d’une durée d’environ 5h
1h30 environ :  Boire de nuit, puis seconde partie de la nuit, d’une durée d’environ 4h (souvent 2X2 heures avec un boire vers 3h30)

6-7 à 10 mois :  L’horaire de bébé est très similaire au précédent, sauf que la sieste de soirée disparaît et que le coucher se fait par conséquent généralement un peu plus tôt, vers 19h30-20h.  Bien sûr, bébé commence à manger 3 repas par jour, et cela peut avoir une incidence sur le nombre de boires.

10 à 18 mois :  Bébé fait deux siestes quotidiennes, l’une vers 9h30, d’une durée de 50-60 minutes, l’autre vers 13h, d’une durée de 2h-2h30.  Il se couche vers 19h30 le soir pour une nuit d’une durée totale d’environ 11h de sommeil.  Il se lève donc vers 6h30 le matin.  Un bon nombre de bébés allaités vont commencer à faire leurs nuits (ne plus se réveiller) entre 10 et 12 mois, après la phase d’anxiété de séparation.  Certains, surtout ceux de petit poids, vont tout de même continuer à avoir besoin d’un ou deux boires nocturnes encore quelques mois :  il n’y a aucune bonne raison de les en priver.

18 mois à 4-5 ans :  Le tout-petit a encore besoin d’une sieste d’une durée d’environ 2h en après-midi.  Il se couche vers 19h30 pour une nuit d’environ 11h et n’a plus de réveils nocturnes la plupart du temps.  Des réveils occasionnels sont normaux : cauchemars, inconforts, etc.  L’enfant a parfois besoin d’être rassuré, soigné ou câliné.

Note :  À partir du moment où la sieste de soirée disparaît, une sieste d’après-midi qui dure plus de 3 heures ou qui se termine après 15h30 risque de nuire à l’endormissement du soir.  Il faut donc veiller à coucher bébé assez tôt après le dîner pour qu’il puisse dormir suffisamment longtemps sans dépasser 15h30.  Si bébé est difficile à coucher le soir mais dort longtemps en après-midi, on pourra aussi enfreindre la sacro-sainte règle et réveiller bébé de sa sieste vers 15h30.

Immaturité ou nécessité ?

Dans les bouquins des prétendus spécialistes du sommeil, on lit souvent que les nombreux réveils nocturnes des bébés sont le résultat de son immaturité et que les choses s’amélioreront bientôt.  C’est là une vision plutôt négative du nourrisson :  il est peu mature, alors son sommeil est désorganisé.  Et si, en fait, plutôt que d’être désorganisé, le sommeil du bébé était organisé autrement ?

Il me semble plus positif, plus constructif, d’envisager la différence entre les sommeils des bébés et des adultes comme le résultat d’une différence entre leurs besoins plutôt que comme un défaut des bébés.  Comme le sommeil des personnes âgées est différent de celui des adultes en raison de leurs besoins différents, un fait que l’on accepte.

Les nombreux réveils nocturnes de bébé ne sont pas seulement inévitables, ils lui sont nécessaires.  Ils ont été prévus pour assurer sa survie en lui permettant de se nourrir suffisamment, mais aussi pour le protéger de la mort subite du nourrisson en lui évitant un passage trop prolongé en sommeil lent (en restant aux phases 1 et 2 du sommeil lent, il est moins à risque d’apnée, de MSN).   Vouloir qu’un petit bébé dorme sans interruption toute la nuit est par conséquent égoïste, car cela se fait au détriment de son développement cérébral (réduction du temps de sommeil actif), de sa prise de poids (allaitement nocturne), de sa santé, voire de sa vie (mort subite du nourrisson, encore 1 cas sur 2000 bébés) et de son développement affectif (besoin de contact avec la mère, d’être rassuré).

Il est important de se rappeler que si le bébé a de grands besoins de sommeil quotidiens, il n’a pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil consécutif, et que son repos est assuré avec de courtes (50 minutes) et moyennes (1h30 à 4h) périodes de sommeil.  Que c’est la multiplication de ces courtes durées de sommeil qui lui est nécessaire.

Il est aussi primordial de mettre en évidence le fait que la transformation du sommeil de nouveau-né (interrompu) en sommeil d’enfant (continu) est un processus lent et discontinu.  Ainsi, il est tout à fait normal que le bébé vive des « rechutes ».  Certains scénarios sont même tout à fait courants.
Par exemple, la plupart des nouveau-nés s’endorment seuls, sans aide.  Puis, vers l’âge d’un mois, de 6 semaines, ils n’y arrivent plus :  ils pleurent, ont besoin d’être allaités, portés, bercés, ils semblent combattre le sommeil.  C’est en fait parce qu’à ce âge (vers 6 semaines), le cerveau opère une maturation importante qui leur permet de constater « je suis éveillé »/ »je dors ».  C’est là qu’ils commencent à avoir besoin de s’endormir volontairement, alors qu’avant, ils le faisaient inconsciemment.
Par exemple, la plupart des bébés font une, quelques ou plusieurs nuit(s) vers l’âge de trois mois, une fois que l’allaitement est bien établi et qu’ils commencent à vivre de plus longues périodes d’éveil le jour, qui les épuisent.  Puis ces mêmes bébés recommencent à se réveiller plusieurs fois par nuit vers 4 mois environ, voire à vouloir boire toutes les 2 heures la nuit.  C’est tout à fait normal parce que généralement la production de lait maternelle se transforme (passage du mode endochrine au mode autochrine) à ce moment de leur vie et que c’est l’instinct qui les pousse à stimuler davantage la production durant cette période cruciale.  Cela ne veut surtout pas dire qu’ils ont besoin de commencer à manger des céréales.  Au contraire, c’est le pire moment pour leur faire manger leurs premiers aliments, car cela risque d’interférer avec la poursuite de l’allaitement.  Si l’on accepte la situation, que l’on en connaît la raison et que l’on continue d’allaiter bébé à la demande, la production devrait s’adapter rapidement et les réveils nocturnes pour boire s’espacer.  Si on lutte et refuse le sein, bébé va au contraire continuer de se réveiller et même intensifier sa demande parce que c’est l’instinct de survie qui le guide.

Pourquoi, si le sommeil de bébé est ainsi, est-ce si difficile pour les nouveaux parents ?

Parce que, nous l’avons vu, l’adulte a besoin de sommeil continu.

Parce que, aussi, les conseils donnés aux nouveaux parents les incitent souvent à adopter des comportements qui vont à l’encontre de leurs propres intérêts !

Je vais citer quelques cas :

Que papa donne un biberon à bébé la nuit pour permettre à la maman de se reposer.  C’est la pire idée qui soit.  Pour que sa production de lait s’ajuste aux besoins de son bébé, la mère a généralement besoin que bébé tète entre 1h et 5h du matin (c’est un fait biologique, une question hormonale).  Bien souvent, cette bonne intention provoque le déclin à brève échéance de l’allaitement (et tous les efforts que maman fera pour éviter cette situation sont loin d’être synonymes de repos).  De plus, c’est le moment quotidien où la maman a le plus de lait, donc si elle n’allaite pas, l’engorgement risque de la réveiller de toute façon.  Et pour ne rien arranger, le fait que papa prenne soin du bébé n’empêche pas la mère de s’éveiller… et allaiter lui fournit des hormones qui favorisent son rendormissement ; écouter bébé pleurer pendant que papa prépare le biberon favorise plutôt l’éveil complet.  En outre, si la mère passe plus de 6h consécutives sans allaiter, elle compromet la contraception naturelle.  Or, ni les grossesses rapprochées ni même le retour précoce de couches ne sont souhaitables, car la maman a besoin de refaire le plein d’énergie et de minéraux avant de créer la vie à nouveau.  Et la contraception hormonale artificielle (pilule à progestatif seul, stérilet Mirena) est loin d’être sans risques pour sa santé (c’est un autre sujet).

Que bébé dorme dans sa propre chambre dès la naissance, autant pour les siestes que la nuit.  L’expérience de toutes les mamans du monde le prouve :  ce n’est pas tant le fait de se réveiller la nuit qui est difficile, c’est avant tout le fait de se lever.  Il n’y a rien de pire pour casser le sommeil que de marcher sur un plancher frais, allumer un éclairage électrique (compromet l’organisation circadienne et la sécrétion de mélatonine).  Quand bébé dort dans sa propre chambre, il s’éveille moins souvent, mais plus beaucoup plus longtemps.  Souvent, la mère qui doit se lever pour prendre soin de son bébé mettra du temps à se rendormir même lorsque le poupon l’aura fait.  Ainsi, le temps total de sommeil des parents est plus élevé lorsque bébé dort dans leur chambre.  De plus, le fait de coucher un bébé naissant dans sa chambre, fenêtre obstruée et porte close (dans le noir donc) pour les siestes diurnes nuit à l’acquisition de l’organisation circadienne et la retarde parfois de plusieurs mois.  Le sommeil nocturne est donc affecté négativement par cette pratique.

Que bébé doit apprendre très rapidement à s’endormir seul.  Non seulement ce conseil met une pression incroyable sur les épaules des nouveaux parents (s’ils n’y arrivent pas, quel échec!), mais il leur donne beaucoup de travail inutilement.  Que de pleurs, que de temps passé en stratégie et recherche d’objets magiques seraient évités si l’on disait aux parents que tous les jeunes enfants finissent par réussir à s’endormir seuls à un âge qui leur est propre.  Les bébés ont besoin d’être accompagnés dans le sommeil parce qu’ils sont prévus biologiquement pour craindre la solitude (c’est une question de survie instinctive pour les petits mammifères qu’ils sont).  Et plus les parents tentent de les faire s’endormir seuls, plus ils deviennent anxieux et difficiles à endormir… plus ils résistent au dangereux sommeil.  Du temps (du sommeil!) perdu, du stress inutile.  Rien d’autre.

Bref, la très grande majorité des problèmes de sommeil des bébés sont en fait causés par les tentatives maladroites des parents pour faire acquérir de (mauvaises) bonnes habitudes de sommeil à des bébés qui ont de (différentes mais) bonnes habitudes dès la naissance, tout naturellement.

Y a-t-il tout de même des cas où le sommeil de bébé est problématique ?

Du point de vue des parents, assurément, nous y reviendrons bientôt.

Mais du point de vue du bébé lui-même aussi.

Par exemple, un bébé dont les périodes d’endormissement sont de moins de 50 minutes environ, que ce soit pour les siestes en journée ou durant la nuit.  Cela peut arriver à l’occasion sans que ce soit inquiétant.  Mais lorsque cela se produit régulièrement (plusieurs fois par jour), c’est problématique parce que cela ne permet pas au bébé de compléter un cycle de sommeil.  Une sieste de 30 minutes ne comprend aucun sommeil lent.  Or, si les besoins en sommeil actif sont plus élevés chez le bébé, le sommeil lent lui est aussi nécessaire.  Nous l’avons mentionné, certains bébés ont du mal à franchir la première demi-heure de sommeil parce qu’ils se laissent stimuler ou déranger par leur environnement et s’éveillent.

Par exemple, un bébé de plus de trois ou quatre mois qui a sa plus longue période de sommeil continu en journée plutôt que durant la nuit.  C’est que ce bébé n’a pas acquis d’organisation circadienne :  il ne fait toujours pas la différence entre jour et nuit.  Or, si l’on ne peut pas forcer bébé dans son développement biologique, il est possible de l’aider.  Et il est autant dans son intérêt que dans celui de ses parents de « faire la pirouette ».

Par exemple, un bébé qui ne dort jamais plus de 50-60 minutes à la fois.  Cette durée de sommeil, correcte pour les siestes, et même la nuit pour les nouveau-nés (deux premiers mois) est problématique lorsqu’elle est chronique ensuite.  Elle montre alors que le bébé est incapable d’enchaîner deux cycles de sommeil sans s’éveiller complètement.  C’est un apprentissage qui est nécessaire dans les plus brefs délais pour lui permettre un repos suffisant.  S’il est normal pour un bébé de s’éveiller plusieurs fois par nuit, il n’est tout de même pas sain qu’il s’éveille toutes les heures :  il doit au moins une ou deux fois par nuit enchaîner deux ou trois cycles de sommeil.

Par exemple, un bébé qui est incroyablement difficile à endormir.  Il n’est pas acceptable que ce soit plus long endormir bébé que le temps qu’il passe ensuite endormi.  Il n’est pas correct non plus que les parents doivent recourir à des stratagèmes sans fin (comme les ballades en voiture au milieu de la nuit) pour mener bébé au sommeil.  C’est signe que quelque chose ne va pas.

Il y a des façons d’aider son bébé à mieux dormir, quel que soit son problème de sommeil, et nous aborderons cette question dès maintenant !

Des trucs, donc, pour concilier les besoins en sommeil de bébé et ceux de ses parents !

Heureusement, j’y arrive !

Tout d’abord, cette section présentera une philosophie de vie, une façon globale, d’envisager le sommeil quand le couple devient famille.  Je suis totalement convaincue de l’efficacité de cette manière de voir le sommeil parce que je l’ai testée par deux fois sur deux bébés aux tempéraments très différents (dont une Frimousse qui pourrait être qualifiée de « BABI » si je ne refusais pas cette étiquette de tout mon coeur de maman), mais aussi parce que les valeurs et les connaissances sur lesquelles elle s’appuie me sont chères.

C’est essentiellement la méthode du Dr William Sears (dont je ne peux que recommander encore et toujours la lecture), mais teintée de mon expérience personnelle et de celle de mes amies proches.

Cela commence avant la naissance de bébé.  Avec des préparatifs et des achats différents.  Plutôt que de préparer à votre bébé à naître une chambre, de lui acheter un lit à barreaux et tout le flafla, faites votre nid.

Préparez-vous à accueillir le fruit de votre amour dans votre nid d’amour, votre chambre, votre lit.
Cela peut vouloir dire acheter un lit plus grand :  un couple dans la moyenne de poids ne sera à l’aise avec bébé que dans un grand lit (queen), des parents plus costauds (ou qui partagent déjà leur sommeil avec un premier enfant) auront probablement besoin d’un très grand lit (king).
Cela peut vouloir dire ajouter un side-car au lit.  Il se vend maintenant des lits de bébé conçus spécialement pour le cododo sécuritaire.  Ils sont probablement ce qu’on pourrait appeler « le meilleur des deux mondes ».  Mais un moïse fait aussi l’affaire.
Cela veut toujours dire de vous informer sur le cododo et sur la manière de le pratiquer de façon sécuritaire :  matelas ferme (pas de lit d’eau), absence de couverture lourde et épaisse, pas pour les parents fumeurs ou ayant consommé drogues et alcool, etc.  Comme l’on respecte les règles de sécurité quand on met bébé dans une bassinnette (pas de contour de lit, etc.), il y a des règles à respecter pour cododoter correctement**.
Cela veut souvent dire aussi prévoir un endroit où déposer bébé si un besoin d’intimité pressant se faisait sentir entre papa et maman :  petit moïse ou berceau, matelas de lit simple posé sur le sol de la chambre, parc…  un endroit où bébé ne passera généralement pas ses nuits, mais quelques heures endormi tel ou tel soir ou matin.

Pensez aussi aux siestes dès avant la naissance.  Car si bébé a besoin de dormir plus que vous, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il ait besoin de dormir sans vous (Halte aux idées reçues !).  Ainsi, le mieux pour votre bébé, pour l’acquisition de son organisation circadienne, c’est de dormir le jour dans la pièce où vous vivez.  Qu’il s’habitue à dormir avec la lumière naturelle du jour, et un fond sonore normal.  Comme cela, il apprendra rapidement à différencier le jour (lumière, activité) et la nuit (noirceur, silence).  Selon son tempérament et son développement, de telles siestes seront profitables jusqu’à environ 4 mois.  Cela veut dire que, selon vos préférences et votre mode de vie, vous aurez besoin de l’un ou de plusieurs de ces articles pour les siestes :
porte-bébé dodo– un ou des porte-bébés physiologique(s)
– une poussette
– un chariot pour le vélo, le jogging, … et le hamac pour bébé naissant adapté
– un berceau, un moïse ou un parc au salon (qui pourra être amené dans la chambre parentale ou en visite au besoin)
N’oubliez pas que, les premières semaines après l’accouchement, vous aurez vous-mêmes besoin d’une sieste.  Prenez bébé au lit avec vous et laissez le sommeil vous gagner.  Ainsi, les nuits mouvementées vous paraîtront plus supportables.

La technique en elle-même est d’une simplicité désarmante.  Quand vous allez vous coucher le soir, allaitez d’abord bébé, puis amenez-le dans votre lit et couchez-le à l’endroit désiré (entre papa et maman, à côté de maman ou dans son lit en side-car).
– Maintenez si nécessaire (ou désiré) un contact physique rassurant (main sur le ventre, par exemple) et endormez-vous.
– Si bébé résiste (si le sein ne l’a pas suffisamment endormi), vous pouvez aller le bercer ou le promener dans le porte-bébé.
– Vous pouvez également lui donner votre index à téter (certains bébés ne trouvent pas leur pouce pour se réconforter eux-mêmes mais ont besoin de plus de succion que de lait pour dormir, par exemple quand la mère, comme moi, a un fort réflexe d’éjection et une abondante production) ; la suce n’est pas une aussi bonne option ; le bébé se sèvrera plus rapidement de votre doigt et la suce risque davantage d’interférer avec l’allaitement.
– Certains bébés, aussi, ont besoin d’être emmaillotés parce que leurs propres mouvements les éveillent.  Attention de choisir une couverture légère et de ne pas trop habiller bébé si vous l’emmaillotez, car la chaleur est l’un des plus importants facteurs de risque de mort subite du nourrisson.  Il faut également utiliser la bonne technique pour que cela soit sécuritaire (emmailloter les jambes droites et serrées conduit à un risque de dysplasie (malformation) de la hanche.

La « théorie » derrière l’idée de transformer le lit amoureux en lit familial est simple.  Des études ont montré que lorsqu’une femme allaite ET dort avec son bébé (les deux facteurs doivent être réunis pour que cela fonctionne), son sommeil se transforme pour lui permettre de mieux se reposer malgré les réveils.  Pour faire simple, les cycles de sommeil de la mère se modifient et s’adaptent pour se synchroniser sur ceux du bébé.  De cette façon, les réveils du bébé se feront presque uniquement à des moments où la maman sera en sommeil actif ou transitionnel, d’où il est beaucoup plus facile et moins perturbant d’être tirée que du sommeil lent, surtout dans ses deux phases les plus profondes.
La femme qui décide de ne pas allaiter ou de ne pas cododoter se prive de cette capacité de son corps et des avantages qui en résultent.  Le père bien intentionné qui veut faire sa part la nuit n’a malheureusement pas cette chance non plus, d’où des réveils qui lui sont beaucoup plus pénibles, surtout qu’il n’a souvent qu’un court congé de paternité ou parental et doit donc se lever le matin pour aller travailler, et pas la possibilité de faire une sieste en après-midi pour récupérer.

Pour ce qui est de l’heure idéale pour aller au lit, je dirais :  le plus tôt possible.  Vers 2 ou 3 semaines, la plupart des bébés commencent à faire des tétées groupées en soirée, une phase qui durera quelques semaines.  Ça ne sert à rien de se battre contre ça ; mieux vaut vous installer devant votre émission de télé préférée (en boucle), avec un bouquin qui vous passionne, un jeu de société ou toute autre activité qui vous permet d’allaiter sans que les soirées vous semblent trop lourdes et pénibles.  Puis allez au lit quand bébé est endormi ou semble prêt à dormir.  Réglez-vous sur lui pour cette (courte) période de sa vie, vous la vivrez beaucoup plus plaisamment.

Quelque part entre 5 et 8 mois, votre bébé sera prêt à se coucher plus tôt.  Il cessera de faire sa sieste de l’heure du souper ou la retardera.  C’est le moment d’instaurer une routine du coucher à la suite de laquelle vous accompagnez bébé dans le sommeil puis le laissez dormir le temps de profiter brièvement de votre soirée d’adulte avant de vous mettre au lit à votre tour, pas trop tard, car bébé vous réveillera sûrement une, deux ou trois fois encore avant le matin.  Et que sa plus longue période de sommeil continu sera presque assurément la première, pendant que vous êtes encore debout.  Donc lorsque vous êtes très fatiguée, donnez-vous le droit d’aller dormir tout de suite après bébé pour profiter de cette longue période de sommeil initiale.

La routine du dodo doit être simple et vous plaire.  Elle doit durer au moins 20 minutes et pas plus de 45.  Elle doit n’inclure que des gestes que vous voudrez, pourrez reproduire tous les soirs.  Personnellement, ma routine n’inclut pas le bain parce que je considère que la peau fragile de bébé n’a pas intérêt à être lavée tous les soirs.  Par conséquent, ma routine commence tout de suite après le bain les soirs où je le donne et commence exactement de la même façon, mais sans bain les autres soirs.  C’est pyjama, histoire, tétée pour Frimousse, verre de « lait » pour la petite Fée, câlins et bisous à papa, brossage de dents et au lit.  L’important, c’est l’ordre des éléments, qui ne doit pas être modifié.  L’histoire vient avant la tétée.  C’est prévisible, annonciateur.

Durant la nuit, il est important de ne pas allumer de lumières autant que possible.  Cela contribue à l’organisation circadienne, comme le fait de ne pas faire le noir le jour.  Et de choisir des lampes à faible intensité lorsqu’il est impossible faire autrement (changement de couche, par exemple).
Si vous en êtes capable, allaitez couchée.  C’est vraiment plus reposant, vous pouvez somnoler ou même dormir tout en allaitant.  Sinon, allaitez au lit, dans le noir, assise le dos contre votre oreiller.  Faites vos arrangement de sommeil de façon à ne pas avoir à sortir du lit et des couvertures pour prendre bébé, même s’il ne dort pas dans le même lit.  Cela fait réellement une différence sur votre facilité à vous rendormir.

Pour les siestes, variez les plaisirs !  C’est une bonne chose pour votre bébé d’apprendre à s’endormir dans des lieux et des situations différentes.  Il comprendra ainsi que l’important, c’est votre présence, que c’est le seul point de repère vraiment essentiel.  Vous pourrez donc éventuellement amener bébé en camping, à l’hôtel, au centre d’achat, etc. sans craindre que vos sorties et activités le privent de sommeil.  Par exemple, ma Frimousse s’endormait en poussette durant une longue promenade en avant-midi, dans son berceau au salon ou dans le porte-bébé les jours de pluie ou de magasinage.  Parfois, cette sieste, elle la faisait en auto.  L’après-midi, elle dormait avec sa soeur et moi dans mon lit.  Ou sur une couverture dans la cour arrière, à l’ombre d’un érable, pendant que nous nous baignions.

Je n’aime pas le terme « endormir » parce que l’on ne peut pas forcer une personne à dormir.  On peut obliger un enfant à rester dans sa chambre, à demeurer dans son lit, même à rester couché, mais on ne peut pas l’obliger à dormir.  Je préfère parler d’accompagner dans le sommeil, ce qui me paraît mieux illustrer ce que le parent fait.  Tous les bébés ont besoin d’être accompagnés dans le sommeil, je l’ai déjà dit.  Mais vous devez, en tant que parents, trouver une façon d’accompagner qui vous convient (au bébé comme à vous), car le choix est vaste.  Ce peut être en vous allongeant avec le bébé, en le berçant, en l’allaitant, en lui chantant une berceuse, en le massant ou le caressant, en le portant ou le promenant, en restant assis près de son lit dans un fauteuil, etc.  Vous pouvez aussi être créatifs !  Bébé va s’habituer à votre méthode et l’apprécier.  Et un jour, vous pourrez quitter la pièce alors que bébé n’est que somnolent et il aura assez confiance pour plonger dans le sommeil seul, et un jour, vous pourrez lui donner un bisou et une caresse, lui souhaiter bonne nuit et le laisser s’endormir seul.  Je ne peux pas vous dire quand, puisque ce n’est pas une question d’âge, mais de confiance.

Enfin, il faut accepter que certaines nuits et certaines siestes se passent mal.  Ne pas y voir un drame.  Ces mauvais dodos viennent le plus souvent en paire, en trio, en quatuor.  La meilleure chose à faire est de garder son calme et d’attendre que cela passe.  Il ne faut pas oublier que le double but est de permettre à bébé de dormir suffisamment au présent, mais aussi de lui inculquer de bonnes habitudes de sommeil pour l’avenir.  J’invite tous les parents à se demander si ce sont vraiment de bonnes habitudes à inculquer que d’apprendre à bébé à dormir seul, alors que nous, les adultes, aimons dormir ensemble.  Pourquoi en effet apprendre à bébé à s’endormir seul le plus rapidement possible ?  Est-ce ce que nous souhaitons à nos enfants pour l’avenir, la solitude ?  J’ai beaucoup de peine quand j’entends parler d’un couple dont les amoureux sont incapables de dormir l’un à côté de l’autre parce qu’ils ne savent pas accepter la présence physique d’un corps, ses mouvements, ses bruits, qu’ils se laissent déranger, réveiller par l’autre.  J’aime à ce sujet le rapprochement que fait le Dr Sears entre le matérialisme omniprésent dans les mentalités d’aujourd’hui et l’habitude d’envoyer les bébés seuls au lit :

« les adolescents et les adultes d’aujourd’hui ont souvent de la difficulté à établir d’authentiques relations intimes avec une autre personne.  Les oursons de peluche et les biberons nous ont aidés à élever une génération de personnes attachées avant tout à des biens matériels.  Le sommeil partagé apprend à l’enfant à se sentir confortable lorsqu’il est en contact physique avec une personne ; il ne remplace pas les personnes par des objets. »
(Sears, Être parent la nuit aussi, p. 54)

Et quand le bébé a tout de même des problèmes de sommeil ?

Malheureusement, ça arrive, j’en ai parlé plus haut.  La méthode que j’ai exposée peut contribuer à réduire le risque que ces problèmes surgissent, mais rien n’est parfait, ce n’est pas une formule magique !

Quand un bébé a des problèmes de sommeil, il faut d’abord s’assurer qu’un problème de santé ne l’incommode pas.
– Un bébé sur 4 environ naît avec un torticolis.  Une visite chez le chiro ou l’ostéopathe est conseillée pour éliminer cette possibilité ou pour entamer un traitement approprié.
– Un autre problème de santé commun est le reflux.  Les bébés qui en souffrent sont très mal sur le dos, ils dorment mieux dans le porte-bébé ou même en position verticale, la tête posée sur l’épaule d’un parent.  Il est possible de soulager le bébé qui souffre de reflux en agissant sur l’allaitement (plus de lait gras de fin de tétée, position inclinée vers l’arrière en début de tétée, etc.), cela vaut le coup d’essayer.  Parfois, une médication est inévitable.
– Le rhume affecte les bébés et les tout-petits plusieurs fois par année.  Difficile de dormir avec le nez bouché.  Une solution saline et l’utilisation du mouche-bébé sont recommandées avant chaque dodo.
– Même si elles sont moins fréquentes chez les bébés allaités, les otites demeurent un malaise courant.
– Les douleurs et les inconforts causés par la poussée dentaire peuvent être soulagés grâce à des produits naturels, ce qui devient incontournable quand elles deviennent source de nuits agitées.
– Si bébé semble affamé au réveil chaque fois (surtout si son gain de poids est lent), cela peut signaler un problème d’allaitement, une mauvaise prise du sein qui occasionne un manque de lait, par exemple.
D’autres problèmes de santé (difficultés digestives, intolérances, démangeaisons cutanées, par exemple) peuvent être impliqués.  S’assurer que le bébé qui dort mal n’a pas de problème de santé est la première intervention à tenter avant d’entreprendre quoi que ce soit d’autre.

Maman qui allaite doit aussi surveiller sa consommation de caféine.  On pense au café et au thé, bien sûr, et aux boissons énergétiques (qui sont déconseillées durant l’allaitement), mais il ne faut pas oublier les boissons gazeuses (Pepsi, Coke), le chocolat, le lait au chocolat, certaines tisanes, etc.  Bref, il est très facile de dépasser les 3 portions quotidiennes maximum.  En outre, certains bébés plus sensibles ne vont malheureusement pas tolérer 3 portions, et même la moindre consommation de caféine va les affecter négativement.  Il se peut que le café pris avec le déjeuner nuise à la sieste du matin et que par un effet d’entraînement (parce que le bébé qui dort mal ou trop peu le jour dormira souvent mal la nuit), le bébé dorme mal la nuit.

En outre, bien que ce ne soit pas directement lié au sommeil, certains aspects de notre mode de vie influencent grandement la qualité du sommeil de nos petits.  L’un des meilleurs conseils que je puisse vous donner :  aller dehors !  Sortez (presque) tous les jours, même au coeur de l’hiver, même avec un bébé de seulement quelques semaines.  Un bon bol d’air frais et une exposition modérée et raisonnable au soleil vous feront un bien immense et à votre bébé aussi.  Prenez contact avec la nature toutes les semaines, aussi souvent que possible :  une balade dans un sentier boisé à 10h ou un pique-nique dans un parc à l’ombre d’un arbre mature le midi ont des effets indiscutablement positifs sur la sieste d’après-midi et l’endormissement du soir.
De la même façon, et surtout avec des bébés plus vieux et des tout-petits, faites attention aux écrans.  Passer ses dernières heures d’éveil, le soir, devant un écran de télévision n’est pas l’idéal pour un bébé :  il a l’air calme, mais son cerveau est surstimulé, ce qui ne prédispose pas au repos.  En plus, la lumière des écrans nuit à la sécrétion de mélatonine, une hormone essentielle à l’endormissement.  Éteignez donc la télé avant le souper et ne la rallumez qu’une fois que bébé est couché.

Lorsque tout va bien d’autres parts, les parents peuvent agir pour aider bébé à mieux dormir.  Pour voir comment, prenons les différents problèmes de sommeil un à la fois :

Le bébé qui ne complète pas un cycle de sommeil :  Souvent, il s’agit tout simplement d’attendre qu’il dorme depuis 35 minutes environ avant de le quitter, de le déposer ou de le bouger. Voire de lui permettre de passer les 50-60 minutes dans la même position que celle où il s’est endormi, ce qui sera plus simple s’il dort couché à votre côté, dans le porte-bébé ou dans la poussette que si vous l’avez endormi en le berçant (parce que les bras ne sont pas infatigables et que vous finirez par avoir envie de le déposer).  Vous pouvez aussi vous allonger sur le dos au milieu du lit et faire dormir bébé sur le ventre, sur vous.  Le battement de votre coeur agira comme métronome pour rythmer sa respiration et son sommeil.  Pensez à tenter l’emmaillotement ou les bruits blancs.

Le bébé de plus de 4 mois qui ne fait pas la différence entre jour et nuit :  Pour l’aider, envoyez des signaux clairs montrant la différence entre jour et nuit.  La nuit, n’allumez plus, ne mettez surtout pas de veilleuse.  Faites attention aussi à vos agissements durant les réveils :  parlez le moins possible et toujours en chuchotant, ne sortez pas du lit ou, à tout le moins, de la chambre, soyez calmes, n’écoutez pas la télévision (d’ailleurs, comme la télé a un impact négatif sur le sommeil des bébés et des enfants, – j’en parlais ici – portez attention à vos habitudes d’écoute), n’ayez pas de discussion avec votre conjoint et ne jouez pas avec bébé.  Vérifiez que vos rideaux sont bien opaques et que le bruit de la circulation automobile n’est pas trop dérangeant (fenêtre fermée).  Commencez aussi à établir une routine de dodo, qui agira comme signal.  Le jour, faites dormir bébé en plein air (dans un parc, dans le bois, dans votre cour arrière) autant que possible, qu’il soit exposé à une lumière naturelle mais tamisée.  À l’intérieur, faites-lui faire la sieste ailleurs que dans la chambre (dans un porte-bébé, au salon, dans votre bureau, etc.).  Enfin, s’il fait une sieste diurne de plus de 3 heures, réveillez-le et occupez-le pour le garder éveillé.  De façon générale, veillez à ce que votre enfant joue et soit stimulé le jour pour qu’il ait besoin de se reposer au calme la nuit.  Cela semble sacrilège de réveiller un bébé, je sais, mais difficile de dormir la nuit si l’on est inactif le jour.

Le bébé qui n’enchaîne jamais deux cycles de sommeil :  Le truc qui a fonctionné pour ma petite Frimousse, c’était de vérifier  l’heure à laquelle elle s’était endormie puis de revenir m’allonger près d’elle 45 minutes plus tard.  Ainsi, quand elle ouvrait l’oeil à la fin de son cycle de sommeil (52 minutes), elle me trouvait à son côté comme au moment de s’endormir.  Rassurée, elle se rendormait immédiatement pour un 2e cycle et je pouvais quitter encore la chambre.  Parfois, je choisissais carrément de faire la sieste avec elle et ça marchait aussi ;), mais il est venu un moment où je n’avais plus besoin de faire la sieste et où je trouvais que 10-12 minutes à ses côtés pour profiter d’un autre 45 minutes de liberté, c’était un chouette compromis.  Avec le temps, elle a fini par ne plus ouvrir les yeux, alors j’ai cessé d’y aller et elle enchaînait tout de même ses 2 cycles.  La poussette fonctionnait aussi, à condition que je n’arrête jamais de marcher ni ne ralentisse trop le rythme de marche, mais je trouvais que c’était une joyeuse façon de me remettre en forme que de faire 2h de marche à pas rapides.  Bref, tout ça pour dire que l’important, c’est que le bébé retrouve lors de son réveil les mêmes conditions qu’à son endormissement, ce qui va le rassurer et lui permettre de replonger aussitôt dans le sommeil.

Le bébé trop difficile à endormir :  Il s’agit presque toujours d’un bébé plus anxieux que la moyenne.  Soit que la grossesse ait été stressante, l’accouchement difficile, soit que le bébé ait vécu une séparation d’avec sa mère, qu’il ait été hospitalisé, qu’il soit malade, soit qu’il ait tout simplement un tempérament très anxieux.  Les techniques de conditionnement au sommeil (5-10-15 et autres) que les parents peuvent essayer vont empirer la situation.  La première chose à faire, c’est de sécuriser ou de re-sécuriser le bébé :  du portage, une réponse prompte à ses pleurs jours et nuits, une maison calme (pas de disputes, de cris, d’agressivité), une mère calme (régler ou apprendre à mieux gérer les situations stressantes comme les problèmes financiers).  Ensuite, bien accompagner dans le sommeil… et l’éveil.  C’est-à-dire que ce qui rend le bébé si difficile à endormir, c’est presque toujours la peur de se réveiller seul.  Pour régler le problème d’endormissement, il faut donc agir sur les réveils, en s’assurant d’être prompte dans sa réponse et, autant que possible, présente physiquement.  Bébé ne devrait pas avoir à pleurer pour signaler qu’il est éveillé ;  alors, il est déjà trop tard (son niveau de cortisol, l’hormone du stress, a déjà grimpé en flèche).  Quand bébé dort contre sa maman, elle sent qu’il va se réveiller :  elle le sent bouger, elle entend les bruits qu’il fait avec sa bouche, etc.  Elle peut tout de suite agir en le rassurant par des mots doux chuchotés, une caresse ou en proposant le sein.
Il faut cependant se rappeler que vers 3 ou 4 mois, les bébés deviennent beaucoup plus conscients de leur environnement.  Ils sont fascinés par ce qu’ils découvrent et ne veulent rien manquer.  À cet âge, un bébé difficile à endormir ne manifeste pas nécessairement un manque de sécurité affective.  C’est une phase normale du développement, qui va passer comme toutes les autres.  La chaise berçante, l’aquarium musical, le disque de berceuses, la doudou pour emmailloter et le porte-bébé peuvent devenir vos meilleurs alliés en attendant que le temps fasse son oeuvre.

Le bébé de plus de 18 mois qui ne fait jamais ses nuits ou ne veut pas aller au lit :  Vos meilleures ressources dans ce cas sont la méthode du Dr Jay Gordon, dont vous pouvez avoir un aperçu en cliquant ici, et un petit bouquin intitulé Un sommeil paisible et sans pleurs.  Dans ce dernier, vous trouverez de nombreux trucs pour aider bébé à mieux dormir, parmi lesquels il y en aura assurément qui conviendront à vos valeurs et votre style de vie.  Je ne suis pas d’accord avec les interventions proposées pour les jeunes bébés (parce que même s’il ne pleure pas, le but reste de couper les tétées de nuit, ce qui me semble peu respectueux des besoins du bébé), mais pour les grands bébés, c’est génial.  Je recopie ici quelques uns de mes trucs préférés pour donner une idée :
– L’affiche de la routine du dodo (pour ceux qui ne veulent pas aller au lit) :  Placer sur la porte une affiche illustrant en ordre et sur une seule ligne chacune des étapes de la routine du dodo :  le pyjama, l’histoire, la tétée, le dodo dans le lit (il est important de ne pas oublier cette dernière image, qui montre à l’enfant le comportement attendu).  Vous pouvez prendre les images sur Internet, les dessiner (et même faire participer l’enfant).  Puis chaque soir, demander à l’enfant d’aller voir à quelle étape on est rendu.
– Les tickets d’appel ou de sortie (pour les enfants qui ne cessent de se relever ou d’appeler leurs parents) :  Compter le nombre de fois où l’enfant appelle en moyenne durant une soirée ou une nuit et lui donner 2 tickets de moins (mais un maximum de 4 tickets).  Quand il veut sortir de la chambre ou appelle son parent, il doit donner un ticket.  Quand il n’a plus de ticket, il ne peut plus sortir ou on ne lui répond plus, cela doit lui être expliqué et répété.  Il faut d’abord agir en prévention en s’assurant que l’enfant a tout ce dont il a besoin et en répondant « à l’avance » à ses habituelles demandes de sortie (l’emmener à la toilette, mettre un verre d’eau sur sa table de chevet, lui donner une collation avant le coucher, etc.)  Ensuite, il faut savoir que, passé les premiers jours, la très grande majorité des enfants ne dépenseront pas le dernier ticket, car ils ont peur d’en avoir vraiment besoin, ils vont le garder « au cas où »…
– Le petit matelas (pour ceux qui veulent venir dans le lit de papa et maman au milieu de la nuit) :  Placer un matelas de lit simple directement sur le sol, dans la chambre parentale.  Expliquer à l’enfant que s’il se lève durant la nuit, il a le droit d’aller se coucher là, mais sans faire de bruit « comme une petite souris ».  Particulièrement efficace si on ne peut plus cododoter avec l’enfant en raison d’une grossesse ou de la présence d’un nouveau-né dans le lit.  Ainsi, l’enfant ne se sent pas rejeté ; il apprend doucement que les bébés ont des besoins différents des enfants.  Parce que, sinon, il n’y a pas de raison de refuser que l’enfant nous rejoigne dans le lit en cours de nuit… c’est même un des petits plaisirs de la parentalité de les sentir se glisser près de soi…

Ce qui m’amène enfin au mot de la fin…

Jusqu’à quel âge, le cododo ?  Assurément, le bébé a besoin du cododo jusqu’à l’âge de 4 mois, ne serait-ce que pour prévenir la mort subite du nourrisson et pour favoriser l’allaitement.  On ne devrait pas s’arrêter avant.  Si les parents n’ont pas réussi à trouver en 4 mois un arrangement de sommeil partagé qui leur convient et qu’ils n’aiment pas le cododo, ce sera le moment de faire la transition parce que le bébé plus vieux va s’habituer et être plus récalcitrant à être laissé seul dans sa chambre.  Quand chacun y trouve son compte, on continue donc.  La phase d’anxiété de séparation (7 à 10 mois) est en effet mieux vécue lorsque le cododo se poursuit.  Ce n’est pas le moment idéal pour faire la coupure, on attendra après et ce sera plus facile et plaisant pour toute la famille.  Ensuite, c’est un choix personnel.  On peut décider d’attendre, pour transférer bébé dans sa chambre, qu’il fasse régulièrement ses nuits (les vraies, de 10-12h), qu’il sache marcher ou lui « donner » sa chambre comme cadeau pour son premier anniversaire, etc.  L’important, c’est que la transition se fasse de façon positive, qu’elle soit présentée à l’enfant comme une nouvelle aventure… pas comme un « bon débarras ».

Bref, pratiquez le cododo tant que vous êtes à l’aise et qu’il y a de la place dans le lit (ça dépend de la taille de la famille… et de celle du lit), ou dans la chambre pour un lit supplémentaire.  Il n’y a rien de malsain, de sexuel, etc. à dormir avec son tout-petit.  Vous n’avez pas à vous en priver, ni à en priver votre enfant.

Notes
* Le terme « adulte » exclut tout au long de cet article les personnes âgées, dont les besoins en sommeil sont différents :  moins de sommeil actif, moins d’heures au total aussi.

**  Ce n’est pas le cododo en soi qui est dangereux donc, contrairement à ce que plusieurs croient.  Il y a certaines pratiques de cododo dangereuses, cependant.  Et, par conséquent, plutôt que de mettre en garde contre le cododo (en général), les organisations comme l’Association canadienne de pédiatrie, l’Unicef et l’OMS changent leur fusil d’épaule et le recommandent maintenant, tout en établissant une liste de règles assez strictes à respecter.  Liste de laquelle je ne peux que me réjouir.  Après tout, les 2 tiers de la population mondiale pratiquent le cododo, il ne nous reste qu’à tirer des leçons de leurs enseignements.

Sources
Dr William Sears, Être parent la nuit aussi, Ligue La Leche, 2005.
http://evolutionaryparenting.com/proving-the-harm-in-early-sleep-training/
http://cododo.free.fr/articles/McKenna.htm
http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-61-Ne-laissez-pas-pleurer-les-bebes.html
http://evolutionaryparenting.com/normal-infant-sleep-part-i/
Elizabeth Pantley, Un sommeil paisible et sans pleurs, 2005.
http://www.portersonenfant.fr/wp-content/uploads/2012/11/brochure-la-nuit-aussi.pdf
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-46-Ainsi-dorment-les-bebes.html
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-34-Faut-il-apprendre-aux-bebes-a-dormir.html
http://www.lllfrance.org/Feuillets-de-LLL-France/Problemes-de-sommeil.html
http://www.mamaneprouvette.com/2013/11/lemmaillotage-un-risque-pour-les-hanches.html
http://www.vetementallaitement.ca/2013/10/09/la-nuit-jallaite-ou-je-dors/
http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Bebe/Articles-et-Dossiers/Comprendre-et-apaiser-les-pleurs-de-bebe/Interview-de-Claude-Suzanne-Didierjean-Jouveau/Laisser-un-bebe-pleurer-pourrait-donc-avoir-des-consequences-nefastes-sur-son-equilibre-emotionnel
http://maternage.6mablog.com/post/2010/05/11/Changer-la-routine-de-sommeil-dans-le-lit-familial-dr-Jay-Gordon
http://www.lepoint.fr/societe/video-faut-il-laisser-pleurer-un-bebe-la-nuit-01-03-2014-1796748_23.php
http://www.sciencedaily.com/releases/2011/11/111102124955.htm

Liens pertinents sur le sujet
http://allaiterbonheuretraison.wordpress.com/2013/10/05/msn-allaitement-et-sommeil-partage-le-point/
http://allaiterbonheuretraison.wordpress.com/2013/09/06/sommeil-du-nouveau-ne-et-de-sa-mere-liens-avec-lallaitement/
https://zalahmaterne.wordpress.com/2013/06/28/la-methode-du-5-10-15-quand-la-medecine-encourage-la-maltraitance/

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90 avis sur « Le sommeil de bébé »

  1. Très intéressant, ça balaie pas mal d’idées reçues 🙂 C’est juste un peu dommage de ne parler à aucun moment du biberon pour les femmes qui n’allaitent pas. Même si j’imagine que vous utilisez votre vécu qui est celui de l’allaitement.

    • Merci. Il est vrai que c’est en partie parce que je n’ai pas vraiment d’expérience du biberon que je n’ai pas abordé le sujet, n’étant pas du genre à parler de ce que je ne connais pas. 😉
      Mais il y a d’autres raisons. D’une part, le cododo dans sa définition stricte (parents et bébé dans le même lit) n’est pas conseillé en cas de non-allaitement parce que la vigilance maternelle à l’égard du nouveau-né est moindre et les habitudes de sommeil instinctives, moins sécuritaires (position du bébé par rapport à la mère). Comme le sommeil partagé (dans sa définition large : proximité physique durant le sommeil) reste un facteur de protection contre la MSN et l’alimentation à la formule lactée, un facteur de risque, la mère qui n’allaite pas devrait installer un lit en side-car pour son bébé.
      D’autre part, parce que plusieurs des avantages du sommeil partagé ne s’appliquent malheureusement pas aux mères qui n’allaitent pas : synchronisation des cycles du sommeil, par exemple, mais aussi possibilité de nourrir bébé sans jamais sortir du lit ni même s’asseoir la nuit, contraception… si bien qu’à part le respect des besoins du bébé (mais c’est déjà tellement!), il n’y a que peu d’arguments en faveur du cododo pour les biberonnantes.

      • Bonjour, j’allaite mon bébé de 2mois mais elle à des régurgitations donc même si je pratique le cododo je suis obligé de m’asseoir dans le lit pour qu’elle digère… comment puis-je faire autrement?

      • J’avoue que je ne sais pas. Personnellement, je n’a jamais réussi à allaiter couchée (hé oui, cordonnier mal chaussé ;)), alors je me suis toujours assise dans le lit pour le faire. Mais j’avais des trucs pour rester tout de même en mode sommeil (ne pas allumer de lampe, ne pas sortir des couvertures, utiliser mon oreiller redressé à la verticale comme coussin dorsal…). Probablement que ça aidait effectivement ma Frimousse avec son reflux, de toute façon, d’allaiter assise. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les régurgitations et le reflux sont généralement de courte durée et disparaissent avant la fin de la première année, souvent même dès les 4e-5e mois. Mais peut-être pourriez-vous tester la position physiologique, si vous asseoir brise trop votre repos. Je crois bien qu’elle est recommandée en cas de reflux en plus. C’est une position semi-assise, semi-couchée, un bon compromis pour moi.

      • J’ai une autre question, ma fille dort dans son berceau, coller a mon lit, en debut de nuit elle dort bien, mais après la tété de 4h, elle dort mal et est très agité, pensez-vous que c’est ce normal? De plus avec les régurgitations elle est beaucoup mieux sur le ventre et dort très mal sur me dos mais avec tout ce qu’on entends, je ne sais pas quoi faire. Pouvez-vous m’aider? Merci

      • Le seul moment où un bébé qui ne se tourne pas encore est en sécurité en dormant sur le ventre, c’est quand un parent éveillé le surveille activement et que le bébé dort dans cette position assez peu longtemps (une heure ou moins). Donc je ne peux pas vous conseiller de coucher votre fille sur le ventre la nuit tant qu’elle ne saura pas se tourner d’elle-même, ce ne serait pas sécuritaire. Avez-vous légèrement incliné son matelas ? Cela donne un coup de pouce.
        Pour ce qui est du fait que la fin de sa nuit soit plus difficile, cela peut être attribuable à ce que vous avez probablement plus de lait la nuit. Souvent les régurgitations augmentent quand le bébé ne boit pas suffisamment de lait gras de fin de tétée, ce qui est plus probable entre 1h et 5h du matin (quand la maman a le plus de lait).
        Pour les boires de nuit, vous pouvez essayer de faire des compressions en fin de tétée pour inciter votre bébé à rester plus longtemps au premier sein, et même le ré-offrir avant d’offrir le deuxième. Si vous avez énormément de lait, vous pourriez même n’allaiter que d’un seul sein la nuit (en changeant de sein à chaque boire, bien sûr).
        D’autre part, cette agitation de fin de nuit pourrait aussi être, tout simplement, causée par un coucher trop tôt pour elle, qui implique une nuit « trop longue ». Elle serait alors agitée parce que prête à commencer sa journée. Mes propres filles ne se sont pas couchées avant 21h, voire 22-23h avant l’âge de 4 mois, justement parce que je préférais veiller un peu le soir que de me lever avant le soleil. Mais c’est là un goût personnel.

  2. muy buenos dias acabo de enterarme de tu pagina y la verdad es que me parece genial no sabia de mas personas interesadas en estos temas, aqui tienes un nuevo lector que seguira visitandote abitualmente.

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  6. Merci pour ces infos, remarques, idées, constats, conseils …Je remarque aujourd’hui encore avec un 3e enfant que chaque bb est différent et que notre réussite de parents dépend aussi beaucoup de notre capacité à nous adapter à eux et à leurs besoins !

    • Merci à vous pour ce sage constat ! Je crois aussi qu’en étant à l’écoute de notre bébé, nous pouvons nous adapter plus facilement et plus rapidement… mais qu’il y a des bébés, comme ma deuxième, pour lesquels le chemin d’adaptation que nous avons à parcourir est plus long.

  7. Bonjour
    Merci pour cet article qui me rassure enfin sur le mode dodo de mon bb . J allaite et je pratique le cododo malgré les critiques ,je ne supporte pas de laisser pleurer ma fille , à force d insistance de mon entourage j ai essayer sur 3 dodo (2 siestes et soir) avec pour résultat d être aussi mal que ma puce et de craquer le soir avant qu elle ne s endorme d épuisement . L
    Les jours suivant j ai eu beaucoup de mal à la poser!
    Ma puce est une petite dormeuse qui enchaine difficilement les cycles mais en fait 2 a la suite la nuit ….
    Savoir que c est normal est rassurant. J ai le livre d Elizabeth Pantley et je suis assez d accord que pour les tt petits tout n est pas forcément adapte ( mon bb d amour à 5 mois).
    Par contre nous avons prévu un weekend de 4 jrs 3 nuits au mois de mai à l étranger sans ma puce qui sera confiée à une amie ou sa mamie, j ai lu que vous parliez d angoisse de la séparation entre 7 10 mois (elle y sera ) que puis je faire pour que ça se passe au mieux ( mon homme tiens bcp à ce weekend organise tt les 2 ans avec des couples d amis et il est compilant pour le reste cododo….)
    Merci de m aider à préparer au mieux cette séparation

    • Bonjour Yas,
      Je suis désolée d’avoir pris tant de temps avant de vous répondre, mais j’espère tout de même pouvoir vous donner quelques conseils utiles, même si je suis loin d’être une experte des séparations nocturnes.
      Tout d’abord, je voulais vous dire que quoique vous fassiez, le timing n’est pas bon pendant l’angoisse de séparation, alors ne vous mettez pas trop de pression, ce sera un peu difficile pour elle, mais vous saurez compenser au mieux à votre retour par de grands « bains » d’amour, et elle oubliera vite.

      Pour rendre ces quelques jours aussi agréables que possible pour elle, si cela convient à la personne qui en prendra soin, mon premier conseil est qu’elle soit gardée chez vous : dans ses choses, avec ses repères et le lit où elle est habituée de dormir.
      Ensuite, qu’elle connaisse bien la personne qui prendra soin d’elle et qu’elle l’ait vue quelques fois dans les semaines avant votre séjour. Peut-être même que cette personne en prenne soin quelques heures un avant-midi ou un après-midi dans les 15 jours précédents.
      Un autre bon truc : les objets de transition. Si votre fille n’a pas déjà une poupée, un toutou ou une petite couverture avec laquelle elle aime dormir, il serait judicieux de lui en offrir un et d’associer cet objet avec le sommeil en lui permettant de le prendre dans le lit (et seulement là ou là et pendant la routine du dodo).
      La personne qui la gardera aura aussi avantage à connaître votre routine du dodo et à répéter la même (les berceuses que vous chantez ou le fait que vous la bercez, par exemple).
      Une autre chose importante : n’oubliez pas de préparer votre fille en lui parlant de cet événement à venir. Parlez-en positivement, comme d’une petite aventure, en évitant de lui partager votre stress. Les bébés comprennent beaucoup mieux que leur pauvre vocabulaire nous le laisse croire.
      Enfin, si la personne est à l’aise avec l’idée et si vous-mêmes le faites toujours alors, elle peut tout à fait pratiquer le cododo avec votre fille. Je ne le conseillerais jamais pour un bébé de moins de 4 mois, mais à 8-10 mois, c’est sans danger. Sinon, ce n’est pas grave, les enfants savent très bien faire la différence entre leur maman et leur « nounou ».

      Bonne chance et, surtout, profitez bien de vos vacances entre amis !

  8. Bonjour,
    Je suis la maman d’une petite fille de 7 mois et 2 semaines allaitee. Nous avons commencer la diversification alimentaire vers 6 mois. Elle mange très peu car elle refuse les purée a la cuillère. Elle ne veut manger que des morceaux toute seule.
    Elena dort dans sa chambre depuis ses 4 mois. Elle faisait des nuit de 8 heures entre 3 mois et demi et 5 mois mais depuis c’est 2 réveils par nuit systématique. Elle a du mal a s’endormir toute seule sans le sein. Elle y arrive mieux la journée depuis ses 7 mois mais le soir c’est plus dur. Je l’accompagne pour chaque endormissement car je ne suis pas une maman qui laisse pleurer.
    Mais je reconnais que les réveils de nuits commencent a être dur.
    En général elle s endort vers 20 h premier réveil entre 23h et 1h puis entre 4h et 6 h et desfois il y a un réveil vers 2 h du matin.
    Je pense que ce n’est pas vraiment la fin qui la réveille. Plus une habitudes même si j’aime pas ce mot qui s’est installé.
    A partir de quel âge peut on essayer de sevrer un bebe la nuit ?,,

    Pour le moment je patiente car elle be mange pas beaucoup mais ça peut durer longtemps ?? Je commence a être fatiguée. La journée elle dort pas beacoup.
    J’aimerais partager votre expérience sur ces réveils nocturnes.
    Merci

    Elisabeth

    • Je pense que les réveils nocturnes sont beaucoup plus difficiles à vivre quand bébé a déjà fait ses nuits et qu’on ne fait plus de cododo. Le problème, c’est qu’alors on se désynchronise de bébé, qui nous réveille pendant notre sommeil profond… et qu’on doit sortir des couvertures et se promener dans la maison (vraiment se réveiller pour ne pas s’assommer sur un cadre de porte) pour aller en prendre soin.
      J’ai vécu la même chose avec ma puce (qui était plus âgée, presque 2 ans) cet automne. Après plusieurs mois à faire ses nuits, elle a recommencé à se réveiller 1 ou 2 fois… je trouvais ça insupportable ! Bien plus difficile que lorsqu’elle se réveillait 4 ou 5 fois à 5 mois, mais dormait juste à côté de moi et que je la mettais au sein sans ouvrir les yeux !
      À ma première, qui s’éveillait toujours autant de 23h, j’attendais son premier réveil pour aller l’allaiter avant de me mettre au lit parce que je trouvais ça moins dur que de me faire réveiller.

      Je ne crois pas que les bébés se réveillent « par habitude », surtout lorsqu’ils avaient cessé de le faire. Souvent, avec l’introduction des solides, bébé boit moins de lait dans le jour parce que sa digestion est dérangée. Alors il recommence à boire la nuit pour compenser. C’est loin d’être rare et c’est peut-être ce que fait votre fille. Ma deuxième fille a fait ça. À 8 mois, elle buvait quelque chose comme 75% de son lait entre 19h et 6h du matin. Si je l’avais sevrée de nuit, ça aurait été la catastrophe !
      Ce qui m’amène à votre question sur l’âge auquel on peut sevrer la nuit. Les médecins sont d’avis qu’un bébé de plus de 4 ou 6 mois ou de plus de je-ne-sais-plus quel poids n’a plus réellement besoin de boire la nuit. J’ai par deux fois la preuve que c’est faux. Une spécialiste de l’allaitement vous dira avec raison que jusqu’à la fin de la première année, le lait doit demeurer l’aliment principal et être offert sans restriction, bref qu’on devrait attendre au moins jusqu’à 1 an pour sevrer la nuit. En tant que partisane du sevrage naturel, j’ajouterais que lorsque bébé décide qu’il n’a plus besoin de boire plutôt que de se le faire imposer, ça se passe beaucoup mieux et c’est vécu positivement des deux côtés, ça laisse un plus beau souvenir de l’expérience de l’allaitement. Personnellement, ma fille s’est sevrée définitivement la nuit vers 17-18 mois, avec des pauses de quelques jours, quelques semaines ici et là avant cela.

      Une autre explication fort plausible à cet âge, c’est le besoin de se rassurer. Vers 8 mois, les bébés connaissent une phase de leur développement qu’on appelle l’anxiété de séparation et dont vous avez peut-être entendu parler. Bébé vient de comprendre qu’il est une personne à part entière (que maman ne fait pas partie de lui comme ses orteils) et qu’il pourrait être séparé de vous. Comme il n’a pas la capacité d’abstraction nécessaire pour se faire une image mentale de vous en votre absence (« maman est dans son lit »), le bébé vous appelle pour se rassurer. À cet âge, une réponse prompte (mais sans courir ou sembler stressée ou fâchée pour ne pas accentuer son anxiété) est le meilleur remède. Normalement, cela dure quelques semaines, au plus environ 3 mois et tout rentre dans l’ordre.
      Personnellement (en paresseuse que je suis, qui a besoin de pas mal de sommeil), j’ai décidé de pratiquer le cododo pour toute la période d’anxiété de séparation pour ne pas me taper toute cette fatigue. Ma Frimousse dormait sur un matelas posé au sol à côté de mon lit. Si elle s’éveillait, je lui donnais le sein et-ou m’allongeais à son côté. Je retournais dans mon lit si elle s’endormait avant moi, sinon je passais un bout de la nuit avec elle.

      Enfin, pour combattre la fatigue due aux réveils nocturnes, il n’y a rien comme une bonne sieste d’après-midi avec bébé ou une balade en forêt pour se redonner de l’énergie (ça aide aussi bébé à mieux dormir le soir, donc avantage double!).

      Bonne continuation, n’hésitez pas à redonner des nouvelles !
      Sarah

  9. Merci beaucoup pour cette longue réponse.
    Ma fille n’a jamais fais de nuits complètes (12h) mais elle arrivait a dormir 8, 9 ou 10 heures d’affilé sans se réveiller entre 3 mois et demi et 5 mois.
    Aujourd’hui et depuis 1 mois elle se réveille au bout de 5 ou 6 heures, se rendort en tétant et se réveille 5 heures après.
    Depuis sa naissance le sommeil est compliqué. Elle a du mal a s’endormir c’est un bebe qui dort peu.
    Tout bebe ellés’endormait au sein, mais impossible de la poser après. Je l’ai porté au moins pendant 4 mois en écharpe pour toutes ses siestes et pour qu’elle dorme plus de 20 min d’affilée.
    Aujourd’hui elle s’endort un peu mieux la journée mais toujours en ma présence et en berçant. L’endormissement du soir est compliqué et long. Elle se détend au sein puis je la pose. Et on recommence autant de fois que nécessaire.
    La journée elle dort 1h30 le matin, des fois moins, l’après midi 1h et le soir 30 min. Et elle dort 11h la nuit
    La nuit j’ai le sentiment que lorsqu’elle se réveille elle ne sait pas se rendormir seule et elle m’appelle. Certaines nuits elle tête beaucoup mais d’autres quasiment pas. C’est difficile de savoir si c’est vraiment la faim ou pas qui la réveille. Car au début elle tetouille et puis la montée de lait arrive et du coup elle se met a déglutir.
    Effectivement ma fille est dans la phase de l’angoisse de séparation.
    Donc j’attends que ça passe….. Il faut s’armer de patience. Mais ma crainte c’est de savoir d’après votre expérience si un bebe arrive a se rendormir seul a un moment donné si on lui a toujours donné le sein, c’est comme si j’étais sa sucette. ( il y arrivera mais ça peut durer jusqu’à 3 ans !)
    Je pense parfois à refaire du cododo car c’est fatiguant. Une nuit j’ai essayé mais elle tète beaucoup plus a mes côtes, et du coup je dors moins bien.
    Pour le moment elle a besoin de moi et même si c’est dur je continue à me lever.
    Merci pour votre soutien.

  10. J’ai tout d’abord lu votre texte lynchant la méthode du 5-10-15… J’ai trouvé votre style d’écriture cinglant. Je n’ai pas apprécié du tout y lire des termes comme « enfoirés », « paresseux » et « égocentriques » en désignant des parents qui laissent pleurer bébé en utilisant cette méthode. C’est plus que culpabilisant..! Bref, je trouvais que vous y alliez fort un peu. Je crois personnellement qu’il n’y a pas un parent parfait et qu’on fait tous chacun du mieux qu’on peut avec les ressources que l’on possède, nos valeurs et nos idéaux. Néanmoins, je partageais votre point de vue sur certains points (tout en étant plus nuancée par contre), j’ai donc poursuivi mes lectures sur votre blog sur ce texte que vous citiez. J’ai adoré ! Il est très intéressant ! J’ai beaucoup apprécié les informations sur les cycles du sommeil du bébé et j’ai été super contente de voir que ce que j’ai fait d’instinct avec ma fille, était probablement bien aidant pour le développement de son sommeil et de sa sécurité. Et que de vérité pour les pressions qu’on ressent en tant que parent à ce que bébé fasse ses nuits et s’endorme seul rapidement. Merci pour ce texte ! Je ne manquerai pas de le relire au prochain bébé pour me rafraichir la mémoire !

    • J’ai rédigé une note au bas de mon billet expliquant ce passage contenant les termes qui vous ont tant choquée parce qu’il a plusieurs fois été mal interprété. Je vous invite à lire cette note parce que jamais je ne pense une telle chose des parents fatigués.
      Merci d’avoir poursuivi votre lecture tout de même !

  11. Bonjour
    Je vous remercie d avoir répondu à mon questionnement par rapport à la séparation 4jrs 3nuits .nous avons effectivement proposé à mon amie de garder ma puce chez nous pour lui garder ses repères et nous essayons de nous voir au moins une fois par 2 sem pour le moment puis par sem le mois précédant notre weekend .
    Merci donc pour ces précieux conseils.
    Ma puce a fait une virose et dans la foulée ses 2 1ère dents depuis elle ne fait plus de sieste dans la journée ou tout au plus 10 a 15 min voire 30 au Max . La nuit pareil elle n a jamais été une « dormeuse » le plus qu elle ait fait c était 4h a la file ( un vrai bonheur) 3 nuits avant d être malade depuis retour à la case départ voire en pire…. C est 2 a 3 h a la file Max en première partie de nuit puis 1 a 2 h le reste de la nuit avec une fin de nuit plus agitée ou elle veux téter en continue ( tetouiller serait plus juste).
    Que faire pour qu elle retrouve un sommeil de meilleure qualité ? Et des siestes correcte ( avant elle enchaînait 2 cycles l apm et faisait une sieste d une heure le matin)
    La même fatiguée elle lutte contre le sommeil.
    Petite précision elle ne sait po s endormir seule c’est au sein …ou poussette .
    Bref j écris ce long post après une nuit plus courte et plus agitée que les autres ,alors pardon si ce n est pas toujours très clair.

    • Comme vous le dites si bien, il n’y a malheureusement pas de solution magique…
      Ici, c’est le temps des Fêtes qui a tout bouleversé ma Frimousse pendant des semaines; je comprends très bien ce que vous voulez dire. Ça va bien, on sent qu’on est sur une bonne pente et puis, hop, tout bascule pour presque rien (le Réveillon, un rhume…) et on se retrouve tout en bas, avec des problèmes qu’on n’a plus connus depuis des mois. C’est un peu décourageant de vivre une telle régression… et le fait que ça soit si commun chez les bébés n’est qu’un pâle réconfort.
      La stabilité et le calme sont de mise. C’est le temps de faire un peu plus attention d’être routinière dans vos heures de lever le matin, de repas, de promenade, de coucher le soir. De faire attention aussi au stress dans la maison. Ce n’est pas le temps de s’engueuler avec papa parce qu’il dépense trop ni de faire des rénovations ou de changer la déco, les bébés sont trop facilement perturbés par ces petits changements 😉 Les soirées entre amis, c’est bien, mais planifier une grosse semaine (ou 2) sans « dérangements », juste en famille, sans sorties, sans recevoir, peut faire une belle différence.
      Continuez à faire la sieste avec elle si cela vous repose. Ce sont les plus belles siestes pour elle et de beaux souvenirs pour vous. Je vous conseille de profiter de la poussette pour faire faire de meilleures siestes à votre puce, au moins une fois par jour, le matin par exemple, parce que de bonnes siestes sont garantes de meilleures nuits. Il est sage d’user de l’effet domino : améliorer la sieste du matin pour que s’améliore celle de l’après-midi, dans l’espoir que la nuit soit plus facile.
      Vérifiez aussi son alimentation. Mange-t-elle aussi bien qu’avant sa poussée dentaire, tant en quantité qu’en qualité ? Alimentation et sommeil sont très étroitement liés : travailler sur l’un règle souvent les deux problèmes et les modifications dans le comportement alimentaire sont parfois plus faciles que pour le sommeil.
      Bonne chance surtout !

  12. Bonsoir,
    je viens de découvrir votre blog que je trouve passionnant.
    Vous y abordez de nombreux thèmes de manière documentée et bien que je sois toute acquise à votre cause  » soit la cause des enfants », je trouve que cela fait du bien d’en remettre une couche!!!
    Je me permets de poster ce commentaire car bien que j’essaye de suivre au mieux les rythmes de mon bébé qui va bientôt avoir 6 mois, notamment pour le sommeil, les critiques de mon entourage finissent par me faire douter du bien fondé de ma méthode.
    J’ai repris le travail depuis presque un mois, et cela a bouleversé tout notre équilibre. J’ai énormément porté mon fils en écharpe depuis sa naissance et il s’endormait souvent tout contre moi, et ce pendant plusieurs heures d’affilée. J’ai cododoté et je cododote avec lui depuis ces premières minutes de vie, nuits et siestes et tout çà avec une facilité déconcertante. J’avais déjà tenté de faire tout ça au mieux avec mon ainé, qui est devenu un bel adulte en devenir, donc mes tâtonnements se sont affirmés et mes convictions aussi.
    Mais je me rends compte que cela reste tout de même très fragile face aux critiques récurrentes: en effet, la nounou n’arrive pas à coucher mon fils dans un lit, elle m’annonce qu’elle n’a jamais eu un enfant qui pleure autant, et qui a « Autant » besoin des bras. J’ai bien tenté de lui laisser un porte bébé, mais elle ne veut surtout pas ‘ »l’habituer » à ce qu’il se calme en étant porté. Elle le laisse donc pleurer seul dans une chambre quand elle se rend compte qu’il est trop fatigué et qu’il n’a « plus de raison  » de vouloir les bras. J’ai bien essayé de lui faire comprendre qu’un enfant de cet âge ne fait pas de caprices, que ce sont de vrais besoins, et qu’il n’est pas question de mauvaises habitudes, ces reproches m’ont déstabilisée profondément; au point de me demander si l’on peut porter trop, ou être « trop » maman poule.. Je ne sais plus quoi faire pour améliorer la situation, j’ai beaucoup parlé à mon fils, j’ai essayé de moins le porter, de le coucher dans un lit en restant à côté de lui pendant ces longs épisodes de pleurs, de lui concocter des fleurs de bach sans alcool…. La situation change à la maison mais en aucun cas chez elle. Je précise que c’est une bonne nounou, mais qui est surement démunie face à ma façon de faire atypique avec mon bébé!
    J’ai la boule au ventre à chaque fois que je lui laisse mes fils de peur que mon dernier ne pleure trop. Surtout que ces pleurs se transforment en crise de « colère » très profondes ou il semble que tout son petit être est déchiré. Je me suis réconfortée un temps derrière l’appellation BABI que je trouve en fait bien creuse.
    Depuis le début de l’écriture de ce mail, mon bébé dort sur moi tranquillement et là, aucun réveil intempestif, un sommeil qui se poursuit bien au delà de 45 minutes habituelles…..
    Que faire? Les nuits se passent bien selon mon point de vue, bébé tète à 21 heures, à Minuit/ une heure puis a 5 heures/ 7 heures et pourrait se lever aux alentours des 10h!!!
    Voilà, je me permets de vous demander votre avis extérieur, un avis qui je pense ne se résumera pas à ce que j’entends depuis six mois soit: « mais pose le ce bébé », « arrête de le porter, c’est pour ça qu’il n’y arrive pas aujourd’hui…..Il est suffisamment grand maintenant!!
    Je veux faire le mieux pour lui, je sais que cette transition est difficile pour lui autant que pour moi, mais surtout je veux le respecter dans ses besoins dans la limite des contraintes imposées,,
    Merci pour la lecture de ce feuilleton..
    bonne nuit

    • Bonjour,
      Je suis pas mal dans la même situation que toi… Je t’invite premièrement à rejoindre le groupe Parentage de proximité au Québec sur facebook. Ce groupe me fait beaucoup de bien et les réponses sont différentes de la norme, personne de suggère JAMAIS de laisser pleurer, entre autre. Bon ceci étant dit… J’ai bien hâte de voir la réponse de Zalah à tes interrogations, car j’ai vu dans les questions/réponses récemment qu’elle n’endormait jamais au sein et rarement en berçant… Donc elle pratique dès la naissance ses filles à s’endormir par elles-même en sa présence. J’avoue que cela m’a fait un choc, car je me persuadais que l’endormissement au sein était la façon zen et naturel d’endormir un bb et qui m’était confirmé par la lecture de Sears. Bref, j’ai beaucoup de respect pour Zalah, elle excelle en puériculture, et j’aimerais bien savoir où elle a appris qu’il était préférable de ne pas endormir bb au sein, car cela pouvait engendrer des problème de sommeil et évidemment durer très longtemps… Je crois que le fait que l’allaitement n’est plus été pratiqué pendant des décennies nous rattrappe… Des millénaires d’informations perdues… Je n’aie personnellement pas de modèle ayant pu m’aviser dès le début… Je fais partie des bb endormi à la couverte dans le lit à barreau dans sa chambre. Pour l’instant, on enseigne seulement ce qu’il faut pour que l’allaitement fonctionne…y’a que ça qui compte. Bref, je vais tenter de me trouver une marraine d’allaitement cette semaine pour discuter de ça… Bonne chance à toi, tu n’es pas seule!!

      • Merci Jude pour ton soutien
        J attends moi aussi avec impatience le commentaire de zalah même si je sais qu il n y a pas de solutions miracle le fait d avoir pu échanger m a fait bcp de bien .
        Pour le moment pour permettre à ma puce de dormir un peu en journée je m allonge avec elle 1 a 2h et bien qu elle ait plusieurs réveils elle se rendort à mon contact ou en tetouillant ….je ne sais pas quoi faire d autre….
        Je vais suivre ton conseil et rejoindre Facebook ( j y étais plutôt opposé jusque-là ) le groupe dont tu parles m intéresse.
        Encore merci ….

      • Jude, vous avez raison, nous avons perdu beaucoup en quelques décennies de biberonnage et le rattrapage est bien ardu.
        D’abord, je voulais vous rassurer : il n’y a rien de mal à endormir votre bébé au sein. Vous pouvez faire confiance au Dr Sears, dont j’adore les écrits. Je n’ai que très rarement eu la chance de le faire personnellement parce que j’ai un très fort réflexe d’éjection et beaucoup de lait, si bien que mes bébés devaient être très actives au sein pour ne pas être « noyées » sous le flot et n’avaient généralement pas le temps de s’endormir avec de si « courtes » tétées. De plus, j’ai toujours allaité mes filles au réveil, si bien que, toutes petites, elles n’avaient souvent pas faim quand elles avaient sommeil, 30 ou 60 minutes plus tard. Elles n’ont donc jamais pris l’habitude de s’endormir au sein. Ce n’est que mon histoire personnelle. En fait, j’ai toujours envié les mères qui réussissaient à allaiter couchées la nuit parce que bébé pouvait ensuite rouler sur le dos s’il s’était assoupi et maman retomber dans le sommeil. Les quelques fois où ma petite s’est endormie au sein la nuit, je restais là assise plusieurs minutes à me demander si je la déposais à côté pour me recoucher ou si je tentais de dormir dans cette position absurde. Heureusement, j’arrivais presque toujours à la bouger sans la réveiller, mais que de questionnements inutiles chaque fois…
        Alors si votre bébé s’endort facilement en tétant et que vous y trouvez tous les deux votre compte, n’allez pas vous en priver surtout ! En fait, le seul bémol que je mets, c’est que si vous endormez toujours votre bébé exactement de la même manière, il va s’y habituer, aimer ça et risque de refuser de procéder ensuite autrement le jour où vous aurez envie de passer à autre chose.
        J’aime bien bercer mes filles, mais je ne voudrais pas avoir à le faire en pleine nuit. Je ne recommanderai donc à personne de bercer son bébé pour l’endormir chaque fois, à chaque sieste puis chaque soir. À moins que cette personne me dise qu’elle a super envie de se lever 4 fois par nuit pour aller bercer… C’est pareil pour l’allaitement : si votre bébé a toujours une tétée pour le conduire vers le sommeil, comment va-t-il faire lorsqu’il aura 15 mois et se réveillera ? Il voudra téter… chaque fois ! À vous de savoir si vous êtes à l’aise avec cette idée. Personnellement, ce que je recommande donc, c’est de varier les plaisirs. D’endormir par une balade en porte-bébé pour la sieste de l’avant-midi, de bercer pour celle de l’après-midi, de chanter une berceuse en caressant bébé à l’heure du coucher le soir, d’allaiter la nuit, etc. Bref, prenez 2, 3 ou 4 façons de faire qui vous plaisent et utilisez-les en alternance aux moments où elles vous semblent le plus simples. Ainsi, votre bébé ne développera pas de dépendance à une méthode pour son endormissement, mais seulement une dépendance à votre présence aimante. Et ça vous semblera moins lourd. Vous y prendrez plus de plaisir !

    • Bannina, tout d’abord, je vous remercie pour vos commentaires et vous félicite de vous être écoutée jusqu’ici auprès de vos garçons. Dans tout ce que vous écrivez, vous avez fait au mieux, c’est un beau témoignage. Bien sûr, on ne peut pas trop porter, trop aimer, trop cajoler, trop réconforter, trop cododoter. Et c’est un tel plaisir, pourquoi s’en priver ?!
      Je vous invite d’ailleurs à continuer à donner cet amour à votre fils avec la même dévotion. Il n’a surtout pas besoin dans ce moment de transition que vous deveniez plus froide, plus distante, moins sensible à ses besoins et à ses peines. Au contraire, lui qui aimerait vous avoir tout le jour doit déjà se contenter soudainement d’un nombre bien plus réduit d’heures en votre compagnie. Il serait normal qu’il cherche à combler tous ses besoins affectifs en un condensé. Qu’il tienne encore plus passionnément qu’avant à ces moments dans vos bras ou allongé près de vous. Vouloir que les mères se comportent à la maison avec leur propre bébé comme des nounous, parce que les nounous n’ont pas la capacité de se comporter vraiment comme des mères, est l’une des aberrations de nos sociétés.
      Ce qui m’amène au point le plus délicat de cette réponse. Que je ne voudrais surtout pas que vous preniez comme un reproche. Je ne sais pas d’où vous êtes, mais au terme « nounou » (si rare ici au Québec), je suppose que vous êtes Européenne, peut-être Française ou Belge. Au Québec, comme dans quelques autres sociétés (en Suède, par exemple), les psychologues ont poussé les gouvernement à prendre des mesures pour protéger la santé mentale des enfants et la création de ce lien unique, l’attachement. Sans le rendre obligatoire, nos dirigeants ont décidé d’offrir aux parents d’ici des congés prolongés (un total de 55 semaines : 18 semaines de maternité, 5 semaines de paternité et 32 semaines de congé parental). Le but avoué était de permettre aux bébés de passer l’essentiel de leur première année de vie auprès de leur mère ou, à défaut, de leur père. Ces congés n’ont pas été créés pour les parents, mais pour les bébés, comme seule mesure réellement susceptible de protéger leur développement cérébral et affectif.
      Je vous explique ceci parce que je suis intimement convaincue que la place d’un bébé de 5 ou 6 mois n’est pas en crèche. Je ne le dis pas pour vous juger ni vous faire culpabiliser car les choix dont vous disposez chez vous ne sont pas nécessairement les mêmes et que je ne connais rien des raisons qui vous ont menée à retourner si vite sur le marché du travail. Je suis consciente que d’un pays à l’autre, nous n’en sommes pas toujours au même niveau dans les réflexions.
      Je le dis pour vous faire voir que le comportement de votre fils est tout à fait normal. Un bébé de 6 mois est malheureux d’aller en garderie. Sinon, c’est la manifestation d’un début d’attachement non sécurisé, ce qui est tout le contraire de ce qui est souhaitable. En fait, paradoxalement, vous devriez être rassurée que votre bébé réagisse si mal à son introduction à la crèche et y dorme si difficilement, car c’est la preuve qu’il est en train de s’attacher à vous de façon sécurisée. Mais je comprends à quel point c’est difficile de savoir qu’il pleure et souffre. Je ne connais pour ma part de réelle solution que de retarder l’entrée en garderie des bébés à l’âge d’environ 18 mois. Je sais que ça ne vous aide pas beaucoup…
      Tout de même, pour en savoir un peu plus sur la façon de minimiser l’impact négatif de la garderie sur le développement de votre fils, vous pouvez lire l’excellent bouquin du Dr Chicoine à ce sujet (Le bébé et l’eau du bain). Je vous souhaite une bonne continuation, et encore plein de beaux moments tendres avec votre bébé.

  13. Bonjour ZALA,
    Je trouve votre blog super. Je vous ai écrit il y’a quelque temps.
    Je reviens vers vous car je suis désespérée. Dans mon entourage familial et amical je suis la seule maman qui allaite son bébé et qui surtout est aussi maternante avec son bébé. Pour moi c’est naturel.
    J’ai décidé d’allaiter car pour moi c’est naturel et ça ne pouvait être autrement.
    Je suis maman également d’un petit garçon de 7 ans bientôt que j’ai pu allaiter malheureusement que 4 mois.
    J’ai la chance pour Elena que l’allaitement ce passe bien et je souhaite l’allaiter le plus longtemps possible, jusqu’au sevrage naturel.
    Je vis en France et j’ai pris un congé parental pour m’occuper d’elle. Elle aura 14 mois quand je reprendrai le travail et ira à la crèche. C’est une petite structure et je ne travaillerai pas le mercredi.
    Je suis perturbée par son sommeil et je galère par rapport a mon fils. Et je me pose beaucoup de questions. La situation devient difficile a vivre pour moi car ça me pèse.
    En fait toute petite jusqu’à ses 4 mois et demi elle s’endormait souvent au sein et dès que je la posais elle se réveillait. Du coup pour qu’elle dorme mieux je l’ai porté en écharpe pour toutes ses siestes des fois 5 heures par jour. Il était impossible de la poser. Elle pleurait et je n’arrivais pas à la calmer.
    Puis vers ses 5 mois elle a commencé à refuser l’écharpe et j’ai commencé à la poser dans son berceau mais souvent elle s’endormait au sein avant. Petit a petit j’ai commencé a dissocier l’endormissement du sein. J’essaye car il y a des périodes de régression. Mais si elle accepte un peu mieux d’être poser dans son lit elle a beaucoup de mal a s’endormir toute seule. Elle s’énerve, elle gigote , elle lutte. Le moyen que j’ai trouve c’est de la bercer. J’ai fais fabriquer au menuisier 2 pièces pour mettre sur son petit lit et du coup j’ai un lit qui berce. Sans ça elle n’y arrive pas et je chante en même temps.
    Ce qui me pèse c’est qu’elle a bientôt 9 mois et qu’elle n’a pas de rythme au niveau des horaires de siestes et de repas. Chaque jour est différent. Et ce qui est pesant c’est que depuis qu’elle est née on n’est jamais parti dans la famille ou en vacances quelque jours car c’est compliqué de la faire dormir et difficile de faire suivre son fameux lit a bascule qu’il faudrait démonter à chaque fois.
    Je n’arrive pas a trouver la solution avec ce bebe. J’ai l’impression de mal m’y prendre. En plus la nuit elle se réveille 1 ou 2 fois et là aussi elle se rendort au sein et il n’ a que ça qui marche. Je me dis que si encore elle se réveille a 14 mois elle aura encore le sein ??? C’est pas la faim qui la réveille mais plus le besoin de se rassurer. Je me sens épuisée et en quelque part je ne suis pas sereine avec ce bebe car j’aurai envie que les choses soit plus simple et de souffler un peu.
    Avec mon fils ça été difficile aussi car il avait un reflux mais une fois que l’on a trouve ce qu’il avait petit a petit il a allongé ses siestes,il a fait ses nuits, et il avait un rythme qui était quasi identique d’un jour à l’autre. Il s’endormait facilement. Et a partir de ses 8 mois je me suis senti plus sereine car les choses était plus simples et plus calés.
    Elena dort en moyenne 1h30 des fois 2h le matin. Mais pas toujours. Est ce qu’il faut que je la réveille au bout de 50 min pour qu’elle dorme mieux l’après midi ? L’après midi elle dort des fois 1 h ou 1h 30 si elle n’a pas dormi beaucoup le matin.
    Bref je suis un peu perdue. Est ce que je dois arrêter ce système d’endormissement ? Est ce que la nuit je dois arrêter de lui donner le sein?
    Je me pose beaucoup de question aussi pour la crèche car je doute qu’il la berce? Alors c’est sur dans 5 mois elle aura évoluer …mais bon.
    Bref c’est un bebe adorable mais qui m’épuise.
    Et puis j’ai peur qu’elle ait des troubles du sommeil après.
    Excusez moi pour ce long message mais j’aimerais avoir vos conseils et partager vos expériences.

    • Il n’y a pas de certitudes ni de réponse unique, hélas !
      Mais il m’apparaît clair que si l’allaitement endort si bien et si rapidement votre fille la nuit, vous faites bien de continuer… du moins tant que cela ne vous pèsera pas trop. N’anticipez pas trop, ses 14 mois sont encore assez loin ! Vous saurez rendue là si ça vous dérange réellement de l’allaiter. Pour ma part, je préférais nettement allaiter ma Frimousse la nuit même à 15 ou 16 mois que de supporter de loooooongues périodes d’éveil qui me mettaient les piles à plat les fois où je ne l’allaitais pas. Je n’aurais pas nécessairement dit cela lorsqu’elle avait 6 mois. Être au fait des besoins de son enfant, c’est aussi ça : évoluer et s’adapter presque sans s’en rendre compte, presque malgré soi.

      Pour le reste, il y a les pures et dures qui vous diront de respecter le rythme de votre fille et de ne pas la réveiller quand sa sieste du matin se prolonge. Elles ont peut-être raison. Au moins en théorie, en ce qui concerne le respect du rythme propre du bébé, son unicité. Personnellement, toutefois, il y a des circonstances où je le ferais. Si la sieste du matin se prolonge de façon à ce que votre fille retarde son repas de midi et ne mange pas avec « la famille » ou si cela fait en sorte qu’elle s’endort trop tard en après-midi pour faire une sieste qui se termine avant 15h30 (car les siestes qui se terminent plus tard nuisent à l’endormissement du soir et au sommeil nocturne), je ferais en sorte d’écourter sa sieste du matin à 50-60 minutes en observant les signes du passage en sommeil léger, transitionnel (mouvements, changements dans la respiration, etc.) et en faisant un peu de bruit ou de lumière à ce moment-là, pour un réveil en douceur. De la même façon, je ne laisse pas ma Frimousse continuer sa sieste d’après-midi après 15h45 parce que je sais qu’alors, elle soupera mal et voudra manger au moment où je voudrai la coucher, bref que l’endormissement du soir sera un enfer ! Vous connaissez votre fille : si tout le reste se déroule mieux lorsque sa sieste du matin est plus courte, il vaut la peine de l’écourter. Et vous seule savez si c’est le cas. Votre bébé n’est pas seule au monde, elle a une famille, un grand frère, et elle sera plus heureuse elle aussi si elle s’intègre peu à peu à votre rythme, en même temps que vous le modifiez pour respecter le sien. Plus bébé grandit, plus il a à faire sa part du chemin lui aussi, il suffit de ne pas le brusquer.

      En espérant que cela vous aidera, je vous souhaite de retrouver la sérénité et le plaisir dans votre rôle de maman.

    • J adore votre blog qui est une bouffée d air frais !à l arrivée de mon fils je me suis découverte maman maternante alors que je ne connaissais même pas le terme…j ai repris le travail trop tôt au 4 mois de mon fils mais en réduisant mes heures de travail en tout cas pour bb 2 le congés parental sera user jusqu au bout ! Mon fils de 10 mois tète toujours la nuit et pendant un moment j ai douter de moi’, de lui , de cette « mauvaise » habitude comme les gens l appellent et puis je me suis dis que jusqu a présent j ai toujours fais confiance à mon fils et à moi même ! Il s arrêtera bien lui même un jour !cela fait du bien de voir d autres personnes pensaient et faire comme nous, cela encourage à continuer car autour de moi personne n’a la même vision et parfois on se sent un peu seule ! Je n ai qu un conseil à donner faites comme vous le sentez vraiment la société d aujourd hui veut des enfants robots conditionnés , qui dovient dormir comme leur parent dès 3 mois, ne pas s endormir au sein, ne pas réclamer d etre porter, ne pas pleurer ..il y a un site qui m à beaucoup choquer c est réseau mOrphée , les gens viennent demander de l aide et les méthodes conseillées sont horribles …laisser hurlé l enfant, même si il vomit changer son lit mais l ignorer, ne pas câliner. .bref ..pour ma part si on fait un enfant on l assume nuit et jour, oui c est fatiguant je travaille maintenant t à temps plein dans le commerce e je me lève tôt tout les jours mais c est à moi de M adapter à mon fils et non le contraire!encore merci à vous

  14. Ping : Le parentage de proximité | Quand Zalah materne

  15. Bonjour Zalah,

    J’ai parcouru votre blog avec intérêt. Je ne partage pas toutes vos convictions mais beaucoup d’entre elles (il faudra que je vous parle de l’intérêt de certains jeux vidéos pour les enfants par exemple, mais oui, ils ne sont pas tous à jeter). Je vous félicite pour le temps passé à partager vos idées et pour votre plume que je trouve agréable.
    Pour me présenter:
    J’habite le Sud de la France, j’ai 38 ans (et demi, j’y tiens comme les enfants), je suis (bien et agréablement) mariée. J’ai 4 enfants du même père (cela se perd par les temps qui courent, là n’est pas le propos ni mon combat d’ailleurs). J’ai une grande fille de 13 ans, deux garçons (10 et 8 ans) et une petite dernière de 7 mois et une semaine.
    J’ai allaité tous mes enfants de la naissance jusqu’à 7 mois env. J’ai eu de la chance (ou du doigté?) mais ma fille aînée dormait de 23h à 7h du matin à 1 mois et demi (100% allaitée co-dodotée), mes deux fils faisaient leurs nuits complètes (de 21h à 6h vers 6 mois, en étant toujours 100% allaités et co-dodotés). J’ai toujours allaité à la demande de jour comme de nuit, je n’ai jamais regardé ma montre et n’hésitais pas à proposer plus de 12 fois par jour le sein s’il le fallait les premiers mois. J’ai toujours beaucoup porté mes bébés en journée pour les siestes. J’ai dormi avec mes bébés plus ou moins longtemps et pour les 3 premiers, je les ai installés dans leur chambre dès qu’ils dormaient plus de 8 heures d’affilée sans appeler ni téter. A 6 mois, mes 3 premiers bébés faisaient donc des nuits parfaites, sans pleurer, dans leur chambre, le tout en allaitant à la demande sans laisser pleurer plus de 2 minutes et sans pratiquer le 5/10/15 ou autres méthodes douteuses et barbares.
    Quel prodige me direz-vous? peut-être mais je ne me rendais pas compte car pour chacun d’entre eux, tout cela me semblait facile, normal, aisé, logique…
    Voici venu le temps des complications avec ma petite dernière. Peut-être ai-je perdu la main puisque 7 ans séparent mon bébé 3 et bébé 4? Peut-être ne l’ai-je jamais eue, cette fameuse main que je croyais détenir, mais seulement avais-je beaucoup de chance avec les 3 premiers sans le savoir? En tout cas, voici la situation:
    Ma dernière fille se porte comme un charme, 8k500, bien potelée, bien éveillée, mignonne comme un coeur, pas de reflux ni autre problème médical à ma connaissance. Mais cette coquine ne fait aucune sieste autrement qu’au sein (elle dort en tétouillant), ou dans les bras (mon mari la porte parfois 2 heures d’affilée endormie) ou en voiture (elle dort tant que ça roule à bonne cadence).
    Elle fait une sieste le matin de 25 à 30 mn, une en début d’après-midi de même durée, une autre idem maxi 30 mn vers 18h. Bébé 4 ne s’endort rapidement et calmement qu’au sein sinon elle pleure, elle hurle. Elle réussit quand même à s’endormir en pleurant si mon mari la porte longuement. Comme vous le constatez, elle ne dort pas assez la journée, même si elle reste de bonne composition et agréable.
    Les nuits sont chaotiques: Coucher 21h, tétées quasi continues jusqu’à minuit tout en dormant (le fait d’enlever le sein la réveille illico, pleurs). Elle lâche finalement le sein, puis réclame vers 3h, puis vers 6h et enfin de nouveau tétée à 7h pour un lever à 7h30.
    La petite coquine se réveille au moindre craquement du lit voire de parquet (impossible de se lever ou de sortir de la chambre sans la réveiller). Elle est capable de pleurer longuement. Dès que je tente de m’éloigner un peu d’elle endormie, elle me cherche, affolée, dans le lit avec ses bras et ses jambes. Bref, elle a peur de se réveiller seule, par conséquent elle ne se relâche pas complètement dans le sommeil. Elle est aux aguets.Sa seule certitude est de téter (elle est certaine à ce moment-là que je suis à côté d’elle puisque tient mon sein en bouche).
    Ce qui est curieux, c’est qu’elle n’a aucune raison de craindre d’être seule puisque sieste portée ou au sein, co-dodotée la nuit. Je lui parle beaucoup, la rassure. Elle est très cocoonnée par ses frères et soeurs. Il y a toujours quelqu’un pour la porter. Bref, pas vraiment la définition d’un bébé qu’on a laissé pleurer et qui dort seul ou qu’on tente d’isoler. Je préfère aussi préciser que la grossesse n’a pas posé de problème particulier hormis une amniocentèse pour cause de tri-test mauvais. Accouchement nickel, en 2 heures: elle pesait 3,680 kg à la naissance!
    De plus, cette enfant est très souriante, elle est joyeuse, rigole beaucoup. Elle mange bien à la cuillère mais refuse CATEGORIQUEMENT tout biberon ou tétine.
    Pour tout vous avouer, je me sens prise aux pièges de méthodes « à la cool », d’un allaitement qui est devenu synonyme de sommeil pour elle et de réveils pour moi. J’ai lu 5 fois le livre de E.Pantley. J’essaie de retirer le mamelon de la bouche la nuit lorsque le succion diminue, bébé se reveille direct…
    Je ne sais pas si vous avez de nouvelles pistes à proposer qui me permettrait d’éviter ce que je souhaitais éviter…En effet, comme vous le sentez à la lecture, je ne sais pas si je dois abdiquer dans mes méthodes dites de « proximité », sevrer d’un coup en affamant bébé (vous avez bien lu, « en l’affamant, ce mot fait frémir »: elle prendra bien un biberon de guerre lasse puis en remplaçant les tétées les unes après les autres afin de parvenir à une amélioration du rythme et du sommeil de tous).
    Mais bon, je n’ai pas écrit ce commentaire pour cela mais pour partager mon expérience. Et pour témoigner également sur le fait que décidément, les enfants se suivent mais ne se ressemblent pas. Ceci dit, si vous avez des idées, je suis preneuse.

    Bonne continuation à vous
    Ninon.

    PS: Je viens visiter le QUEBEC au mois d’Août, je vous laisse imaginer ce que seront nos nuits avec le décalage horaire puis cerise sur la gâteau, reprise du travail le 1er Septembre (synonyme de début de garderie collective pour bébé pour ses 10 mois et demi).

    • J’ai lu votre témoignage avec intérêt et la première pensée que j’ai eue, c’est qu’on aurait tort de croire que seules les nouvelles mamans (primipares) doutent d’elles-mêmes !
      Or, vous n’avez pas perdu la main, j’en suis certaine ! Vous serez fière bientôt d’avoir autant donné à cette petite qui demandait plus qu’aux autres. Vous avez raison : deux enfants des mêmes parents peuvent être si différents !
      Peut-être aussi sont-ce vos attentes qui ont augmenté ? Ou peut-être que les années qui ont passé ont embelli les souvenirs de vos 3 premières maternités ? J’ai eu la chance de tenir un journal pendant ma première maternité et j’y lis des moments de frustration et de fatigue dont je ne me souviens réellement plus du tout aujourd’hui, 4 ans plus tard… et même que j’avais déjà oubliés pendant ma 2e maternité, il y a plus de 2 ans. Pourtant, je possède une excellente mémoire. C’est seulement que, comme dans l’ensemble tout allait bien, les quelques soirées ici et là où ça se passait mal n’ont pas été considérées représentatives… et gommées. Souvent, les choses nous paraissent pires sur le moment, avec la fatigue et l’inquiétude (cette idée que ça pourrait ne pas s’améliorer ou aller pire même… cette incertitude sur le moment où ça va se régler), mais rétrospectivement, ces quelques mois ou quelques semaines difficiles sont bien peu de choses dans notre loooooooooongue vie de plus de 30 ans.
      Pour ce qui est d’entreprendre un sevrage du sommeil « le sein en bouche », je me demandais si vous aviez essayé les idées du Dr Gordon ? Peut-être que ça pourrait vous convenir, je vous mets le lien ici. Ça n’a rien d’une recette magique, mais ça pourrait vous inspirer. Je trouve ça plus simple, personnellement, que les idées « par étapes » de Pantley.
      Pour ce qui est du biberon, je ne vois vraiment pas l’utilité de l’introduire du tout. Votre fille ira en garderie seulement après l’âge de 9 mois. Elle n’a aucun besoin d’un biberon d’ici-là, le sein est tellement plus pratique. Et à 10 mois, elle pourra très bien boire son lait (le vôtre, préparation ou autre lait) au verre. Ma fille le faisait dès l’âge de 7 mois pour de l’eau. Je crois deviner par certains témoignages et blogues qu’on laisse les enfants au biberon assez tard chez vous, mais ici les pédiatres incitent généralement à passer au gobelet, verre, tasse avant l’âge de 2 ans, souvent même dès 12 mois, et ce même pour ceux qui n’ont jamais été allaités. Comme vous pouvez le voir, l’idée d’affamer un bébé pour l’obliger à accepter de troquer le sein qu’il aime pour une tétine qui lui répugne m’attriste profondément aussi… j’irais jusqu’à utiliser le terme « cruel ». Surtout que cela m’apparaît tout à fait inutile.
      Bref, bonne continuation à vous aussi, je crois que vous êtes sur la bonne voie. Même si en ce moment vous ne voyez plus le beau sentier de la maternité heureuse, il vous apparaîtra et vous surprendra au détour.
      Je n’ai jamais eu la chance de vivre le décalage horaire avec un poupon alors je ne peux que supposer à quel point cela peut les affecter… Cependant, nous avons fait un séjour dans la famille de mon amoureux en Abitibi (à 12h de voiture) et ma petite dernière y a aussi bien sinon mieux dormi qu’à la maison, ce qui a été une agréable surprise de la part d’un bébé qui, encore aujourd’hui à 2 ans et demi, me dit après quelques heures en visite chez des parents ou des amis : « veux maison à moi » parce qu’elle déteste ne pas être dans ses affaires. Alors essayez d’être positive : elle pourrait agréablement vous surprendre !
      Et, en guise de salutation, je suis curieuse de savoir lesquelles de mes idées vous ont paru plus farfelues !?!

  16. Bonjour Zalah,

    Votre réponse est d’une rare finesse. C’est très appréciable.
    Je me suis bien évidemment interrogée avant de vous écrire sur le fonctionnement de « la mémoire sélective », à savoir est-ce que le temps n’aurait pas gommé toutes les aspérités et difficultés de ma mémoire concernant mes 3 premiers bébés pour ne retenir que les bons moments et les succès? Je pense en partie qu’effectivement, je ne me souviens plus vraiment des échecs et incertitudes vécus au passé concernant la première année de mes 3 premiers enfants. Toutefois, comme vous, je tenais des cahiers pour chacun d’eux. Il semble, à leur lecture, que leurs rythmes étaient bien plus classiques, bien moins exigeants. Toutefois, je ne me plains de rien, entendons-nous bien. Ce 4ème bébé était désiré et il est aimé et accepté par toute notre famille avec sa personnalité propre.

    J’ai pris connaissance du lien préconisé concernant la méthode du Dr Gordon et empiriquement,j’avais déjà commencé à l’appliquer de manière personnelle. De minuit à 5h, j’avais déjà depuis quelques jours décidé de ne plus donner le sein: mon mari se lève et marche avec la petite dans les bras. Mais mon coeur se serre, je ne dors pas plus et j’attends en fait 5h pour donner le sein et m’endormir avec elle dans le creux de mes bras. Peut-être avec le temps en persévérant, verrons nous des résultats…
    Toutefois, j’ai le sentiment que seul le sevrage nous permettra à elle, comme à moi, de tourner la page et de ne plus attendre (ou provoquer) les tétées nocturnes. J’espère me tromper.

    Il est vrai qu’en France, la culture du « BIB » est forte. Les bébés conservent le biberon jusqu’à leurs 3 ans assez facilement (et même certains enfants de 5 ans de mes connaissances prennent encore (en cachette) un biberon de lait parfois). En crèche, par exemple, près de chez moi, les bébés et enfants prennent TOUS le biberon jusqu’à deux ans, même si le verre (ou tasse) est proposé pour la forme. L’allaitement est à la mode, me semble-t-il, et de plus en plus répandu, mais finalement reste de courte durée (1 à 3 mois). Il faut dire que la durée du congé maternité est de DEUX mois et demi max.
    Par exemple, Parmi mes 6 amies les plus proches, une a allaité deux mois, les 5 autres n’ont même pas essayé. Deux de mes cousines ont « allaité » un mois et demi d’une drôle de façon: le lait maternel était tiré puis donné au bébé avec un biberon (motif: bébé n’arrive pas à téter au sein alors qu’il n’y avait pas de problème physique, de prématurité ou autre a priori…). Alors en France, l’allaitement longue durée, portage, co-dodo etc…cela reste de l’apanage d’une certaine catégorie de couples qualifiés de « BOBO » ou même de personnes assimilées dans l’imaginaire à des personnes marginales (en marge de la société active, qui (elle)travaille et n’a que 2 mois de congés mater donc ne peut pas se payer le luxe de l’allaitement et du non-dressage d’enfant).

    Plus largement, je manque de temps à l’instant où je vous écris pour développer plusieurs réflexions qui me sont venues à la lecture de votre blog mais il faut savoir que mes méthodes de maternage sont atypiques dans mon grand entourage familial et amical (même auprès des médecins, pédiatres divers, PMI, sage-femmes, crèche, halte-garderie etc…) et pourtant elles ne sont pas aussi « abouties » que les vôtres. Je ne dis jamais à aucun des professionnel de la santé que je consulte que mon bébé dort avec moi depuis sa naissance ni que je ne le laisse jamais pleurer plus de 2 minutes (c’est inutile, la morale commence et le médecin est alors à deux doigts de faire un signalement aux services sociaux).

    De toutes les manières, j’ai toujours suivi mon intuition, et les conseils des autres sont filtrés à la lumière de ce que je souhaite pour mon bébé, mais aussi (et là il faudra que je vous écrive à nouveau pour développer ce point) de mes besoins et envies (« égoistement » pour ma petite personne, mais aussi au regard des besoins de la fratrie et de mon mari). En résumé: le bien-être de bébé est prioritaire tant que cela ne nuit pas à mes autres enfants, à mon mari ou à moi-même sur la durée). Sinon, il devient nécessaire de privilégier d’autres méthodes au demeurant peu ragoutantes, mais parfois indispensables.

    Je vous laisse à cet instant. Je reviendrai compléter ce message.
    A bientôt
    Ninon

    • Bonjour Ninon,
      J’ai bien hâte de lire la suite de votre message !
      J’ai parmi ces brouillons de billets que j’ai entrepris (et que j’espère trouver assez à mon goût un jour pour les publier) un billet, justement, sur cet équilibre fragile entre le respect de tous les besoins du bébé et le respect des besoins des autres membres de la famille : les parents qui, en tant qu’adultes, peuvent accepter un certain nombre de « frustrations » et de remises au lendemain mais tout de même…, mais aussi les besoins des autres enfants du couple qui, parfois, sont encore eux-mêmes presque des bébés, comme cela a été le cas de ma petite Fée, qui n’avait que 2 ans et 6 jours lors de la naissance de sa soeur.

      Je suis donc curieuse de voir quelles pratiques moins proximales vous jugez, personnellement, indispensables à mettre en place pour ménager le reste de votre famille, car cela peut nourrir ma réflexion et m’aider à sortir de ma seule expérience pour achever ce texte qui touche un sujet tellement délicat.
      J’ai l’impression, en effet, que les tenants des pratiques proximales écrivent toujours au sujet des bébés et de leurs besoins pour des parents-pour-la-première-fois, et qu’on passe à côté de cette question essentielle des besoins de la fratrie et de leur conciliation avec ceux d’un nouveau-né, d’un bébé de 9 mois, 18 mois…
      Au plaisir !

      • Bonjour Sarah,
        et voilà, j’en suis à mon deuxième bébé (6 mois déjà !) et je relisais cet article sur le sommeil qui m’avait tant aidée, merci 🙂
        As-tu finalement publié le billet dont tu parles ici à propos de l’organisation familiale et du
        respect des rythmes de chacun avec plusieurs enfants ?
        Bien à toi, Audrey

  17. Ping : Après le cododo vient… | Quand Zalah materne

  18. Merci Zalah! Je suis rassurée sur les sieste de mon p’tit lou. Progressivement les choses se mettront en place. À son rythme.
    Et sur le besoin de succion? Quand cela cesse t-il? Je lui sers de suce encore…

    • Je préfère croire que les suces ont été inventées pour remplacer les mères… et pas le contraire 😉
      Mais je comprends très bien ce que vous voulez dire. Malheureusement, il n’y a pas de réponse unique à cette question. D’habitude, l’intensité du besoin de succion baisse vers le 8e mois, mais elle peut redoubler temporairement d’ardeur ensuite, vers le 14e mois souvent, pour s’apaiser à nouveau un peu plus tard, autour de 18 mois.
      Le besoin de succion disparaît totalement quelque part entre 3 et 7 ans environ, selon les enfants. J’ai remarqué que ceux qui sont sevrés très tôt du sein ont tendance à traîner ce besoin un peu plus longtemps et à manger le col du manteau, le coin de la couverture ou l’oreille de leur toutou plus tard.

  19. Ping : Éducation | Pearltrees

  20. Ping : Cododo | Pearltrees

  21. Quelle surprise par rapport aux pratiques et discours dominants et quel soulagement de réaliser que globalement j’agis « bien » en suivant mon instinct. A chaque fois que je doute je reviens ici me conforter et me déculpabiliser, merci beaucoup, vous allégez déjà considérablement mes nuits!

  22. Ping : Enfants - education | Pearltrees

  23. Zalah, vous êtes ma prêtresse du maternage. Je vous vénère pour la qualité de vos articles, de l’écriture, de la documentation, et surtout la bienveillance sous-jacente.
    J’écris ça ici presque par hasard, cet article est extra mais tous ceux que j’ai lus ou survolés jusqu’à présent le valent bien.
    Merci pour ces cadeaux que vous offrez à tous ceux et celles qui respectent leurs enfants.
    Audrey

    • Audrey,
      Voilà un commentaire qui ensoleille mon samedi matin !
      C’est amusant, parce que j’ai moi aussi mes idoles du maternage, des femmes avec qui je discute sur des groupes Facebook et que j’admire d’avoir sans cesse le courage de leurs convictions, d’être encore plus proximales dans leur pratique que moi : portage ou allaitement en tandem, HNI, unschooling…
      Merci à toi de tes visites ! Tu deviendras probablement le modèle de quelqu’une toi aussi 😉
      Sarah

  24. Merci beaucoup pour ce billet (ce blog!!) très intéressant!
    Ma fille a maintenant 9 mois et je trouve que ses siestes sont vraiment courtes! Elle est curieuse de beaucoup de choses et peut-être étant la deuxième, c’est moins facile de trouver le calme pour dormir.
    Je vais commencer à instaurer le rituel du soir et, surtout, sortir tous les jours par tous les temps! C’est vrai qu’une bonne balade à l’air frais permet de se régénérer.
    Je vais aussi arrêter le café totalement..
    Sans le rituel, lorsque je la mets dans son lit (elle commence toujours la nuit dans son lit), elle hurle et je ne peux/veux pas la laisser seule à pleurer.. j’espère que le rituel aidera!!!

    Ces temps-ci elle se réveille régulièrement la nuit (dents + angoisse de séparations). Je cododote avec elle, mais c’est vrai que parfois je rêve d’une nuit de 8h d’affilée sans réveil et sans bébé collé à moi, juste pour dormir à 100%!!! Enfin je sais que ce jour viendra et d’ici là je profite à fond de ces moments de proximité.

    En tout cas merci pour ce très joli blog rempli de très belles informations!!!

  25. C’est encore moi 😉
    Ces jours-ci sont diffices.. Elle tète bcp la nuit et je dors mal.. Elle se réveille souvent et mon sommeil est entrecoupé!
    Parfois je reve de lui donner un biberon bien rempli pour qu’elle dorme 8-10h!!!

    J’ai aussi parfois l’impression qu’elle ne dormira jamais dans son lit… Comment (lorsqu’elle aura terminé sa phase d’angoisse à la séparation) lui faire intégrer son lit?
    Quand elle était tte petite et dormait dans le petit moise y avait jamais de problème, elle y dormait en continu puis quand on l’a mise dans le berceau elle se réveille systématiquement après 50min..

    En fait je suis vraiment fatiguée et y a des jours où je pense au sevrage 😦

    Comment faire, pour bien faire????

  26. Bonjour,
    J’aimerais vous écrire afin de parler de la situation complexe que je vis mais mon texte va être assez long (même en résumant), puis je tout de même le publier sur cette page?
    Merci d’avance pour votre réponse

    • Bonjour EliOurse,
      Je suis désolée d’avoir mis tant de temps à vous répondre. Ma vie est pleine de changements et de chaos en ce moment et j’ai pris mes distances avec mon blogue pendant ces quelques semaines. Mais je mettrai un point d’honneur à lire votre témoignage et à vous répondre au mieux de mes connaissances.

  27. Bonjour
    Merci pour tout ce que vous avez écrit, je crois que c’est ce qui me permet de tenir le coup et de garder un minimum de confiance en moi et en ce que je fais.Je vous écris car je souhaiterais avoir votre avis.    
    J’espère que les rebondissements de votre vie sont tout de même heureux et que vous allez bien.   

    Mon bébé garçon a 8 mois et dort SUR moi depuis ses 3mois environ.
    Il souffre d’un RGO et malgré un médicament qui l’aide un peu, il est très gêné au quotidien par ce reflux. Il se réveille encore parfois la nuit en hurlant (c’est rare ce n’est pas arrivé depuis un mois) mais souvent en pleurant juste pour être soulagé en tétant ou être rassuré.                  
    La journée cela l’empêche de dormir. J’ai cherché dans toutes les directions et essayé de comprendre d’où venaient ses problèmes de sommeil et j’ai fini par être certaine que cela venait de son reflux. Même
    s’il doit y avoir une autre cause en plus. Quand il n’est pas réveillé par le reflux lui même qui le gêne (on l’entend remonter), il a pris l’habitude de se réveiller comme par anticipation.C’est incroyable mais vrai.

    Mon bébé ne trouve le sommeil qu’au sein,parfois dans les bras en marchant avec deux ou trois chansons, ou en poussette ou voiture.
    La journée,  quand on réussi à l’endormir, il n’accepte d’être posé qu’une fois sur 10 et ne dort dans ce cas que 30 minutes top chrono.   Sinon il se réveille quand on le pose,  dans son lit ou même le notre et même lorsqu’on reste à côté.     

    Les siestes : se font actuellement avec moi,au sein le matin quand je ne travaille pas (et même au sein il a du mal à s’endormir et lutte) – (je  ne travaille,heureusement,que deux jours par semaine pour le moment) pour l’aider à dormir plus que 30 minutes. Il dort alors entre 45 mn et 1h30  mais se réveille tout de même régulièrement (systématiquement ai bout de 30 mn 1er réveil) en sursautant et en s’asseyant (il s’assoit quasiment avant même d’ouvrir les yeux toujours dès son réveil).                          
    L’après midi je le promène souvent et il dort entre 30 minutes et 1h30, selon la durée possible de la promenade,  parfois quelques minutes de plus  en arrivant,à  l’arrêt, mais rarement. Dès qu’on est à l’arrêt la plupart du temps il se réveille.
    Avec ses nourrices, (alternativement ses grands mères car nous n’avons pas trouvé de nounou « acceptant » un bébé qui ne dort pas), il ne dort qu’en poussette et donc très peu en ce moment car il fait très froid dehors. De temps en temps dans leurs bras.

    Pour la nuit : les 3 premiers mois il tétait très souvent et je le recouchais dans son lit (collé au notre) ou lorsqu’il ne voulait pas,  il dormait dans notre lit calé sur le coussin d’allaitement.
    A partir de 3 mois je n’ai plus réussi à  le recoucher dans son lit la nuit. Je luttais à essayer de le reposer et ne dormais quasiment plus car je ne me faisais pas confiance à m’endormir avec lui dans les bras. Quelques semaines plus tard il ne voulait plus dormir sur le coussin d’allaitement non plus et je dormais de moins en moins. Jusqu’à ce que je consulte une spécialiste en allaitement autour de ses 5 mois qui m’a dit qu’il ne risquait plus de s’étouffer et que je ferais mieux de dormir avec lui dans les bras pour récupérer.
    C’est ce que j’ai fait.
    Ce que je fais encore. Je récupère encore de ces nuits interminables et sans sommeil.
    La difficulté c’est que je ne peux presque toujours pas le poser.
    Et parfois j’ai un besoin vital de me tourner de me mettre sur le côté, de bouger! Et jusqu’ici, dès que je le posais il pleurait.
    Bizarrement trois fois, récemment, j’ai réussi à  le poser entre 1 et 2h où il continuait à bien dormir. J’imagine que c’est bon signe. Mais c’est reparti dans le sens inverse ensuite.

    Se mêle à  tout ça la peur de la séparation des 8 mois je crois,  en ce moment il a encore plus besoin de contact et des bras, je le sens et j’essaye d’y répondre au mieux. J’aimerais tellement que ça paie un jour, qu’il soit rassuré…

    Enfin ,je pense également que certaines choses ont pu le marquer : au début de la grossesse, les médecins avaient découvert une masse non identifiée à côté de l’embryon. On nous a dit, à mon compagnon et moi, qu’il fallait s’attendre soit au bon développement du bébé soit à  la fausse couche. Mais il fallait rester prudent et ne pas espérer. Cela a duré plus d’un mois et demi. Où on a vécu dans la peur. Et pendant ce temps,  j’avais des nausées mais je n’avais pas le droit de me dire « quel bonheur enfin je suis enceinte!! ». C’était très dur et j’imagine que mon bébé a du le sentir.
    A l’échographie des 3 mois on nous a dit que l’on pouvait enfin être confiants car le foetus se développait bien malgré la masse,et que celle ci ne bougeait pas donc ne grossissait pas. On a enfin pu annoncer la nouvelle et exprimer notre bonheur… ce fut un soulagement après de longues semaines de tristesse et de stress. 
    A 4 mois et demi de grossesse,  le docteur ne trouvait plus la masse. Elle était devenue trop petite par rapport au bébé.
    A l’accouchement les médecins ont fait analyser le placenta et ils auraient apparemment trouvé que c’était une thrombose.
    La médecin spécialiste en allaitement que j’ai consulté se demande encore si ce n’était pas un embryon qui ne se serait pas développé malgré ce que disent les médecins,  elle dit ça lorsqu’elle voit le comportement de notre bébé et son besoin très très grand d’être rassuré et de s’accrocher à  tout.
    J’ai la sensation qu’elle a peut être raison mais je ne sais pas pourquoi.
    Dans tous les cas j’en ai parlé à mon bébé et de l’accouchement également et cela n’a rien changé.

    L’autre chose qui a pu le marquer selon moi c’est l’accouchement.  
    Le jour de la date prévue de l’accouchement, notre bébé n’était toujours pas là, on nous a dit de venir vérifier que tout allait bien. Et lors de l’échographie,  on nous a annoncé qu’on allait déclencher l’accouchement car il n’y avait pas assez de liquide amniotique.

    Le « tampon »déclencheur qui m’a été mis a très bien fait son travail. Tellement bien que les contractions qui sont arrivées assez vite m’ont fait tellement mal qu’il a fallu me poser la péridurale à 2cm. Je ne pouvais même plus reprendre mon souffle entre chaque contraction tellement elles étaient violentes et fréquentes. Moins de 15 secondes entre chaque c’était vraiment insoutenable. Pourtant j’ai essayé de reprendre mon souffle je vous assure. Alors j’imagine que si les contractions ont été si violentes pour moi, elles ont du l’être pour mon bébé.
    Et ça a du être effrayant de sortir de mon ventre dans ces conditions.
    Je commence à  me dire que ça doit être ça qu’il le rend si stressé de dormir.Ou que en tout cas ça y a contribué.

    Je suis assez pessimiste car après avoir vu des progrès, j’ai encore davantage constaté cette semaine (chargée en travail pour moi car j’ai travaillé un jour de plus que d’habitude), que notre bébé était extrêmement stressé de s’endormir.
    Il a passé trois jours épuisants pour lui et je commence à être vraiment inquiète qu’il dorme si peu. Je fais de mon mieux pour rester avec lui le plus possible mais le soir quand on rentre,  nous devons manger par exemple. Et lui refuse de se coucher avant nous (nous avons essayé toutes sortes d’heures – 19 h 20h ou 21h c’est pareil et quelle que soit sa fatigue)Avant il acceptait,  je l’endormais au sein et le couchais et quand je ne réussissais pas à le
    coucher, son papa y arrivait.
    Et depuis ses 8 mois et cette peur de la séparation,  c’est devenu totalement impossible de le coucher. Même lorsqu’il est profondément endormi.
    On a plusieurs fois essayé longuement,patiemment, parfois jusqu’à minuit, on lui a parlé, il s’endormait toujours mais ne voulait  pas être posé.
    Donc il est épuisé mais il est à  côté de nous tous les soirs en ce moment pendant qu’on se dépêche de manger pour aller nous coucher.
    C’est épuisant,  inquiétant pour son sommeil et assez dur. Je commence à  désespérer qu’on réussisse à  le rassurer un jour. Je cherche ce qui,  dans mon comportement le rendrait comme ça et je ne trouve pas. J’ai fait du travail sur moi,  je rencontre un gestalt thérapeute depuis 4 ans et j’ai cherché dans toutes les directions pour essayer de le rassurer.  On a vu un ostéopathe qui aide beaucoup les bébés, ça l’a aidé sur le coup mais n’a pas suffit. On a rencontré un magnétiseur qui nous a un peu aidé mais pas beaucoup.
    Je ne sais plus quoi faire. J’ai eu des périodes où je ne cherchais plus et acceptais la situation mais pas d’amélioration donc au bout d’un moment je me remettais à  chercher… voilà notre histoire complexe j’espère que vous aurez quelque avis à me donner.. je vous remercie d’avance en tout cas et je suis désolée de la longueur de mon récit mais c’est impossible de vraiment comprendre la situation sans l’explication des détails.

    Ps : au moment où j’envoie ce texte,nous avons décidé de dormir au sol sur notre matelas depuis deux jours. Peut être réussiront nous à poser davantage notre bébé le soir..

    Eliourse

    • Bonjour Eliourse,

      D’abord, je tenais à vous rassurer, tout va bien pour nous. Ça bouge sur tous les plans ici, c’est insécurisant, essoufflant et ça chamboule la routine, il faudra s’ajuster, mais j’espère réussir à prendre le rythme. J’en parlerai probablement bientôt ici.

      Il y a beaucoup de choses qui m’interpellent dans votre témoignage. Je crois aussi intuitivement (et parce que ça se confirme autour de moi) que le vécu de la grossesse et de l’accouchement pèsent lourd pendant plusieurs mois, voire une bonne année et plus, chez les bébés déjà de nature sensible. Beaucoup de mères disent que leur bébé dont l’accouchement a été déclenché a été très difficile les premiers mois, comme s’il avait du mal à se remettre d’avoir été tant bousculé.
      Je ne l’ai peut-être jamais raconté, et ce serait bien que je le fasse, mais lorsque j’étais enceinte de 28 semaines de ma Frimousse, la médecin m’a prescrit une échographie « d’urgence » parce que ma hauteur utérine était soudain nettement inférieure à ce qu’elle aurait dû être, ce qui pouvait laisser présager un problème de croissance chez mon bébé ou un manque important de liquide amniotique. Cependant, j’ai dû attendre 5 semaines, jusqu’à ma 33e semaine de grossesse, avant de pouvoir passer cette échographie. Et j’ai bien voulu ne pas m’en faire, mais il faut dire que ces 5 semaines ont été angoissantes et que j’ai sûrement transmis bien involontairement beaucoup de ce stress à mon bébé. Heureusement, elle a eu une naissance entièrement naturelle pour compenser. Mais un incident survenu à la maternité a réveillé chez elle cette insécurité qui est une partie intégrante de sa personnalité, mais que je crois au moins en partie due à ces 5 semaines d’attente angoissée : un infirmier l’a réveillée et déshabillée alors que je me trouvais sous la douche pour la peser. Après, elle a pleuré presque sans interruption pendant près de 8 heures et elle tremblait lorsque je la déposais. Elle ne m’a plus lâchée pendant presque 2 ans. Je vous raconte tout ça (et je m’excuse de tant écrire) parce que je vois des similitudes dans les parcours de nos bébés avant, pendant et après la naissance. Ma Frimousse souffrait aussi de reflux qui semblait nuire à son sommeil, qui a été longtemps difficile, même après que la majeure partie de ses symptômes de reflux aient disparu. Je voulais donc vous dire qu’il y a de l’espoir, les choses se sont lentement replacées chez nous et aujourd’hui, à 3 ans, ma Frimousse fait assez régulièrement de belles nuits et, même si elle ne s’abandonne pas au sommeil avec la même insouciance et le même plaisir que sa soeur, nous n’avons plus à nous en plaindre.

      Avant de l’oublier, je souhaitais ajouter que 8 mois, c’est l’entrée dans une grande étape, cette « peur des étrangers », ou peur de l’abandon et de la solitude, qui vient de pair avec la construction de la permanence de l’objet naissante. Il est normal, surtout chez les bébés plus sensibles, d’observer une régression de quelques semaines ou quelques mois, qui nous semble d’autant plus éprouvante quand les nuits n’ont jamais été vraiment faciles et que nous n’avons pas beaucoup de réserves de repos.

      Pour ce qui est des conseils pratiques, j’en ai malheureusement peu. Je crois que vous avez suivi de bonnes pistes en tentant de soulager le reflux (avez-vous songé à une intolérance, à un REF ?), en cododotant (le matelas au sol vous réussit-il?) et en consultant des spécialistes qui auraient pu guérir votre fils de ses tensions. Vous savez mieux que quiconque ce qui lui a fait le plus de bien et vaut la peine d’être retenté. Cela dit, le temps arrangera beaucoup de choses et atténuera les peines liées à la vie intra-utérine et à la naissance. Je me permets de vous suggérer une lecture qui pourrait vous faire du bien, à défaut de vous donner des trucs concrets pour améliorer les choses : « Que faire quand bébé pleure ? Vivre avec un bébé aux besoins intenses » du Dr William Sears, en collaboration avec son épouse Martha. J’aime qu’on envisage que l’intensité de nos bébés ne soit pas un défaut à corriger et je trouve cette lecture réconfortante (et ce, même si je déteste l’étiquette BABI qu’on accole très vite à ces bébés comme un diagnostic).

      Encore aujourd’hui, je remarque que ma Frimousse est différente. Plus sensible, plus… je ne sais pas le dire. Mais elle évolue et ne semble pas affectée par ses nuits écourtées de la première année. Elle est une boule d’amour qui m’a obligée à me dépasser, à m’inventer des ressources d’énergie et de patience, à devenir une meilleure personne. Longtemps, je m’en suis voulue, de l’avoir exposée à tout ça, de ne pas l’avoir protégée. Et c’est peut-être quand je me suis pardonnée qu’elle a fait les plus grands progrès. Je pense que bientôt vous pourriez vivre le même déblocage.

      • Bonjour Zalah,

        Votre réponse m’a fait énormément de bien… merci.
        Merci beaucoup d’avoir partagé une autre expérience, oui je ressens aussi des similitudes dans les parcours de nos bébés. De plus, votre message me permet de me sentir moins seule et cela fait aussi du bien d’avoir une réponse adaptée et réservée à soi.

        Je vais lire le livre que vous me conseillez et je vais essayer de prendre confiance,  en moi même, en ce que nous faisons, en ce que nous croyons être bon pour notre fils.
        C’est exactement, je pense, le genre de lecture dont j’ai besoin.

        J’avais effectivement pensé à une intolérance et je suis, depuis que mon bébé a 1 mois, un régime sans PLV, le souci c’est que j’ai par moment fait des exceptions faute de pouvoir expliquer mon régime ou même parfois sans le savoir,  à cause du travail ou de certaines occasions et personnes dans l’entourage. Le pédiatre m’avait convaincu de reprendre les produits laitiers,je l’ai fait pendant quelques jours ce qui m’a tout fait reprendre à zéro ensuite. Cependant je n’ai pas remarqué d’amélioration radicale même lorsque je suivais très bien le régime pendant plusieurs semaines. Mais j’ai remarqué seulement récemment qu’après des écarts le reflux semblait s’empirer. Donc je continue et ne fais plus d’écarts.

        Pour le REF j’y ai pensé aussi et il ne s’agit manifestement pas de cela.

        Pour le matelas au sol : sur 7 nuits nous avons eu 1 soirée au début où notre bébé est resté endormi dans notre lit.  Il ne s’est réveillé pour nous appeler que juste au moment de notre coucher.  Hier soir je suis restée un bon moment, presque 1heure, avec lui après son endormissement, j’ai pu le déposer mais il nous a appelés 40 minutes après. Au moins il avait dormi un peu…
        Nous allons continuer comme cela tout simplement parce que c’est la seule manière qui est sécuritaire pour lui pour les fois où nous arrivons à le déposer. Il ne veut plus de son lit pour le moment.

        Juste une question, c’est de la curiosité, peut être pour me donner un peu d’espoir,  mais comment s’endort votre Frimousse maintenant?

        Cela m’a émue que vous appeliez votre Frimousse une boule d’amour, c’est également l’un des surnoms de notre bébé.
        Je suis épuisée, surtout de ne pas comprendre pourquoi il lutte tant contre le sommeil. Selon les jours j’ai plus ou moins de force et d’espoir mais ce que vous m’avez écrit raisonne pour moi et j’aimerais effectivement être bientôt prête pour un tel déblocage.
        Nous verrons.

        Merci de votre disponibilité et de votre sincérité.
        Je vous donnerai des nouvelles, bon courage pour la suite des changements et de l’adaptation et au plaisir de lire vos articles qui m’ont réellement donné envie de venir au Canada pour certaines différences avec la France qui sont très importantes…

        A bientôt

      • Bonjour EliOurse,

        J’espère que vous continuez d’entrevoir la lumière au bout du tunnel et que la triste température de février, bien que plus douce chez vous qu’ici, n’a pas raison de votre moral. Je serai toujours heureuse d’avoir de vos nouvelles aussi !

        Si cela peut vous rassurer, je vais vous faire un petit portrait du sommeil de ma Frimousse, parce qu’il y a de très beaux progrès. Je peux même dire qu’elle est plus « facile » que d’autres enfants du même âge (3 ans maintenant), qui étaient pourtant des bébés moins exigeants. Tous les soirs, après la routine du dodo (pyjama, collation, histoire, câlins à papa), j’accompagne les deux filles à la chambre qu’elles partagent entre 19h30 et 19h45. Je passe quelques minutes à border chacune d’elle, à m’assurer qu’elle a tous ses « amis » et à lui donner des bisous, puis je sors de la chambre et laisse la porte grande ouverte (Ça les rassure de nous entendre continuer à vivre). Certains soirs, ma Frimousse s’endort seule en tétant son pouce en quelques minutes à peine. La plupart du temps, elle me fait revenir la voir une fois. Soit qu’elle a soif, besoin de se moucher, perdu tel toutou… Ça me prend seulement 2 ou 3 minutes lui faire ce plaisir puis elle peut s’endormir enfin et seule. C’est donc très facile avec elle maintenant depuis presque un an. Le seul bémol, c’est que nous ne devons pas ouvrir la télévision avant d’être certains qu’elle ne dorme. Parce que sinon, elle court demander à la regarder avec nous et plus moyen de la retourner à sa chambre tant que nous ne nous mettons pas aussi au lit. Généralement, elle se réveille la nuit une fois pour aller à la toilette environ 5 nuits par semaine, sinon elle dort jusqu’à environ 7h le matin, ce que je trouve très généreux.

        À bientôt, j’espère !

      • Bonjour,
        Depuis février, j’imagine que vos situations respectives ont dû bien évoluer… Pour ma part, notre première fille s’est présentée avec une grossesse sans problèmes (malgré une précédente fausse couche), un accouchement un peu long, mais à la maison, en sécurité affective.
        Malgré ces dispositions qui diffèrent de vos témoignages, notre fille pleurait énormément (mais pas de reflux, pas de problèmes apparents, nous étions même à l’écoute de ses besoins d’élimination, le papa portait, la maman portait, allaitait et tout, et tout…). Elle a toujours trèèèèèèèès peu dormi (par demi-heures maxi en journée, voire siestes de 10 min. qui me laissaient exangues et nuits hachées 2-3heures maxi d’affilée, parfois elle lâchait le sein en début de nuit, mais fins de nuits « collée-serrée »). Je me retrouve dans votre témoignage du besoin de se retourner… et du réveil inéluctable qui s’ensuivait. Pourtant, jamais elle n’a été abandonnée. Et étant née à la maison, elle n’avait pas été confrontée à un personnel médical (parfois peu respectueux, d’après vos témoignages).
        Nous avons découvert lorsqu’elle avait deux ans et demi qu’elle avait perdu sa jumelle in utero (elle a un rein inversé avec deux uretères, et est née avec deux poches, en plus des autres symptômes plus psychologiques: amie imaginaire, syndrome abandonnique, etc…). Je réagis donc à votre « tache » qui a habité votre utérus, et qui a peut-être laissé un grand vide, une tristesse (et dans notre cas, une très grande peur de l’abandon) dans le cœur de votre enfant.
        Notre deuxième fille est très différente, la naissance (à la maison également) a été plus rapide et moins douloureuse (voire agréable, mais c’est un autre sujet), elle a commencé à faire des nuits de 9 heures d’affilée à 1 mois (à un moment où sa grande sœur ne faisait pas encore ses nuits), pour subitement cesser le sommeil continu à 3 mois. J’en étais effondrée. Maintenant, elle dort à nouveau toute la nuit, mais seulement depuis ses 3 ans et demi.
        Je précise que la grande (six ans aujourd’hui) dort très bien maintenant, surtout depuis qu’elle a crié à sa jumelle qu’elle « voulait pas que tu partes » et qu’elle lui en voulait de l’avoir abandonnée, etc (grosse crise qu’elle a faite vers 3 ans 1/2). Mais elle a toujours peu dormi (comme sa mère selon mes parents) et eu un sommeil court et réparateur (ce qui m’a fait réagir à un autre commentaire: ce n’est pas parce que l’enfant dort peu qu’il n’a pas son compte de sommeil!). Nous avons eu des soucis avec l’école (en France) car elle ne faisait plus la sieste l’après-midi en petite section de maternelle. Elle ne fait pas plus la sieste aujourd’hui, dort de 21h-22h à 7h, ce qui fait court pour la moyenne, mais cela semble lui convenir.

        J’en profite pour vous remercier pour ce blog si instructif!
        Bonnes nuits à toutes!

  28. bonjour, merci pour ce billet qui est vraiment tres interessant ! je suis la maman d’un petit Adnan qui vient d’avoir 19 mois, allaité jusquau 1er janvier 2015 et co dodo de sa naissance a ya 2 semaines environs. J’ai decidé de le mettre dans son lit car il se reveillait constement et je ne pouvait sortir du lit apres lavoir rendormi que pres de 30 minutes apres sinon cetait hurlements assurés et il se levait. Pendants 2 ou 3 jours ca a ete des cris mais il s’est habitué a son petit lit. Il ne sais actuellement pas encore sendormi seul, je dois resté aupres de lui et lui chanter des chansons jusqua ce quil sendorme sinon il hurle et se met de bout (et ne sais pas s’allonger) il ne fait toujour pa ses nuits, je dors a coté de lui dans mon lit et lui dans le sien. Comment pourrais je laider a faire ses nuits? et a lui apprendre a sendormir seul? quand il se reveille la nuit je doit lui parler, lui tenir la main car il demande bcp de calins. Merci d’avance…

    • Je ne pense pas que nous puissions « apprendre » à nos bébés à s’endormir seuls. Un soir, ils sont assez matures (d’un point de vue neurologique et d’un point de vue émotionnel) et ils peuvent le faire, tout simplement.
      Tout ce que l’on peut faire, c’est les accompagner dans le sommeil d’une façon qui leur permet de développer graduellement la confiance nécessaire pour y arriver et je trouve que ce que vous faites en ce moment semble parfait pour cela. Ensuite, le défi est de savoir reconnaître le bon moment pour faire la grande transition. Je pense qu’on peut préparer l’enfant à cette perspective en le lui disant : « Bientôt, maman va pouvoir te donner un bisou de bonne nuit et sortir de la chambre pour te laisser faire ton dodo tout seul. Tu te sens prêt ?, tu veux essayer ? », et en étant réceptif à la réponse de l’enfant.
      J’ai accompagné mes deux filles dans le sommeil de diverses manières de leur naissance jusqu’au moment où elles ont su s’endormir seules. Ma Fée a su le faire vers 21-22 mois, ma Frimousse un peu après ses 2 ans.
      Pour ce qui est des éveils nocturnes, j’ai partagé la chambre, voire le lit, tant qu’ils ont été fréquents, ce qui me permettait de ne pas trop me réveiller moi-même. Je n’ai jamais été avare de câlins, caresse, tant que cela était demandé et apprécié, puisque c’était si facile et que j’aime bien moi aussi. Par contre, dès qu’elles ont su quelques mots, si les filles jasaient la nuit, je disais très doucement : « c’est l’heure du dodo, on parle demain, chut! » et j’évitais de parler ou de chanter en dehors de ces quelques mots, car les jasettes m’empêchaient de me rendormir facilement. Je crois qu’avec un bébé de plus de 18 mois, il faut aussi savoir se respecter et répondre à ses besoins sans piétiner les nôtres, qu’il peut comprendre « maman est très fatiguée, elle a besoin de faire dodo maintenant ».

  29. Bonjour Zalah,

    J’ai adoré ton article, je suis tombée dessus par hasard parce que je me pose beaucoup de questions sur le cododo, malgré que je le pratique depuis un peu plus de 3 mois. Pour moi ça été une évidence de dormir avec mon p’tit homme, dès la maternité je l’ai pris avec moi dans mon lit et quand je suis rentré il y est rester parce que j’allaitais. Malheureusement, à ses 2 mois et demi j’ai du le passer au bibi parce que monsieur ne tétais pas assez malgré que je le mettais tout le temps au sein et il était bien en dessous de sa courbe de poids, j’ai voulu garder l’allaitement mais il ne voulait plus de mon sein et ça été la fin de mon allaitement. Mais, j’ai pas su le mettre dans son lit parce qu’on est très fusionnel lui et moi, il est tout le temps avec moi autant la journée que la nuit et moi j’adore ça. Bon, même si ce n’est pas toujours facile, parce que même 5min que je ne suis pas dans la même pièce que lui c’est la crise ^^. M’enfin, je me demandais si tu croyais que c’était dangereux qu’il dorme toujours avec moi malgré que je ne l’allaite plus ? Pourtant, j’ai l’impression d’avoir toujours les mêmes réflexes que quand je l’allaitais.
    Pour moi, malgré que j’ai essayer de le mettre plusieurs fois dans son berceau comme tout parent ( dans ma chambre quand même ), je voudrais le garder près de moi pour dormir parce que j’adore pratiquer le cododo avec mon fils.
    Le seul inconvénient que je trouve au cododo par contre, c’est le jugement des gens, c’est hallucinant comment on peut se faire « insulter » et critiquer lorsque qu’on choisit ce mode de vie, depuis que je le pratique j’essaie les critiques et les préjugés sur le cododo. Comme quoi c’est un frein à la sexualité, que mon fils ne me lâchera jamais, que je vais « galérer » à le mettre dans son lit, que ça va être une glue etc etc…. Et je t’avoue que c’est lassant, si seulement tout le monde pouvait savoir les bien faits du cododo on nous ferais moins chier ( désolé pour l’expression mais ça vient du coeur ).
    J’espère qu’un jour les préjugés vont changer et que les gens arrêteront de parler.
    Continue comme ça tu fais du bon boulot (y)

  30. Bonjour,
    Je viens de découvrir cet article, merci beaucoup ! Il contient une mine d’informations qu’on ne trouve pas toujours par ailleurs, je vais le relire et le conserver précieusement !
    En particulier, je suis « rassurée » de voir que le rythme qui se met en place pour ma toute petite de 5 mois correspond aux grandes lignes que vous esquissez pour cette tranche d’âge.

  31. Bonjour,

    Je viens de découvrir votre article et merci vraiment pour cette mine d’information !! Ça fait du bien de voir que tout semble normal car je commençais à m’inquiéter pour ma petite puce de 5 mois.

    Pour nous c’est toujours impossible de la poser dans son lit pour qu’elle s’endorme seule, siestes et nuits, donc cela fait quelques jours que je l’endors systématiquement avec le porte bébé, et que je la transfère au bout d’une vingtaine de minutes en priant pour qu’elle ne se réveille pas ! Je me stresse juste parce que je vais reprendre le travail pour ses 6 mois et je ne sais pas comment elle fera avec la nounou qui risque de la laisser pleurer. Pensez vous qu’on puisse l’habituer en douceur à autre chose en vue de cette reprise ? De plus, il lui arrive très souvent de se réveiller au bout d’une quinzaine de minutes et elle pleure et se frotte les yeux, donc fatiguée, mais ne veut pas se rendormir. Là aussi je me stresse car la nounou risque de la laisser se rendormir après de nombreux pleurs.

    Merci d’avance pour vos précieux conseils, c’est réconfortant !!!!
    Macha

  32. Bonjour je suis maman de jumeaux de 21 mois mon fils dort de 20h à 0h un bib et se rendort jusqu’à 6h et un bib et se rendort jusqu’à 9h puis sieste chacun de 13 à 15h mais ma fille se réveille toutes les 3h chaque nuits elle est juste un peu plus forte que mon fils et réclame énormément les bras ou un bib que faire

    • Il est difficile pour moi de vous conseiller, n’y connaissant pas grand-chose aux biberons et à leur impact la nuit lorsque l’enfant a des dents.
      Cependant, un enfant qui se réveille aux trois heures n’est pas vraiment surprenant à cet âge. Si elle ne dort pas dans votre chambre, c’est peut-être juste une façon d’avoir un contact physique rassurant avec vous, surtout si elle est gardée le jour. Que ferait-elle si vous la berciez ou la preniez au lit avec vous au lieu de lui offrir le biberon ?

  33. Bonjour

    2 simples mots pour commencer : bravo et merci! Des détails, du vécu, du précis, de l’étudié, … Comme ça fait du bien! J’ai plus appris et été rassurée sur le sommeil de mon baby que sur tellement d’autres sites, que ce soit forum ou « pro ».
    J’espère que vous continuerez et aurez plein de lecteurs pour vous suivre!
    Plein d’heureux moments pour vous et votre famille!

    Leeloo

  34. Bonjour
    Tout d’abord merci pour ce site, qui me fait énormément de bien. Cela fait plusieurs mois que je l’ai découvert et que je le parcours….lis et relis parfois certains articles. Donc un grand merci pour tout ce partage!
    Voilà je me décide à vous écrire car je reconnais ma fille de 6 mois et demi comme étant un bébé (très) difficile à endormir. Avant de lire votre article, je n’aurai jamais pensé que cela pouvait être un signe d’anxiété, mais je dois reconnaître que j’ai eu un grossesse plutôt stressante (je le suis de nature) mais en contrepartie j’ai eu un très bel accouchement. Ma petite fille pleure énormément avant chaque sieste. Les pleurs peuvent durer plus ou moins longtemps. Je dois avouer qu’il arrive également qu’elle ne pleure pas du tout, mais cela reste très rare. Durant ces pleurs elle se débat, tire sur mes cheveux et me griffe. Je sens bien que quelque chose l’empêche à se laisser aller au sommeil, elle lutte fortement contre la fatigue. Ma petite routine pour les siestes et la suivante: je la couche sur le côté dans notre lit (et pas dans le sien qui est collé au nôtre avec une barrière en moins), je lui chante d’une voix toute douce en me couchant à côté d’elle et lui caressant les cheveux. Elle sait maintenant ce que cela signifie dès que je me couche à ses côtés et parfois dès cet instant elle se met à pleurer.
    Il est de plus en plus difficile pour moi (égoïstement) de supporter ses pleurs, plusieurs fois par jour. Je m’occupe d’elle à temps plein, n’ayant pas encore repris mon activité professionnelle. Je suis épuisée; en plus je ne dors jamais (enfin très très rarement) en journée, j’en suis incapable et ce depuis « toujours » je crois.J’ai essayé plusieurs choses comme la mettre au lit dès les premiers signes de fatigue; la laisser pleurer; ne pas la coucher si elle ne le voulait pas. C’est-à-dire que si elle pleurait plus de 2-3 minutes, je la relevai et on reprenait le quotidien, mais le problème c’est qu’elle est tellement grognon qu’on ne peut absolument rien faire avec elle. En plus, elle restait du coup éveillait pendant plus de 4 heures et commençait sa sieste de l’après midi vers 18h! Il s’agit de mon premier enfant, et je dois avouer que je n’ai compris que récemment qu’un bébé avait un certain rythme/horaire pour les siestes (comme celui que vous décrivez dans votre article).
    En ce qui concerne le coucher du soir, ce souci n’existe pas puisqu’elle s’endort au sein. Elle se réveille encore plusieurs fois la nuit, au mieux 2-3 fois (donc avec un coucher entre 19h et 20h) et au pire…un nombre incalculable de fois.
    Pour finir, je suis désolée de ce commentaire terriblement long, mais je tenais à expliquer au mieux ma situation. Mais je ne sais plus quoi faire, j’ai en plus l’impression que ces pleurs avant les siestes ne s’apaisent pas vraiment et cela me fait peur. J’ai besoin de vos conseils Zalah. Car je ne sais plus vers qui me tourner (la pédiatre proposant uniquement de laisser pleurer).
    Je vous remercie d’avance.

    • Bonjour Amanda,
      J’espère que depuis le mois de mai votre situation s’est améliorée. J’ai moi aussi rencontré ces refus de sieste avec mon ainée. J’ai fini par accepter, et elle s’endormait sur mon dos dans le porte bébé. Le problème c’est que je ne pouvais plus dormir en même temps qu’elle. Mais ça n’a duré qu’un temps. Je me suis dit, en vous entendant parler de routine, que peut-être qu’il fallait changer de routine: la mienne ne s’endormait à un moment que si elle ne s’y attendait pas: si je parlais de dormir, c’était fichu… Il fallait la prendre par surprise!
      Bon courage pour le manque de sommeil: c’est vraiment très difficile à supporter!

      • Bonjour Helena
        Merci pour votre petit mot et votre partage. Ma fille a fêté sa première année il y a quelques jours. Il s avere qu hier dans la soiree je relisais l article de zalah sur le sommeil en me disant que peut etre j y avais loupé quelque chose d essentiel…puis je ai vu ce matin votre message. La journée d’hier ne s’est pas du tout déroulé comme je le souhaitais, malgré une grande fatigue ma fille n a fait qu une sieste de 11h à 12h (avec un lever à 6h30). Hier c était dur je m en voulais de ne pas arriver à faire ce que savent faire la plupart des parents. J étais fatiguée car je n ai plus envie de bercer ma fille…alors je me couche près d’elle pour l aider à s’endormir mais elle pleure, elle ne veut pas dormir malgré une immense fatigue. J ai pleuré devant ma fille, puis je m’en voulais de lui imposer ma détresse. En relisant cet article je me dis que je n ai fait que rajouter de l anxiété à son anxiété. Je l ai également emmené voir un ostéopathe, et un kinésithérapeute mais aucun changement. Il y a 3 semaines elle a commencé la garderie et la je me dis que je n ai pas facilité la tâche des éducatrices ni rendu service a ma fille en l endormant au sein ou en la berçant.
        J ai l’impression d’avoir fait faux quelque chose à un moment donné mais je ne sais pas quoi ni quand…et maintenant j en veux à ma fille. C est devenu notre quotidien, certains jours plus difficile que d autres…
        Pourtant il lui est déjà arrivé de s endormir seule avec moi allongée à ses côtés : quel bonheur!

      • On ne fait jamais mal, Amanda, en accompagnant le sommeil de son bébé, que ce soit au sein, en berçant, en s’allongeant à côté ou autrement. Que ça rende l’introduction en garderie plus difficile, je suis loin d’en être certaine. La garderie est une adaptation et les enfants qui s’adaptent facilement s’y adaptent facilement, peu importe leur façon de dormir à la maison. Pour les autres, c’est plus difficile, mais la sécurité affective qu’ils gagnent lorsqu’on les accompagne dans le sommeil ne peut que les aider : un bébé qui sait que ses parents l’aiment et sont là pour lui sera moins stressé par l’entrée en garderie que celui que ses parents laissent seul avec sa détresse.
        La société fait pour nous le choix que l’introduction en garderie se fasse vers un an, à un âge qui malheureusement ne convient pas à la majorité des bébés à cause de la phase normale de développement qui s’y produit : l’anxiété de séparation. Je m’inscris en faux par rapport à ce choix, je le refuse. Mais à partir du moment où vous, personnellement, vous décidez de l’accepter et d’envoyer votre fille à la garderie, vous ne devriez pas culpabiliser des bons choix que vous avez faits avant sous prétexte que ce nouveau choix s’accordent moins bien avec vos anciens bons choix.
        Pour ce qui est de pleurer devant votre bébé, ne culpabilisez pas tant ! Je crois qu’il est sain que notre grand bébé voit nos émotions et nous voit les gérer. L’important, même si elle ne comprendra pas tous les mots, c’est de lui expliquer la cause de votre peine et de mettre des mots sur ce que vous ressentez. Ainsi, elle apprendra à nommer ses émotions, à les reconnaître. Votre tristesse de ne pas réussir à la rassurer n’est pas une anxiété supplémentaire pour elle. Au contraire, si vous l’exprimez bien, elle pourrait être un soulagement : vous cherchez à l’aider et vous êtes peinée de ne pas y arriver aussi bien ou aussi souvent que vous le souhaitez, et c’est bien qu’elle le sache.

      • Je voulais aussi m’excuser, Amanda, de n’avoir pas vu passer votre message initial avant, au moment où vous avez lancé cet appel à l’aide. Y répondre maintenant ne donnerait probablement pas grand-chose, les situations évoluant si rapidement avec les bébés, mais je vous souhaite de trouver enfin votre part de zénitude au sujet du sommeil de votre fille. Et ne vous gênez pas si vous avez de nouveaux questionnements, surtout.

      • Bonjour Amanda,

        Je suis ravie de voir que vous suivez toujours ce blog passionnant, et très désolée pour vous que vous soyez toujours dans une grande fatigue émotionnelle et physique.
        J’avoue être particulièrement heureuse de pouvoir à nouveau dormir sereinement sans l’angoisse de me demander à quoi va ressembler le marathon de la prochaine nuit (puis de la prochaine journée, etc…). Nous sommes d’ailleurs très partagés avec mon mari sur l’idée d’un troisième enfant, en raison de la grande fatigue qui nous a un peu submergés pendant 6 ans. Ceci dit, notre deuxième était très différente… Mais élever des enfants n’est définitivement pas un long fleuve tranquille, et ce n’est certainement pas reposant.

        Je crois que vous n’avez rien « loupé » dans l’article de Zalah. Je crois qu’il manque peut-être une chose dans cet article, c’est le fait que certains enfants ne dorment tout simplement pas beaucoup. Qu’il n’y a parfois rien à faire, à chercher, sauf à être soi-même plus sereins face à la situation.
        Je suis d’ailleurs en désaccord avec le paragraphe qui affirme que des siestes trop courtes ne sont pas bonnes (ou des nuits trop hachées). D’abord je crois que chaque individu a ses propres rythmes de sommeil, qui diffèrent en fonction de son âge, et je pense aussi que certaines familles dorment moins que d’autres (mon père et mon mari sont des adeptes de la « micro-sieste » et ont naturellement tendance à se réveiller vers 4-5 heures du matin en grande forme, je ne m’étais pas rendue compte en épousant mon mari, si ‘avais su, j’aurais choisi un homme qui dort beaucoup 😉 ), et que les cycles de sommeils sont aussi régis par tout un fatras de codes génétiques qu’on ne sait même pas qu’il existent!
        Mes parents se souviennent que j’étais un bébé « pile électrique » qui ne voulait jamais dormir (si mon mari avait su 😉 )… Mais très éveillé. C’était aussi le cas de ma fille. Nous allons très bien, merci beaucoup, et nous n’avons pas besoin d’entendre dire que nous avions des « problèmes de sommeil » lorsque nous étions bébés. En revanche, les parents, eux, avaient un problème de fatigue…

        à mon humble avis, il faut cesser de parler du problème à toute personne qui ne partage pas votre point de vue: leurs jugements vous seront toxiques et vous fatigueront plus que le manque de sommeil (ça a été mon cas). Lorsque j’ai décidé de cesser la lutte avec ma fille pour qu’elle dorme, j’ai trouvé que j’étais moins fatiguée. De mon point de vue, la fatigue est plus émotionnelle qu’autre chose. J’ai été beaucoup moins fatiguée de me relever avec ma fille pendant 2 heures certaines nuis (« maman, j’arrive plus à dormir ») et d’écosser les haricots avec elle dans le calme de la nuit que lorsque je m’énervais suffisamment pour qu’elle s’endorme à coup de stress, de chantage, de manipulation ou je ne sais quoi (j’ai malheureusement essayé beaucoup de choses, pas forcément les plus glorieuses, surtout lorsque je ne me sentais moi-même plus en sécurité affective). La journée qui suivait était en général plus sereine, et j’avais la satisfaction d’avoir pu partager un grand bonheur avec ma fille, un moment spécial. Lorsque je luttais pour le sommeil, je le regrettais systématiquement: son sommeil paraissait de moins bonne qualité (ainsi que le mien), et la journée qui suivait était généralement une catastrophe.
        Vous avez besoin d’aide concrète pour trouver du temps pour dormir vous-même. Une autre maman avec qui vous pourriez vous relayer… Une aide ménagère, quelqu’un qui ferait la cuisine… Un homme qui emmène le bébé au parc pendant que vous faites la sieste…
        Votre fille n’a pas l’air épuisée, peut-être est-elle juste stressée par votre fatigue (physique, émotionnelle)… Si vous prenez soin de vous, elle ira forcément mieux (ça, c’est une vérité absolue à mon avis)… Et peut-être dormira-t-elle « mieux » (selon les critères officiels)… ou pas (et peut-être est-ce un rythme qui lui convient)… Mais vous irez mieux toutes les deux!

        La garderie à qui vous confiez votre enfant n’a rien à dire de la manière que vous avez choisie pour accompagner votre enfant. Elle ne devrait, à mon avis (que je partage avec peu de garderies en France en tout cas), que vous accompagner et vous soutenir dans vos choix, qui sont infiniment respectables puisque vous êtes les parents!!! Il faut garder à l’esprit que la garderie est là pour vous aider dans votre travail de parent. Votre rôle n’est pas de les aider, mais d’être aidée (non pas dans les conseils mais dans le soutien). Malheureusement ça ne marche pas toujours.
        Ne vous excusez pas du fait que votre enfant ne dorme pas bien (selon les normes en vigueur!!!). Si ça se trouve, dans 20 ans les normes auront changé, et les pédiatres diront que les enfants qui dorment « trop » sont trop dépendants, pas assez autonomes, que sais-je… On ne sait jamais qu’attendre des pédiatres, surtout ceux qui savent tout mieux que nous et qui conseillent des méthodes qui sont sensées s’appliquer à tous les enfants (et tous les parents). Ce blogue a l’avantage de dire qu’il existe plusieurs méthodes, plusieurs façons de faire, et qu’il faut trouver son propre chemin. Et c’est suffisamment rare pour être signalé!!! La plupart des « professionnels » de la petite enfance sont très jugeant et suffisants.
        Votre enfant dort comme il dort, vous êtes apparemment extrêmement à l’écoute de ses besoins. Que pouvons-nous rêver de mieux? Vous faites un travail (gratuit) fantastique!… Et épuisant psychologiquement.

        Je rejoins Zalah lorsqu’elle parle de vos émotions. Je pense qu’il n’est pas souhaitable de tenter de cacher nos émotions à nos enfants, sous prétexte de les protéger: nos enfants ressentent toutes nos émotions, même enfouies (et même celles que nous ne soupçonnions pas nous-mêmes). De ce fait, j’ai choisi d’exprimer par des mots les plus clairs possibles ce que je ressens, afin que mes filles ne soient pas dans l’angoisse de ne pas comprendre ces vagues qui nous submergent. Ne cachez pas vos larmes. Ne vous en servez pas non plus (mais ça n’a pas l’air d’être le cas). Soyez vous-même: c’est ce que votre enfant attend de vous!

  35. Bonjour Amanda,
    mon bébé n’a que 3 mois et demi, le 1er pour moi aussi, mais il a tendance à faire comme votre fille : si je loupe le coche il lutte pour ne pas dormir et hurle dès que je le couche, il a besoin que je lui tienne un peu sa sucette, ma main délicatement posée sur son visage (réflexe de fouissement) et ses mains triturant la mienne, donc très contraignant! Je me permet de vous répondre même si le mien est plus petit, mais votre message m’a touchée par nos similitudes : je ne dors jamais non plus! Quant aux réveils de nuit, avez-vous essayé de juste la rendormir? Car j’ai découvert que le mien se met à remuer bien fort, parfois à pleurer, mais en réalité il dort toujours! Je n’allume pas, à par une petite veilleuse le temps de l’apercevoir, je ne parle pas, je lui fais juste quelques caresses, ou je lui prends doucement la main, le temps qu’il se calme, quelques minutes suffisent. Suite à ma lecture de cet article sur les phases de sommeil, j’y suis très attentive, quite à noter les heures d’endormissement, je reste pas loin pendant les 35 premières minutes pour qu’il m’aperçoive en ouvrant l’oeil, et, magie, il continue à dormir, et ensuite je suis tranquille! Alors que si je ne protège pas cette 1ère période, souvent il pleure et ne veut plus dormir. Depuis il a l’air de prendre un peu mieux le rythme, mais comme c’est tout frais, je ne crie pas encore victoire!
    J’espère vous avoir donner quelques pistes, et si vous en trouvez d’autres, n’hésitez pas, je suis preneuse!

  36. Bonjour,
    Je trouve ce post très intéressant. Ma fille a bientôt 19 mois et ne fait toujours pas ses nuits quand elle est à la maison (car quand elle dort chez sa grand-mère, il lui arrive de dormir toute la nuit !). Elle a déjà fait des nuits complètes mais continue à se réveiller au moins une fois quasiment toutes les nuits. Mon mari pense que c’est de ma faute car je vais dans sa chambre dès qu’elle m’appelle, elle tète rapidement et se rendort… Elle m’utilise un peu comme tétine.
    Cela ne me dérangeait pas jusqu’à présent car mon sommeil s’était adapté mais j’attends un 2ème enfant et j’aimerais qu’elle arrive à se rendormir sans moi et à dormir toute la nuit quand il naîtra. Qu’est-ce que je peux faire pour l’accompagner sur cette voie sans la laisser pleurer toute seule dans son lit ?
    Merci d’avance pour ta réponse et félicitations pour ton blog que je consulte régulièrement depuis la France où je vis.

  37. Ping : Cododo - Parentalité | Pearltrees

  38. Merci un grand merci pour votre article, un des rares qui se veulent rassurants concernant les réveils nocturnes. J allaite toujours ma fille de 4.5 mois, elle ne s endort que dans les bras et boit la nuit. Plusieurs professionnels de santé (dont des pédiatres) m ont dit de la laisser pleurer (à 1 mois !), de lui donner de l eau si elle avait faim, que mes seins m appartenaient la nuit… Ils ont même été jusqu’à noter « angoisse fusionnelle » et « capricieuse » sur son carnet de santé !!! Résultat c est moi qui suis devenue angoissée !! Grâce à votre article je réalise que ma fille n a pas plus de problèmes que les autres et a un rythme normal pour un bébé de son âge. Merci beaucoup

  39. De la même manière que certains commentaires, je voulais vous remercier pour votre article, que j’ai découvert par hasard sur internet.

    Maman d’un petit bonhomme de 3 mois, je me suis beaucoup (trop?) questionnée sur son sommeil au cours de ses premières semaines, avec beaucoup de stress et de culpabilité en lisant certains documents de puériculture : bébé dans son lit, le laisser pleurer, ne pas l’habituer aux bras, ne surtout pas l’endormir au sein!

    N’ayant pas eu de bébé dans mon entourage avant sa naissance, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, je m’imaginais un bébé modèle, dormant calmement dans son berceau… Je pense que nous sommes « conditionnées » à vouloir faire dormir les bébés comme des petits adultes dès leur plus jeune âge. Bien sûr, la plupart des bébés ne peuvent pas s’endormir seul, se réveillent la nuit pour téter… Mais où est le mal? En voulant bien faire, on se retrouve à suivre des conseils d’amis, de la famille, probablement bien intentionnés, mais qui vont finalement à l’encontre de ce dont a besoin un bébé, ce que je ressentais au fond de moi… Le nombre de fois où, en disant que notre bébé dormait en cododo ou dans l’écharpe, la famille a répondu « attention, tu vas en faire un Tanguy » : c’est très culpabilisant, et déstabilisant pour des jeunes parents.

    De notre côté (« notre » car mon conjoint m’a beaucoup soutenue, et, au contraire, m’a poussée dans le maternage, portage, cododo, allaitement à la demande), c’est tout naturellement et instinctivement que nous avons commencé le cododo, alors que je n’aurais jamais imaginé cela avant la naissance de mon bonhomme. Et heureusement que j’ai également eu de bonnes lectures sur internet, en particulier la leche league, pour me conforter dans ce choix.
    Et au final, en lisant certains des commentaires, je me dis que notre bonhomme dort en fait super bien! Il fait 4 à 5 siestes de 50 min en journée (voire enchaine 2 cycles, 1h30, rarement), soit en étant bercé, soit après une tétée, soit en étant porté, soit en poussette ; et la nuit, il s’endort après un rituel pour 12 heures de sommeil, avec 1 à 2 tétées nocturnes. Nous le portons beaucoup, ne le laissons pas pleurer, quelques minutes le temps d’aller le chercher ;-), et il est allaité jour et nuit à la demande.

    Au final, encore merci et bravo pour votre article, qui m’a conforté dans ce qui était finalement « normal » (même si je n’aime pas le mot normal, disons plutôt attendu) pour le sommeil d’un tout-petit et qui déculpabilise le maternage.
    Je regrette de n’avoir pas été conseillée et rassurée sur cela avant la naissance, cela m’aurait évité beaucoup de stress ; et surtout, je trouve tellement dommage que cette pratique de maternage soit presque considérée comme anormale et que l’on en arrive à être honteux ou cacher le fait que l’on materne son bébé, même si des études scientifiques (étude sur le développement cérébral, sur la sécrétion de cortisol) montre que c’est totalement bénéfique… Donc, merci pour vos articles, il faudrait les diffuser en maternité!

  40. Bonjour,
    J’ai découvert avec joie votre site qui est très rassurant.
    J’ai aujourd’hui un petit poussin de trois mois qui ne veut s’endormir qu’au sein et me réveille beaucoup de fois la nuit, a du mal à faire ses siestes sans moi… Avez vous une solution pour qui se déshabitue de cet endormissement car cela commence à passer problème, je suis trop fatiguée et papa déprime de ne pas pouvoir l’endormir…
    Merci pour votre réponse…
    Alice

  41. Votre article est vraiment génial & très complet…! Cela peut vraiment nous aider à vivre ça dans le respect du bébé & de nous-mêmes, contre les idées reçues…
    Merci beaucoup
    Bien à vous, Sarah

  42. J’ai quelques questions…
    – Que faire lorsque le bébé ne s’endort qu’au sein la nuit, et qu’il arrive que si je m’endors en l’allaitant, à mon réveil,( par exemple 2 h plus tard) je vois qu’elle est encore au sein (et elle pleure si je la retire) ?
    – Parfois elle se réveille après qqs heures en début de nuit -si je m’endors à côté d’elle, car sinon, c’est après une heure ou deux- puis ensuite, elle se réveille après 2 heures, puis toutes les heures… J’imagine que point de vue nourriture, si je l’ai allaité lors de chacun de ces réveils, elle a ce qu’il faut… Du coup dois-je qd-même l’allaiter, alors qu’elle a mangé il y a peu de temps?
    (J’ai l’impression qu’elle est inconsolable si je ne lui donne pas le sein, généralement.) N’est-ce pas une sorte de « gavage »? ( « mange pour qu’on puisse dormir… » ) Ne risque -t-elle pas de trop manger?
    Il arrive aussi que j’essaie de lui refuser le sein si elle vient tout juste de manger, et le seul moyen de la calmer, hormis la faire téter, c’est de carrément se lever, aller dans le salon, etc… Je sais que cela n’est pas recommandé, puisqu’elle risque de + en + de s’habituer à se lever la nuit, du coup… Que faire?
    Merci!

    • J’ai l’impression de lire ce que j’ai vécu avec mes enfants (surtout la première, au sommeil ultra léger)… Nuits incomplètes jusqu’à 3 ans passés pour les deux… Grande fatigue.
      Bonne nouvelle: mes filles dorment aujourd’hui très bien, ne tètent plus, et sont très équilibrées… Je suis certaine que ce sera le cas pour ta fille… mais pas tout de suite…
      Je suis convaincue que l’allaitement n’est pas un « gavage », même s’il est fréquent, et que je dois admettre que j’utilisais l’expression « brancher le bébé »… Le bébé tête ce dont il a besoin, et s’endort, s’apaise, se calme, se réconforte par le même moyen. Il ne mange pas « trop »: mes deux filles sont passées par le stade « sumo », et sont maintenant magnifiques et sveltes, tout à fait dans les courbes de poids (une amie a allaité à la demande tout le temps comme moi et sa fille est restée mince tout le long, je crois que c’est plus une histoire de terrain et de génétique).
      En fait, ta question, c’est plutôt: « est-ce que ma fille ne va pas devenir dépendante »? En fait, oui, ou plutôt non: elle est dépendante. Cette dépendance est un fait.
      La seule chose rassurante, c’est que ça va s’arranger du côté du sommeil (pour entrer dans d’autres phases rigolotes comme les crises de colère, les décharges émotionnelles, et autres bonheurs)… Le plus dur sera d’admettre que ça risque de durer 3 ans…
      De mon point de vue, le mieux, c’est de lui donner le sein et de dormir: il vaut mieux pour tout le monde! Le sommeil est tout ce dont vous avez besoin, quitte à ce qu’il soit fragmenté. J’ai passé des heures à écosser des haricots avec la grande qui ne dormait pas à 2h du matin… C’est certain: il vaut mieux allaiter en dormant!!!
      Après, si tu n’en peux plus et que tu préfères te lever, dis-toi que ce n’est pas grave: en effet, elle risque de s’habituer, mais elle s’habituera à d’autres choses… Un enfant est en constante évolution: ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus demain. Je pense qui si ça te fait du bien de te lever un peu pour lâcher prise sur la nuit, alors c’est bien: fais ce que tu souhaite le plus (et non ce que les « experts » te diront!). Finalement, des fois, ça faisait du bien d’écosser les haricots plutôt que pester dans mon lit et m’énerver…

      Pour répondre aussi à Halatre, le papa pourra les endormir plus tard… Et en attendant, il peut faire du roller en poussant la poussette le temps que tu fasses la sieste l’après-midi (c’est du vécu!). Je pense que c’est une utopie de croire que les rôles sont interchangeables à volonté: l’enfant s’habitue à un référent affectif et n’aime pas trop changer tout le temps… et ça demande beaucoup de sécurité affectif d’accepter de lâcher son corps pour s’abandonner dans le sommeil… surtout pour certains enfants…

      Bon courage!!!

  43. Bonjour

    Mon bébé à presque 10 mois et n’a jamais fait des nuits complètes. Ce que devient de plus en plus problématique est que maintenant , même les siestes deviennent problématiques et elle ne dort pas plus de 20 min … Du coup elle est souvent fatiguer. Elle ne s’endort qu’au sein … La nuit par contre elle fait des cycles de 2 ou 3h. Je ne sait vraiment pas quoi faire pour l’aider à mieux dormir …

    • Mes trois filles ont fait la même chose autour de 10 mois. C’est un âge où bébé préfère jouer et découvrir que dormir : ils luttent contre le sommeil, refusent d’être bercés et jouent dans le lit, à nous grimper dessus, quand on s’allonge avec eux.
      C’est aussi l’âge de l’angoisse de séparation et bébé n’aime pas quand il ne voit plus maman, il a alors peur de la perdre, qu’elle ne revienne plus. Il se réveille plus souvent, juste pour vérifier que maman est encore là, que le bon lait est encore disponible… et si maman n’est pas là, le réveil est brutal et effrayant.
      Pour la très grande majorité des bébés, ce n’est qu’une phase et ça passe au bout de quelques semaines ou quelques mois. Il n’y a pas grand-chose à faire sauf ne pas trop s’éloigner quand bébé dort et attendre que le temps fasse son oeuvre.

  44. Je suis Nicolas du blog Bébé Dodo! Sur mon blog, j’aide les nouveaux parents à s’y retrouver dans le monde du Bébé et plus particulièrement en donnant des conseils sur le sommeil des nouveaux nés. Je suis tombé sur votre article sur le sommeil de bébé que j’ai trouvé formidable et je me suis dit que vous seriez peut être intéressé par l’infographie que je viens de terminer qui pourrait sans doute plaire à vos lecteurs. N’hésitez pas à me répondre par email si vous voulez y jeter un oeil, je me ferrai un plaisir de vous l’envoyer! Bonne continuation

  45. Merci infiniment !! Jeune maman d’une petite princesse j’ai appris énormément sur son sommeil en vous lisant. Finalement je n’agis pas aussi mal que ce que je pensai !
    Nous éprouvons juste de grosses difficultés a endormir notre chipie le soir quand nous sortons car elle s’endors habituellement en tetouillant mon sein… Donc ce n’est vraiment pas évident lors des sorties… (elle refuse la tutu..le doigt…) Auriez vous une idée ?!?
    Encore merci.

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