Choisir un substitut au lait maternel

Dans un monde parfait, tous les bébés seraient allaités jusqu’au sevrage naturel.  Tous les bébés seraient exclusivement allaités jusqu’à environ 6 mois.  Puis les aliments seraient introduits, mais le lait de leur mère demeurerait le seul lait des bébés jusqu’au sevrage…  lequel ne surviendrait jamais avant l’âge de 2 et demi-3 ans, et jamais contre la volonté de l’enfant.

Dans ce monde parfait, nul n’aurait besoin de substitut de lait.  En effet, les adultes n’ont pas besoin de boire du lait (n’en déplaise au Guide alimentaire canadien).  Ils n’ont donc pas besoin de « remplacer » le lait de vache par un autre laitage et par des produits laitiers lorsqu’ils n’en consomment pas.  Ils peuvent tout simplement s’en passer.

On est à peu près certains aujourd’hui que le sevrage naturel chez l’être humain se passe quelque part entre 2 ans et demi et 7 ans.  Pas besoin de lait, ni de substitut de lait, par conséquent, pour les enfants de plus de 7 ans et les adolescents qui, assurément, ont dépassé l’âge du sevrage.  Comme tous les autres petits mammifères qui, à un âge propre à chaque espèce, se sèvrent de leur mère et ne consomment plus jamais de lait.  Et encore moins du lait d’un mammifère d’une autre espèce.

Cependant, nous ne vivons pas dans un monde parfait et seul un petit nombre de mères pourront (ou voudront) donner à leur enfant cet allaitement exclusif d’au moins un peu plus de 2 ans.  Plusieurs situations vont les en empêcher :  difficultés dans la mise en route de l’allaitement, problèmes de santé de la mère, problèmes de santé du bébé, mauvais conseils, naissance multiple, nouvelle grossesse, prise d’anovulants, retour au travail ou aux études, sorties ou vacances sans bébé, incapacité à exprimer du lait maternel, manque de motivation, préjugés de l’entourage, etc.

Selon l’âge du bébé au moment de la première introduction d’un substitut du lait maternel, le meilleur choix sera différent.  La fréquence à laquelle le substitut sera offert aura aussi son incidence sur le choix du substitut en question, surtout pour les petits bébés.

Pour les bébés de 0 à 4 mois

Malheureusement, il n’existe aucun substitut réellement adapté aux bébés naissants.  Tout simplement parce que les bébés de moins de 4 mois environ n’ont pas la capacité de digérer et assimiler les protéines étrangères, autant végétales qu’animales.  En outre, pas question de tenter les aliments solides, même sous forme de purées très liquides, entre autres parce que les risques d’étouffement sont trop importants encore.  C’est pourquoi à cet âge, il n’y a que le lait maternel qui reçoive la note de passage.

Cependant, pour les mères qui ne peuvent pas allaiter ou ne peuvent pas le faire exclusivement, les chances de trouver du lait maternel d’une autre femme à donner à leur bébé sont minces.  À moins d’avoir une soeur très généreuse ou de pouvoir recourir à une banque publique de lait maternel (ce qui n’existe pas encore ici, au Québec), difficile de faire confiance à la donneuse, d’être certaine que le lait n’a pas été contaminé (ne serait-ce que par un mauvais entreposage).

En dehors du lait exprimé et du don de lait maternel, le seul substitut acceptable, ce sont les préparations pour nourrisson.  Même lorsque le substitut est donné de façon très occasionnelle.

Parmi les formules en vente libre, il en existe deux grandes variétés :  celles qui sont préparées à base de lait de vache et celles qui sont faites à partir de soya.  À moins de végétalisme des parents ou d’allergie du bébé, on conseillera la préparation à base de lait de vache parce qu’on connaît encore mal les répercussions de la consommation de phyto-oestrogènes (contenues dans le soya) par les nourrissons sur leur développement.  Les préparations sont vendues sous trois formes :  liquide prêt à boire, liquide concentré et poudre.  Seules les deux premières formes conviennent aux bébés de moins de 6 semaines parce que le risque est accru, avec la poudre, d’intoxication due à un mauvais mélange ou un mauvais dosage.

Or, il faut savoir que, même si toutes les formules lactées pour nourrissons offertes sur le marché répondent aux normes (pas du tout sévères) de Santé Canada, elles sont loin de s’équivaloir en termes de qualité.  Les parents qui recherchent une formule lactée devront donc parcourir la liste des ingrédients.  Une formule de qualité ne contiendra pas, par exemple, de gras de mauvaise qualité, tels que l’huile de palme.  Elle ne contiendra pas non plus de sucre de basse gamme, comme le sirop de maïs.

Pour les bébés de 4 à 6 mois

Dans le cas d’une absence occasionnelle de la mère, le lait maternel exprimé continue d’être le premier choix.  Il sera toujours plus approprié de l’offrir dans un verre à bec ou une tasse que dans un biberon, dont l’utilisation peut très vite compliquer la poursuite de l’allaitement.
S’il n’y a pas de lait maternel exprimé à offrir au bébé, plutôt que d’opter pour un substitut de lait, la meilleure option sera de proposer au bébé qui va devoir patienter pour téter un aliment pour se rassasier et, au besoin, un peu d’eau.  Il ne s’agit pas ici pour moi de faire la promotion de l’introduction précoce des aliments complémentaires, mais de donner un conseil logique pour une absence relativement courte (moins de 8h, disons) et occasionnelle de la mère.  Le lait de vache et le soya des préparations étant tous deux des allergènes connus, d’autres aliments feront des options plus intéressantes à cet âge proche de l’introduction des aliments.  L’eau, bien sûr,  sera préférablement donnée au gobelet à bec, à la tasse ou même au verre plutôt qu’au biberon.


Les deux aliments qui ont le plus de chance de plaire… et de rassasier bébé sont la banane et l’avocat.  On devra choisir un fruit bien mûr.  La banane ou l’avocat devra être servi(e) cru(e) et pourra être soit écrasé(e) à la fourchette, soit offert(e) en petits morceaux.  D’autres fruits et légumes pourront divertir bébé de sa faim si nécessaire.  À l’exception du navet, des épinards, de la betterave, de la carotte* (tous 4 en raison des nitrates), de la tomate et des agrumes (trop acides), la très grande majorité des fruits et des légumes peuvent être servis à un bébé, à condition qu’il n’y ait ni noyau ou pépin ni pelure avec lesquels il s’étoufferait.

Le bébé boira plus au retour de sa mère pour compenser, si cela lui est nécessaire.  Il suffira de ne pas le restreindre alors, de l’allaiter à la demande, incluant la nuit.

Cependant, si le substitut devait être offert de façon régulière (en cas de sevrage total ou partiel, par exemple), seules les préparations lactées seront adéquates encore à cet âge.

Pour les bébés de 6 à 12 mois

Lorsque bébé a commencé à manger une belle variété d’aliments complémentaires, le faire patienter pour boire devient franchement plus simple.  Souvent, quand la mère s’absente et qu’elle ne peut laisser de lait maternel exprimé, il n’aura tout simplement pas besoin d’un substitut de lait, même si normalement il boit (et même plus d’une fois !) au moment de l’absence.  De l’eau, des caresses et des aliments qu’il connaît répondront parfaitement à ses besoins.  Comme le bébé plus petit, il boira plus au retour de sa mère pour compenser, si cela lui est nécessaire.  Il suffira de ne pas le restreindre alors, de l’allaiter à la demande, incluant la nuit.

S’il s’agit d’un sevrage, même partiel, les choses sont différentes.  Le lait demeure l’aliment principal dans l’alimentation du bébé jusqu’à l’âge d’un an, il doit donc absolument être remplacé.

Le choix du substitut, lui, dépendra de ce qui a précédé.  Le bébé qui a reçu des préparations de façon plus ou moins régulière depuis la naissance, qui en a reçu souvent avant l’âge de 4 mois surtout (bref le bébé qui n’est pas considéré exclusivement allaité) ou le bébé qui a une prise de poids insuffisante ou une carence en fer devra continuer de recevoir des préparations jusqu’à l’âge de 12 mois pour prévenir tout risque de carence ou de retard de croissance.  C’est surtout important si le sevrage débute avant l’âge de 9 mois.

Si le bébé a été exclusivement allaité jusque là (à quelques exceptions près aussi), les parents ont un peu plus de marge de manœuvre dans le choix du substitut, surtout quand le sevrage commence après 9 mois ou s’il demeure partiel (bébé est encore allaité au moins 1 ou 2 fois par jour) jusqu’à 12 mois ou plus.  Dans ce cas, on recommandera traditionnellement d’oublier la préparation et d’offrir au bébé du lait de vache à 3.25% M.G., probablement accompagné, à partir de l’âge de 9 mois, de produits laitiers.

Cependant, le lait de vache est un substitut bien imparfait (nous y reviendrons tout de suite).  Et la recommandation de choisir du lait aussi gras que 3.25% peut sembler injustifiée.  En effet, le lait maternel contient entre 3 et 4% de matières grasses.  De celles-ci, seules un peu moins de la moitié (environ 43%) sont des graisses saturées**, tandis que 14% sont polyinsaturées.  Les graisses du lait de vache, elles, sont essentiellement des graisses saturées (65%) et monoinsaturées (30%).  Aussi, si la quantité totale de graisses est similaire entre les deux laits, la teneur en graisses polyinsaturées du lait de vache est nettement inférieure (moins de 4%, contre 14% dans le lait maternel).  Il est peu probable qu’il soit judicieux de remplacer des gras polyinsaturés (nécessaires au développement du cerveau et des yeux du bébé) par des gras saturés.  Dans ces conditions, le bébé sera mieux servi en recevant une combinaison de lait de vache à 2% M.G. et d’une alimentation (solide) qui lui fournit, pour compléter son apport en matières grasses, une quantité suffisante de gras polyinsaturés.   Pour fournir ces bons gras, les aliments à privilégier sont l’avocat, les poissons gras, l’huile de chanvre, de canola ou d’avocat, les beurres de noix et de graines (amande, arachide, noix de cajou, noisette, sésame, etc.) et la margarine non hydrogénée à base d’huile de canola.

Mais le lait de vache (ou les produits laitiers) est-il vraiment le meilleur substitut ?  Là encore, c’est discutable.  Bien entendu, il n’y a pas de substitut parfait.  Chacun de ceux que va présenter cet article a ses qualités (ses similarités avec le lait maternel) et ses défauts (des ingrédients essentiels qui manquent, des ingrédients indésirables ou en trop grande quantité, des ingrédients sur lesquels on se questionne encore).  Ce qui est important, c’est de retirer les œillères dans lesquelles nous ont enfermés le Guide alimentaire canadien et de constater qu’il y a autre chose que le lait de vache à offrir.  C’est aussi d’envisager la possibilité de choisir plusieurs substituts de lait (plutôt qu’un seul), dans le but de profiter des avantages de chacun tout en minimisant leurs impacts négatifs connus et encore inconnus.  C’est aussi de prendre conscience que les substituts de lait ne sont nécessaires que tant que l’allaitement le serait, c’est-à-dire au maximum jusqu’à l’âge d’environ 7 ans.

Pour les bébés et les tout-petits de plus d’un an

Avant de présenter l’éventail de possibilités de substituts au lait maternel qui s’ouvre aux parents d’un bébé de plus de 6 mois, quelques mots sur les tout-petits.

À partir de l’âge d’un an, le bébé voit ses besoins alimentaires changer tranquillement.  Peu à peu, les aliments complémentaires deviennent principaux et le lait, lui, devient un complément.  Il conserve son importance nutritionnelle au moins jusqu’à l’âge de 2 ans et demi, probablement un peu plus longtemps, peut-être jusqu’à 6 ou 7 ans, d’où la nécessité d’un substitut en cas de sevrage complet avant environ 3 ans.  Cependant, comme il n’est plus à l’avant-plan de la nutrition, il est consommé en moins grande quantité et peut être remplacé plus facilement, avec moins de conséquences.  Passé l’âge de deux ans, l’enfant n’a plus nécessairement non plus besoin ou envie de boire son substitut de lait :  il peut ne le consommer que dans des recettes, comme des crêpes et des muffins, des crèmes de légumes, des pommes de terre en purée ou des smoothies.   Il se peut aussi qu’une alimentation saine et équilibrée, riche en saines matières grasses et en calcium, lui suffise.

Les substituts au lait maternel que l’on peut trouver facilement au Québec

Lait de vache
Il est le plus connu des substituts.  L’industrie laitière nous le présente comme LA source de calcium par excellence, la seule pouvant fournir 100% de l’apport quotidien recommandé avec des portions de taille raisonnable.  Cependant, il est de plus en plus connu que le calcium contenu dans le lait de vache est très difficilement assimilable par l’homme et que, donc, l’apport recommandé, basé sur ce calcium, est en fait nettement surestimé.  En outre, cette surconsommation inutile de calcium ferait augmenter les besoins en fer, puisque les deux minéraux sont concurrents dans leur absorption par notre organisme.  Or, le lait de vache ne contient à peu près pas de fer.
Si vous choisissez de ne pas donner de lait de vache ni de produits laitiers à votre tout-petit, tant mieux pour lui !  Vous n’aurez qu’à vous assurer qu’il consomme quotidiennement et en bonne quantité des aliments naturellement riches en calcium, tels que les graines de sésame, les épinards, le tahini, le brocoli, l’amande (et la boisson d’amande), la noix du brésil, le chou bok choi, les haricots blancs, les haricots rouges, les sardines, la papaye, le pain de blé entier… Nombre d’aliments contiennent du calcium.  De plus, le fait de diminuer la consommation de protéines animales (celles de la viande et des volailles, mais aussi celles des produits laitiers, paradoxalement) permet de diminuer la quantité de calcium dont l’organisme a besoin pour produire et entretenir des os et des dents solides.
Enfin, il ne faut pas oublier que notre organisme a besoin de vitamine D pour assimiler et utiliser le calcium.  Si vous ne donnez pas de lait de vache, qui est toujours enrichi en vitamine D, vous devrez vous assurer d’un apport suffisant.  Le soleil demeure la meilleure source (surtout en été), quelques aliments en contiennent, mais surtout pour un enfant en croissance, une supplémentation peut s’avérer nécessaire en hiver chez nous.  Les gouttes vendues en pharmacie ne sont pas moins naturelles que la vitamine D ajoutée au lait de vache, au contraire.  Dans les deux cas, il s’agit de supplémentation.
La question du lactose (le sucre du lait) est aussi au centre des préoccupations actuelles.  Le lait maternel contient beaucoup de lactose; le lait de vache en renferme franchement moins et d’un type moins digeste.  Comme tous les mammifères, l’être humain perd peu à peu la capacité de digérer du lactose au fur et à mesure qu’il grandit et approche du sevrage, car il produit de moins en moins l’enzyme nécessaire à cette digestion.  En consommant de grandes quantités de lait pendant l’enfance et à l’adolescence, plusieurs occidentaux conservent la capacité de digérer le lactose jusqu’à l’âge adulte, mais pas tous.  Les cas d’intolérance au lactose sont en effet assez fréquents.  Ce qui est certain, c’est que les adultes n’ont pas besoin de consommer du lactose et qu’on s’est trop peu interrogé sur les conséquences de cette pratique sur notre santé.

Enfin, il est bien de se rappeler que le lait de vache contient beaucoup plus de protéines que le lait maternel (donc en considérant que celui-ci est la norme et représente le besoin réel du bébé, trop de protéines).  Qu’en outre, ses protéines (grosses molécules) sont très indigestes, ce qui entraîne une surcharge rénale et hépatique.  C’est sans parler du fait que le lait de vache contient souvent des germes microbiens, des antibiotiques, des vaccins et des hormones.  Sa production est très polluante et peut entraîner de la souffrance animale.  Enfin, le lait et les produits laitiers sont des mucogènes reconnus, c’est-à-dire qu’ils favorisent la formation de mucus ; ils ne devraient par conséquent pas être consommés pendant les rhumes, otites et autres petites infections hivernales.

Lait de chèvre
ChèvreLongtemps considéré comme la seule alternative au lait de vache, le lait de chèvre a connu une certaine popularité, notamment dans les années 80.  On peut encore le trouver aujourd’hui dans la plupart des épiceries, mais les reproches que l’on adresse traditionnellement au lait de vache le concernent souvent aussi (gras saturés, lactose, etc.).  Bien sûr, il n’est pas plus naturel pour un adulte (sevré) de boire du lait de chèvre que du lait de vache.  En outre, si les élevages sont généralement plus petits, plus humains, il n’en demeure pas moins que le lait de chèvre entraîne une exploitation animale polluante.

Ses qualités :  Ses protéines sont plus petites que celles du lait de vache, et par conséquent, plus faciles à digérer pour un être humain.  Son goût ressemble vaguement à celui du lait maternel aussi.
Ses défauts :  Comme pour le lait de vache, il a déficience en bons gras, mais beaucoup de gras saturés, et une trop grande quantité de protéines (par comparaison avec le lait maternel).

Bref, entre ces deux laits animaux, nous devrions privilégier le lait de chèvre pour nos bébés et jeunes enfants, notamment en raison des protéines plus digestes.  Même si les végétaliens diront que c’est du pareil au même…  et que d’une certaine façon, ils n’auront pas tort.

Boisson de soya
Théoriquement, c’est un substitut très intéressant au lait maternel.  Du point de vue des gras, il lui ressemble beaucoup plus que les laits animaux puisqu’il ne contient aucun gras trans et peu de gras saturés et qu’il est une source appréciable de gras polyinsaturés.  Le soya a aussi la propriété d’aider à réguler le taux de cholestérol.  La boisson de soya contient un peu trop de protéines, comme les laits de vache et de chèvre, mais elle est naturellement assez riche en fer et une source appréciable de fibres.  Elle est aussi enrichie en calcium et en vitamine D, ainsi qu’en plusieurs autres vitamines et minéraux intéressants.  De plus, en tant que produit végétal, elle n’implique pas le sevrage prématuré d’un petit mammifère ni d’élevage industriel et elle ne met le consommateur en contact ni avec des antibiotiques, des hormones ou des vaccins ni avec des germes microbiens.

Cependant, il est essentiel de choisir une boisson biologique puisque le soya est l’un des aliments les plus génétiquement modifiés (OGM) sur la planète, ce qui est une catastrophe sanitaire dont on ne connait pas encore tous les impacts réels.  En outre, le soya contient toujours des phyto-oestrogènes, qui peuvent avoir des conséquences que l’on connaît encore mal sur la croissance des enfants.  On sait, par exemple, que les phyto-oestrogènes font diminuer la production lactée chez certaines mamans allaitantes.  On a aussi vu des cas de petites filles ayant connu une puberté plus que précoce (dès l’âge de 4-5 ans, bourgeonnement de la poitrine) à cause de leur consommation de soya.  On ne sait pas du tout encore si les garçons ne souffrent pas de cette prise d’hormones féminines, surtout après l’âge du sevrage (car le lait maternel contient lui aussi des hormones féminines, même si cela reste différent).

Enfin, la quantité de sucre ajouté dans les boissons de soya peut être carrément effrayante (c’est vrai aussi pour les autres boissons végétales présentées ici d’ailleurs, la vigilance est de mise).  Il faudrait donc opter pour la version non sucrée parce que cette avalanche de sucre raffiné n’a rien de positif.  Toutefois, le goût de la boisson de soya sans sucre ajouté ne plaira pas toujours puisque les boissons de soya ont un goût farineux.  À mon avis, c’est un substitut intéressant, mais à offrir avec modération aux tout-petits, c’est-à-dire pas nécessairement quotidiennement.  C’est tout de même le seul substitut de lait végétal que les nutritionnistes considèrent valable, même si leur dénigrement des autres boissons végétales tient surtout au fait que leur aliment de comparaison est le lait de vache, et pas le lait maternel, ce qui biaise étonnamment leurs critères de sélection.

Boisson d’amande
La boisson d’amande est un autre choix intéressant comme substitut au lait maternel.  Parmi ses qualités, on note qu’elle est une excellente source de bons gras polyinsaturés et ne contient pas de gras trans et presque pas de gras saturés.  Elle est aussi une source de plusieurs vitamines et minéraux, notamment le fer et le magnésium.  Elle est généralement enrichie en calcium et, contrairement aux trois options présentées précédemment, elle est très peu allergène.  Elle est un antiseptique naturel pour les intestins.  Et parce que l’amande est un fruit oléagineux (des aliments adaptés à notre métabolisme), la boisson qu’on en fait est particulièrement digeste.  Source de fibre, elle peut ne contenir aucun sucre, à condition de la choisir sans sucre ajouté.  De plus, elle a un goût vraiment agréable.

Cependant, comme elle ne contient pas de sucre et peu de protéines (pas assez si on la compare au lait maternel), elle est trop peu calorique pour servir de substitut exclusif au lait maternel dans le cas d’un sevrage complet, à moins que l’on s’assure que le bébé va chercher des glucides et des protéines ailleurs dans son alimentation pour compenser.  À ce détail près, c’est probablement le substitut le plus sain.  Et la boisson d’amande s’utilise exactement comme le lait de vache dans la très grande majorité des recettes.

Un dernier bémol, et il concerne malheureusement toutes les boissons végétales (soya, amande, riz, chanvre, coco), il faut vérifier la liste des ingrédients et faire attention de choisir un produit sans carraghénine, un cancérigène potentiel que l’on retrouve malheureusement dans trop de boissons.  Heureusement, c’est de plus en plus simple de trouver des boissons de soya et d’amande sans carraghénine :  il suffit de bien lire la liste des ingrédients.  Ce n’est pas toujours le cas pour d’autres boissons végétales que je vais présenter ensuite…  Mais les boissons végétales ne sont pas les seules touchées :  regardez la liste des ingrédients de votre crème 15%, de votre crème à café ou de vos viandes à sandwich… vous aurez de la chance si la carraghénine n’y figure pas.  C’est un poison omniprésent !

Boisson de riz
La boisson de riz est très digeste elle aussi.  Elle contient de la silice, qui permet la bonne fixation du calcium et du magnésium et est nécessaire au bon développement des os et des cartilages.  Même si le riz est une céréale, il est sans gluten, et donc peu allergène.  Excellente source de manganèse et de plusieurs autres vitamines et minéraux, ainsi que de fibres, le riz contient en outre de bonnes protéines végétales, même si la boisson qu’on en fait, comme la boisson d’amande, n’est pas une source très élevée de protéines.  En tant que céréale, le riz ne contient pas de gras.  La teneur en gras de la boisson de riz dépendra donc entièrement des huiles qui y seront ajoutées, ce qui fait que chaque marque présentera quant à cet aspect une valeur nutritive différente.  La plupart du temps, pour un bébé, il sera nécessaire d’y ajouter une huile (de noix de coco, par exemple) pour remédier à ce manque.  Il est à noter aussi que la boisson de riz n’est le plus souvent pas une source intéressante de fer ou de calcium.

Théoriquement, on devrait privilégier les boissons faites à partir de riz brun⁄complet, plus nutritif.  Mais dans les faits, ce pourrait ne pas être le cas.  En effet, en ce moment, le riz est au centre d’une vive polémique parce que cette céréale aux belles vertus nutritives peut être l’objet d’une contamination à l’arsenic qui, dans certains cas, atteint des niveaux alarmants.  Cela est plus souvent le cas avec le riz cultivé dans certains états américains puisque la FDA n’a établi aucune norme pour réglementer le seuil maximal acceptable d’arsenic dans la nourriture.  Santé Canada n’ayant pas plus de normes à ce sujet pour l’instant, nous sommes exposés à ce riz contaminé ici.  Le riz entier, brun, est plus à risque.  Et le riz biologique n’y échappe pas, malheureusement.  Étonnamment, le riz en provenance d’Asie est plus sûr parce qu’il y a des normes là-bas, même si une certaine quantité d’arsenic peut tout de même s’y retrouver.

Personnellement, cette possibilité de contamination me laisse un goût amer dans la bouche et me décourage pour l’instant d’acheter régulièrement des boissons de riz, dont j’aurai du mal à établir la provenance de la matière première.

Boisson de noisette

boisson noisetteLa boisson de noisette a une saveur prononcée mais loin d’être désagréable (délicieuse, même) et se marie très bien au goût du café ou du chocolat.  Elle est une excellente source de calcium (naturellement contenu dans la noisette), de fer, de magnésium, de phosphore et de vitamine E.  Les protéines de la noisette sont très digestes, comme celles de l’amande et peut-être même davantage, même si la boisson qu’on en tire n’en contient que 2g par portion, ce qui est moins que le lait maternel.  La boisson de noisette est vermifuge et reminéralisante.  Elle ne contient à peu près pas de gras saturés, ses acides gras étant essentiellement mono-insaturés.  Même si elle est une moins bonne source de gras polyinsaturés que d’autres boissons végétales, elle est très riche en oméga-9.

Dans la mesure où on réussit à mettre la main sur une boisson de noisette sans sucre ajouté ni carraghénine, c’est un excellent substitut au lait maternel.  Son inconvénient principal étant probablement d’être difficile à trouver, justement.  Il peut être intéressant de la faire soi-même avec des noisettes entières (crues) ou, plus simplement, à partir de beurre de noisette biologique commercial.

Boisson de chanvre
La boisson de chanvre est probablement la moins connue des boissons végétales.  Elle a aussi un goût surprenant qui pourrait ne pas plaire à tous.  C’est tout de même une boisson intéressante comme substitut de lait.  Enrichie, elle contient plus de calcium que le lait de vache.  Elle est aussi une excellente source de gras polyinsaturés, et même, on pourrait dire que le chanvre est l’aliment par excellence de ce point de vue.  En effet, l’équilibre entre les acides gras Oméga-3 et Oméga-6 y est parfait pour l’organisme humain, ce qui est rarissime.  En outre, la boisson de chanvre est une bonne source de vitamine D (ajoutée), de fibres et autres vitamines et minéraux.  Les protéines qu’elle contient sont complètes (8 acides aminés essentiels) et très digestes.

Personnellement, j’adore les graines de chanvre.  J’ai donc un préjugé favorable pour cette boisson et la liste des ingrédients, la table des valeurs nutritionnelles me séduisent totalement.  Pour l’instant, je n’ai goûté que la version chocolatée, bien sûr bourrée de vilain sucre.  C’était un peu déroutant, mais pas du tout mauvais.  Et ma Frimousse a adoré.  Je me sens prête à tenter la version nature, pour connaître le vrai de vrai goût.  Et voir si je peux l’utiliser en cuisine, comme je le fais déjà avec la boisson d’amande.

Boisson de noix de coco
Le principal intérêt de la boisson de noix de coco réside dans l’utilisation qu’on peut en faire en cuisine.  Sa texture fait en sorte qu’on peut l’utiliser pour remplacer la crème dans plusieurs recettes (gâteaux, crème glacée, potages aux légumes, avec le curry et les poissons…).  Cependant, pour un lait végétal, cette boisson contient des protéines assez peu digestes.  Ses gras sont essentiellement des acides gras à chaîne moyenne (saturés), que je connais trop peu pour évaluer si cela est positif ou négatif.  De ce que j’en sais, il est difficile ici de trouver des boissons de ce type qui ne contiennent pas de sucre ajouté ou de carraghénine.

Personnellement, je ne donnerais pas de boisson de noix de coco à boire à un tout-petit comme substitut de lait maternel, mais je n’hésiterai pas à employer à l’occasion du lait de coco lorsque je cuisine pour toute la famille.  L’huile de noix de coco me semble un produit plus intéressant que la boisson, qui remplace avantageusement le beurre ou la margarine pour beurrer le pain, par exemple.

Autres boissons végétales
Il existe plusieurs autres boissons végétales, mais je tenais à présenter celles qui se trouvent assez aisément sur nos tablettes.  J’ai déjà vu des boissons à base de graines de lin, par exemple, mais je ne les ai jamais testées.  Les Français ont plus de choix que nous, les chanceux :  châtaigne, avoine, épeautre, …  Il se peut aussi que vous rencontriez ces boissons dans votre magasin d’alimentation, mais celles que j’ai décrites sont les seules que j’ai pu trouver régulièrement dans ma ville jusqu’à maintenant.
Il est intéressant aussi de rappeler que l’on peut faire ses boissons végétales à la maison à partir des fruits oléagineux ou des céréales de son choix, ce qui ouvre la porte à une multitude de possibilités naturellement nourrissantes à un prix intéressant.  Et sans additifs indésirables, qui plus est !  Plusieurs recettes sont d’ailleurs disponibles sur le net.

Mes choix personnels

Tout au long de cette liste commentée, j’ai donné de bons indices de ce que j’ai personnellement fait comme choix.  Mais un petit topos me semble pertinent.

J’ai fait le choix pour ma seconde fille, ma pétillante Frimousse, d’un allaitement que je souhaite mener à terme.  Comme elle a eu 2 ans la semaine dernière et qu’elle continue de prendre ses deux tétées quotidiennes (la plupart du temps du moins), nous sommes sur la bonne voie, je crois.
À partir de l’âge de 10 mois, elle a reçu du lait de vache à 2% M.G. une ou deux fois par semaine lors de mes absences.  Si c’était à refaire, j’opterais plutôt pour du lait de chèvre parce qu’elle s’est habituée au goût du lait de vache et refuse aujourd’hui le lait de chèvre, trop différent.
Lorsque nous avons commencé le sevrage à cause d’un bref contrat de travail que j’ai pris, elle avait 14 mois.  Plus elle buvait de lait de vache, plus sa peau séchait, plus elle avait le nez qui coule et des sécrétions épaisses, plus elle avait tendance à constiper et à souffrir de gaz.  Peu au fait des autres boissons végétales, j’ai troqué une partie du lait de vache pour de la boisson de soya.  Mais elle n’acceptait de la boire que si elle était au chocolat, donc ça ne me satisfaisait pas.  Après mon contrat, nous en sommes pratiquement revenues à l’allaitement exclusif.  Puis, vers 18 mois, elle a manifesté moins d’enthousiasme pour le sein, sauf avant le dodo et au réveil, bref, au lit.  Je trouvais que 2 boires par jour, c’était trop peu pour une petite fille qui n’avait pas un appétit d’ogre et se montrait très sélective quand au contenu de son assiette et très peu portée sur les viandes et les aliments protéinés en général.  C’est là que je me suis intéressée sérieusement aux boissons végétales.

Maintenant, je ne pourrais plus me passer de la boisson d’amande, que j’utilise dans les crêpes, les galettes, les patates pilées, le pouding au riz, les smoothies, dans mes céréales ou mon mélange de graines du matin… un peu partout.  Je n’ai jamais vraiment bu de lait de vache parce que je n’aimais pas le goût, mais maintenant que je connais mieux les boissons et les huiles végétales, je n’en consomme à peu près plus du tout.

Cependant, mes filles, elles, prennent toujours du yogourt et du fromage une ou deux fois par semaine.  Et ma petite Frimousse boit un verre (4 onces) de lait de vache presque chaque jour avec les amis de la garderie.  En plus de la boisson d’amande nature et non sucrée qu’elles consomment quotidiennement dans leur déjeuner et leurs collations et desserts, elles boivent de la boisson de soya ou de la boisson d’amande au chocolat lorsque allons en pique-nique, au centre d’achat, chez des amis… parce que cela se transporte et se conserve mieux que le lait de vache (qui, lui, a besoin d’être réfrigéré), mais aussi parce que ça fait changement.  De plus, je fais de plus en plus confiance à l’alimentation « solide » de mes filles pour répondre à tous leurs besoins nutritionnels, ce qui m’amène à privilégier certains aliments comme les noix et les graines, les légumineuses, le brocoli et les autres choux, l’avocat… et à délaisser le plus souvent possible les protéines animales.

Je ne vois pas l’intérêt d’interdire complètement un type de laitage à ses tout-petits.  Sauf en cas d’allergie ou d’intolérance, il va de soi.  Je pense que c’est dans la diversité et la modération que nous apprenons à nos enfants à consommer le mieux les laitages.  Pour faire mes choix à l’épicerie, je pense d’abord bio, j’opte pour la version sans sucre ni saveurs artificielles ajoutés et je me méfie des ingrédients louches comme la carraghénine.  Enfin, j’essaie de me rappeler que ce que je recherche dans un laitage destiné à mes enfants, c’est une source de calcium et de bons gras et, accessoirement quelques bonnes protéines, des vitamines et des minéraux, dont le fer.

Et pour l’instant, ces choix semblent bien réussir à toute ma famille !

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* On recommande traditionnellement d’attendre que bébé ait 6 mois pour la carotte et 9 mois pour le navet, la betterave et les épinards.  Si ces légumes sont issus de l’agriculture biologique, ils sont théoriquement beaucoup moins à risque de contenir des nitrates et on pourrait donc tous les introduire dès l’âge de 6 mois, comme n’importe quel autre légume.  Cependant, par mesure de précaution, même biologiques, je ne conseillerais pas de les présenter à bébé avant l’âge de 6 mois.  Il y a une telle variété de légumes nutritifs et savoureux à lui faire connaître, de toute façon, que rien ne presse !

** Toutes ces données statistiques sur le lait maternel sont approximatives car, comme le rappelle souvent Jack Newman, il n’existe pas UN lait maternel (standard), mais des milliers de laits maternels :  comme pour tous les autres nutriments, la teneur en gras du lait maternel dépend de l’âge du bébé, de ses besoins particuliers (prématurité, par exemple), du moment de la journée, de l’alimentation de la mère…

Sources

Au sujet du sevrage et de l’allaitement d’un tout-petit
Jack Newman, L’allaitement :  comprendre et réussir, Ligue La Leche.
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-37-L-allaitement-long-un-age-naturel-pour-le-sevrage.html
http://www.mamaneprouvette.com/2013/01/question-de-la-semaine-quel-est-lage.html
http://thestir.cafemom.com/toddler/116520/5_toddler_breastfeeding_myths_that

Au sujet des différents « laits »
http://lassiettevegetarienne.wordpress.com/2012/11/08/les-laits-vegetaux/
http://mutien.com/site_officiel/?p=11140
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/ArticleInteret.aspx?doc=calcium_briere_j_2002_ps
http://www.dur-a-avaler.com/la-verite-sur-la-biodisponibilite-du-calcium-alimentaire/
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=vitamine_d_nu
http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Mythelait.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lait_v%C3%A9g%C3%A9tal
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=chanvre_huile_graines_ps&utm_source=intern&utm_campaign=20130222&utm_medium=newsletter
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanvre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soja

Au sujet de la carraghénine
http://www.masantenaturelle.com/chroniques/nouvelle/carraghenine.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carragh%C3%A9nine

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7 avis sur « Choisir un substitut au lait maternel »

  1. Bravo pour cet excellent article 🙂
    Je suis a 300% d’accord ! J’ai une seule petite question… quel est cette marque de lait d’amandes sans carraghenines ??? Je n’en ai pas trouve encore…

    Merci 🙂

    Nathalie
    Maman de Megan 9 mois allaitee a la demande et maman de Melie 4 1/2 ans qui me demande de temps a autre que je lui donne encore du lait (exprime ou au gobelet) et qui a ete allaitee 19 mois 🙂

    • La marque de l’image que j’ai choisie, Silk True Almond, est la seule sans carraghénine que je connaisse. Félicitations à vous pour cette belle expérience d’allaitement, et bonne continuation !

      • Petite mise à jour : la marque Natur-a offre maintenant une seconde version de sa boisson d’amande et celle-ci, plus naturelle, ne contient pas de carraghénine (il y a la binette de Clara Hugues sur l’emballage!). Il faut seulement être vigilante, car la même marque continue de proposer sa boisson d’amande avec carraghénine.

  2. Ping : L’introduction des aliments complémentaires | Quand Zalah materne

  3. Ping : Choisir un substitut au lait maternel | VRAC au...

  4. Merci beaucoup pour cet article très complet. Je pense que je m’y pencherai très sérieusement le jour où je confierai mon P’tit Loup, ou au moment du sevrage…
    Juste une remarque : un bébé de 4 mois qui ne tient pas encore bien assis ne risquerait-il pas de s’étouffer avec des petits morceaux de banane et d’avocats ? J’ai toujours lu qu’en DME, on préconise pour des raisons de sécurité d’attendre que le bébé tienne bien assis, et qu’il mette lui même les morceaux dans sa bouche. Il est vrai que l’avocat et la banane sont des aliments très fondants en bouche, mais je me sentirais plus à l’aise de les écraser à l’avance pour le bébé tout de même…

    • En effet, il faut qu’un bébé tienne bien assis sans aide pour qu’on puisse introduire les aliments en DME (en morceaux). Si l’on choisit de donner occasionnellement de la banane, de l’avocat ou d’autres aliments faciles à un bébé en remplacement du lait maternel alors qu’il a moins de 6 mois et ne tient pas assis, il faudra préalablement les réduire en purée pour une question de sécurité.
      Dans la plupart des cas, il sera tout de même possible de pratiquer la DME ensuite, lors de la vraie introduction des aliments, mais dans certains cas, où le bébé se sera habitué à siphonner les purées, cela conduira à choisir une diversification traditionnelle, car la DME pourrait se révéler dangereuse.

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