Amy Parker : propagande vaccinaliste… et mensonges

Un article publié dans la revue Slate a provoqué toute une commotion et suscité beaucoup d’engouement ces dernières semaines.  Bien sûr, il a aussi remis à l’ordre du jour l’interminable, déchirant et souvent stérile débat sur la vaccination.

L’auteure, Amy Parker, se présente comme étant mère de trois enfants et ayant eu, dans la campagne anglaise, une enfance parfaitement bio, et donc sans vaccination, dans les années ’70.  Elle raconte les conséquences négatives sur sa santé physique et mentale de ce choix de vie qu’a fait sa mère de ne pas la vacciner et invite toutes les mères à vacciner leurs enfants.

Pour ceux et celles qui n’ont pas eu le plaisir de lire ce petit bijou du genre, voici les liens vers la version originale anglaise de l’article, et vers la traduction française officielle :

http://www.slate.com/articles/life/family/2014/01/growing_up_unvaccinated_a_healthy_lifestyle_couldn_t_prevent_many_childhood.html

http://www.slate.fr/life/82019/sans-vaccin-enfance-malade

Voilà un témoignage qui a conquis les pro-vaccinations et donné des ailes à leur argumentation.  Voilà un témoignage qui remet bien des choses en perspective, en effet, et amène à réévaluer le fragile équilibre entre risques et bénéfices de la contestation d’une pratique…  à condition, bien entendu, d’être véridique.

Or, et c’est là que le bât blesse, ce témoignage n’est pas véridique.  C’est un faux.

À la première lecture, des incohérences m’ont sauté aux yeux.  Peut-être parce que j’ai eu ce genre d’enfance justement, et que certaines des infos qu’elle donnait montraient qu’elle ne se basait pas sur du vécu, mais sur des préjugés.  Après quelques lectures, mes soupçons s’étaient mués en certitude.  J’étais devant un témoignage inventé de toutes pièces dans le but de discréditer les arguments anti-vaccinalistes les plus convaincants.

Mon but ici n’est pas de décortiquer tout l’article.  Mais je souhaite pointer du doigt quelques unes de ces incohérences qui m’ont mis la puce à l’oreille.

D’abord, la relation farfelue entre non-vaccination et une liste formidable de maladies pour lesquelles n’existent justement pas de vaccins (ou n’en existaient pas en 1980) :  scarlatine, angine, varicelle, VPH.  Dire que parce qu’elle n’a pas reçu les vaccins de routine, elle a contracté la scarlatine est bien bête… il n’y a aucun vaccin protégeant de la scarlatine.  Il n’y en avait pas en 1970, il n’y en a toujours pas aujourd’hui.

Ensuite, la surabondance d’antibiotiques qu’elle a dû prendre en raison de toutes ces maladies.  D’une part, on prescrivait moins d’antibiotiques dans les années ’70 qu’aujourd’hui.  D’autre part, c’est incohérent, croyez-en mon expérience, avec la mentalité grano qu’elle attribue à sa mère.  Ah oui, sa mère était si grano qu’elle a refusé toute vaccination, mais elle l’a bourré d’antibiotiques à la moindre petite infection ?  J’en connais peu des comme ça !

Enfin, la relation carrément insultante qu’elle établit entre mode de vie sain, alimentation bio d’un côté et sciences occultes (« je croyais aux anges, à la sorcellerie, aux voyants, aux cercles de culture, aux extraterrestres de Nazca, à de gigantesques marins roux qui auraient communiqué leurs connaissances aux Aztèques, aux Incas et aux Egyptiens, et je pensais que le Saint-Esprit m’avait accordé un genre de pouvoir de guérison. Je me faisais lire l’aura au prix du caviar« ) d’un autre côté est la manifestation évidente de son intention de se moquer des grano et de les discréditer.  Ce n’est pas en mangeant des carottes bio qu’on se met à croire aux extra-terrestres !  On n’est tout de même plus à l’époque où l’on croyait que l’herboristerie était de la sorcellerie… ou peut-être que si, finalement…

Tout cela n’est que la pointe de l’Iceberg, ce que j’ai remarqué dès la première lecture…

En fait, je suis insultée que les fabricants de vaccins et leurs défenseurs prennent les parents pour de tels tarés qu’ils vont gober ces âneries et croire à ce témoignage.  Je suis insultée qu’on montre autant de mépris pour mon mode de vie et qu’on tente de discréditer mes propos et tout argument sérieux que je pourrais apporter dans un débat (portant sur n’importe quel sujet, pas seulement sur la vaccination) en l’assimilant à une lubie d’illuminée.

Car c’est de ça qu’il s’agit.

Faire taire toute opposition à la vaccination en faisant passer ses détracteurs pour des imbéciles et des illuminés.

En réponse au témoignage inventé de toutes pièces d’Amy Parker, voici le mien.  Comme le sien, il n’a aucune autre valeur argumentative que celle d’anecdote.  Et il ne sera probablement jamais aussi médiatisé.  Mais, à tout le moins, il a l’avantage sur le sien d’être véridique.

Je suis née au début des années ’80.  Mes parents exploitaient une ferme équine dans un rang et mes voisins avaient pour la plupart des fermes laitières ou des écuries.  Mes trois frères, ma soeur et moi-même passions nos journées dehors été comme hiver à grimper aux arbres, jouer dans le sable et construire des forts en neige, courir dans les champs, fabriquer des arcs avec des branches, etc.  Mes grands-parents maternels, qui habitaient la maison d’à côté, cultivaient un grand jardin, nous fournissant la majorité des légumes que nous mangions.  Ils s’occupaient aussi d’un grand poulailler adossé à l’écurie, duquel ils surgissaient quotidiennement avec les bras chargés d’oeufs.  Mes parents s’intéressaient à l’alimentation saine, ils avaient un bon côté grano :  nous mangions du « pain brun » (on ne parlait pas de grains entiers à cette époque), des fruits et légumes frais, de la crème Budwig et (oh erreur, horreur!) de la margarine.  C’était les idées de l’époque.  Notre alimentation n’était pas parfaite comme celle que décrit Amy.  Notre viande bien ordinaire venait du petit supermarché du coin et nous prenions du dessert (souvent industriel) après chaque souper, à condition d’avoir vidé notre assiette.

Ma mère a accouché de moi sans anesthésie et ne m’a pas envoyée à la pouponnière, ce qui était rare à l’époque.  Nous avons tous été allaités, moi pendant 13 mois.  Quand elle m’a sevrée, elle a acheté deux chèvres pour que je boive leur lait, ce que j’ai fait pendant toute ma petite enfance.  Je n’ai jamais mangé de petits pots de nourriture pour bébé, ma mère me faisait ça elle-même avec les légumes du jardin de son père.  Nous n’avons jamais reçu aucun vaccin.  Mes parents s’y sont toujours férocement opposé.  Comme à toute médication jugée inutile par eux.  Pour eux, la prévention signifiait une capsule d’ail à gober chaque midi et un morceau de camphre accroché à notre camisole tout l’hiver.

Nous n’étions jamais malades.  Un rhume par ci par là.  Parfois un peu de fièvre.  Bien sûr, on ne soignait pas ça avec des médicaments.  Pour ma mère, tout se guérissait avec une débarbouillette d’eau glacée dans le cou, recouverte d’un essui-main, et une bonne dose de sommeil.  Je ne savais même pas que l’Aspirine et le Tylenol existaient.  Et ça marchait, nous guérissions très vite.  Quand j’avais 6 ou 7 ans, nous avons fait deux gastro-entérites de suite :  les conduites d’eau de la ville étaient en cause et nous avons bu de l’eau embouteillée pendant un temps.  Et quand j’avais 11 ans, nous avons tous eu la varicelle, y compris ma mère (qui ne l’avait pas eue enfant malgré les efforts de sa mère).  Ça démangeait, mais c’était surtout un congé d’école bien apprécié et un party de calamine.  Il n’y a que ma mère qui a vraiment souffert.  Bref, ce sont les seules maladies que nous avons vécues.  Aucun de nous n’a jamais pris d’antibiotiques, ni d’autres médicaments, à l’exception d’un sirop contre la toux au goût horrible que ma mère nous administrait parfois pour qu’on puisse dormir (« pour guérir, il faut se reposer »).  Nous ne consultions jamais de médecin, sauf pour recevoir des points de suture (nous en avons tous eu).

Bien sûr, la très grande couverture vaccinale à l’époque a probablement contribué à ce que nous n’attrapions aucune autre maladie dite de la petite enfance que la varicelle (pour laquelle il n’y avait pas encore de vaccin).  Bien sûr, l’hérédité jouait peut-être un rôle dans notre résistance aux infections.  Bien sûr, la chance a été de notre côté en général.  Mais aurait-ce vraiment été un drame de contracter quelques maladies de la petite enfance ?  Je ne le crois pas.  Notre bonne santé, supportée par notre mode de vie sain et la confiance que nos parents nous donnaient dans notre capacité à guérir, nous a permis de combattre facilement et rapidement les maladies que nous avons affrontées.  Pourquoi en aurait-il été autrement de la rougeole ou de la coqueluche ?

Je suis une adulte en bonne santé.  J’ai pris deux séries d’antibiotiques dans ma vie :  l’une pour une infection de la gorge à l’âge de 25 ou 26 ans, l’autre à la suite d’une blessure à un sein doublée d’une mastite au début de mon deuxième allaitement il y a un peu plus de deux ans.  Ma pharmacie se résume à très peu de choses, dont plusieurs ne pourraient être qualifiées de médicaments.  À ce jour, je n’ai jamais reçu un seul vaccin.

Mes filles non plus.  Et elles ont une santé de fer.  Comme moi, elles ont vécu quelques rhumes, trois ou quatre fièvres et deux gastro-entérites.  L’aînée a aussi attrapé la roséole (une maladie pour laquelle il n’existe pas de vaccin) à l’âge de 15 mois.  C’est tout.

Est-ce que je connais personnellement, comme le prétend Amy Parker, des gens qui ont gardé des séquelles de maladies desquelles la vaccination les aurait protégés ?  Non.  Mais je pourrais vous raconter l’histoire d’au moins deux enfants que je connais (de loin) qui ont vu leur vie bouleversée à la suite d’une vaccination.  Je ne crois pourtant pas que ça soit pertinent de le faire ici parce que je n’ai pas envie d’entrer dans le jeu de la propagande par la peur.

Suis-je contre la vaccination ?

En partie, mais pas totalement.  C’est d’ailleurs un sujet que je projette d’aborder prochainement dans un long billet documenté, dont j’ai entrepris l’écriture depuis quelques mois déjà.

Est-ce que ce texte est rédigé dans l’intention de vous convaincre de ne pas faire vacciner vos enfants ?  Non.

Ce billet n’a d’autres buts que de dénoncer la malveillance et l’hypocrisie de la personne (s’appelle-t-elle réellement Amy Parker?) qui a inventé ces sottises pour effrayer les parents et les inciter par ce procédé puéril à vacciner leurs enfants sans plus s’informer.

Trouvez d’autres enfants « d’ayatollah du bio des années ’70 et ’80 » (pour reprendre la formule d’Amy Parker) et demandez-leur de vous parler de leur santé.  Je vous parie que leur témoignage ressemblera bien davantage au mien qu’au sien.

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20 avis sur « Amy Parker : propagande vaccinaliste… et mensonges »

  1. Bonjour Zalah! Merci pour ton article. J’ai lu aussi le texte du Slate et il m’avait laissé une sensation très étrange…
    Pour poursuivre la discussion, voici un billet du blogue de Mothering qui déconstruit l’article de Parker et fait aussi des liens avec un autre texte étonnamment semblable du Guardian http://www.mothering.com/community/t/1395352/amy-parkers-hit-piece-growing-up-unvaccinated-deconstructed
    Merci pour ton travail et continue !

  2. Pourquoi en aurait-il été autrement de la rougeole ou de la coqueluche ? Heu… parce que des enfants en meurent, et plus encore en mourront par manque de vaccination. C’est impardonnable.

    • C’est bien ce que les compagnies pharmaceutiques veulent vous faire croire pour vous vendre leurs vaccins, mais est-ce si vrai ? Ma grand-mère m’a dit plusieurs fois qu’avant qu’apparaisse le vaccin contre la rougeole, celle-ci était considérée comme une maladie extrêmement bénigne, la maladie bénigne par excellence même, un passage obligé de la petite enfance, comme l’était la varicelle dans mon enfance, comme l’est la roséole aujourd’hui. Parions que le jour où un vaccin contre la roséole se présentera sur le marché, soudain, ce sera une maladie vraiment terrible et dangereuse… mortelle !

    • J’ai eu comme bon nombre d’enfants la coqueluche… 2semaines apres le 4e rappel. Et donc comme tous les enfants vaccinés elle n’a ete diagnostiquée que tardivement… par ma mère, qui a du forcer le pediatre a admettre que, ha ben oui, ca ne pouvait etre que la coqueluche.
      Alors votre vaccination elle me fait bien rigoler.
      J’ai aussi eu, avant 3 ans, toutes les maladies infantiles sauf la scalatine, grace à une nounou qui acceptait les enfants malades (microbes-party le soir quand les grands rentraient de l’ecole…) et une maman qui n’a pas pu m’allaiter. Mon petit frère, allaité, en a eu bien bien moins. Mais toujours pas de vaccins à l’horizon.
      Des enfants meurent de la rougeole et de la coqueluche ? En zone occidentale, dans des pays industrialisés ? Quel nombre, quelle proportion ? Il ne suffit pas de l’affirmer pour que ce soit vrai

  3. moi ce qui m’est venu à l’esprit, c’est que si elle a été si souvent malade étant enfant, il y a de grandes probabilités qui laissent penser qu’elle aurait aussi très mal réagi à tous les vaccins disponibles aujourd’hui … et donc elle aurait encore été plus malade !

    Si ses enfants sont en meilleure santé, c’est certainement du également au bon patrimoine génétique qu’ils ont reçu de le père et qui compense le sien qui n’a pas l’air très bon …

    Je ne suis pas ici en train de dire qu’il ne faut pas vacciner (quoi que … ), simplement qu’il faut réfléchir, et pour ma part, ma famille et moi ne serons jamais des cobayes pour de « nouveaux vaccins à la mode » pour lesquels on n’a pratiquement pas de recul ! Et on ne se vaccinera pas non plus contre les maladies bénignes (comme la varicelle) ou contre les maladies qu’on peut éviter avec quelques précautions (comme les hépatites). Maintenant je ne vais pas non plus constamment entrer en conflit avec les autorités des différents pays si il faut voyager, mais je me renseignerai en profondeur !

  4. Et bien ma grand-mère à moi, nous sommes à ce que j’ai compris toutes les 2 de la même génération, m’a dit par contre tout l’inverse sur la rougeole. C’était une maladie que tous les enfants avaient, mais qui faisait peur. Ma cousine l’a eu enfant, et ma grand-mère qui l’a gardait à l’époque m’a dit en avoir un dur très dur souvenir. De plus les complications peuvent avoir lieu 10 ans après la maladie. Ma grand-mère est une femme très nature, plutôt méfiante des vaccins, adeptes du bio et des soins naturels, mais la rougeole lui fait peur, elle n’a pas eu besoin des campagnes de vaccination pour s’en méfier. Votre témoignage, même si celui d’Amy est faux, n’a pour moi pas plus de valeur que celui que vous dénoncez. De plus comme il a été dit pour l’initial, un témoignage ne fait pas office de généralité.

    • Il y a toujours eu des individus plus peureux que d’autres et des individus qui savent exploiter cette peur. Nous avons tous nos points faibles aussi. J’ai pour ma part peur des cicatrices au visage. Quand mes filles se cognent le visage, je ne peux retenir cet élan de mon coeur qui s’emballe. Est-ce parce que je me suis ouvert le sourcil à l’âge de 6 ans et que mon frère porte une cicatrice au front (dont je suis responsable) et une autre au menton ? Est-ce parce qu’il y a un fond de superficialité vaniteuse en moi ? Le fait est que j’ai peur de ça. Et que ça n’a absolument rien de rationnel, comme la très grande majorité des peurs.
      Pour votre grand-mère, c’était la rougeole. Peut-être avait-elle vécu personnellement un traumatisme en rapport à cette maladie bien avant que votre cousine l’attrape… Il reste que les statistiques officielles de Santé Canada montrent que la rougeole n’entraîne que très peu souvent de complications (1 cas sur 1000 ou moins) et de décès (1 cas sur 3000). Et que les complications sont généralement le fait de personnes qui présentaient déjà une déficience immunitaire ou une carence en vitamine A avant la maladie, ce qui est extrêmement rare ici. Pour ce qui est de complications qui surviennent des années plus tard, c’est la première fois que j’entends ça concernant la rougeole. C’est le cas pour la varicelle, qui peut se représenter plus tard sous forme de zona. Peut-être est-ce là une simple et pardonnable confusion de votre part ?
      Et en effet, mon témoignage n’a pas d’autres valeurs que celle de témoignage, je le dis d’ailleurs tel quel dans mon billet. Je n’ai jamais prétendu le contraire. Et je ne demande pas, contrairement à « Amy Parker », de baser une décision de vaccination ou de non vaccination sur ce témoignage.

  5. Merci Merci pour cet article, j’avais lu son article, et n’ayant pas ton esprit analytique, j’ai commencé à me remettre en question sur la non-vaccination de mon garçon. Je suis soulagée.

  6. son cas, si il était vrai, serait une simple anecdote ! remettre en cause des principes important à cause d’une anecdote, c’est qu’on ne les a pas fondé sur suffisamment d’information solide …

  7. Bonjour a toutes,
    Je suis personnellement assez pour la vaccination. Je me permettrai d’apporter juste une légère précision. La rougeole n’est pas grave en soit mais peut déboucher sur une encéphalite rougeoleuse qui elle est mortelle si non prise a temps d’où la peur de certaines personnes. Quant à la varicelle tout comme la rubéole, vous avez raison de dire que ce sont des maladies bénignes. C’est parfaitement exact, pour l’individu seul il n’y a que peu de conséquences, en revanche le but du vaccin est de protéger la communauté et particulièrement les femmes enceintes dont l’immunité peut s’affaiblir en début de grossesse de façon transitoire et surtout les embryons qui deviendront des fœtus. En effet une rubéole ou une varicelle congénitale sont catastrophiques pour le fœtus et peuvent être un motif d’interruption de grossesse lorsqu’elle est contractée au 1er trimestre tant le pronostic vital de l’enfant à venir est engagé. Ceci a juste a caractère informatif et chacun se fera son opinion mais je me devais de préciser. Egalement curieuse de voir les réactions car je n’ai, pour ma part pas d’avis tranché et chaque campagne de vaccination me pose question e chaque voyage humanitaire que je fais me fait passer d’un avis à l’autre en permanence.

  8. J’aimerais également beaucoup lire votre prochain article sur le sujet. Je suis très partagée, ou plutôt je n’arrive pas à être tranquille sur la question. Ne pas vacciner m’inquiète, vacciner m’inquiète aussi.

    Plutôt contre, j’ai lu avec conviction « Qui aime bien vaccine peu », l’article de la revue Nexus sur la vaccination, quantités de sites et d’articles, consultés les données épidémiologiques disponibles sur les sites officiels pour me faire ma propre idée des statistiques, etc… et je ne peux pourtant me défaire d’une peur d’une maladie grave qui aurait pu être évité (complication rougeole, immédiate ou encéphalite décalée, tétanos).
    Peut-être cette peur non rationnelle dont vous parlez fort bien dans votre billet.

    Les pédiatres et médecins sont très forts pour jouer là-dessus. A vrai dire c’est leur insistance à faire peur pour faire vacciner qui m’incite… à ne pas le faire. J’ai la désagréable impression qu’ils ont oublié leur bon sens quelque part en chemin. Je serais plus en confiance avec une vaccination choisie, en fonction de l’individu, de son terrain immunitaire ou allergique, etc..

    Il me semble que la vaccination joue à l’apprenti sorcier avec l’immunité. Qu’on ne peut évaluer sur le long terme les conséquences des adjuvants sur le système nerveux, ou de la surstimulation sur l’immunité naturelle (quid d’études comparatives sur des populations non vaccinées -mais à niveau d’hygiène alimentaire équivalent).
    Il me semble aussi que cela peut avoir des conséquences globales : à l’instar de la résistance aux antibiotiques, des souches de virus plus virulentes, une méningite en remplace une autre mise à distance par la vaccination, etc… Autant d’interrogations, et qui n’ont pas l’air d’intéresser trop le milieu médical.
    Ca plus la sous-déclaration massive des effets secondaires (« non madame votre symptôme ne peut être imputé à la vaccination, point », et donc pas de remontées d’information), ça n’incite pas à la confiance aveugle qui nous ait demandé voire imposée.

    Bref, vaste sujet, je serais donc très intéressée de lire votre article le cas échéant.

    Juste pour finir, quelque chose m’interpelle : sur ce site on trouve les données des causes de décès en France depuis 1925. On voit très nettement que la courbe de la mortalité due à la rougeole (et ses complications) diminue progressivement (quelques pics +-) depuis 1925… jusqu’à aujourd’hui. Indépendamment de l’arrivée de la vaccination (datée de 1971 d’après l’article wikipedia), on a l’impression que la courbe faisait son chemin de toute manière !
    http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/donnees_detaillees/causes_de_deces_depuis_1925/groupes_d_ages/bdd/base/vallin_mesle

    Un graphique (pas assez détaillé) illustre ces données sur la page wikipedia de la rougeole :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccin_contre_la_rougeole,_la_rub%C3%A9ole_et_les_oreillons

    • Après avoir trop fait vacciner mon premier enfant, si j’en ai un deuxième,il n’aura que la polio qui est obligatoire en Belgique, pour éviter les ennuis avec l’administration …
      Pour ce qui est de la peur que nous insuffle les médecins, il faut démonter le mécanisme et le comprendre : la peur rend les gens dociles, elle les pousse à faire ce que « l’expert » a dit, mais l’expert, ici le médecin, on lui a lavé le cerveau depuis toujours avec l’utilité des vaccins, pourquoi ? parce que l’industrie pharmaceutique gagne des milliards avec ce business …
      En réalité donc, votre médecin vous fait peur pour que l’industrie pharmaceutique s’en mette plein les poches, au risque que votre enfant soit attrape une maladie provoquée par un vaccin, ou des complications, ou que votre enfant ne soit jamais confronté aux maladies que couvrent les vaccins, et donc on lui aura vendu un produit totalement inutile et potentiellement dangereux car contenant de l’aluminium et autres adjuvants très sympathiques ! Je pense, peut être naïvement je l’assume, que dans nos pays, quand on est prudent, qu’on fait de la prévention, et qu’on consulte dès que l’enfant manifeste des symptômes, les médecins sont tout à fait capable d’intervenir efficacement une fois que le problème est vraiment là et que c’est illusoire de vouloir les protéger contre tous les dangers potentiels !
      D’un autre côté, j’ai rencontré un naturopathe, qui me disait : au lieu de vouloir vacciner contre 10 maladies différentes, pourquoi ne pas plutôt renforcer le système immunitaire, la santé globale et ainsi laisser le corps faire face aux agressions ?
      N’est-ce pas tout aussi efficace, et surtout plus sain ?

      • Je retiens de vos commentaires très étoffés et particulièrement intéressants qu’il est vraiment tant que je me botte le derrière, que je cesse de procrastiner et que je termine ce billet sur la vaccination que j’ai commencé à rédiger il y a déjà un an…. pfffffffff

  9. Ping : Mollo Avec Le Bio Parano | NéoSanté Editions

  10. Bonjour, et merci pour votre article. En effet, cette Amy Parker, comme son article, paraissent plus que douteux. En investiguant 3 minutes, on réalise que cette personne n’existe peut être pas (Amy Parker s’apparente à Marie Durand en France: il y en a moult aux US) en dehors de ce pseudo témoignage relayé par slate et bien d’autres médias, qui dans sont ton comme dans les liens qu’il souhaite établir, sent la mauvaise foi et des relans haineux assez surprenants au vu de la délicatesse du sujet quand on est un peu renseigné… On finit par trouver sa trace photo dans un pseudo collectif de parents pro-vaccins (où aucune identité de parent n’est recensée, mais un sacré Board de « scientifiques » proches des labos pharma), qui est lui même un projet administratif de la Task Force for Global Health, pseudo ONG financée par notamment, GSK, Johnson & Johnson, Bill & Melinda Gates Foundation, Pfizer, l’OMS, Merck & Co.etc etc Intéressant de savoir que notre ancienne ministre de la santé Marisol Touraine, à l’origine de la pseudo consultation citoyenne sur la vaccination qui a donné lieu à une recommandation pour un passage à 11 vaccins obligatoires, est membres depuis 2009 du Club Avenir santé lobby financé par GSK (mentionné plus haut, N°7 britannique de l’industrie pharmaceutique mondiale).

  11. accoucher en 1980 sans anesthésie c’était la règle, il n’y avait pas de péridurale pour personne, quand à la pouponnière c’était pas obligatoire, on m’a laissé mon fils dès la première nuit en 82. Maintenant faudrait voir à pas mettre toute le monde dans le meme panier. Si cet article est faux c’est aussi condamnable dans un sens comme dans l’autre. Moi j’ai fais vacciner mes 3 enfants avec les vaccins proposés à l’époque. On mangeait pas bio du tout à l’époque (j’ai changé mon alimentation au cours du temps et sans etre bio à tout prix elle est très différente de ce que nous mnagions à l’époque). Mais mes enfants aussi étaient rarement malades et celle qui l’a été encore moins que les autres est celle qui a été allaitée 8 mois.

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