Je suis une marâtre ! (réflexions sur la freinotomie)

Aujourd’hui, quelques femmes se sont rendues à Montréal pour déposer en personne au journal La Presse des lettres exprimant la déception et la colère de mères qui se sont senties insultées et bafouées par un dossier et un éditorial publiés par ce journal la semaine dernière au sujet de la freinotomie.  Parmi ces lettres se trouvait la mienne.

Vous ne savez pas du tout de quoi il est question ?  Je vous suggère d’aller lire « Opérer bébé pour l’allaiter ? » et « Mutiler pour allaiter » (pour lesquels j’ai mis les références au bas) avant de poursuivre la lecture de ce billet.  Et dans tous les cas, je tenais à quelques précisions linguistiques avant de continuer :

Qu’est-ce qu’un frein de langue ?  C’est une petite membrane qui retient la langue au fond de la bouche.  Elle est le vestige de cette époque dans le développement du fœtus où sa langue était entièrement fusionnée au plancher de sa bouche.  Le pendant du frein de langue est le frein labial qui, lui, relie la lèvre du haut à la gencive supérieure.  Le frein de langue ou le frein labial est dit court lorsqu’il entrave le mouvement normal de la langue ou de la lèvre.  Le frein de langue court touche de 5 à 10% des bébés à la naissance.  Dans le jargon médical, on appelle ce petit défaut de fabrication une ankyloglossie.

Entre le quart et la moitié des bébés nés avec une ankyloglossie vivront des difficultés d’allaitement, un pourcentage nettement plus élevé que chez les autres bébés.  Lorsque c’est le cas, la mère se fera parfois conseiller une intervention médicale consistant à couper le frein de langue pour redonner la mobilité normale à cette dernière.  Le terme exact pour désigner cette intervention semble le sujet d’un grand flottement :  frénotomie (le plus utilisé par les journalistes et autres intervenants), frénectomie, freinotomie, freinectomie.  Personnellement, en attendant des directives plus claires de l’Office de la Langue française, je préfère le terme freinotomie, ne serait-ce que parce que l’on privilégie généralement de nos jours les dénominations qui mettent l’accent sur les familles de mots (frein → freinotomie).  Mais là n’est vraiment pas le drame !

Le drame, c’est qu’aux yeux des lecteurs de mesdames Duchaine et Breton, je suis une marâtre !

Car oui, je suis de ces mères cruelles et bornées qui tenaient tellement à leur allaitement qu’elles ont fait mutiler leur bébé pour que ça marche !

Et je ne suis pas seulement une jusqu’au-boutiste du sein en bouche…  je suis récidiviste en plus !

Je n’ai pas compris l’horreur de la souffrance que j’ai infligée inutilement à ma petite Fée.  Oui, oui, « inutilement », parce que j’avais juste à donner de la préparation lactée, me rappelle Brigitte Breton.  La préparation, c’est fait pour les bébés comme le mien, qui n’avait qu’à naître avec la langue bien foutue si elle voulait un meilleur lait !  J’étais aveuglée par mon désir d’allaiter « à tout prix » au point de faire subir le même sort à ma Frimousse.

Et les deux fois, à froid, en plus !!

(Ça y est, vous avez le sang glacé d’effroi ou d’horreur ?)

Non mais.  Descendons un peu de nos grands chevaux, mesdames.

Contrairement à ce que vous laissez croire, la freinotomie est une intervention plutôt simple et banale.  Une intervention pratiquée depuis fort longtemps aussi :  dès le 18e siècle en Europe, si ce n’est avant, recensée aussi en médecine traditionnelle chinoise.  Est-ce là des raisons pour la pratiquer à tout vent, sans encadrement ?  Non, bien sûr.  Vous avez raison, mesdames les journalistes, quand vous exprimez le désir qu’on balise mieux la pratique.  Même l’intervention la plus banale peut tourner au drame si elle est pratiquée n’importe comment par n’importe qui.  Sauf que vous êtes loin d’avoir servi la cause.  Vous avez semé la terreur et l’indignation.  Les commentaires à la suite de vos articles en témoignent.  Certains m’ont laissée pantoise.

Vous avez oublié de décrire comment se déroule une freinotomie bien réalisée par une personne compétente.  D’abord, on observe le comportement du bébé au sein (ou au biberon, car vous avez aussi omis de mentionner que certains bébés ont une si grave ankyloglossie que même au biberon, ils ont du mal… mais cette information desservait votre point de vue, n’est-ce pas ?).  Ensuite, on pratique un examen de la bouche du bébé.  Puis, on conclut de ces deux moments d’observation que l’ankyloglossie est la cause ou partie prenante dans la difficulté ou l’incapacité à téter.  Seulement ensuite, on immobilise bébé sur le dos, on utilise une petite spatule (sorte de fourchette à deux dents) pour soulever la langue et mettre le frein bien en évidence, et d’un ou deux coup(s) de ciseau chirurgical, on sectionne cette membrane.  Une gaze sert à éponger une ou deux gouttes de sang et rapidement bébé est remis à sa mère et incité à prendre le sein.  Le lait maternel permet une cicatrisation rapide et calme la douleur et la peur.

Informer, ça aurait été de dire que si on vous propose pour bébé une freinotomie réalisée avec un scalpel ou un laser, il vaudrait mieux refuser.  Informer, ça aurait été de ne pas oublier que la freinotomie ne sert pas seulement à faciliter ou sauver l’allaitement.  Qu’elle est un moyen efficace de prévention de certaines difficultés d’élocution, de l’apnée du sommeil et d’autres problèmes, notamment de digestion, qui n’ont absolument rien à voir avec l’allaitement, mais tout à voir avec l’ankyloglossie.

En fait, il y a un mot très juste pour qualifier votre réalisation :  désinformation.

Le plus triste dans tout cela serait qu’à cause de vous des parents refusent à l’avenir une freinotomie à leur poupon parce qu’ils ont peur de passer pour des mutilateurs d’enfants, au même titre que les parents qui font exciser leurs fillettes, parce qu’ils craignent qu’on les taxe de s’acharner à l’allaitement, ce qui semble un crime aussi lorsqu’on vous lit.

J’aimerais donc témoigner de mon expérience personnelle pour aider les parents concernés à prendre une décision éclairée.

Et je parle (un peu) en connaissance de cause vu qu’on peut dire que je suis triplement touchée par la freinotomie.

Comme je l’ai mentionné plus haut, ma fille aînée a eu une freinotomie.  J’en ai déjà parlé brièvement dans le récit de sa naissance.    Avant l’opération, ma fille n’avait jamais réussi à prendre le sein, pas une seule fois, pas une seconde.  Malgré ma détermination, malgré l’aide d’une excellente consultante à l’hôpital.  Je faisais du tire-allaitement, ça n’allait pas si bien, et je complétais avec une préparation pour nourrisson à laquelle ma Fée a rapidement développé des signes assez évidents d’intolérance.  Si je n’avais pas réussi à la mettre au sein, la nourrir serait devenu un grand défi.  Mais quand elle avait 4 jours, je suis enfin tombée sur un médecin compétent et informé dans une clinique d’allaitement, qui n’a pas hésité une seconde à pratiquer une freinotomie.  Dans les secondes qui ont suivi, elle a pris le sein et a bien bu.  Je qualifierais ce moment de magique.  Tout n’a pas été rose par la suite et il nous a fallu quelques consultations et un peu d’obstination pour que tous les boires se fassent au sein.  Ça n’a pas été un allaitement facile :  elle n’a jamais eu une prise parfaite du sein, mes glandes mal stimulées ne produisaient pas toujours assez.  J’ai fait des erreurs aussi, qui m’ont compliqué les choses.  Tout de même, grâce à cette intervention, j’ai allaitée ma petite Fée 13 mois (dont 9 et demi exclusivement) et les souvenirs que je garde de cet allaitement ont pour moi une valeur inestimable.

Quand j’ai constaté quelques minutes après sa naissance que ma petite Frimousse avait elle aussi un frein de langue court (oh !  cette mignonne et désespérante petite langue en cœur !), et plus court encore que sa soeur, j’ai vécu un instant de découragement.  À ma demande, elle a eu une freinotomie à 2 heures de vie, entre les deux seins de sa première tétée. Elle arrivait à prendre le sein, mais très mal et m’avait déjà sérieusement blessée.  Grâce à l’intervention et au bon suivi que j’ai reçu ensuite, elle a pu prendre le sein correctement et, passé les éprouvantes première semaines, j’ai vécu un allaitement très facile, tellement agréable.  Aujourd’hui, elle a 2 ans et demi et elle tète encore presque tous les matins. Ce sont des moments dont je ne voudrais pas avoir été ni être privée !

Sans freinotomie, il est très improbable que mon premier allaitement ait eu lieu, tout bêtement.  Peut-être que j’aurais pu allaiter ma deuxième fille.  Mais rien n’est certain. La douleur, les blessures auraient peut-être fini par avoir raison de ma détermination.

Or, dans les deux cas, je tiens à préciser que l’allaitement n’a pas été la seule motivation derrière mon choix.  Parce qu’avant mes filles, il y a eu leur mère.

Parce que je suis moi aussi née avec une ankyloglossie.  C’est héréditaire, comme d’autres défauts.  Ça me vient de mon grand-père maternel (avec ma tête dure, dirait ma mère).

Après ma naissance, le médecin a suggéré la freinotomie à ma mère.  Elle a refusé.  Elle aurait accepté si j’avais été incapable de prendre le sein, mais j’y buvais.  Alors elle considérait ça inutilement invasif.  Notez bien que je n’en fais pas le reproche à ma mère.  Je comprends en quoi cette décision était en phase avec ses valeurs, elle qui refusait tout acte médical non nécessaire (comme la vaccination).  Mais en fait, elle m’aurait fait un beau cadeau en disant oui ce jour-là.  Par chance, je vous rassure, je n’ai pas de problème de santé grave relié à cette petite membrane sous ma langue.  Je dors la bouche ouverte, mais je ne souffre pas (à ce que je sache) d’apnée du sommeil.  J’ai la langue qui fourche un peu trop souvent et je n’arrive pas à prononcer le « th » anglais ou le « ich » allemand, mais en cela je suis juste une francophone comme tant d’autres.  Sauf que mon frein de langue court a été un véritable handicap pour moi à certains moments de ma vie.  Il m’a valu des moqueries et des humiliations dont je me serais passée.  Parce qu’enfant, j’étais ridicule quand j’essayais de faire une grimace (d’ailleurs, mon frein s’est déchiré par deux fois et la première, c’était en tentant une « vraie » grimace.  Je devais avoir 5 ans).  Parce que je ne serai jamais élégante ou sensuelle en mangeant un cornet de crème glacée.  Parce qu’adolescente et amoureuse, j’ai eu ce goût de fer dans la bouche en frenchant mon premier amoureux.  Je venais de déchirer mon frein pour la seconde fois et c’était tellement humiliant.  Je dirais que, de façon générale, ça a nuit à ma sensualité de ne jamais avoir pu embrasser, me laisser aller durant un baiser, comme je le voulais.

Mais ça va.  Rien de grave.  Juste un tas de petites broutilles qui ont marqué mon parcours.  Sauf que je tiens à faire remarquer à mesdames Duchaine et Breton que je prenais le sein malgré mon ankyloglossie, et que malgré tout, elle a été handicapante toute ma vie.

Alors, personnellement, je suis un peu déçue par le communiqué de la Ligue La Leche, que je trouve à tout le moins frileux.  Mon expérience personnelle m’indique qu’il n’y a pas lieu, dans le cas où le bébé a une ankyloglossie et que celle-ci est visiblement en cause dans la difficulté à prendre le sein, de tant s’acharner à tenter d’autres solutions pour améliorer l’allaitement (dans le seul but d’éviter autant que possible la freinotomie).  C’est perdre un temps précieux et exposer inutilement la mère à un découragement, une fatigue, voire un échec au final, totalement inutiles.  Puisque si l’ankyloglossie est telle qu’elle nuit à l’allaitement, on peut aussi être convaincu qu’elle risque d’avoir d’autres impacts négatifs dans la vie de cette personne.  Parce que même les 50 à 75% de bébés qui réussissent à bien prendre le sein malgré leur frein de langue court pourront vivre d’autres problèmes à cause de lui ensuite.  Et que plus on vieillit, plus le frein est irrigué, difficile à couper.  Plus la rééducation risque d’être lourde aussi (réapprendre à prononcer certains sons, par exemple).  Aussi bien faire à ce bébé le cadeau de le débarrasser de ce handicap tout de suite…  Mais je comprends la position prudente de cette instance officielle (LLL), qui souhaite avant tout calmer le jeu en montrant le sérieux avec lequel on traite le problème de l’ankyloglossie et la rigueur que l’on souhaite dans l’encadrement de la freinotomie.

Pour le mot de la fin, dans le cas où je ne vous aurais pas convaincu et où vous auriez toujours envie (à la suite de mesdames Duchaine et surtout Breton) de me juger, je vous rappellerai seulement que nous imposons régulièrement à nos bébés des interventions qui peuvent leur être douloureuses ou présenter des risques.  Parfois dans le but de les protéger (la vaccination, par exemple, que l’on pratique aussi sans anesthésie, ou la circoncision), parfois dans le but de réparer d’autres erreurs de la nature (séparer les doigts d’une main palmée, par exemple) et même parfois dans un but esthétique (le perçage d’oreille en est une).

Dans tous les cas, on devrait mettre dans la balance, d’un côté, les risques liés à l’intervention, incluant la douleur et le traumatisme et, de l’autre côté, les inconvénients liés à l’absence d’intervention.  J’ai personnellement jugé que les risques minimes d’infection, d’hémorragie ou de mauvaise cicatrisation encourus avec la freinotomie n’étaient rien en comparaison des risques pour la santé liés au non-allaitement de mes filles.  Que quiconque veuille me jeter la pierre réussisse d’abord à justifier le perçage d’oreille… ou le condamne.  Alors je l’écouterai.

Références

Le dossier qui a parti le bal :
http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201405/01/01-4762631-operer-bebe-pour-lallaiter.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4763525_article_POS1

L’éditorial qui a mis le feu aux poudres :
http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201405/04/01-4763525-mutiler-pour-allaiter.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4762631_article_POS1

Des rectifications nécessaires :
http://bienvivrelallaitement.wordpress.com/2014/05/05/leditorial-qui-melange-tout/

Les suites dans La Presse :
http://plus.lapresse.ca/screens/4f0e-b834-536ba067-b545-650cac1c606d|_0.html
(Frénotomie :  une procédure efficace et sécuritaire, par Anjana Srinivasan, suivi de la réponse de Gabrielle Duchaine)

Un tour d’horizon des répercussions du dossier :
http://www.planetef.com/2014/05/frein-de-langue-derange/

Le communiqué de la Ligue La Leche :
http://www.allaitement.ca/communique-de-presse-la-frenotomie/

Et celui de la Direction de la Santé publique de Montréal :
http://www.dsp.santemontreal.qc.ca/fileadmin/documents/dossiers_thematiques/Tout_petits/Allaitement/ankyloglossie_7.pdf

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13 avis sur « Je suis une marâtre ! (réflexions sur la freinotomie) »

  1. Excellent texte! Super complet, super touchant, j’adore!

    Pour ce qui est de la façon d’écrire le fameux mot, je peux apporter des précisions. Je suis traductrice, alors le sujet m’intéresse. En fait, il faut faire la distinction entre frénotomie (ou freinotomie) et frénectomie (ou freinectomie). Comme le dit l’OQLF, la définition de « frénotomie » est la suivante : « Incision ou section des freins parodontaux et fibreux anormaux » et la définition de « frénectomie » est la suivante : « Ablation des freins parodontaux et fibraux nerveux ». Comme le disait ma consultante en lactation préférée, « Frénectomie c’est enlever, et frénotomie c’est couper ». Pour ce qui est de la façon de l’écrire (« é » ou « ei »?), ça, ça importe peu! Moi aussi je préfère « ei », je trouve ça un peu plus clair! J’ai utilisé « é » souvent, à cause des textes que vous dénoncez, mais vous faites bien d’utiliser celui que vous préférez! 🙂

  2. Ping : Frénotomie / freinotomie | Découvrir la maternité

  3. D’abord, bravo pour ton article.
    Je suis heureuse de t’avoir lue, parce que ton histoire m’a touchée. Ton propre témoignage, celui d’une adulte ayant vécu avec un frein de langue court, m’a une fois de plus confortée dans mes décisions de faire pratiquer la freinotomie sur mes enfants. Comme j’ai récemment démarré mon blogue et que je suis, comme toi, une récidiviste de la freinotomie sur mes deux filles, je ne pouvais pas passer à côté, je devais réagir à ce débat lancé au début du mois. En passant, j’ai choisi le terme freinotomie pour écrire mon article (merci!).
    J’aimerais vraiment mettre le lien vers ton article à la fin du mien. Fais-moi signe si cela t’intéresse! 🙂

  4. Ping : la freinotomie pour allaiter | Maman Jasmine

  5. Bonjour, cet article est très intéressant et fait largement le tour de la question de cette pratique. Pourtant, je trouve que la conclusion dénote un peu. Lorsque tu parle des « risques pour la santé liés au non-allaitement de mes filles », je pense que ce raccourci est légèrement excessif et j’ai l’impression que tu fais un peu ce que tu dénonces dans le billet : donner un avis partial (et rapide) sur un sujet ô combien plus complexe.
    Néanmoins, j’apprécie ton écriture et j’ai beaucoup de plaisir à enrichir mes opinions de points de vue divers et variés: je reviendrai sur ton blog ! Merci.

    • Merci pour ce commentaire constructif ! Je n’aimais pas cette phrase non plus. Au départ, j’y avais énuméré toutes mes raisons (peur qu’elles parlent sur le bout de la langue, qu’elles vivent la même difficulté à embrasser que moi…) Ça faisait une phrase immense et désagréable à lire, j’ai raccourci et bon, je vois que je ne suis pas la seule que ça ne satisfait pas…

  6. Si seulement, Zalah, si seulement…
    Si j’avais lu ton article avant la naissance de ma Merveille.
    Si comme toi j’avais eu moi-même un frein court, si on m’en avait parlé, ou si l’un des sage-femmes, médecins pédiatres et consultantes en lactation rencontrés avaient pensé à regarder de ce côté. Si mes recherches ô combien nombreuses et variées sur le net (y compris sur le site LLL) m’y avaient amenée…
    Que de souffrances pour mon petit bout affamé par moi et biberonné grâce à son traître de père (qui est parfait, soit dit en passant, mais les hommes ont parfois bien du mal à comprendre pourquoi on tient tant à allaiter) et aussi que de souffrances pour moi dues à un vasospasme provoqué par ce problème, nous aurions évitées.
    A l’âge de 3 mois, bien que me croyant incompétente, nulle ou trop sensible, je m’entêtais à vouloir connaître moi aussi ces allaitements si agréables dont parlaient les blogs qui m’abreuvaient, et arrêter les préparations dont j’avais le sentiment d’empoisonner mon fils. La ènième personne rencontrée a enfin posé le diagnostic et immédiatement un médecin a pu sectionner cette %¨£&µ de membrane bien superflue. Quasiment pas de douleur, à peine une goutte de sang. La Première Têtée qui a suivi immédiatement a été révélatrice, et mes douleurs se sont estompées au cours du mois qui a suivi, pendant que mon bébé continuait à être complémenté pour cause de démarrage désastreux de ma lactation, et qu’il apprenait à jouer avec sa langue 🙂
    Forte de cette expérience, c’est avec fierté que je récidiverai, autant de fois qu’il le faudra. Je ferai ce cadeau à mes bébés de leur enlever cette membrane dangereuse pour le lien mère-enfant !
    Merci pour cet article, pour celles qui dans ma situation auront la chance de le lire avant qu’il ne soit trop tard.

    • Je te remercie sincèrement pour ton témoignage !
      En effet, plus il y aura d’information et de témoignages au sujet du frein de langue et de la freinotomie, moins il y aura de mamans et de bébés souffrant inutilement !
      Je ne savais pas que le frein de langue court pouvait être une cause de vasospasme. Ça ne m’étonne pas, malheureusement, mais je n’y aurais pas pensé. Alors c’est une belle contribution de ta part, vraiment !

  7. Pourquoi il faut eviter le laser SVP ?
    Notre puce a été opéré au laser apres plus d’1 mois d’errements : j’avais diagnostiqué le pb, mais il fallait encore trouver un médecin compétent qui le confirme, et qqn qui opére… bref ca s’est fait au laser : les pleurs ont duré 2,5 secondes, j’en étais ebahie.
    Donc c’est quoi le probleme ? Merci !

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