Après le cododo vient…

le cododo ??

Le cododo !!

Heu ?!

C’est une blague ?

Beaucoup de parents refusent de dormir avec leur nouveau-né parce qu’ils ont peur de lui donner une mauvaise habitude.  Qu’on devra ensuite casser.  Ou une habitude tout court.  Dont il faudra bien se défaire un jour ou l’autre.  Et bien sûr, ça ne sera pas facile, ça ne se passera pas sans drames, sans larmes…  Parce qu’on ne veut pas que bébé dorme encore entre ses parents à l’adolescence, n’est-ce pas ?  Et parce que c’est ce qui risque d’arriver, bien entendu, si on commence ????

En fait, je trouve qu’on anticipe beaucoup ici.  Qu’on panique carrément !  Qu’on se crée des problèmes qui n’existent pas et qu’on se casse la tête pour rien.  Vraiment pour rien.

Le cododo est vital pour le nouveau-né comme l’est l’allaitement.  Le bébé peut se passer du cododo, certes, mais non sans risques.  J’en ai déjà parlé ici et , je ne m’étendrai pas sur ce sujet des risques.  Et c’est vrai pour des durées similaires à celles de l’allaitement.  Donc, on peut dire que le cododo est indispensable jusqu’à 4 à 6 mois, nettement préférable jusqu’à 12 à 24 mois… et toujours bon au-delà de deux ans pour l’ensemble de la petite enfance, tant que cela convient aux deux parties :  le bébé et ses parents.  Ses deux parents, je dois le préciser.

De la même façon qu’il n’y a pas lieu de priver votre nouveau-né de l’allaitement sous prétexte qu’il faudra bien le sevrer du sein un jour, il est ridicule de refuser le cododo au bébé sous prétexte qu’il devra éventuellement dormir ailleurs que dans la chambre parentale.  Ces raisonnements sont le résultat d’une logique absurde.

De la même façon que l’enfant est programmé biologiquement pour se sevrer un jour du sein, il est prévu dans son développement un moment où il ne ressentira plus le besoin, ni même le désir, de dormir si près de ses parents.

Mais comment ça se passe, concrètement, au bout de quelques mois ?

Il est intéressant de constater que les parents et les experts qui s’opposent au cododo présentent le plus souvent un argument tel que celui-ci :

Bébé va dormir 6-12-20 mois entre ses parents et puis, hop, du jour au lendemain, il va accepter sans se plaindre, sans pleurer, d’aller se coucher tout seul, dans son lit, dans sa chambre… je n’y crois pas une miette !

Hé bien, rassurez-vous, moi non plus, je ne crois pas à cela !  Il y a probablement un ou deux spécimens de ce type d’enfant, mais ça n’a rien à voir avec l’expérience de la très grande majorité.  C’est vraiment mal connaître les familles qui cododotent que d’envisager les choses ainsi.

En fait, le cododo est une méthode évolutive :  la façon de le pratiquer change au fur et à mesure pour s’ajuster aux fluctuants besoins du bébé et de ses parents.

Les premiers mois, ça ressemble à l’une de ces quatre options :
chambre_lit_bebe_de_cododo_sans_barriereCododocododo4Moïse

Les deux façons de faire de gauche sont recommandées pour prévenir tout risque tout en répondant parfaitement aux besoins du bébé.  La troisième méthode correspond à celle que j’ai pratiquée très vite malgré tout, parce qu’on s’y sentait plus à l’aise, personnellement, et qu’on faisait attention côté couvertures, etc., mais que je ne pourrais recommander pour des raisons de sécurité.  Finalement, celle de droite répond moins aux besoins de régulation du bébé et de repos de la mère, mais peut satisfaire certaines familles qui hésitent entre ça et envoyer bébé dans sa propre chambre.

(Une petite parenthèse, en passant, sur cette idée très répandue en psycho-pop selon laquelle un bébé qui dort entre ou près de ses parents est mauvais pour le couple, pour l’intimité.  Nous ne sommes jamais sentis si proches, si unis, mon Hobbit et moi, que pendant ces moments où nos corps formaient un coeur autour de la chair de notre chair.  Nous ne nous sentions pas séparés par notre bébé ; nos pieds, parfois nos genoux se frôlaient et nos doigts s’effleuraient lorsque nous caressions ses petites mains et son bedon rond; nous avions l’impression que bébé nous reliait l’un à l’autre.  C’était comme la constatation sans cesse répétée de ce que notre amour pouvait engendrer de plus parfait et ça le nourrissait.  Ce sont probablement les plus beaux moments de tendresse que nous avons partagés, lui et moi.  Il est vrai qu’avec bébé entre nous, il n’y avait à peu près pas de sexe au lit et assez peu de sexe en général, mais il n’y en aurait pas eu davantage si bébé avait dormi dans sa chambre :  il y en aurait assurément eu encore moins parce que nous aurions été encore plus fatigués.  Par contre, il y avait de la tendresse comme jamais et, passé les premières semaines, de la sensualité à profusion.  Avoir un bébé est une épreuve pour le corps de la femme, qui le change à jamais (prise de poids, vergetures, varices), beaucoup dans le cas du mien, et apprivoiser ce nouveau corps, le laisser guérir parfois (épisiotomie, césarienne), représente un obstacle au sexe beaucoup plus grand que le cododo, … sans parler de la fatigue, de la tension inhérente à la confrontation des valeurs qui vient souvent avec le fait d’élever un enfant, des hormones post-partum, etc.)

Bref, tout cela pour dire que l’on va pratiquer le cododo selon l’une de ces quatre façons pendant un certain temps.  Cela ira de quelques semaines à plus d’un an, selon l’intensité des besoins nocturnes du bébé et le niveau d’aisance des parents.

Puis, viendra un jour où on ressentira le besoin ou l’envie de faire autrement.  La coupure nette, telle que décrite plus haut, est certainement celle qui a le moins de chances d’aboutir à un résultat satisfaisant.  Généralement, les raisons de ce changement désiré seront :
– Un bébé qui bouge trop et risque de tomber du lit.
– Une famille trop à l’étroit parce que bébé a bien grandi et grossi ou dort en étoile ou parce que la mère vit une nouvelle grossesse ou a mis au monde un nouveau bébé avec lequel elle souhaite dormir.
– Un moïse ou lit de cododo devenu trop étroit.
– Un bébé qui ne s’éveille plus la nuit et qu’on croit prêt à plus d’indépendance.
– Un désir d’intimité croissant entre les parents ou de refaire du lit le lieu privilégié des ébats.

Et selon la raison qui motive le désir de changement, plusieurs solutions vont être envisageables :
– installer une ou des barrière(s) sur le lit parental, comme s’il s’agissait d’un lit pour tout-petit.
– enlever le lit et n’en garder que le matelas posé à même le sol, de façon à réduire le risque de blessure en cas de chute.
– transformer le lit de cododo en moïse en fermant le 4e côté pour l’installer plus loin dans la chambre.
– installer bébé sur un matelas simple posé directement au sol (parfois avec une barrière), annexé au lit des parents ou légèrement en retrait dans la chambre.
– faire une chambre au bébé pour qu’il y dorme au moins une partie de la nuit (en soirée quand les parents ne sont pas encore couchés, par exemple), quitte à ce qu’il vienne les rejoindre pour le reste de la nuit lorsqu’il s’éveillera.

Donc, dans les faits, on a rarement un bébé qui a toujours dormi entre ses deux parents qui se retrouve du jour au lendemain seul dans sa chambre pour toute la nuit.  En général, la distance se prend tranquillement.  Bébé continuera d’abord de dormir dans la même chambre, mais dans un lit à lui.  Ou dormira une partie de la nuit dans sa chambre et une autre partie de la nuit dans celle de ses parents.

En outre, ce n’est pas parce que les parents vont faire dormir bébé dans son propre lit ou sa propre chambre qu’ils vont soudainement et du même coup décider de cesser de l’accompagner dans le sommeil.  S’ils le font encore au moment de la transition, mieux vaut qu’ils continuent encore pour un temps à bercer, porter, fredonner une berceuse, s’allonger à côté de bébé, l’allaiter… jusqu’à ce que bébé tombe dans les bras de Morphée, comme ils l’ont toujours fait.  Nullement nécessaire de le priver de tout d’un coup.  Comme pour l’allaitement (encore !), un sevrage en douceur a plus de chance de succès.  Et c’est encore plus vrai pour le bambin qui doit vivre d’autres changements importants (naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur, entrée en garderie, déménagement…) dans le même laps de temps.

Dans tous les cas, l’enfant préfère se faire présenter la nouvelle option de sommeil comme un plus, un cadeau, un privilège qu’on lui offre parce qu’il grandit.  Il aura besoin de temps pour s’habituer, parfois d’encouragements, parfois d’un objet de réconfort (toutou, doudou), parfois d’un retour momentané en arrière, et ce même si c’est lui qui, au départ, avait manifesté le désir du nouvel arrangement de sommeil.

Enfin, rien n’oblige à ce que le cododo cesse alors qu’il s’agit encore d’un bébé.  Certaines familles y trouvent tellement leur compte qu’elles pratiquent la chambre familiale pendant quelques années.  Parfois, le bébé de la famille dort dans le lit de ses parents tandis qu’un frère et une soeur dorment chacun sur un matelas près de ce lit.  Ainsi, dans certaines familles, les enfants vont tous quitter la chambre parentale en même temps, quand le benjamin s’y sentira prêt.  La transition est plus facile si deux enfants (ou plus) la vivent ensemble.

Ce qui m’amène à la question tout aussi sensible du partage de chambre entre enfants d’une fratrie, ce qui n’est après tout qu’une autre forme de cododo, dont sont exclus, cette fois, les parents.

Et si le partage de chambre était ce qu’il y a de mieux pour les enfants ?

Je déplore le fait qu’on parte du principe que c’est parce qu’on n’a pas d’autres choix qu’on décide de mettre deux enfants ou plus dans la même chambre.

Chez nous, il y a 3 chambres au rez-de-chaussée.  Si nous avions voulu que nos deux filles aient chacune sa chambre, cela aurait été simplissime.  Mais mon Hobbit et moi trouvons que c’est mieux pour les filles d’être ensemble.  La 3e chambre est donc la salle de jeux des enfants et aussi, accessoirement, mon lieu de travail (puisque j’ai une garderie en milieu familial) .  Mon Hobbit et moi partageons une chambre, nos filles partagent l’autre.  Ça nous semble tellement logique :  nous aimons dormir ensemble, lui et moi, tout adultes et matures que nous sommes.  Pourquoi pour leur part nos enfants aimeraient-elles mieux dormir seules ?

Je trouve que c’est un beau cadeau que nous leur faisons, dans la continuité du cododo que nous nous sommes offert pendant plus d’un an avec chacune.  Il est clair que le fait que notre Frimousse soit allée rejoindre sa grande soeur a permis qu’elle se sente prête à quitter notre chambre plus tôt que si elle avait dû se retrouver seule.  Dans ce cas, à 2 ans et demi, elle serait probablement encore avec nous parce qu’il n’était pas question de lui forcer la main pour qu’elle accepter de partir.  Elle l’a fait avec le sourire, sentant là un privilège de grande fille.  La présence de sa soeur aînée la rassure.  Et étonnamment, la présence de sa petite soeur réconforte aussi notre « grande » Fée.

Et si elles se chamaillent un peu, parfois, elles développent surtout une belle complicité.  J’ai remarqué à quel point le respect de l’autre est une qualité que le partage de chambre favorise :  quand ma jolie Fée dit à sa petite soeur turbulente de se calmer parce qu’elle « est fatiguée et a besoin de dormir tout de suite » (oui, oui, ma fille de 4 ans dit ça régulièrement), il est rare que ma terrible Frimousse n’essaie pas réellement de garder le silence.  La plupart du temps, elle prend un toutou dans ses bras et le câline, puis elle trouve son pouce et le tète 2 ou 3 minutes avant de sombrer dans le sommeil.  Lorsqu’elle n’arrive pas à se calmer, elle m’appelle et me demande de la bercer, de m’allonger avec elle ou de la coucher dans mon lit.

Nous connaissons tous de ces gens qui sont incapables de dormir paisiblement et profondément à côté de leur conjoint.  Qui ont besoin d’un lit king, d’un matelas de l’espace où on ne sent pas l’autre bouger, de bouchons, du silence total ou d’un disque de bruits blancs, d’un masque sur les yeux, etc.  juste pour réussir à trouver un sommeil de mauvaise qualité, sans cesse interrompu, en compagnie de l’être aimé.  Des personnes qui vont utiliser régulièrement la chambre d’amis pour aller faire le plein d’énergie le temps de quelques vraies nuits de sommeil.  Bref, des gens qui ne savent pas dormir avec l’autre.  Des gens qui se sentent systématiquement  »dérangés » par la présence physique de l’autre.

N’est-ce pas d’une grande tristesse, ces adultes qui n’aiment pas dormir à côté de leur partenaire, qui trouvent insupportable de dormir en compagnie de leur propre nourrisson ?  Ne favorise-t-on pas justement ce problème en choisissant de privilégier le sommeil en solitaire dès le plus jeune âge (dès la naissance même) pour nos enfants ?

Dormir avec un autre, c’est un apprentissage.  C’est apprendre, inconsciemment, à ne pas se laisser réveiller par la respiration de l’autre, ses mouvements, ses réveils (quand l’autre lève la tête de l’oreiller pour regarder l’heure), etc.  Et un apprentissage demande nécessairement de la pratique.  Il est plus facile aussi de créer une habitude dès le départ que de la changer en cours de route, après des années qui l’ont solidement ancrée.

partage chambre2partage chambrepartage chambre3

Je ne crois sincèrement pas que les enfants dorment moins bien à côté de leurs frères et soeurs.  Je crois au contraire qu’il est dans leur nature profonde de mammifères de se sentir bien en présence de ceux qu’ils aiment.  De se sentir en sécurité.  Je crois même qu’un enfant qui a du mal à dormir en compagnie de sa fratrie a intérêt à être confronté à ce problème et à y trouver des solutions (avec l’aide de ses parents) parce qu’il vaut mieux pour lui l’apprendre tôt (enfant) que tard (en dormant dans le même lit qu’un amoureux pour la première fois).

Car après tout, n’est-ce pas ce que nous souhaitons pour nos enfants :  que devenus adultes, ils trouvent l’amour et vivent une vie heureuse en compagnie de l’être aimé ?  Qu’à leur tour, ils connaissent la joie d’être parents et de sentir le petit corps en total abandon de leur bébé de quelques jours assoupi contre le leur ?

Le partage de chambre a tout lieu d’être apprécié sincèrement par les enfants jusqu’à cette délicate période de l’adolescence, où la recherche de l’intimité et une volonté nouvelle d’indépendance pourront amener le désir d’une chambre à soi, rien qu’à soi.  Mais pendant les 10, 11 ou 12 premières années de leur vie, les enfants aiment partager leur espace de sommeil.

Alors, pour répondre à l’interrogation initiale, non, ce n’est pas une blague !  Après le cododo avec leurs parents pendant la ou les première(s) année(s) de leur vie, les enfants peuvent profiter pendant plusieurs années d’un autre type de cododo, celui de la fratrie.  Cela leur permettra fort probablement d’apprécier plus tard, au lieu de le redouter, le retour au sommeil partagé avec un être aimé.

Advertisements

34 avis sur « Après le cododo vient… »

  1. Merci pour cet article!
    Je suis très touchée par votre façon de décrire ce cododo en famille avec bébé entre papa et maman! C’est vrai qu’il se noue beaucoup de chose à ce moment-là je pense.
    Par contre ici, en grandissant, le partage de chambre entre frères et sœurs devient compliqué pour des problèmes de rythmes différent (ils se gênent pour dormir), donc obligé de les séparer. Ça dépends des enfants sans doute. 🙂 Mais je reste convaincue qu’il est essentiel qu’ils aient cette possibilité, que ce soit avec nous ou entre eux, surtout les premiers mois. 🙂

    • Merci.
      Notre intimité en tant que couple est un sujet que j’ai bien hésité à aborder. C’est quelque chose qui nous appartient et que je n’avais pas envie de rendre public. Mais je suis contente si cela a l’effet escompté et que j’ai réussi à faire voir la magie de ces instants.
      Je suppose en effet que le partage de chambre n’est pas toujours possible, surtout quand il y a une grande différence d’âge (et de besoins de sommeil) entre les enfants. Mais que ça demeure une bonne idée d’essayer.

      • Oui, ça vaut toujours le coup d’essayer (et de réessayer!), ce qui marche/ne marche pas pour un enfant à un moment donné peut marcher plus tard ou avec un autre. 🙂

  2. Ping : Cododo | Pearltrees

  3. Ma mère nous a toujours fait dormir dans une chambre seule qd nous étions tout bébés … Par contre pour ma belle-mère ça ne lui serait jamais venu à l’idée … comment allions-nous, nous, trouver un équilibre ?
    On y est allé au feeling. On avait mis le berceau dans lequel a dormi mon grand-père, dans notre chambre. Quand il était tout petit je ne parvenais pas à dormir si il était dans notre lit … puis quand il a un peu grandit j’y suis parvenue, comme lui ne voulait pas dormir dans son berceau, les premiers mois ont été très pauvres en sommeil pour moi ! Après ça on a trouvé un rythme … puis on a eu un lit cage bon marché dans notre chambre, parfois je parviens à l’y déposer endormi, mais si il se réveille la nuit, il la termine dans notre lit … Je crois qu’il y a autant de solutions que de familles et que dans la mesure du possible, le but est que tout le monde puisse dormir, peu importe la configuration nécessaire à cet objectif.

    • « Que tout le monde puisse bien dormir » est bel et bien le but que l’on devrait poursuivre ! 😉
      J’ai tenté, surtout avec les illustrations, de faire voir la diversité des arrangements de sommeil possibles (je suis d’ailleurs déçue de ne pas avoir trouvé de photo d’une chambre « familiale »), mais vous avez raison de souligner qu’il y en a bien d’autres… et aussi que ce n’est pas toujours un parcours linéaire allant forcément du plus proche au plus loin (physiquement), mais le reflet de la prise en compte des besoins et des limites de chacun, qui varient au fil du temps.

  4. Je n’ai jamais dormis avec mes parents, mais bien avec mes frères et sœurs.
    J’ai partagé ma chambre avec ma grande sœur jusqu’à mes 10 ans, se sont de superbes souvenirs. Par la suite, il nous est arrivait souvent de ns retrouvé pour passé qq nuits ensemble. Encore récemment, quand je me suis trouvée chez elle, s’est avec naturel qu’on a partagé la même chambre (et même le même lit) alors que son mari était absent pour qq semaines.
    Je pense que s’est effectivement un très beau cadeau que nos parents nous ont fait. On a appris a vivre ensemble, mais surtout sa ns a crée un lien particulier.

  5. Article sensible, qui partage votre belle expérience en famille du partage du sommeil et de tout ce qui se construit pour un tout petit, au cours de ses nuits.
    Ce n’est pas que dormir dont il est question, c’est de sentir du bien-être, savoir se laisser aller dans le sommeil, c’est une empreinte pour le tout petit, avec des sensations de confiance, de présence rassurante…

  6. Votre article est très bien écrit. Vous ne pouvez pas savoir, ce soir, cela me fait un bien fou de lire un texte bienveillant envers les enfants. J’avais besoin d’une dose de « non-violence » ;)) Le cododo, une belle expérience, toujours en cours pour les fins de nuit avec mon fils de 4 ans. Je suis maman séparée et c’est sous cet angle que je voulais vous laissez un commentaire.

    Le cododo dans le cas de parents séparés est rarement abordé. Pourtant… Je suis persuadée de son importance aussi (pour l’enfant qui le demande et le parent qui l’accepte bien sûr **)
    Avec moi ou son père, notre fils court chaque fin de nuit dans nos lits, je pense qu’il a légitiment besoin de ce petit peau-à-peau qui le relie à nous, au-delà du temps laissé par le boulot, l’école et la garde alternée.
    Ce petit moment volé ne durera pas toujours, justement, permettons-nous alors de l’apprécier, enfin… Enfin, relâcher cette pression pour simplement répondre à un besoin exprimé… Quel bonheur !

    • Merci pour votre témoignage !
      Je ne sais pas pourquoi le sujet du cododo en cas de monoparentalité est si peu abordé. J’espère ne jamais pouvoir le faire aussi, peut-être est-ce déjà un peu la réponse…
      Néanmoins, mon amoureux travaille à l’extérieur. Parti le dimanche avant le souper, il n’est de retour que le jeudi soir (d’ailleurs, je suis en train de l’attendre, en ce moment-même). Je suis donc maman solo à ma façon, 4 nuits par semaine. Cela fait 2 mois maintenant qu’il en est ainsi et ce sera notre réalité 9 mois par année maintenant, si tout va bien.
      Et je constate aussi que ces soirs où papa n’est pas là, mes filles ressentent le besoin de me coller davantage, de dormir avec moi, d’en profiter pour me parler de papa dont elles s’ennuient, compter les dodos qui restent avant son retour… Je ne saurais vraiment bien le décrire, encore moins le théoriser (c’est une situation plutôt nouvelle), mais il y a effectivement quelque chose de différent dans ce cododo que l’on pratique sans conjoint.
      J’adore d’ailleurs votre expression « moment volé », c’est bien cela !

  7. « Le cododo est vital pour le nouveau-né comme l’est l’allaitement. Le bébé peut se passer du cododo, certes, mais non sans risques. J’en ai déjà parlé ici et là, je ne m’étendrai pas sur ce sujet des risques. Et c’est vrai pour des durées similaires à celles de l’allaitement. Donc, on peut dire que le cododo est indispensable jusqu’à 4 à 6 mois, nettement préférable jusqu’à 12 à 24 mois…  »

    Comment pouvez-vous affirmer de telles âneries ! Si vous avez décidé de pratiquer le cododo c’est votre choix et tant mieux pour vous si tout c’est bien passé, mais au délà des risques, vous ne pouvez pas affirmer que c’est indispensable à l’enfant. La majorité des enfants n’ont pas connu ça et ils ne sont pas déséquilibrés pour autant ! S’il est prouvé scientifiquement que l’allaitement est ce qu’il y a de meilleur pour l’enfant, rien n’est prouvé pour le cododo, bien au contraire !

    J’ai allaité ma fille 9 mois (et j’aurai bien continué si ça avait été possible), mais elle n’a jamais dormi dans notre lit, pas une seule nuit ! (à part ses 2 premières nuits à la maternité, car j’avais tellement mal en m’asseyant que je n’arrivais pas à la prendre et la remettre dans son berceau, mais je n’ai pas dormi, de peur qu’il lui arrive quelque chose). Pour autant je lui ai toujours donné autant de calins et d’amour qu’il est possible et même maintenant quand elle fait des cauchemars, je vais près d’elle jusqu’à ce qu’elle se rendorme et la câline. Elle ne pleure d’ailleurs jamais dans son lit, elle vient juste nous chercher pour dire qu’elle a fait un cauchemar et qu’elle veut un câlin. Elle se rendort ensuite très vite.
    Elle a toujours dormi dans sa chambre mais nous avons toujours eu des rituels du coucher, plein de câlins et chansons puis d’histoire, et d’amour. Elle n’a pas l’air d’avoir du mal à dormir, où qu’elle aille, et n’a pas de problème de rapport avec les autres. Elle me semble parfaitement équilibrée sentimentalement.

    Vous ne pouvez donc pas affirmer détenir la vérité ! surtout lorsqu’il y a des risques prouvés pour la santé de bébé.

    • Il y a de plus en plus de preuves scientifiques qui s’accumulent pour démontrer la nécessité du cododo pour les bébés, au moins jusqu’à l’âge de 3 ou 4 mois.
      Dans La science au service des parents (2007), on indique (p. 73) que « Pour minimiser les risques de MSN […] un bébé âgé de moins de 11 semaines ne doit pas dormir seul dans sa chambre. » Si la mort subite du nourrisson n’est pas un risque ou un danger, que vous faut-il ? Je vous renvoie votre commentaire : votre bébé a toujours dormi seule dans sa chambre, dès la naissance. Vous avez bien de la chance qu’il ne lui soit rien arrivé. C’est un risque que je n’aurais pas osé prendre pour mes filles.

      Dans les années 70, on disait que le lait maternel n’était pas assez riche, qu’il faisait souvent des bébés faibles et petits. Que loin d’être nécessaire, il était une économie de bout de chandelle, réalisée au détriment de la croissance des bébés. C’était il y a 40 ans. Depuis, le discours a changé. Votre discours sur le cododo me rappelle totalement le discours sur l’allaitement d’il y a 40 ans : désinformé. Il n’y a absolument aucun risque au cododo lorsque pratiqué dans un lit en side-bed. C’est LA façon la plus sécuritaire entre toutes de faire dormir un nourrisson.
      Et il y a des risques minimes, bien moins importants que ceux liés au fait de faire dormir bébé seul dans sa chambre, lorsque lorsque le cododo est pratiqué dans le lit des parents, correctement (bébé à côté de maman, pas entre les deux).

      • Que bébé dorme dans sa chambre ou à côté de vous je ne vois pas en quoi cela change le risque de MSN. Les facteurs aggravant de cette tragédie sont à peu près bien connus (allergies, présence de fumeur dans la maison, fragilité de l’enfant, poussière, utilisation de couverture oreillers tours de lit ou peluche, et surtout chaleur. Pendant que vous dormez, même à quelques centimètres de votre bébé, ne me dites pas que vous entendez sa respiration à chaque instant, ou alors vous ne dormez jamais profondément et dans ce cas vous devez être bien fatiguée. Après une journée à s’occuper de bébé nous avons toutes besoin de repos profond. La MSN est tragique mais peut malheureusement difficilement être éviter lorsqu’elle survient, le seul moyen de lutter est de minimiser tous les risques. La réanimation devant intervenir très rapidement, si vous dormez vous ne pouvez rien faire. Je comprends tout à fait que cela vous rassure mais vous ne diminuerai pas le risque pendant que vous dormez. Au contraire, il est prouvé que la présence d’un adulte près de bébé, surtout pendant l’été, dégage beaucoup de chaleur corporelle qui augmente les risques de MSN. Le cododo est juste une question de pratique (éviter de se lever la nuit) et de sensation de bien faire pour les parents, de tout faire pour leur enfant (ce qui n’est pas toujours leur rendre service). De plus dans votre article vous dites que l’enfant a besoin du cododo pour son développement pas que cela est meilleure pour sa santé, c’est différent.
        Je vois souvent autour de moi des « enfants rois », pour lesquels les parents ont accouru au moindre cri et auxquels on passe tout sous prétexte qu’il ne faut pas les traumatiser, les faire pleurer, que ce n’est pas bon pour leur développement, qu’on ne supporte pas de les faire pleurer en leur refusant quelque chose … et bonjour l’éducation, généralement ils sont insupportables, et ce n’est pas de leur faute mais bien celle de leurs parents qui n’ont pas su dire non.
        Je sais de quoi je parle (même si visiblement je n’ai pas lu tous les livres auxquels vous faites référence) car je fréquente 50 enfants par jour et bien souvent je dois les éduquer à la place de leurs parents ! Regardez autour de vous, les parents remplissent de moins en moins leur rôle, et ce n’est pas une question de cododo ou non.
        Je ne dis pas que la méthode des 5-10-15 est bonne mais au moins ces parents là ont essayé de faire de leur mieux pour éduquer leur enfant (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne leur ont pas donné tout l’amour dont ils avaient besoin). 2 couples parmi mes amis gardent leur enfant avec eux devant la télévision le soir et les font s’endormir sur eux sous prétexte qu’ils pleurent quand on les pose dans leur lit. Super pour un enfant de 18 mois de s’endormir à 22h devant la télé tous les soirs. Pensez-vous que ce soit vraiment bon pour leur développement et qu’ils ont un repos réparateur après avoir vu autant d’images défiler ? Pour eux mieux vaudrait le 5-10-15.
        Alors avant de critiquer regardez ce qui se passe dans les familles actuelles. Il y a un juste milieu entre maltraitance et laxisme total.

      • Ça change la donne, justement, que bébé dorme près ou loin de ses parents ! Ce n’est pas parce que vous ne savez pas en quoi que ce n’est pas le cas… Le nouveau-né calque sa respiration sur celle de sa mère, ainsi il est moins à risque d’apnée (cesser de respirer) lorsqu’il dort à proximité d’elle que dans une autre pièce, où il est laissé à lui-même. De plus, le bébé dort généralement moins profondément près de sa mère, se réveillant plus souvent (mais moins longtemps pour un temps d’éveil similaire) que lorsqu’il dort dans sa chambre. De ce fait, il évite un sommeil trop « profond » pour sa maturité neurologique, qui le mettrait à risque de mort subite du nourrisson. Ce sommeil plus « léger » lui est aussi profitable en ce qu’il favorise le développement cérébral (c’est en sommeil paradoxal, ou actif, que cela se passe, pas en sommeil profond).
        Ce n’est donc pas un faux sentiment de sécurité que je me suis donné. Ce sont des faits scientifiquement prouvés. Le bébé est plus en sécurité dans la même pièce et proche du lit de ses parents. C’est pourquoi la Société canadienne de pédiatrie, l’Unicef, l’OMS et à peu près tous les organismes de ce type recommandent que bébé dorme dans la même chambre que ses parents au moins les 4 premiers mois.
        Pour ce qui est de la température, ce n’est qu’en partie vraie. Il suffit de garder la chambre à 22 degrés ou moins, de ne pas surhabiller bébé et de ne pas mettre de lourdes couvertures ou le coincer entre deux adultes, surtout en été. Le nouveau-né gère mieux sa température corporelle lorsqu’il est en contact physique avec son parent que seul aussi, d’où l’importance que l’on accorde maintenant au peau à peau à la naissance et pour les prématurés.

        Cela dit, je passe rapidement sur le reste de votre commentaire, qui ne concerne en rien ce sujet du cododo. Je suis la première à critiquer l’exposition à la télévision, et il y a une grande différence entre refuser qu’un enfant pleure seul dans son lit et tomber dans ce type de négligence. Enfin, je vous invite vraiment à vous renseigner sur la parentalité bienveillante, notamment en lisant Éduquer sans punir du Dr Thomas Gordon et/ou Au coeur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat, parce que visiblement vous n’y connaissez rien et que cela rend votre critique plutôt risible pour une personne qui se dit éducatrice ou enseignante. Sachez que l’enfant-roi n’est jamais l’enfant du parent bienveillant, bien au contraire.

  8. Bonjour,
    j’aurais un petit conseil pratico-pratique pour vous…Comment gériez-vous les changements de couches et le rot dans les premières semaines de vie de bébé? Mon bébé va avoir un mois dans quelques jours. Il dort dans un moïse à côté de mon lit. Lorsqu’il se réveille, je l’allaite, lui fait faire un rot et change sa couche par la suite. Je ne vois pas comment je pourrais éviter de me lever du lit (ce qui est pas mal un des objectif visé du cododo il me semble). Autre difficulté: bébé fait du bruit c’est incroyable…on s’habitue ou bien ils en font moins en grandissant? 🙂 Merci à l’avance de vos conseils. Je n’ai pas grand monde dans mon entourage qui pratique le cododo donc peu de personne pour avoir des trucs pratiques. Merci à l’avance!

    • Il n’est nécessaire de changer la couche la nuit que s’il y a un caca (ou un débordement imminent). Les premières semaines, les changements à tous les boires sont communs, mais bientôt, probablement, vous pourrez ne changer bébé qu’une fois par nuit, voire pas du tout, et ce sera déjà beaucoup plus facile. Personnellement, je gardais tout à proximité : ma table à langer est dans ma chambre à coucher avec tout le nécessaire à portée de main… et je n’allumais qu’une veilleuse à faible intensité, parce que c’est en bonne partie la lumière qui nous casse le sommeil. Donc je n’ai pas d’autres trucs pratiques : moins de pas, moins de lumière.
      Pour ce qui est des bruits, certains bébés en font plus que d’autres… et certains adultes y sont plus sensibles que d’autres. À ma première, j’ai eu du mal à trouver le sommeil (je me sentais sans cesse « aux aguets » de la respiration bruyante de bébé) le premier mois, puis ça s’est estompé et au troisième mois, je dormais et me reposais vraiment bien. Dans notre cas, c’est un peu des deux qui s’est produit : ma fille a dormi plus silencieusement, et j’ai pris confiance en la vie et cessé de m’inquiéter de chaque petit son qu’elle produisait. Je ne peux que vous souhaiter la même chose !

    • J’ai jamais fait faire de rot, il en fait ou pas selon ce qu’il a besoin, pas de position particulière, et jamais changé la couche pendant la nuit non plus, et j’ai jamais eu à changer des draps pcq caca ou pipi aurait débordé … Par contre tout petit je n’arrivais pas non plus à dormir à côté de lui, angoisse … après ça a été mieux, dans la mesure du possible, il faudra trouver une solution qui permette aussi à papa et maman de bien dormir … c’est également important … il faudra peut être être créatif et tester différentes formules avant de trouver celle qui convient à la famille pour le moment, tout en sachant qu’il faudra changer plus tard, pcq les besoin de chacuns peuvent (et vont) évoluer ! bon courage !

      • Merci à vous deux d’avoir pris le temps de me répondre! Ça m’éclaire. Il faut que je nous laisse du temps pour nous habituer. Je pourrais peut-être modifier l’organisation de ma chambre pour facilité un peu les choses.
        Et bravo pour votre blogue en passant. J’y ai trouvé pleins d’informations intéressantes 🙂 Bonne continuïté avec vos cocos, cocottes!

    • Moi, je changeais la couche dans mon lit, à peine éveillée et à moitié couchée, avec mon kit de change rapide sur la table de nuit (ou dessous). Je changeais seulement si le bébé semblait inconfortable.

      Pour les rots, comme j’allaitais couchée sur le côté (un côté ou l’autre, selon le moment de la nuit), je me replaçais sur le dos et je plaçais le bébé sur mon ventre de façon perpendiculaire. Moi, couchée, le bébé en traverse, son ventre sur mon ventre, sa tête près d’une hanche et son bassin près de l’autre, et je tapotais le dos légèrement jusqu’à entendre le son qui semble si libérateur.

      • Merci pour les trucs! Je vais essayer le rot couché car mon bébé en a vraiment besoin. Sinon il se reveille ou régurgite et s’étouffe puisqu’il est sur le dos.
        Et en passant, les choses se sont effectivement améliorées avec le temps côté bruit. Avant il forçait beaucoup…mais maintenant il fait rarement une selle la nuit. Et de mon côté je suis effectivement moins sensible. Idem pour mon chum. Je me réveille donc seulement pour les boires, soit 2 fois par nuit. Parfois 3. Je trouve ça très bien étant donné que bb a 9 semaines 🙂
        Merci encore!

  9. Ping : Les parents extra-terrestres en pratiques | Libres enfants du Tarn

  10. Je voulais parler de mes expériences de cododo. J’ai fait le cododo avec mes trois enfants de façon très varié selon les lieux et le matériel dont on disposait. J’ai dormi dans un lit double avec une barrière sur un côté, puis un matelas double au sol, puis un matelas double et un matelas simple, puis un matelas double et un petit matelas, puis un grand lit king et même un grand lit king et un petit matelas (ce qui est vraiment beaucoup d’espace, hihi!).

    Plusieurs amies m’ont racontées avoir vécu des difficultés pour « sortir » le bambin ou l’enfant de la chambre. Moi, aucune. Ces mêmes amies ont vécu des difficultés pour sevrer leur bébé… En y réfléchissant, il me semble qu’il y a un lien entre le fait d’être capable de poser nos limites (physiques et mentales) entre ce qui est nous-même (notre corps, notre espace, nos besoins) et ce qui est le nous-maman-bébé ou le nous-couple ou le nous-famille. Quand j’atteins mes limites, je les atteins, point. Et je fixe des limites en conséquence. Par respect pour moi-même. J’ai appliqué ce respect de moi à toutes les étapes du maternage (sauf pour la grossesse, pcq vraiment, c’était la fusion loll) : dans ma relation d’allaitement (puisqu’il s’agit bien d’une relation et pas seulement d’un don de soi ou d’un acte nourricier) et dans mes cododos. Quand j’avais à nouveau besoin de mon lit-à-moi, je l’exigeais et je n’ai pas connu, à ce jour, de crise ou de refus ou même d’incompréhension de la part de mes bambins/enfants. En général, elles ont voulu leur espace à un moment (vers 2-3 ans), leur lit, leur drap… il faut dire que je bouge énormément la nuit, ça a peut-être contribué ah ah!

    Bref, en cas de problème avec le cododo, je ne suis pas la bonne personne :), mais je crois que, quand on a atteint notre limite, on trouve toujours le moyen de la faire respecter. Et parfois, ben ça ne convient pas à notre enfant… et c’est la vie! Pcq on est humains et imparfaits et qu’on fera de toute façon des enfants imparfaits. Mais tant qu’à faire, mieux vaut quand même tenter de répondre au mieux à leurs besoins dans les limites de ce qui est possible à un moment de notre vie dans une situation donnée. Parfois, le compromis peut être de faire entrer un petit lit près du nôtre pour un enfant qui a besoin de ses parents la nuit, mais avec qui on ne veut pas partager notre espace de matelas. Et on a le droit :).

    • Bonjour,
      Avec mon mari, nous sommes toujours en cododo avec notre fille ainée de 2 an et demi et on vient tout juste de lui faire sa chambre à sa demande. Le seul hic, c’est qu’elle n’est toujours pas volontaire pour y passer ne serait ce que la sieste ! Je vous envie donc 🙂 On ne la force pas étant donné que ses nuits peuvent être agitées, peut-être n’est-ce pas encore le bon moment pour elle ? Si des mamans peuvent me conseiller, je prends ! Pour mon fils, je n’ai pas fait de cododo par manque de place dans le lit et par envie aussi. Les nuits durant ma grossesse n’étaient pas reposantes avec ma puce qui prenait énormément de place.

  11. Bonjour,

    J’ai lu avec attention votre post, qui m’a remis, je l’avoue, un peu de baume au coeur.
    Mon bébé a 10 mois et demi.
    Depuis sa naissance j’ai souhaité pratiquer un « maternage proximal » et je crois que j’y suis plutôt bien arrivé. Sans entrer dans les détails sur tout ce que nous avons mis en place, je préciserais simplement qu’il est toujours allaité et nous cododotons.

    Le problème récent qui s’est posé et mon manque grave de sommeil. Qui n’est pas totalement lié au cododo d’ailleurs. Je suis une grosse dormeuse (10h à 12h nécessaires pour que je sois op’) et j’ai un sommeil haché et peu reposant de base (d’où le besoin important d’heures de dodo).

    Les pics de croissance ont été les plus difficiles pour moi niveau sommeil et j’ai plusieurs fois hésité à mettre Bébé dans une chambre à part ou à dormir ailleurs, tant la désespérance était forte.
    Depuis quelques jours, j’en arrive à ce même état, à cause du nombre élevé de tétées (5 à 12 fois par nuit) et leur durée. (Bébé tète les deux seins, puis tétouille et dès que je le décroche pour le poser à côté de moi – tout près ou dans son lit- il pleure aussi sec. La galère de trouver une tétine ou lui redonner le sein pour qu’il se rendorme.
    Aussi, il est bien grand maintenant et dort en étoile, limitant allègrement l’espace disponible. Papa (qui est large d’épaule) est souvent obligé de dormir dans le salon et lorsque nous nous retrouvons à trois, je me retrouve parfois avec 30 cm de libre (obligée de dormir sur le côté, je suis fine…) mais avec Bébé qui se colle à moi ou dort sur mon oreiller.

    Bon, je résume, c’est la plaie !

    Depuis la naissance de Bébé nous n’avons pas eu de règles absolues quant au sommeil et à ses rituels. Nous avons préféré nous adapter à ce que nous comprenions de notre enfant, ses envies, ses angoisses, ses (ré)-assurances.
    Mais ce soir j’ai essayé d’endormir mon Bébé dans son lit (en side-car) et ça a été juste HORRIBLE !
    J’avais tout préparé, mis une bouillotte sur sa peau d’agneau pour qu’il ne se retrouve pas dans un lit glacé, allongé sur un de mes coussins, je lui ai tout expliqué, lui ai chanté ses chansons habituelles, bisous, câlins, juste présence et contact physique (sans parler quoi), bercement,…
    Il a hurlé pendant 1h, s’est endormi finalement et j’ai à peine bougé pour partir, re-belote, en pire.
    Re-chanson, re-bercement, re-bisous, je lui ai fait un massage du front parce que j’ai pensé qu’il avait mal à la tête, effectivement en touchant les points sensibles il s’est calmé. A peine le massage terminé, re-hurlement en pire ! Je ne pensais pas ça possible : il s’enfonçait les ongles dans les pieds en serrant les mâchoires, ou hoquetait en tremblant. Je n’ai pas compris….
    Je l’ai finalement pris sur moi (il ne s’endort plus comme ça depuis des mois au fait – habituellement je l’allonge dans notre lit, lui donne à téter et reste juste à côté en chantant et parfois en lui massant les jambes, il s’endort en moins de 15min), deux bercements, paf, il s’est endormi immédiatement et j’ai finalement pu le poser dans son lit.

    Je suis désolée, je raconte ma vie, mais j’avoue avoir été complètement décontenancée.
    J’ai beau tourner et retourner la situation, je ne comprends pas comment ou pourquoi il s’est mis dans un état pareil. Après tout, il connait très bien son lit, s’y retrouve parfois dans la nuit, pour des siestes… nous l’accompagnons pour chaque endormissement, avec rituels dodo…

    Est-ce juste le changement ? Une habitude brisée ? Genre… oups ?

    Bref, je venais là pour comprendre un peu et puis finalement je me dis, ce n’est pas si grave.
    Non, ce n’est pas grave si mon gamin dort dans mon lit à presque 11 mois. Oui, un jour il n’aura peut-être plus peur en dormant seul, mais ce n’est pas mon objectif immédiat.
    Je m’en fiche si mon bébé a encore besoin de moi pour dormir, ce n’est pas un plaisir malsain de maman qui a besoin d’infantiliser son Bébé (ou un truc incestuel) comme on peut souvent le lire… Probablement que j’ai troublé ses habitudes et qu’il exprime son mécontentement doublé de fatigue absolue.
    Je voudrais juste savoir si je dois continuer mon accompagnement vers son lit comme je l’ai fait ce soir (au risque d’entendre et de voir sa « crise ») ou si je dois essayer autre chose ?

    • J’aime beaucoup votre commentaire parce que nous vivons toutes de ces moments terribles où nous avons l’impression d’avoir commis LA gaffe ! Ne vous inquiétez pas !
      Probablement, en effet, bébé a été insécurisé par cette rupture dans l’habitude et peut-être fâché aussi. Mais comme vous le dites, ce n’est pas si grave parce que vous connaissez un moyen de l’accompagner calmement vers le sommeil qui vous convient aussi.
      Alors moi, je vous dirais de continuer à l’accompagner exactement de la même façon que vous l’avez fait au cours des derniers mois ! Et ce, jusqu’à ce que cela ne convienne plus à l’un de vous deux. À ce moment-là, il sera temps de chercher une autre façon de faire. Et peut-être que ce soir-là, la méthode que vous avez tentée avec ce désastreux résultat fonctionnera. Ou pas ! Mais pourquoi se casser la tête tout de suite, pourquoi se défaire d’une méthode gagnante ?! Vous avez raison, il n’y a rien d’infantilisant ou de malsain là-dedans.
      Bonne continuité !

  12. Je venais donner des nouvelles : le premier essai dodo dans son lit aura été le pire, mais le seul. Dès le lendemain tout s’est excellemment bien passé, nous avons juste réadapté le rituel.
    Désormais nous avons disposé un de mes coussins à plumes dans son lit et chaque soir pendant la tétée une bouillotte cachée dans un coussin/peluche est posée dessus.
    Bébé tète 5min, s’endort au bout de 3 et quand je sens qu’il est à point (7min max ?), je déplace la bouillotte et l’installe dans son lit, la bouillotte à proximité s’il a besoin de chaleur.
    Désormais il passe ses nuits dans son lit donc, ne s’éveille que pour la tétée et se rendort même quand je l’y repose.
    Il n’a même plus besoin de tétine d’ailleurs ! Fini les réveils parce qu’elle est tombée et la galère de la retrouver dans le noir.
    Évidemment, nous dormons tous vraiment mieux. Même s’il nous arrive de dormir encore à trois dans le grand lit, parce que je me suis endormie avant de reposer Bébé qui tétait, ce n’est plus aussi problématique qu’avant.
    Pour prochain Bébé nous investirons dans un lit king size ! 😉

    J’ai envie de vous dire un merci sincère et humble…

  13. Je trouve un peu excessif de dire que le cododo est vital pour le nouveau-né. Il est plus pratique certes, plus sécurisant pour les parents mais n’empêche en aucun cas le développement du bébé. Mon fils a trois ans passé et n’a dormi dans la chambre parentale que 2 semaines + 1 semaine à la maternité. Nous avions un couffin car je trouvais le lit à barreaux trop grand et donc dangereux mais cela ne l’a pas rendu moins dégourdi que d’autres enfants de son âge qui ont pratiqué le cododo.
    Ce début d’article me semble très moralisateur, surtout quand on pense que chacun est en droit de choisir ce qui lui convient le mieux. C’est comme de critiquer une maman qui n’allaite pas: ce n’est pas une mauvaise mère mais son choix et personne n’a le droit de la juger là-dessus.

    En ce qui concerne le partage de chambre pour les enfants, je trouve aussi que c’est une très bonne chose, jusqu’au moment où l’un des deux souhaite avoir son intimité

  14. Bonjour,
    Merci pour ce très bon article et pour votre blog que je découvre tout juste. J’ajouterais concernant les inquiétudes de certains sur les suites du cododo que pour moi le bébé va de toutes façons apprendre à dormir seul (si on souhaite qu’il dorme dans sa chambre seul), quelque soit l’âge où on lui apprend. Passer du ventre de la mère à dormir seul dans sa chambre est un grand changement pour un nouveau né, et le cododo même de courte durée permet de rendre la transition plus douce et de repousser cet apprentissage à un âge plus avancé (peut être à un âge où le bébé va exprimer plus fortement son mécontentement, mais il me semble qu’en grandissant il ne peut qu’être plus apte à apprendre).

    Pour ajouter mon témoignage aux autres, je cododote actuellement avec bonheur avec mon bébé de 3mois1/2 depuis sa naissance. Au tout début ses bruits de bébé m’empêchaient de bien dormir mais je me suis rapidement habituée. Nous avons choisi de la mettre entre nous deux (pour éviter une éventuelle chute car nous ne pouvons pas mettre notre lit contre un mur) mais avec le coussin de grossesse entre la petite et son père, qui bouge beaucoup en dormant et a peur de lui faire mal. Comme de mon côté je psychote à l’idée qu’elle s’étouffe avec la couette, nous la posons sur la couette dans sa turbulette. Le seul défaut de cette organisation c’est que pour le coup notre couple perd en câlin. Nous pensons tenter bientôt de la faire dormir dans son couffin près de notre lit les débuts de nuit. Cela me permettrait de retrouver mes soirées car je n’aime pas la laisser seule dans notre lit (et je n’oserai plus du tout lorsqu’elle saura se retourner seule).

    Bonne continuité, je m’en vais lire le reste de votre blog!

  15. Bonjour, très bel article et heureusement qu’il existe des personnes comme vous! Je suis de formation auxiliaire de puériculture et autant dire que le cododo on y a entendu que du mal avec des histoires sordides…je fais partie de ces personnes qui dort pas très bien en présence de mon conjoint (ou quelqu’un d’autre d’ ailleurs, 1m76 76kg et mon conjoint 1m85 120kg et RONFLEUR… Cela peut peut être expliquer) j’ai dormi longtemps avec soeur ou frère pourtant et dans le même lit pour se rassurer… J’ai pas eu la chance d’avoir le droit au cododo ou alors que quelque fois quand l’ acharnement de mes parents ne fonctionnait plus… Ma mère m’a dit que j’ai fait mes nuit à 4 ans et que depuis moi elle n’a jamais réussi à redormir plus de 5 ou 6 h par nuit…. C’ est bête maman… 😉 Tout sa pour dire que j’ai 25 ans une princesse de 20 mois et je cododote depuis la sortie de mon ventre avec elle!!! Elle n’a jamais connu autre chose!! Et pourtant enceinte j’ avais dit elle dormira dans son lit trop peur de l’ écrasé ou autre!!! Mais elle est sortie de moi et j’ai agit sans réfléchir et depuis la sortie de mon ventre je dors avec ma fille collé à mon sein (pcq oui jallaite) de 20h à 8 ou 9h du matin sans me rendre compte si elle tétai ou pas… En tout cas papa maman bébé et chien ont tjrs fait des super nuit!!! Tant mieux pcq a 23 ans on compte bien faire des nuits de 12h…. Cependant sa fait depuis ses 20 mois. (y a 3 jours) quelle retète ÉNORMÉMENT la nuit et quelle a des peurs… (il parait que les 2 ans qui approche sont souvent propices aux peurs) alors je vous avoue que j’ espère que cela ne va pas durer!! Trop habitué à mes nuits de 12h!!!! Bon et puis ha oui j’ai allaiter exclusivement jusqu’à 10 mois et j’ allaite toujours heuuuu au moins 8/10 fois par jours!!! Je suis critiquée H24 7j/7!!! Sur allaitement cododo éducation ( pcq je prône la découverte naturelle) pourtant ma fille a commencé à ramper 4 mois 4 pattes 5 mois debout 7/8 mois marche 11 mois acquise 12 mois elle a toujours cosé énormément!!!! Et la dit des phrases courte du style maman eau toplait ou mal tête ou vin couir dehors ect… L’ angoisse de séparation des 7 mois très bien vécu et pardessus tout SUPER sociable grimpe partout depuis ses 8 mois!!! Des structure pour 4 ans n’ ont jamais eu de secret pour elle!!! Aller voir les autres et demander comment ils s’appellent et dire tchao maman pas de soucis non plus enfin bref faites comme votre Coeur de maman vous dit de faire!!!!

  16. Il est 3:15 et ma fille de 8 mois dort dans mon lit avec soit sa main soit son pied contre moi: histoire d’être bien sûre que maman est là. J’ai essayé en vain de la coucher dans son lit ce soir, catastrophe ! Jusqu’à la lecture de votre article je cherchais dans les forums la solution pour arrêter en douceur le cododo, non pas parce que je ne veux plus le pratiquer mais parce qu’on me dit ce n’est pas « normal » que ma fille ne dorme pas dans son lit, que ce sont de mauvaises habitudes, qu’elle ne se détachera pas de moi, elle est déjà grande!!! Tout comme on me dit « tu allaites encore! Il serait peut être temps d’arrêter, tu vas reprendre le boulot et ta fille va souffrir de la séparation!et en plus elle a bientôt ses dents et puis c’est malsain si grand ! » Ce genre de phrases qui font culpabiliser. C’est vrai, je suis une maman fusionelle, j’ai envie de créer le lien, de retarder le servage de l’allaitement et du cododo car je pense que je n’aurais plus d’autres bébés et que j’ai envie d’en profiter un maximum. Après tout c’est pas à 15 ans qu’on pourra les avoir tout contre nous! Je pense aussi que l’allaitement et le lien que cela crée, le cododo, le portage ou le fait de ne pas laisser pleurer les bébés sous prétexte que c’est un caprice 😶 Sont autant d’armes que l’on transmet à nos enfants pour leur confiance en eux, les rassurer. Qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur nous, sur la famille depuis le début de leur existence. C’est décidé : Je vais faire comme j’ai fait pour l’allaitement : on va faire à la demande, je vais m’écouter et me faire confiance. Ce sont nos enfants et les décisions que l’on prend sont celles qui nous paraissent les meilleures. On fera des erreurs, c’est sûr! Je ne prétends pas avoir la bonne solution mais refaire vivre le stress à ma fille comme j’ai fait ce soir juste pour une soit disant norme je ne le referai plus!
    Merci pour cet article, il est rare de lire d’aussi belles choses sur le Cododo. J’avais la solution en moi il suffisait juste de voir que ma solution n’était pas hors norme pour l’assumer complètement.
    Au fait moi aussi je suis la 3eme photo, un sein à l’air où elle s’accroche à volonté et moi endormie. Quel bonheur d’être réveillée par ce petit être qui tête et qui vous regarde et souris….

  17. Bonjour, j’ai fait du cododo avec ma fille les 3 première semaine de sa vie, je n’étais pas très motivé car j’avais peur de l’écraser en dormant, j’ai pratiquement pas dormi ces trois semaines la. Je l’ai ensuite mise dans son lit dans sa chambre. Les reveilles étant fréquent et en allaitant j’étais très fatiguée. La journée aussi elle fesait ces sieste dans son lit sans problème jusqu’à ce que les voisins fasse du bruit tous les jours, elle ne voulait plus faire sa sieste dans sa chambre, j’ai alors fait du cododo avec elle pour la sieste pour pouvoir me reposer aussi. Avec les dents les nuits sont devenus très compliquées mon mari a souhaité qu’on la prenne avec nous au lit et sincèrement c’est la meilleure chose qu’on est faite. Notre relation de couple c’est améliorée, car moins fatigués, donc moins de disputes. Et côté sexe ça nous a au contraire aidé c’est passé de zéro à une ou deux fois par semaine, notre fille a son lit donc au besoin elle est dans son lit pour ces moments.

  18. Bonjour,

    Merci pour l’article 😉

    Je suis à la recherche de témoignages de famille cododotante !
    Ici nous dormons ensemble depuis 9 mois bientôt sans s’être posé plus que ça la question. Parfois chez nous, parfois ailleurs, parfois à 3, le plus souvent elle (l’enfant) et moi. Elle commence sa nuit seule vers 20h30, s’endort au sein essentiellement. Se réveille parfois beaucoup, parfois très peu mais jamais bien longtemps. Un nichon et c’est reparti ! C’est une enfant qui ne pleure quasi pas depuis sa naissance ! elle commence tout juste, plus pour affirmer que pour se plaindre…
    Depuis 3 nuits , elle se réveille beaucoup plus et pleure. Elle refuse le sein d’abord, crapahute en pleurant dans le lit (il y a des barrières). Ce sont des pleurs assez nouveaux. Il ne semble pas qu’elle ait mal… J’en viens à remettre en question le fait de dormir avec puisque ça ne parait pas la rassurer plus que ça.. (elle sieste seule dans ce même lit). Elle finit par revenir vers le sein et s’endort. Nous dormons collée serrée jusqu’au nouveau réveil…
    Est-ce que ça cause à quelqu’un un épisode comme celui-ci aux alentours des 9 mois ? La fameuse angoisse de séparation ou quelque chose comme ça ? Etrange puisque nous ne sommes PAS séparée !

    Merci pour vos conseils 😉

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s